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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 5 avril 2017

Disparition de Sylvie Palous-Roussier, la directrice de la Galerie Seine 51 à Paris

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Née en 1962, Sylvie Palous Roussier est décédée le 29 mars. Elle était une des figures de la rue de Seine, le quartier où se situe la Galerie Seine 51 qu’elle dirigeait depuis 2000. Elle avait auparavant été à la tête du Palais du Pharo à Marseille.

Autodidacte, Sylvie Palous-Roussier a commencé sa carrière dans le monde de la communication. Volontaire, passionnée et résolument à contre-courant, elle dirige pendant trois ans le Palais du Pharo à Marseille. Quand en 2000 elle prend la tête de la Galerie Seine 51, elle programme des artistes confirmés comme Otto Mühl ou Gianni Bertini. Son attrait pour la photographie contemporaine l’amène à exposer Isabel Muñoz, Philippe Perrin, Louis Jammes, David Hamilton, Jerry Schatzberg, Andres Serrano ou encore Nicolas Ruel. Sylvie Palous-Roussier n’aura eu de cesse de défendre les artistes et de donner une chance à des nouveaux talents comme Juan Francisco Casas ou Patrick Lara. Sa gentillesse, son élégance, son professionnalisme et sa bienveillance ont marqué la rue de Seine qui perd une de ses figures. 

Julien Woirin

Voir mes billets sur la Galerie Seine 51 que je fréquentais beaucoup il ya quelques années

"Je suis très triste avec vous Julien" Jacques Snap

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Exposition Robert Doisneau à Versailles

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Reportage photographique : Jacques Snap

 

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Catherine Deneuve photographiée par Richard Avedon

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Les six affrontements qui ont marqué un débat inédit

Par Elvire Camus, Adrien Pécout

Les onze prétendants à l’Elysée ont tous débattu mardi soir pour la première fois sur CNews et BFM-TV, un format jamais vu dans l’histoire politique française.

Exercice inédit dans l’histoire des élections françaises, le débat télévisé réunissant la totalité des onze candidats à la présidentielle avant le premier tour, a surtout été l’occasion pour les « petits » candidats d’apostropher les « grands », mardi 4 avril. Mais ce débat rythmé, parfois confus – onze participants obligent – a aussi été marqué par quelques passes d’armes.

Retour sur le débat entre Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), François Asselineau (Union populaire républicaine), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Jean Lassalle (Résistons !), Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En marche !), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste).

Travailleurs détachés : « Vérifiez votre vote ! »

Parmi les premiers sujets de controverse figure la question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés, qui remonte à 1996 et est censée contribuer au développement du marché intérieur de l’Union européenne (UE) en facilitant la circulation de la main-d’œuvre.

Nicolas Dupont-Aignan a annoncé vouloir supprimer cette directive dès le « premier jour de [son] élection », jugeant « inacceptable que des personnes viennent de Roumanie, de Pologne, d’Espagne et ne payent pas les charges sociales quand nos artisans, nos indépendants les payent ».

Le souverainiste a regretté qu’Emmanuel Macron soit « très clair » et veuille « maintenir » cette directive. Jean-Luc Mélenchon l’a alors interrompu pour montrer du doigt Marine Le Pen : « Vous vous êtes abstenue, vous », a-t-il lancé, alors que cette dernière secouait la tête : « Vous vérifiez votre vote, vous vous êtes abstenue (…), je vous le dis. »

Après l’intervention de M. Dupont-Aignan, Mme Le Pen a répondu n’avoir « évidemment pas voté » ce texte au Parlement européen, sans nier s’être abstenue. « Je ne veux pas de cette directive détachement, même si on respecte la loi, je la trouve profondément injuste parce qu’elle crée une priorité étrangère à l’emploi », a-t-elle développé.

Réplique de M. Mélenchon : « Il fallait voter contre ». « Je lui ai dit qu’elle s’était abstenue, elle en convient, tout me va », a-t-il ironisé.

