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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 23 mai 2017

Mort de Roger Moore : comment James Bond est né parce que Ian Fleming s'ennuyait

roger moore

Roger Moore, connu pour ses rôles de James Bond, est mort ce 23 mai. L'occasion de se rappeler comment Ian Fleming avait imaginé son personnage d'espion au célèbre matricule, en 1952. L'acteur britannique Roger Moore est mort à l'âge de 89 ans. Il était connu notamment pour avoir prêté ses traits au célèbre agent James Bond, à sept reprises, à égalité avec Sean Connery. Le 27 novembre 1997, l'émission Ciné club se consacrait à la figure de James Bond au cinéma. Au micro de Florence Marguier, le critique de cinéma Yves Goux évoquait notamment la naissance du célèbre matricule 007 dans l'imagination de l'écrivain Ian Fleming, en 1952, avec l'écriture de son premier roman d'espionnage, Casino Royale.

Selon Yves Goux, et d'après les propres propos de Ian Fleming, c'est pour se distraire de l'ennui du mariage que celui-ci s'était mis à écrire des romans d'espionnage : "En réalité, c'était un journaliste, son métier fonctionnait relativement bien, et un jour il était en train de s'ennuyer dans sa nouvelle propriété et il s'est dit 'Je vais écrire quelque chose'."

Parce qu'il avait fait carrière dans le renseignement, Ian Fleming s'est nourri de son expérience pour écrire "le roman qui [allait] effacer tous les autres romans d'espionnage", revendiquait-il en toute modestie.

Le nom de James Bond, qui est un nom tellement connu maintenant, en fait c'est un nom d'une simplicité élémentaire qu'il a choisi d'abord parce qu'il voulait un nom qui ne soit pas un nom ronflant comme Simon Templar ["Le Saint", de Leslie Charteris, également interprété par Roger Moore à la télévision, NDLR], Peregrine Carruthers... Beaucoup d'auteurs voulaient toujours trouver un nom un peu spécial pour leur personnage, et lui au contraire, il voulait quelque chose de très simple. En fait James Bond, finalement, ce n'est jamais qu'un Daniel Dupont, ou un Jacques Martin - excuses pour lui - . C'est un nom très banal, c'est ce qu'il voulait, un nom qui soit simple, qui soit viril, et qui sonne bien. Yves Goux

Le matricule 007 vous semble toujours mystérieux ? Dans cette archive de 1997, Yves Goux revenait également sur les interprétations du matricule 007. "Certaines personnes disent que c'était soit les derniers chiffres du numéro de téléphone de son agent, soit un matricule qu'il avait inventé en se disant 'Le double zéro désigne le droit de tuer' (...) et alors le 7, c'est tout simplement le numéro de série de James Bond, parce qu'il y a d'autres agents."

Mon personnage principal, James Bond, je n'ai jamais vraiment voulu en faire un héros. Je voulais qu'il soit une sorte d'instrument discret manié par les services gouvernementaux, qui se trouverait plongé dans des situations fantastiques, et qui s'en sortirait plus ou moins bien à coups de revolver. Ian Fleming

Hélène Combis-Schlumberger

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Attentat de Manchester

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Face au terrorisme, Manchester déploie son esprit de résistance

Par Eric Albert, Manchester, envoyé spécial

A 18 h 20, mardi 23 mai, Manchester s’est tue. Amassés à Albert Square, au centre-ville, des dizaines de milliers de Mancuniens ont marqué une minute de silence d’une extrême solennité. Pas un raclement de gorge ou une toux ne se faisaient entendre. L’heure était au recueillement. Sur le visage de Sean Dunn, des larmes coulaient doucement.

L’homme de 70 ans passés était venu comme les autres rendre un dernier hommage aux victimes de l’attaque terroriste de lundi soir, qui a fait vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés. « Je suis venu par défi, précise-t-il. Les gens de Manchester sont fiers de leur ville, et ils ne se plieront jamais aux menaces. »

Défi. Le mot tourne en boucle à Manchester depuis l’attentat. « Dans le bus, en me rendant au travail ce matin, j’étais extrêmement en colère, témoigne Susanne Ordish. Comment osent-ils croire qu’ils peuvent nous faire peur et nous empêcher de nous amuser ? » Athée « plus que jamais », née et grandie à Manchester, elle rappelle que sa ville a toujours été un esprit rebelle : la grande cité du nord de l’Angleterre, berceau de la révolution industrielle, ancien bastion anti-Thatcher, n’entend pas courber l’échine aujourd’hui. « Ils ne peuvent pas instiller la peur en nous », ajoute Martha Philipps, une étudiante de dix-neuf ans.

