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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 1 février 2017

Sylvia Gobbel

#richardavedon #1955 #helmutnewton #1985 #dogs #inspiration @voguemagazine #models #dovima @sylvia_gobbel

Une photo publiée par Sylvia Gobbel (@sylvia_gobbel) le 1 Févr. 2017 à 12h29 PST

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Demain Vernissage / Harold FEINSTEIN/ Galerie Thierry BIGAIGNON / L'Optimisme contagieux / février-avril 2017

Vernissage– jeudi 2 février de 18h à 21h  RSVP nathalie.dran@wanadoo.fr

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Les années 40 et 50 : L’Optimisme contagieux – Harold Feinstein – du 3 février au 30 avril 2017 – galerie Thierry Bigaignon

MOIS DE LA PHOTO DU GRAND PARIS, avril 2017 + WEEK-END INTENSE samedi 29 et dimanche 30 avril 2017

Harold Feinstein, la renaissance d’un prodige de la photographie !

La Galerie Thierry Bigaignon présente, pour la première fois en Europe, une rétrospective exceptionnelle de l'oeuvre du photographe américain Harold Feinstein, né à New York en 1931 et décédé en juin 2015.

Digne représentant de la "New York School of Photography", Harold Feinstein étend son oeuvre sur près de six décennies, période pendant laquelle il va s'évertuer à faire le portrait intime d’une Amérique exubérante et pleine de vitalité.

La première partie de la rétrospective se consacrera aux jeunes années du photographe, les années 40 et 50, offrant une sélection de

photographies en noir et blanc, à la fois riches, diverses et bouleversantes d’humanisme.

Galerie Thierry Bigaignon

Hôtel de Retz, 9 rue Charlot, Paris III

http://www.thierrybigaignon.com/

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Exposition Henri Cartier Bresson : "Images à la sauvette" - Fondation HCB - vu ce soir

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Emmanuelle Riva (in memorem)

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"Jackie" en salles aujourd'hui

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Actuellement à la Concorde Art Gallery : Adrienne Agosta et Marc Montezin

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Adrienne Agosta et Marc Montezin

Photographe

C'est mon premier autoportrait, prise avec un déclencheur, celui qui a tout déclenché finalement, qui m'a donné envie par la suite de travailler sur des images de moi prises soit par des photographe ou par moi même en autoportrait.

Je ne suis pas narcissique mais je crois que quand on aime l'image, en étant soit même photographe, le plus simple est de se prendre comme modèle, de travailler autour, et de progresser. C'est ce que j'ai voulu faire. Je connais, je pense, mon corps et son expression mieux que personne et de le mettre sous la lumière est un jeu qui m'amuse.

Je fais de moi donc volontairement ma propre muse. Ce n'est pas facile d'oser, de me mettre à moitié nue, dans les deux sens. Mais dans en premier temps, je propose un travail autour d'Adrienne en collaboration, avec un autre photographe, ce qui est plus facile pour moi.

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Vu sur instagram : Donald Trump ?

Une photo publiée par k.i.y (@ik00222) le 31 Janv. 2017 à 23h58 PST

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Armano Scacci

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« Jackie » : l’art de la représentation, selon Jackie Kennedy

Par Jacques Mandelbaum

Le film « Jackie ».

L’AVIS DU « MONDE » - A NE PAS MANQUER

Un mois après (Pablo) Neruda, Jackie (Kennedy) sort au cinéma, signé du même réalisateur, le Chilien Pablo Larrain (40 ans, enfant de Pinochet et du laboratoire néolibéral, génie cinématographique). Les deux films ne se ressemblent pas. Première incursion américaine de l’auteur, le film est une coproduction hollywoodienne avec défi de star (Natalie Portman dans le rôle-titre), sujet porteur (les funérailles de John Fitzgerald Kennedy), bataillons de postes techniques (on a compté dix-neuf coiffeurs au générique) et positionnement obligé aux Oscars.

En un mot, du lourd. Ne l’en caractérisent pas moins une grâce aérienne, une mélancolie verti­gineuse, une réflexion brûlante sur la passion américaine de toujours : assujettir l’exercice du pouvoir à la maîtrise du spectacle.