Europe : « Si vous êtes si sûr de vous, vous pouvez consulter les Français »

Les travailleurs détachés n’ont pas été le seul point de friction entre les candidats sur la question de l’Europe. Nicolas Dupont-Aignan a notamment profité de la séquence pour attaquer François Fillon, à qui il tente de grignoter des électeurs de droite troublés par les affaires.

« Comment croire le premier ministre qui a bafoué le vote des Français en 2005, a fait voter le traité de Lisbonne par le Parlement ? Cela a été un viol du peuple. Comment vous croire alors que vous avez fait ça ? »
M. Fillon lui rétorque qu’en 2007, « il y a eu une élection présidentielle, les Français ont choisi », faisant allusion à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Mais M. Dupont-Aignan n’en a pas démordu : « Si vous êtes si sûr de vous, vous pouvez consulter les Français. En vérité, les gouvernements de Fillon et Hollande sont passés en force alors que les Français avaient dit qu’il fallait réorienter l’Union européenne. »

Terrorisme : « Je ne me servirais pas des attentats pour faire des amalgames »

Plus effacée lors du chapitre sur l’économie, Marine Le Pen s’est voulu virulente et sans nuances au sujet de la lutte contre le terrorisme. « La France est une université des djihadistes », a-t-elle lancé. La candidate d’extrême droite a reproché à François Fillon d’avoir « supprimé 54 000 militaires » lorsqu’il était premier ministre (2007-2012) :

« Le moins que l’on puisse dire c’est que vous n’êtes pas visionnaire, car chacun était capable de dire à l’époque que le terrorisme était un danger majeur. »
« Non, je ne réponds pas à Mme Le Pen », a asséné François Fillon. Le candidat du parti Les Républicains propose de juger les djihadistes partis en Syrie pour « intelligence avec l’ennemi ». Une proposition déjà formulée justement par Marine Le Pen par le passé, mais qui correspond mal à cette problématique. Cet article du code pénal ne s’applique pas aux djihadistes. Il est en effet destiné aux faits d’espionnage.

Sur le terrorisme, Nathalie Arthaud a voulu marquer sa différence avec M. Fillon et Mme Le Pen qui, selon elle, « creusent un fossé dans la population ».

« Je peux dire ce que je ne ferai pas : me saisir de chaque attentat, de chaque drame pour faire des amalgames entre terroristes, migrants, immigrés et musulmans, ce que vous faites en permanence, Marine Le Pen et François Fillon. »
Affaires : « Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière »

Philippe Poutou a été le quatrième à prendre la parole pendant la séquence sur « l’exemplarité en politique ». Et le premier à faire directement référence aux affaires qui visent François Fillon et Marine Le Pen :

« Depuis janvier, c’est le régal. Fillon, que des histoires. Plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche. (…) On a aussi Marine Le Pen, pareil, on pique dans les caisses publiques et le FN, qui est antisystème, ne s’emmerde pas car se protège grâce à l’immunité parlementaire, donc peinard. »
Marine Le Pen et François Fillon ont tous deux tenté d’interrompre le candidat du NPA, qui a fini par signer l’une des phrases les plus percutantes de ce débat :

« Nous, quand on est convoqué par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière. L’antisystème, c’est de la foutaise. Le problème des politiques corrompus, c’est la professionnalisation de la politique. Les hommes politiques sont déconnectés, surpayés, c’est écœurant. »
« Nous, on pense qu’il faut limiter le salaire des politiques. (…) Ils auront peut-être envie d’augmenter le smic car ils seront directement concernés. Il faut arrêter le cumul de mandat, de carrière politique sur la durée. »
Une intervention ponctuée par des applaudissements nourris – les seuls en plus de 3 h 30 de débat – mais qui n’a pas empêché François Fillon de « refuser de répondre aux journalistes qui pendant deux mois ont fait [son] procès » sur les affaires et de filer une anaphore pour le moins inattendue : « Moi, président exemplaire. »

Fonction publique : « Les fonctionnaires tiennent le pays ! »

Quelle politique les candidats souhaitent-ils mettre en œuvre en matière de fonction publique ? La séquence a fourni à Benoît Hamon, jusque-là discret, l’occasion d’attaquer François Fillon en se démarquant franchement de sa proposition de supprimer 500 000 postes dans la fonction publique. « J’ai un désaccord total avec François Fillon sur la manière dont il voit l’avenir de notre pays », a lancé le candidat du PS.