Free hugs

Pendant toute la soirée de mardi, par l’une des plus belles journées de l’année, les Mancuniens se sont attardés sur le grand parvis d’Albert Square, dans un besoin urgent de se retrouver et de resserrer leurs liens. Un garçon de 12 ans offrait à qui le voulait des « embrassades gratuites » (« free hugs ») : « J’en suis au moins à ma vingtième. Ca fait du bien, ça me donne le sentiment d’être utile. »

Autour d’un arbre, des passants avaient déposé des bougies, des fleurs et cette pancarte : « Nous n’avons pas peur de l’Etat islamique. Nous sommes Manchester ! » Un groupe sikh offrait des boissons à la foule, en geste de solidarité. Des associations musulmanes étaient venues, pour souligner que l’islam est une religion de paix.

Une femme au visage entièrement voilée, lunettes noires sur les yeux, est arrivée sur place. De façon ostentatoire, se faisant prendre en photo par sa cousine, elle est venue déposer une pancarte qui disait simplement : « On ne nous divisera pas ! On restera unis ! » Dans son accent mancunien prononcée, Sidrah Sajad, 30 ans, ne voit aucune contradiction entre son appel à la solidarité et son niqab. « Je porte le voile intégral parce que c’est mon choix, ma liberté. Mais quand j’ai appris l’attentat, mon cœur s’est littéralement arrêté de battre. » Les filles de plusieurs de ses amies étaient au concert d’Ariana Grande. Aucune n’a été blessée.

Repas et dons du sang

A Manchester, les gestes de solidarité se sont multipliés depuis l’attentat. Des habitants ont apporté d’eux-mêmes de l’eau et de la nourriture au personnel soignant des hôpitaux. Le centre de dons du sang était plein à craquer et devait refuser les volontaires. Un temple sikh a servi des repas à des dizaines de personnes échappées de la salle de concert, offrant aussi l’abri à quelques-unes d’entre elles. Un chauffeur de taxi du nom d’AJ Singh s’est fait remarquer en transportant gratuitement des dizaines de personnes, travaillant non-stop pendant vingt-quatre heures après l’attentat.

Beaucoup rappellent aussi que Manchester a déjà connu le terrorisme et que la ville s’en est remise. C’était en juin 1996. Une énorme bombe de 1 500 kg posée par l’IRA a éventré le centre-ville. Personne n’a été tué, la zone ayant été évacuée à temps, après l’avertissement de dernière minute du groupe paramilitaire nord-irlandais. Mais plusieurs bâtiments se sont effondrés et de nombreux autres ont été endommagés.

Il a fallu attendre 2005 pour que la ville tourne la page, ayant enfin reconstruit son centre-ville, aujourd’hui splendide. « De la même manière, cet attentat peut nous galvaniser », veut croire Lucy McKay, une musicienne. Elle ne semble pourtant guère convaincue par ses propres mots.

Des victimes choquées

Derrière le défi, pourtant, la dure réalité de l’attentat n’est jamais très loin. Parmi les personnes qu’il a transportées gratuitement, AJ Singh a notamment aidé un homme qui avait perdu sa femme dans la cohue de l’évacuation. « Il n’avait plus de téléphone, ni de portefeuille. Je l’ai rassuré et il a fini par trouver sa femme, mais celle-ci était décédée. » Le souvenir de ce jeune veuf affalé à l’arrière de son taxi, sous le choc, a marqué durablement AJ Singh.

Mariya Gastalia, 21 ans, a également été marquée par l’attentat. Elle était au concert lundi soir, avec sa sœur, sa cousine et sa tante. Elle avait commencé à quitter la salle un peu avant la fin du concert pour éviter la foule et n’a pas entendu l’explosion. « Mais j’ai vu des gens hurler, des enfants en pleurs… Une jeune fille était blessée au visage, des éclats de verre l’avaient coupée. »

Dans ces conditions, Mariya Gastalia n’avait guère envie de se joindre à la foule d’Albert Square. « Ce qui m’arrive me semble complètement irréel, témoigne-t-elle. Je ne crois pas que je réalise vraiment. C’est très difficile à expliquer. » Pour l’instant, elle ne pense pas avoir besoin de suivi psychologique. Reste qu’elle a passé la journée à en parler avec ses collègues et les clients de la pharmacie où elle travaille. « Je ne sais même pas ce que je suis censée en penser. » Tourner la page sera difficile, pour Mariya Gastalia comme pour Manchester.