Fragmentation narrative

Jackie partage en ce sens avec ­Neruda l’art de substituer des ­semelles de vent au plomb du biopic intégral et illustratif. Sa formule tient dans une réduction tous azimuts. Moment historique précis et aigu : une semaine après l’assassinat de JFK. Instance narrative circonstanciée : Jackie reçoit, sur la terrasse de la maison de vacances des Kennedy, un journaliste pour sa première interview dans le magazine Life. Focalisation extrême sur l’héroïne : Natalie Portman, en mode mimétique absolu, est de tous les plans.

A partir de ce noyau dur, le film rayonne librement dans le temps et l’espace, cultive la fragmentation narrative, mélange avec une intelligence souveraine reconstitution et archives, s’emploie dans un 16 millimètres chromatiquement explosif, et sur une composition funèbre magnifiquement dissonante de Mica Levi, à reproduire les chromos d’époque pour mieux les retourner.

UNE RÉFLEXION BRÛLANTE SUR LA PASSION AMÉRICAINE DE TOUJOURS : ASSUJETTIR L’EXERCICE DU POUVOIR À LA MAÎTRISE DU SPECTACLE

Ce déploiement formel, d’une intense délicatesse, raconte une histoire à certains égards aussi froide que la mort : à savoir, jusque dans son affliction, le stupéfiant sens de la mise en scène de Jackie Kennedy, veuve éplorée qui va se battre sur tous les fronts pour commencer à écrire comme elle l’entend la légende du défunt président. C’est sa confrontation au rasoir avec le journaliste politique Theodore H. White, chargé de consigner ce tout premier témoignage pour Life. C’est son introduction dans ce même entretien du motif de Camelot, qui compare le mandat de JFK au règne du roi Arthur dans ce séjour légendaire et édénique. C’est enfin sa lutte pied à pied avec le service de sécurité présidentiel pour obtenir des funérailles à pied et à cheval, dans un décorum déli­bérément emprunté aux obsèques et, partant, à la légende d’un autre président que son assas­sinat a contribué à sanctifier : Abraham Lincoln.

Symbole et design

Deux mythes, dont l’idéalisme serait le point commun, se superposent donc ici. Celui, proprement américain et démocratique du président Lincoln. Et celui, ­anglais et monarchique, du roi Arthur. Cette collusion résume peut-être mieux que tout la personne qu’était Jackie Kennedy, qui avait compris très tôt et mieux que personne que la politique, à l’ère de ce que la sociologue Nathalie Heinich nomme la « visibilité », était aussi, et peut-être surtout, une affaire de symbole et de design.

En témoigne sa prise en charge immédiate de la décoration de la Maison Blanche qu’elle dit vouloir « partager avec les Américains », sa visite télévisée des appartements privés du bâtiment dans une émission de CBS du 14 février 1962 (abondamment citée dans le film) qui casse la baraque, le soin maniaque qu’elle porte à sa propre image (vêtements de marque, chic parfait, intonation fabriquée et anglophone de l’élite blanche de la Côte est), sa volonté enfin de transférer publiquement le corps des deux enfants morts du couple dans le tombeau présidentiel et familial d’Arlington.

Il y a là, entre émotion et calcul, tragédie et comédie, une manière d’inscrire le président John Kennedy et sa famille dans une perspective idéalisée qui ne correspond évidemment pas à ce que fut la réalité politique et ­familiale des Kennedy.

UN FILM RÉFLEXIF QUI MONTRE QUE LE STYLE EST UNE AFFAIRE POLITIQUE

Même la référence à la légende arthurienne, en dépit de son marquage royal, puise en vérité dans le show-business, puisqu’elle est motivée par l’amour que le couple Kennedy aurait porté à la comédie musicale Camelot (écrite par Alan Jay Lerner et Frederick Loewe, interprétée par Richard Burton et Julie Andrews), qui triompha à Broadway de 1960 à 1963. Cette façon si américaine de rendre populaire tout ce qui est bigger than life, il est difficile de ne pas penser qu’elle n’est pas encore et toujours à l’œuvre, sous forme de farce tragique, dans l’élection ­récente de Donald Trump.

N’était-ce pas l’allure et l’esprit de Jackie que semblait vouloir ressusciter Melania Trump dans sa robe en cachemire bleu ciel, lors de la cérémonie d’investiture de son mari ? Prenant le ­risque d’être considéré pour le meilleur comme une hagiographie, pour le pire comme un exercice formaliste, Jackie est infiniment mieux que cela : un film réflexif qui montre que le style est une affaire politique.

Film franco-américano-chilien de Pablo Larrain. Avec Natalie Portman, Peter Saarsgard, Billy Crudup, Greta Gerwig (1 h 40). 

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