« Lors de la crise financière, [les] fonctionnaires ont tenu le pays. Lorsqu’ils se lèvent le matin, ils ne se lèvent non pas comme des fonctionnaires mais comme des infirmières, des gendarmes,… Ce sont des hommes et femmes qui ont tenu le pays et on va leur demander des sacrifices en plus. (…) J’aime la fonction publique. »
François Fillon le coupe alors : « Vous l’aimez tellement que vous allez ruiner le pays. » De quoi relancer Benoît Hamon :

« Vous avez ruiné le pays et vous venez nous donner des leçons ? Il y a un vrai clivage sur ces questions. C’est là ou il faut mettre des moyens. Particulièrement en période de crise. Nous devons donner plus d’effectifs, revaloriser les carrières, plus de profs dans les écoles, de policiers… »
Laïcité : « Fichez-nous la paix avec la religion ! »

« Fichez-nous la paix avec la religion ! », a assené Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, lorsque celle-ci défendait l’installation de crèches en mairie. Interrogée sur ses propositions pour réformer les institutions, la candidate d’extrême droite a proposé d’inscrire dans la Constitution « le droit de défendre notre patrimoine culturel et historique ».

« Qu’est-ce que ça veut dire ? », a fait mine de s’interroger M. Mélenchon. Réponse de Mme Le Pen : « Ça veut dire que les crèches font partie de notre patrimoine culturel et historique. » Le candidat de La France insoumise a de nouveau répliqué par une question : « Vous voulez mettre des symboles religieux dans nos mairies ? C’est ça votre laïcité ? »

Allant dans le même sens que Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud a estimé que « la laïcité de Marine Le Pen » sert « en réalité à dénoncer l’islam, se mettre en travers d’autres pratiques religieuses ». Toujours selon la candidate d’extrême gauche, il s’agit pour le FN « d’avancer sur votre racisme, votre xénophobie. La laïcité sert de paravent ».

4 avril

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Musée Lambinet - Versailles

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Reportage photographique : Jacques Snap

L'hôtel particulier fut construit par un entrepreneur des bâtiments du Roi après 1751. Le bâtiment, ainsi que le salon du 1er étage sont classés monuments historiques. En 1852, Victor Lambinet, juge au tribunal de Versailles, achète l'hôtel. C'est Mme Lambinet, sa belle-fille qui lègue, en 1921, l'hôtel Lambinet à la Ville avec la volonté qu'il devienne un musée.

Après le transfert des collections auparavant installées à la bibliothèque, le musée ouvre au public en 1932. Deux ans plus tard, le musée présente ses collections dans seize salles, axées sur l'iconographie de Versailles et l'aspect décoratif de l'hôtel. Après 1952, d'autres salles sont ouvertes (notamment une salle sur la manufacture impériale d'armes de Nicolas Noël Boutet).

De 1985 à 1991, des travaux d'extension sont organisés. L'aile en retour du XIXe siècle est incluse dans le parcours muséographique. La surface de présentation s'en trouve agrandie. Le musée possède alors trente-cinq salles. Un nouveau déploiement des collections a lieu avec une ouverture au public à la fin de l'année 2010.

