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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 29 juin 2016

Tom Ford

The Alix Hobo Bag #TOMFORD

Une photo publiée par TOM FORD (@tomford) le 29 Juin 2016 à 9h32 PDT

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Banques et brexit...

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Kate Moss

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Culture soir : Michel Houellebecq au Palais de Tokyo

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« Brexit » : l’incroyable impréparation du vainqueur Boris Johnson

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« Take back control ! » (« Reprenons les commandes ! »). Quatre jours après le séisme du « Brexit » – la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE) –, le fier slogan de la campagne qui a convaincu 17 millions de Britanniques de choisir le divorce avec l’Europe résonne désormais comme une bravade pathétique.

L’ancien maire de Londres et partisan du « Leave » Boris Johnson, qui l’a entonné des milliers de fois ces dernières semaines, ne s’y risque plus. La livre sterling dévisse, le Royaume-Uni a perdu sa note AAA, des délocalisations d’emplois sont annoncées vers le continent et les institutions du pays sont paralysées.

« Nous n’avons pas de gouvernement, nous n’avons pas d’opposition. Les gens qui nous ont mis dans ce pétrin se sont enfuis », a résumé, lundi, Alistair Darling, ministre des finances pendant la crise de 2008, mettant en garde contre le danger du « vide ».

Pendant le week-end, Boris Johnson, principal artisan du « Take back control », a joué au cricket et a reçu quelques députés dans sa propriété de l’Oxfordshire. Il a sans doute aussi écrit sa chronique publiée chaque lundi dans le Telegraph, dont le contenu cette semaine est ahurissant.

« Rien ne presse »

Le chef de la campagne du « Brexit » s’y félicite de la bonne tenue de la devise britannique qui, en réalité, s’effondre. Il y assure que « la Grande Bretagne fait partie de l’Europe », « qu’elle continuera à avoir accès au marché unique » et que « les Britanniques pourront continuer d’aller travailler dans l’UE ». Le « seul changement », insiste-t-il, est que le pays s’est dégagé des insupportables réglementations européennes.

Pas un mot sur le désormais fameux article 50 du traité de Lisbonne que Londres rechigne à actionner pour engager la procédure formelle de sortie de l’UE. Le premier ministre démissionnaire, David Cameron, ne devait pas lancer la procédure lors du Conseil européen des 28 et 29 juin : il a repassé la « patate chaude » à son successeur… qui ne sera désigné que début septembre. Boris Johnson, contesté mais favori pour reprendre le flambeau, ne dit rien sur ses intentions à ce sujet, simplement que « rien ne presse ».

« Nous ne pouvons pas avoir quatre mois pendant lesquels rien ne se passe, a encore réagi M. Darling. Les électeurs ont pris cette décision et nous n’avons aucun plan pour l’avenir. Boris traite ça comme une partie de rigolade. Mais nous avons quitté l’UE ! »

L’entourage de M. Johnson ne le cache pas : il ne s’attendait pas à la victoire et a accusé le choc, surtout quand il a réalisé que M. Cameron allait lui laisser la responsabilité de déclencher la procédure de sortie.

« Tout le monde n’arrête pas de répéter : “Voilà où nous en sommes”, mais personne ne semble avoir la moindre idée d’où ça se trouve », a tweeté malicieusement, dimanche, Rachel Johnson, sœur de l’intéressé, avant d’effacer ce message selon elle « mal interprété ».

Interviewé par le très tenace Nick Robinson de la BBC, Chris Grayling, l’un des lieutenants de M. Johnson, a bafouillé : « Nous allons commencer à constituer une équipe pour réfléchir à notre position afin d’être prêts quand les discussions commenceront. »

Trahison des promesses

L’impréparation des vainqueurs du référendum ne concerne pas seulement le calendrier du « Brexit ». Sur le fond, il ne leur a fallu que quelques heures pour se délier de l’essentiel des promesses faites aux électeurs. Iain Duncan-Smith, ancien ministre pro-« Brexit », a fait beaucoup jaser sur Twitter en affirmant : « Nous ne nous sommes pas engagés. Nous avons seulement fait une série de promesses qui étaient des possibilités. »

Après une campagne prônant la fin de la libre circulation des travailleurs en Europe, ce qui suppose la sortie du marché unique européen, Daniel Hannan, idéologue du « Brexit », a expliqué, vendredi, dès le lendemain du vote, que la nécessité de maintenir l’accès à ce marché unique supposait « la libre-circulation de la main-d’œuvre », autrement dit la trahison de la promesse sur le contrôle de l’immigration. Ce que M. Johnson confirme dans son article du Telegraph. Il affirme contre toute évidence que les électeurs ayant choisi le « Brexit » « n’étaient pas principalement motivés par leur crainte de l’immigration », alors qu’il n’a pas cessé lui-même d’attiser cette peur pendant la campagne.

En dehors même du choc économique et politique ambiant, les électeurs qui ont cru à la promesse du « Take back control of our borders » (« reprenons le contrôle de nos frontières ») risquent donc d’être déçus. Déjà, le thème de la « trahison » des promesses du « Brexit » par les politiciens et Bruxelles fleurit dans les tabloïds.

Nationalisme

La contradiction, pour ne pas dire la duperie sur l’immigration et le marché unique, s’éclaire lorsqu’on analyse les deux composantes du vote pro-« Brexit ». D’un côté des ultralibéraux thatchériens comme Boris Johnson, pour qui l’UE est une insupportable machine à réguler et l’immigration une nécessité si l’on veut peser sur les salaires et assurer la compétitivité du pays après le « Brexit ». De l’autre, la grande masse des populations déshéritées du nord de l’Angleterre, précisément les victimes de l’ultralibéralisme à la britannique, qui comprennent le « Take back control » comme un appel au retour de la protection de l’Etat que « Bruxelles » empêche, notamment en imposant un afflux de travailleurs est-européens.

La première catégorie rêve de transformer le Royaume-Uni en un vaste paradis fiscal dérégulé ; la seconde a la nostalgie de l’Angleterre de leur jeunesse, avant la désindustrialisation et le thatchérisme. Tout le talent de « Boris » est de les avoir rassemblés autour de leur seul dénominateur commun : le nationalisme anglais. Fils de grande famille payé 267 000 livres par an (320 000 euros, soit 26 000 euros par mois) pour sa chronique dans le Telegraph, il n’a pas hésité à appeler « le peuple » à se rebeller contre l’establishment en votant pour le « Brexit ».

« Le grand clivage britannique n’est pas entre Londres et le Nord ou entre les jeunes et les vieux, mais entre Johnson, Gove, Farage [les chefs de la campagne du « Brexit »] et les électeurs qu’ils arnaquent », écrit le journaliste Nick Cohen dans le Guardian en rappelant les relations compliquées de M. Johnson avec la réalité.

Au début de sa carrière de journaliste, il s’était fait limoger du Times pour avoir inventé une citation. Selon sa biographe, Sonia Purnell, qui a été sa collègue quand il était correspondant du Telegraph à Bruxelles, le « blond ambitieux » a théorisé depuis longtemps sa méthode pour se faire remarquer et avancer : affirmer sans vergogne des choses contradictoires en public et en privé.

D’après elle, « Boris » n’était pas favorable au « Brexit ». Mais il a enfourché ce cheval pour se démarquer de David Cameron, son copain et rival d’enfance. Voilà pourquoi le Royaume-Uni et l’Europe en sont là aujourd’hui.

Philippe Bernard (Londres, correspondant) - Correspondant au Royaume-Uni - Le Monde

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Helmut Newton (photographe)

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Autoportrait

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