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Herb Ritts (photographe)

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Festival de Cannes

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Des nudistes dans le bois de Vincennes ?

La mairie de Paris songe à réaliser une zone dédiée au naturisme non loin du château. Le maire voisin et les promeneurs sont sceptiques.

Par  Corinne Nèves

Y aura-t-il des « culs-nus » au bois de Vincennes (XII e) ? La Ville de Paris a en tout cas le projet d’installer une zone réservée aux naturistes. Elle pourrait se situer entre le Château et le stade de Vincennes et répondrait à une demande de l’association des Naturistes de Paris.

D’emblée, le projet ne semble pas séduire Laurent Lafon, maire (UDI) de Vincennes (94) et conseiller régional : « Quelle que soit la position que nous pouvons avoir sur le naturisme, ce projet suscite de ma part les plus grandes réserves. Je suis très attaché en effet à ce que le bois reste un espace naturel ouvert à tous et ne fasse pas l’objet de privatisation de certains lieux pour répondre aux demandes d’intérêts privés. » Catherine Baratti-Elbaz, maire (PS) du XII e, précise que « pour l’heure, rien n’est acté de manière définitive quant à l’emplacement de la zone naturiste, sa date d’ouverture ou sa charte de fonctionnement ». Selon elle, il ne s’agit pas « d’une nouvelle concession ni de privatiser un espace du bois, mais de délimiter un espace au sein duquel le naturisme sera autorisé, ce qui n’est pas le cas dans le cadre du règlement actuel du bois de Vincennes ».

une zone fermée ?

Hier, de nombreux flâneurs profitaient du bois. L’idée d’une zone naturiste à 700 m du château agite les langues. « Moi, ça me gêne un peu, avoue Céline, jeune maman. Dans ce bois, il y a beaucoup de gens qui se promènent avec des petits. Cela pourrait être problématique. Je serais plus partante pour une zone fermée… » De son côté, Sue, jeune grand-mère voisine du lieu, nuance : « Même si chacun est libre de vivre comme il le souhaite, je crains que cette zone naturiste n’attire tous les voyeurs du coin. » Quant à Danielle, elle « trouve l’idée ridicule d’autant plus que le climat d’Ile-de-France n’est pas vraiment propice à vivre nu ! »

Pour le moment, « la concertation est ouverte », rappelle la mairie de Paris qui souligne que, puisque le bois est un territoire parisien, « c’est nous qui l’entretenons et c’est à nous que revient la décision de faire ou pas cet espace ». Pour peaufiner le projet, la Fédération française de naturisme devrait le préciser auprès des mairies riveraines.

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Ce soir à la télévision sur Chérie 25 : « LA VÉNUS À LA FOURRURE »

Je t’aime, moi non plus :« LA VÉNUS À LA FOURRURE », comédie de Roman Polanski (2013), avec Emmanuelle Seigner, Mathieu Amalric…

Thomas Novacek, metteur en scène, désespère de trouver l’actrice capable d’interpréter le rôle principal dans sa version de « la Vénus à la fourrure », d’après l’œuvre de Sacher-Masoch. A bout, il accepte de recevoir Vanda Jourdain, une actrice qui apparaît au premier abord vulgaire et peu taillée pour le personnage. Mais la visiteuse ne tarde pas à le surprendre. Duel à huis clos, ce film tient uniquement sur le talent de ses deux comédiens, Seigner et Amalric, qui se renvoient en permanence la balle et, comme dans une relation sadomasochiste, deviennent successivement dominant et dominé, même si l’un d’eux finit bien par prendre l’avantage. Le réalisateur, Roman Polanski, a l’intelligence de ne pas vouloir faire durer trop longtemps le plaisir et, en un peu plus d’une heure et demie, l’affaire est pliée, pas le temps de s’ennuyer ! M.V.

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Miles Aldridge

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Bill Brandt (photographe)

bill brandt

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