La présentation des salles d'exposition se décline en trois départements et sur trois étages. Au rez-de-chaussée et au 1er étage, se situe le département des Beaux-arts. Au 1er étage, l'Appartement est la reconstitution de l'atmosphère d'un hôtel particulier au XVIIIe siècle. Enfin, le 3e étage concentre les collections sur l'histoire de la ville de Versailles et sur la Révolution française.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Mus%C3%A9e_Lambinet

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Kishin Shinoyama (photographe)

kishin

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Laurence Haïm, de la Maison-Blanche à Emmanuel Macron

PORTRAIT - Après huit ans à la Maison-Blanche pour Canal+, Laurence Haïm écrit une nouvelle saison de sa vie comme porte-parole d'Emmanuel Macron.

"La dernière fois que vous avez pleuré, c'était quand?" En ce mois de juin 2015, Laurence Haïm, correspondante historique de Canal+ et d'iTélé aux Etats-Unis, tente une interview "à l'américaine" d'Emmanuel Macron, alors en visite de l'autre côté de l'Atlantique. Gros plan sur le jeune visage du ministre de l'Economie qui balaie la question sortez-vos-kleenex d'un plissement de fossettes. La nouvelle porte-parole du candidat Macron y répond volontiers : "La dernière fois que j'ai pleuré, c'est en quittant la maison où je passais mes week-ends, à Fire Island, près de New York." Celle que Barack Obama surnommait "The Frenchie" a pourtant dit adieu sans regret à ses roses et à ses colocataires américains du dimanche pour un CDD de quatre mois au sein de la start-up En marche! Comme Carrie Mathison, l'héroïne de sa série préférée, Homeland, Laurence Haïm est autant réputée pour ses humeurs en dents de requin (les squales la passionnent) que pour sa capacité à sauter à pieds joints dans une nouvelle vie plus trépidante.

"Aux Etats-Unis, elle a appris à être un outsider"

Après Laurence assistante de Christine Ockrent sur RTL, Laurence apprentie reporter télé auprès d'Hervé Chabalier à l'agence Capa, Laura (son surnom américain) correspondante de guerre missionnée par le célèbre journaliste de CBS Dan Rather, Laura embedded à la Maison-Blanche pour faire vivre en direct l'ère Obama, voici Laurence Haïm face aux micros pour Emmanuel Macron. "Lors de l'interview à New York, j'avais été frappée par son ambition. Il a une lumière dans les yeux." Attirée par cette flamme et forcée de chercher du travail après avoir été virée sans ménagement d'iTélé pour cause de soutien aux grévistes, elle s'invite le 23 décembre à 17 heures dans le bureau d'Emmanuel Macron. Celui-ci lui propose illico un job de porte-parole.

"C'est tout elle. Elle met le pied dans la porte. Aux Etats-Unis, elle a appris à être un outsider", admire Bernard Zekri. L'ancien directeur de la rédaction d'iTélé, aujourd'hui à Radio Nova, raconte volontiers les mille et une fois où celle qui n'était pas "la plus surdouée" de sa génération, mais certainement "la plus opiniâtre", l'a "bluffé". Faute de visa pour Bagdad au début de la guerre en mars 2003, elle campe sur une chaise dans l'ambassade d'Irak en Jordanie jusqu'à faire flancher un employé qui lui délivre le sésame. "Bagdad, sur le papier, elle n'avait rien à y faire, poursuit Zekri. Mais l'Histoire ne peut pas se dérouler sans qu'elle en soit le témoin."

«Laurence fait partie de ceux qui écrivent eux-mêmes leur propre histoire. D'ailleurs, on l'appelle Laurence H. Sa vie est comme une série»

Une fois passée la ligne de démarcation entre la presse et la communication, Laurence Haïm a essuyé les réactions sévères de plusieurs proches. "What the fuck?", l'a tancée une figure du petit écran quand ses copains américains la félicitaient de cette prise de risque. Pourtant journaliste dans l'âme, Bernard Zekri applaudit des deux mains : "Laurence fait partie de ceux qui écrivent eux-mêmes leur propre histoire. D'ailleurs, on l'appelle Laurence H. Sa vie est comme une série. Va-t-elle réussir à faire son trou chez Macron? A-t-elle choisi le bon canasson?"

