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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 8 février 2017

SPIRITUALITÉ CINÉMATOGRAPHIQUE : « Silence », de Martin Scorsese (vu aujourd'hui)

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Il a fallu plus d’un quart de siècle à Martin Scorsese pour porter à l’écran Silence, le roman de l’écrivain catholique japonais Shuzaku Endo, qui raconte la fin de la persécution des chrétiens japonais au XVIIe siècle.

Plus que la dimension historique de cet affrontement entre une Eglise occidentale et un pouvoir féodal, c’est l’aventure spirituelle des deux prêtres portugais (mais anglophones par la grâce des conventions cinématographiques que Scorsese manie comme personne) qui est au centre de ce film ample et majestueux, cruel et bouleversant.

La mise en scène d’une assurance sans égale aujourd’hui, place ces personnages tourmentés dans les paysages montagneux de Taïwan que la caméra du chef opérateur Rodrigo Prieto embrasse en des compositions qui empruntent aussi bien à la peinture religieuse occidentale qu’au cinéma classique japonais.

Le choc entre la foi des deux jeunes jésuites (Andrew Garfield et Adam Driver) et le conservatisme réaliste des responsables japonais de la répression tourne au dialogue philosophique jusqu’à s’épanouir en une magnifique séance finale où réapparaît le personnage du père Ferreira. Cet homme que les jeunes prêtres sont venus sauver de l’apostasie est incarné avec une autorité irréfutable par Liam Neeson, qui fait écho à la maîtrise impeccable du metteur en scène.

Pour les Parisiens de domicile ou d’occasion qui veulent remonter aux sources de Silence (Mean Streets, La Dernière Tentation du Christ, A tombeau ouvert), la Filmothèque du quartier latin propose un très consistant programme de films de Martin Scorsese jusqu’au 28 février. Thomas Sotinel

« Silence », film américain de Martin Scorsese. Avec Andrew Garfield, Adam Driver, Liam Neeson, Tanadobu Asano, Issei Ogata, Yosuke Kubozuka (2 h 41).

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No comment !

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Extrait d'un shooting - topless

#shooting

Une photo publiée par Jacques Snap (@jacquessnap) le 5 Févr. 2017 à 11h12 PST

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Ce sont encore les SOLDES... jusqu'au 21 février

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Hier soir sur France 2 : "Pleins Feux"

THÉÂTRE. Vingt-six ans après, Line Renaud a repris son rôle dans « Pleins Feux », comédie grinçante diffusée en direct hier sur France 2.

Star des planches insupportable, Alice Margaux s'accroche aux feux de la rampe comme une moule à son rocher. Elle a son public, son théâtre et son auteur qui n'écrit que pour elle. Mais l'irruption dans sa loge d'une inconnue va tout chambouler... Hier soir à 20 h 55 sur France 2, en direct du Théâtre Hébertot, à Paris (XVIIe), Line Renaud, 88 ans, s'est glissée dans la peau de cette irrésistible peste pour la dernière de « Pleins Feux », comédie grinçante qu'elle a jouée depuis le 23 janvier. Remarquablement entourée, elle a retrouvé un rôle qu'elle avait déjà interprété en 1991.

Sortie furibonde de scène à cause d'une nouvelle partenaire — « Elle est nulle cette pouffiasse ! » — Alice siffle des whiskys en alignant les clopes quand son auteur favori (Lionel Abelanski) introduit avec sarcasme la nouvelle venue (Fanny Cottençon). « Elle aime le théâtre et les monuments historiques, je lui ai proposé de vous visiter. » Ça cingle sec dans l'adaptation de cette pièce américaine de Mary Orr signée Didier Kaminka à la demande... de Line Renaud. C'était il y a un quart de siècle.

Pour la monter à nouveau, l'artiste a fait appel au talentueux Ladislas Chollat, qui l'avait mise en scène dans ses deux précédentes pièces, « Très Chère Mathilde » (2009) et « Harold et Maude » (2012). Il en a fait une revêche de première. « C'est un rôle de composition, je ne sais pas être comme ça, glisse-t-elle. Lad m'a fait vraiment méchante, il voulait que je sois dure. » « Quand on est une épave, les seuls poissons qui vous tournent autour ce sont des maquereaux », lâchera le personnage...

 Ci-dessous : captures d'écran

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Posté par jourstranquilles à 07:26 - Film, Théâtre, Spectacle, TV, Clip, Court métrage - Commentaires [0] - Permalien [#]

Martin Scorsese : « La religion a toujours été là dans ma vie »

« SILENCE » Même si l’action de son dernier film se déroule dans le Japon du XVIIe siècle, c’est aussi du monde d’aujourd’hui, et de l’importance de la religion, que parle Martin Scorsese.

