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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 3 juillet 2017

Presse - La une de Libération de ce matin

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Guy Bourdin à la Maison Chloé

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Gros nounours...

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Le retour en force du cabinet de curiosités dans les salons chics

Par Catherine Rollot

Très en vogue au XVIIIe siècle, les cabinets de curiosités étaient des pièces ou des meubles où étaient exposés des fossiles, des animaux empaillés, ou des antiquités... Quelques siècles plus tard, la quête du savoir n’est plus la principale motivation de la tendance chambre des merveilles.

C’est la revanche de l’accumulation et du bizarre sur les lignes épurées des décos scandinaves. Le gothique et le sombre à rebours de l’ambiance nordique aussi monochrome qu’un jour de janvier à Helsinki. L’ambiance cabinet de curiosités, ces ancêtres des musées, fait un retour en force.

Apparus à la Renaissance et très en vogue au XVIIIe siècle, les cabinets de curiosités étaient des pièces ou des meubles où étaient entreposés et exposés naturalia (fossiles, animaux empaillés, herbiers…), artificialia (objets créés ou modifiés par l’homme comme les antiquités), exotica (plantes et animaux exotiques). Aristocrates et érudits y montraient leurs collections de pièces rapportées de lieux lointains, dans le but de faire découvrir et comprendre le monde.

« Cabinet de curiosités », huile sur toile de Domenico Remps (vers 1689). Museo dell’Opificio delle Pietre Dure, Florence. | DR

Quelques siècles plus tard, la quête du savoir n’est plus la principale motivation de la tendance chambre des merveilles. On s’en inspire aujourd’hui essentiellement pour leur haut potentiel décoratif.

La cloche, accessoire magique

Pour éviter l’effet vide-greniers, limiter la surface dévolue à votre petit musée personnel à un dessus de buffet ou un manteau de cheminée. Un fond de peinture ou de papier peint de couleur sombre, un grand mur de cadres de formats différents, ou d’affiches, disposés dans un chaos organisé, suffisent à créer une ambiance. Les miroirs, qui agrandissent et donnent de la profondeur, plantent le décor.

Côté objets, si la perspective d’afficher papillons encadrés, trophées de chasse et perruches déplumées ne vous enthousiasme pas, il existe de nombreuses autres façons de donner un petit côté société savante à votre salon, la poussière et l’odeur de renfermé en moins.

L’accessoire magique, c’est la cloche. Cet objet de verre transforme toute pacotille en une installation artistique et précieuse. Coquillages ramassés lors de votre dernier week-end breton, branches et fleurs séchées glanées en campagne, Playmobil ou figurines de Casimir ou de Goldorak sauvés de votre enfance, boîtes d’allumettes, simples feuilles de papier roulées façon parchemin, enfermées dans un cocon de faux cristal… passeront pour des trésors.

La biologie, l’histoire naturelle, la géographie, toutes ces thématiques chères aux cabinets de curiosités d’antan pourront être détournées. Les plus créatifs se risqueront à des inspirations plus contemporaines. Attention cependant : pas sûr que puces électroniques, sneakers et smartphones fassent leur effet en vitrine.

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Coco de mer

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Derrière le discours d’Emmanuel Macron au Congrès, le spectre de l’omniprésidence

Par Bastien Bonnefous, Solenn de Royer - Le Monde

Le président réunit lundi les députés et sénateurs à Versailles, à la veille du discours de politique générale du premier ministre.

A 15 heures, il rejoindra l’aile du Midi, qui fut construite pour loger la famille royale, autrement connue sous le nom d’« aile des princes ». Plus d’un mois après y avoir accueilli son homologue russe Vladimir Poutine, le président de la République Emmanuel Macron va retrouver, lundi 3 juillet, le château de Versailles, mais cette fois pour s’adresser solennellement aux deux chambres du Parlement réunies en Congrès, et à travers elles, aux Français.

Ce discours est particulièrement attendu : très présent sur la scène internationale, le chef de l’Etat s’est fait rare sur le plan intérieur depuis son investiture, le 14 mai. De surcroît, il a fait savoir qu’il ne se prêtera pas à l’interview traditionnelle du 14-Juillet, rompant avec une tradition initiée il y a quarante ans par son prédécesseur à l’Elysée, Valéry Giscard d’Estaing. En 2007, Nicolas Sarkozy avait lui aussi voulu s’exonérer de cet usage républicain, afin de mettre en scène sa « rupture », le leitmotiv marketing qui lui a permis d’accéder au pouvoir après Jacques Chirac, l’un de ses mentors politiques.

Devant les deux chambres, dont l’Assemblée nationale largement composée de « marcheurs » élus aux législatives, M. Macron tracera les grandes lignes de son quinquennat, livrant la méthodologie de ses réformes. Une sorte de « discours sur l’état de l’Union », comme celui prononcé chaque année par le président des Etats-Unis devant la Chambre des représentants et le Sénat, explique le porte-parole du gouvernement et proche du président, Christophe Castaner.

