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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 12 juin 2017

Miles Aldridge

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Raminagrobis Macron – Texte de Laurent Joffrin - Libération

Il y a décidément un style «En Marche». Il fallait voir lundi soir les porte-parole macronistes réagir avec une retenue étudiée au tsunami qui va les porter en masse à l’Assemblée. Une manière impavide de dire «rien n’est joué» quand l’affaire est de toute évidence pliée, pas un mot plus haut que l’autre, un optimisme grave, une sorte de coolitude décidée, une main d’acier dans un gant de soie. Les leaders du nouveau parti dominant adoptent tous le comportement de ces héros de films d’action américain qui traversent les pires dangers avec une détermination décontractée, un sang-froid impavide mâtiné d’une touche d’humour. Steve Mac Queen dans les Sept mercenaires, zen sous les balles, ou Harrison Ford dans Indiana Jones qui se débarrasse d’un sabreur frénétique avec un sourire en coin. Tel Macron-John Wayne résistant avec un visage serein à la poignée de mains de Donald Trump-Liberty Valance. Ou encore comme ces médecins qui parlent doucement au chevet des malades, sur le thème «vous allez vous en sortir». Au chevet du pays, ils jouent eux aussi l’espoir tranquille, le professionnalisme sans esbroufe. Raminagrobis en politique.

Le style, c’est l’homme ? Les aphorismes sont souvent justes, la forme exprime aussi le fond. Longuement méditée, leur stratégie politique a produit des résultats supérieurs à leurs propres attentes. Dosé au trébuchet, leur programme se situe avec une précision obsessionnelle au lieu géométrique de la carte idéologique du pays, à l’intersection du centre droit et du centre gauche, avec un tropisme libéral assumé, destiné à gêner la droite, plus menaçante que la gauche dans cette élection. Quatre victoires dans quatre scrutins successifs (avec celui de dimanche prochain) ne tombent pas par hasard. Il est probable que cette positive-attitude, entreprenante, tolérante dans la forme et prudente dans le fond, a rencontré l’humeur du pays, fatigué des joutes agressives, des diatribes virulentes des extrêmes, des programmes sonores qu’on applique peu ou pas du tout.

«Nous ne cherchons pas à tirer parti des problèmes, nous cherchons des solutions». Tel est le mantra des nouveaux maîtres du pays, baignés pour moitié au moins dans le pragmatisme anglo-saxon de la culture d’entreprise. Il est possible qu’on assiste à une révolution tranquille qui verrait la France sortir peu à peu des affrontements amers, des trémolos stériles, du déclinisme déclinant des Cassandre à la Finkielkraut.

Tout dépendra bien sûr des résultats, qui sont le juge de paix du pragmatisme. Tout dépendra aussi des classes populaires, gagnées à la rhétorique «anti-système» et qui ont fourni les gros bataillons de l’abstention. Après tout, le macronisme est aussi le nouvel avatar des idées de la classe dirigeante, qui vient de réussir à tout changer pour que rien d’essentiel ne change. Sans une baisse significative du chômage, sans amélioration économique visible, tout cela passera comme un rêve. En attendant le verdict, il faut s’habituer au piétinement élégant des légions d’En Marche.

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Crazy Horse

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crazy

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Législatives : une abstention historique

Par Patrick Roger - Le Monde

La victoire annoncée des candidats de La République en marche a fini par démobiliser une partie de l’électorat. Seuls 48,71 % des inscrits ont voté dimanche.

Avec un taux de 51,29 % au premier tour, l’abstention atteint un nouveau record aux élections législatives. Depuis la réforme de 2001 qui a voulu que les deux tours de ce scrutin interviennent dans la foulée de la présidentielle, dès lors que la durée du mandat à la tête de l’Etat avait été ramenée à cinq ans, l’abstention aux législatives n’a cessé de croître, ce qui n’est pas le cas à la présidentielle.

Ainsi, de 32,1 % en 1997 (au premier tour), elle est passée à 35,6 % en 2002, 39,6 % en 2007, 42,8 % en 2012 avant de bondir à 51,29 cette année. Une évolution continue qui doit interroger sur les conséquences de ce choix de calendrier électoral qui, certes, assure pratiquement une majorité au président élu mais, en même temps, porte atteinte au crédit de l’Assemblée nationale élue dans ces conditions.

Les législatives sont reléguées au rang d’élections secondaires. Sur le plan de la démocratie républicaine, il est légitime de s’interroger sur les conséquences d’une telle situation.

« Stop, ça suffit »

Différents facteurs auront contribué à accroître encore cette désaffection. Les deux ex-grands partis de gouvernement ayant tous deux décidé de passer par des primaires pour désigner le candidat de leur famille politique, la séquence électorale a de fait commencé dès septembre 2016, mobilisant l’essentiel de la chronique politique.

L’élection d’Emmanuel Macron, survenant après une série d’invraisemblables rebondissements, a sonné comme la fin de cet interminable feuilleton. Beaucoup d’électeurs ont voulu dire « stop, ça suffit », tandis que même les partisans des anciens candidats battus prenaient acte du verdict présidentiel.