Dans le premier épisode de cette nouvelle saison, début janvier, Laurence H. fait un saut à Washington. Femme sans enfants, aux amours non cohabitantes, elle liquide sa vie d'avant, à l'américaine, en quelques jours. Un exploit en pleine "guerre des déménageurs", qui a vu les 6.000 personnes de l'administration Obama faire leurs cartons à toute vitesse pour céder la place aux collaborateurs de Trump arrivant dans l'autre sens. Cette transhumance au couteau a fini de la persuader qu'il était grand temps de quitter une ville où, "comme disait Truman, pour avoir un ami il faut avoir un chien". Elle, avait pris un chat, Monday, avec lequel elle a emménagé dans un studio du 17e arrondissement de Paris.

Une quête d'absolu et d'excellence

Après plus de vingt ans aux Etats-Unis, Laurence Haïm ne reconnaît plus le pays de son enfance. "Je ne pensais pas qu'il était si écorché. En colère, gagné par l'anxiété." La potion libérale et pro-européenne concoctée par le leader d'En marche! constituera-t-elle un antidote à cette crise? Elle veut le croire comme elle croit à ces valeurs.

Ce vendredi 17 mars, à trois jours de la confrontation à cinq candidats, la porte-parole distillait de vraies-fausses confidences d'avant-match à BFMTV. "François Bayrou lui a recommandé de faire la sieste, Emmanuel Macron entend ce que François Bayrou lui a dit. Il arrivera reposé et prêt pour ce débat." Sourire complice à la caméra, enthousiasme communicatif. Oubliés les débuts hésitants dans C à Vous sur France 5, l'ex-caméléon de l'info apprivoise son nouveau terrain de jeu. D'interviews en séances de brainstorming, de déplacements de campagne officiels en escapades buissonnières aux côtés des "vraies gens", Laurence Haïm assure retrouver "la dynamique, le goût pour la réflexion et la bienveillance" de la première campagne d'Obama.

«Je ne sais pas mentir. C'est culturel : en Amérique, le mensonge est criminel»

Mardi 14 mars au QG d'En marche!, le député européen et ancien patron de Radio France, Jean-Marie Cavada, centriste converti au macronisme, la félicite en la croisant dans un couloir. "Ce n'est pas facile de franchir la barrière, je suis bien placé pour le savoir. Tu t'en sors bien. Les journalistes me disent que tu es toujours très agréable avec eux." Les consoeurs ou rédacteurs en chef qui ont connu ses colères homériques en concluront qu'elle a enfin appris, à 50 ans et après avoir perdu ses parents, à gérer ses frustrations. Ses amis – ils la décrivent généreuse et enjouée – pensent plutôt qu'elle a trouvé une place à sa mesure après de longs mois de doutes.

Mais sa nature franche et directe, confortée par vingt ans de journalisme sans complaisance à l'anglo-saxonne, s'accommodera-t-elle du langage encagé produit par les communicants? "J'essaie de retranscrire le message le plus honnêtement possible, insiste-t-elle. Je ne sais pas mentir. C'est culturel : en Amérique, le mensonge est criminel."

Il y a des années, son amie Alexandra Boulat lui avait lancé dans un clin d'œil : "Qu'est-ce qu'on va faire quand on sera grandes?" La photojournaliste est morte quelque temps plus tard, en 2007, avant d'avoir pu vieillir. Laurence Haïm a choisi de ne jamais renoncer à sa quête d'absolu et d'excellence. Ses proches, à qui elle avait prédit la première victoire d'Obama puis celle de Trump, l'imaginent déjà sous les ors de l'Elysée. Elle jure que si l'aventure d'En marche! s'arrête, elle pourrait aller vivre auprès des singes au Costa Rica. Après la politique, une autre jungle.

Anne-Laure Barret - Le Journal du Dimanche

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