Par   Catherine Balle

Malgré sa petite taille, Martin Scorsese en impose lorsqu’il pénètre dans la suite d’un palace parisien. Chemise à carreaux sous une veste noire impeccable, le cinéaste de 74 ans serre chaleureusement la main des huit journalistes présents autour de la table. Puis, il s’assied dans un éclat de rire en lançant : « Alors, qu’est-ce que je peux vous dire ? » Le réalisateur de « Taxi Driver », « Raging Bull », « les Affranchis » ou « Casino » vient parler de « Silence », son 24  e film, adapté d’un livre nippon sur la persécution des chrétiens au Japon au XVII  e siècle. Entre légèreté et profondeur, il évoque ce tournage avec Andrew Garfield et Adam Driver, qui incarnent des missionnaires jésuites portugais. Et son rapport à la religion, lui qui a été élevé dans une famille catholique traditionaliste et a brièvement intégré le séminaire à 14 ans.

Vous avez mis vingt-huit ans à réaliser ce film, adapté d’un roman japonais. En quoi est-il personnel ?

Martin Scorsese. Il est extrêmement personnel. Quand j’ai lu le livre en 1989, je l’ai trouvé très émouvant parce qu’il parle de la profondeur du christianisme. Si j’ai mis autant de temps à réaliser le film, c’est parce que je ne savais pas comment le faire, en termes de structure comme en termes de style.

Comment vos acteurs se sont-ils préparés pour le tournage ?

Andrew [Garfield] a passé près d’un an à se préparer. Il a fait une retraite de trente jours chez des jésuites à méditer. Vous vous rendez compte ? Moi, j’aurais tenu cinq jours maximum !  (Rires.) Il a aussi travaillé avec un nutritionniste et perdu 22 kg. Andrew avait déjà été incroyable pendant le casting, mais il m’a vraiment impressionné pendant le tournage. Comme Adam [Driver] d’ailleurs. Avant les prises, je disais :  Mais où sont les acteurs ? En fait, ils étaient juste devant moi, en train de marcher en cercle. Je n’avais même pas à dire Action ! Ils étaient pareils quand la caméra était allumée ou éteinte. Sur le plateau, il régnait un calme de mort.

Quels étaient les plus gros défis de « Silence » ?

D’abord, les lieux de tournage eux-mêmes. Pour accéder au plateau (NDLR : le film a été tourné à Taïwan), je devais faire une heure et demie de voiture puis passer de la Jeep à un quad — le véhicule le plus inconfortable dans lequel j’ai jamais été —, marcher avec de la boue jusqu’aux chevilles, entouré de mes gardes du corps. Là-bas, si tu te tords la cheville, tu es mort, tu es au milieu de nulle part. Après, il y a bien sûr eu le défi de la langue. J’avais un traducteur et certains acteurs japonais comprenaient l’anglais, mais ils ne pouvaient pas improviser.

Le film montre l’extrême violence des Japonais qui persécutaient les chrétiens au XVII  e siècle…

Oui, mais les Occidentaux ont débarqué chez eux et leur ont dit : « Vous n’existez pas. Nous avons la vérité ». La violence était dans notre arrogance. Dans « Silence », j’ai essayé de ne pas montrer d’images de violence complaisantes. Pour les décapitations, par exemple, je ne montre pas les têtes en train d’être coupées, mais lorsqu’elles roulent sur le sol. Je n’ai voulu montrer que la violence nécessaire.

La place de la religion dans votre vie est-elle plus grande aujourd’hui que jamais ?

Je la vois quand je regarde mes films.  (Rires.) C’est inévitable. La religion a toujours été là dans ma vie. En vieillissant, j’ai essayé de trouver d’autres façons de vivre, et puis je suis arrivé à des impasses. J’ai fait ce que j’ai pu avec d’autres religions, mais je n’ai pas l’esprit pour cela… Ce que j’aime dans le christianisme, c’est qu’il est à l’origine de l’individualisme, de l’idée que chaque personne a de la valeur.

La religion est-elle devenue aujourd’hui trop politique ?

Oui, mais cela a toujours été le cas. C’est pour ça que saint François d’Assise était allé demander au pape s’il pouvait prêcher la fraternité de maison en maison. Il faut retourner aux fondements de la religion : la compassion, l’altruisme. En même temps, c’est dur de le faire quand tu as besoin de manger et qu’on te vole ton territoire. Le problème, c’est que chaque génération oublie la précédente. La grande révolution serait celle de la tolérance. Désolé, je parle comme si on était dans les années 1960 et que j’avais une guitare...  (Rires.)Mais regardez où nous en sommes.

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Gigi Hadid

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Vu sur instagram

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Lady Gaga en octobre à Bercy

Lady Gaga s’envolant et plongeant du toit du stade de Houston. L’image a fait le tour du monde hier quelques heures après le show explosif de treize minutes donné par la diva pop américaine à la mi-temps de la finale du Super Bowl. Profitant de cette formidable médiatisation — 110 millions de téléspectateurs —, elle a annoncé une nouvelle tournée mondiale pour promouvoir son dernier album, « Joanne ». Lady Gaga se lancera en août dans un périple qui passera le 6 octobre par Bercy, trois ans après deux modestes Zénith parisiens. Les places seront en vente le 10 février à 10 heures.

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50 NUANCES DE GREY 2 "Plus Sombres"

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