Ainsi les maigres espoirs des vaincus à la présidentielle de consolider leurs positions aux législatives se sont très vite volatilisés. Cette fin de campagne législative, où les jeux apparaissaient comme pliés – avec la victoire annoncée écrasante des candidats de La République en marche –, a fini de démobiliser une partie de l’électorat.

Une élection quasi jouée, donc, mais attention à ce que cela ne devienne pas une élection au rabais. Et à ce que ce scrutin censé cristalliser la volonté de renouvellement ne devienne pas celui de la résignation.

59 départements avec une participation supérieure à 50 %

Les candidats LRM-MoDem totalisent 32,32 % des suffrages exprimés au premier tour, près d’un tiers des voix. Mais cela ne représente en définitive qu’un quart de l’électorat (25,39 %). Il faudra voir après le second tour combien d’entre eux sont élus en recueillant plus de 30 % des inscrits. En dessous de ce seuil théorique, la fragilité de l’élection est réelle. Et les risques de retour de boomerang accrus.

Seuls 59 départements ont connu une participation supérieure à 50 %. C’est dans la Lozère que l’on a le plus voté en métropole, avec une participation de 59,39 %. Viennent ensuite le Lot (58,42 %), l’Aveyron (58,37 %), les Côtes-d’Armor (57,93 %) et le Gers (57,51 %).

A l’inverse, en dehors des circonscriptions des Français de l’étranger, où l’abstention a dépassé 80 %, et de la plupart des collectivités d’outre-mer, le département métropolitain où la participation a été la plus faible est la Seine-Saint-Denis, avec une abstention de 60,70 %. Elle est suivie par la Moselle (57,45 % d’abstention), le Val-d’Oise (56,09 %), la Seine-et-Marne (54,93 %) et le Haut-Rhin (54,26 %).

En métropole, le record d’abstention par circonscription est atteint dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, où 67,91 % des électeurs ne se sont pas déplacés. Le député sortant François Pupponi (PS) y arrive en tête avec 38,37 % des suffrages – aucun candidat de La République en marche (LRM) ne lui était opposé –, mais cela signifie qu’à peine 11,87 % des électeurs ont voté pour lui.

Autre exemple dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, où le taux d’abstention s’élève à 67,39 %. Les deux candidats arrivés en tête, Sophie Gresh (Front national, 23,06 %) et Saïd Ahamada (LRM, 19,86 %), réunissent respectivement sur leurs noms 7,32 % et 6,30 % des électeurs inscrits.

Enfin, dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, celle du député sortant Mathieu Hanotin (PS), éliminé dès le premier tour, le candidat de La France insoumise (LFI), Stéphane Peu, arrive en tête avec 27,69 % des suffrages devant la candidate LRM, Véronique Avril (20,69 %). Mais l’un et l’autre ne totalisent respectivement que 8,84 % et 6,60 % des électeurs inscrits.

A l’autre bout de l’éventail abstentionniste, les plus forts taux de participation sont atteints dans des circonscriptions parisiennes. En tête du palmarès, la 11e circonscription de Paris, avec 62,33 % de participation : une circonscription, il est vrai, qui focalisait l’attention. La ministre des affaires européennes, Marielle de Sarnez (LRM-MoDem), y arrive en tête avec 40,58 % des suffrages, juste un quart de l’électorat.

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Un cocktail pour chaque jour de la semaine...

cocktails

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Terry Richardson

terry2458

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François, twittos hors normes

Depuis 2012 et le pontificat de Benoît XVI, le compte Twitter du pape, @pontifex, est passé de curiosité folklorique à institution. A travers le monde, et en neuf langues, le compte papal rassemble près de 34 millions de « followers », c’est-à-dire d’abonnés aux déclarations de l’évêque de Rome, pour autant accessibles à l’ensemble du monde connecté. C’est donc un outil d’évangélisation de choix.

Il a fait un bond avec l’arrivée du pape François, qui tweete un message par jour. La première communauté est hispanophone, avec presque 13 millions d’abonnés, suivie des anglophones (près de 11 millions). Viennent ensuite les comptes en italien (4,4 millions) et en portugais (2,6 millions). Les comptes français, latin, polonais tournent autour des 800 000, quand les allemand et arabe sont à 400 000.

Ce canal du Vatican sur le réseau social n’en est pas moins maîtrisé : pas de chats rigolos ni de coups de gueule, mais le message catholique, au gré du calendrier religieux ou des événements d’actualité. Le 15 juillet 2016, le pape a mis en ligne : « Je prie pour les victimes de l’attentat de Nice et les familles. Je demande à Dieu de changer le cœur des violents aveuglés par la haine. » En 2017, une seule photo a été publiée, c’était à Pâques et elle montrait le pape de dos devant une icône de Jésus.

François a laissé avant-hier après-midi son dernier message représentatif de la très grande majorité d’entre eux, toujours à méditer : « La vie ne peut survivre que grâce à la générosité d’une autre vie… » J.S.

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Jean François Bauret versus Jeff Koons

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Dans sa toile ...

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Ali Mahdavi (en référence à un numéro du Crazy Horse)

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