Mais l’initiative du locataire de l’Elysée, à la veille de la déclaration de politique générale du premier ministre Edouard Philippe devant l’Assemblée, mardi 4 juillet, fait débat. Son intervention est vue par beaucoup comme un court-circuitage du chef du gouvernement et, par ses opposants, comme l’expression d’une toute-puissance, quasi monarchique. « Clairement, il y a un PDG et un DG », souligne un ancien poids lourd du quinquennat Hollande, rappelant que celui-ci n’avait usé qu’une seule fois de la convocation exceptionnelle du Congrès, le 16 novembre 2015, après les attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis.

Discours « complémentaires »

Certains parlementaires – notamment les députés de l’opposition, communistes et France insoumise, mais aussi des élus UDI – ont décidé de ne pas se rendre à Versailles lundi. « Emmanuel Macron franchit un seuil dans la dimension pharaonique de la monarchie présidentielle », estime par exemple Jean-Luc Mélenchon, qui a choisi de boycotter l’événement. Comme le centriste Jean-Christophe Lagarde, qui regrette que le chef de l’Etat « passe son temps à faire à la fois le travail de président de la République et de premier ministre ».

A l’Elysée, on est conscient du risque « d’interprétation négative », mais M. Macron et sa garde rapprochée ont choisi d’« assumer ». « Les deux discours du président et du premier ministre seront complémentaires. Chacun interviendra à son niveau », promet un proche du chef de l’Etat, espérant que les deux interventions coup sur coup vont créer un « effet de puissance » censé marquer les esprits avant le départ des Français en vacances.

En séminaire de travail vendredi et samedi à Nancy, le gouvernement a lui aussi tenté d’éteindre la polémique. M. Castaner a ainsi rappelé qu’avant la réforme constitutionnelle de 2008 (qui permet au chef de l’Etat de prendre la parole devant le Congrès), il était « d’usage » que « le président s’adresse à sa majorité » par un message lu par le premier ministre devant le nouveau Parlement.

M. Philippe lui-même est intervenu pour clore le débat : « Le président va fixer le cap lundi, moi j’expliquerai mardi comment on atteint ce cap », a-t-il expliqué. Quand on évoque les similitudes avec l’hyperprésidence de Nicolas Sarkozy, qui avait traité son premier ministre François Fillon de « collaborateur », l’entourage du chef du gouvernement désamorce. « Emmanuel Macron est dans une partition présidentielle. Nicolas Sarkozy, qui commentait les faits divers, ça n’avait rien à voir ! », assurent les proches de M. Philippe.

« Le pouvoir c’est lui »

Quoi qu’il en soit, le président ne s’embarrasse guère de mettre les formes avec l’autre tête de l’exécutif. Au point qu’il a choisi de se rendre dans le Finistère, mardi matin, quelques heures avant la prise de parole de M. Philippe devant l’Assemblée, pour visiter la base opérationnelle des sous-marins nucléaires de l’Ile Longue. Quand l’information a été rendue publique, vendredi 30 juin dans la soirée, les services de Matignon n’étaient pas au courant.

« La question que l’on peut se poser, c’est à quoi sert Edouard Philippe ? », s’interroge un ancien conseiller du précédent quinquennat, qui note, avec gourmandise : « C’est amusant de penser qu’Emmanuel Macron avait dit qu’il ne s’occuperait pas de tout ! Le pouvoir, c’est lui. Mais il doit faire attention à la connotation monarchique du quinquennat qui est en train d’imprimer. Le quinquennat de Sarkozy a été marqué par le “bling bling”. Macron pourrait se voir accoler l’image du monarque. »

Ce risque existe alors que l’opposition s’est emparée ce week-end d’une phrase prononcée jeudi 29 juin par M. Macron lors de l’inauguration de l’incubateur de start-up Station F, créé par Xavier Niel (actionnaire du Monde). « Une gare, c’est un lieu où on croise des gens qui réussissent et des gens qui ne sont rien », a déclaré le président, aussitôt accusé d’une forme de « mépris de classe » par ses adversaires.

Pour l’ancien ministre socialiste Thierry Mandon, l’interventionnisme appuyé du chef de l’Etat n’est pas un problème, mais pourrait le devenir à terme. « Il n’y a pas lieu de se scandaliser ou de hurler avec les loups. Emmanuel Macron veut endosser tous les pouvoirs, toutes les responsabilités. D’une certaine manière, il y a une cohérence : il assume ses pouvoirs, il ne triche pas », explique l’ex secrétaire d’Etat à la recherche. « Mais c’est aussi une prise de risque au regard de la complexité de la société d’aujourd’hui, qui réclame plus de participatif, moins de verticalité », poursuit-il.

Un danger souligné également par ce haut fonctionnaire, en première ligne sous la présidence de Nicolas Sarkozy, qui craint que l’omniprésidence de M. Macron empêche à l’avenir le gouvernement et le premier ministre de jouer le rôle de paratonnerre en cas de crise : « Emmanuel Macron veut prendre tous les pouvoirs, mais attention, le jour où il y aura des problèmes, il devra alors assumer toutes les responsabilités. »

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Vu sur instagram - ça sent l'été....

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"Bar séduire" au MAC VAL - vu hier

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Videos et photos : J. Snap

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A Versailles, Emmanuel Macron renoue avec le « droit de message » au Parlement

Par Patrick Roger - Le Monde

Le chef de l’Etat s’exprime aujourd’hui devant les députés et les sénateurs réunis en Congrès pour fixer les grands axes de sa présidence.

Emmanuel Macron sera, lundi 3 juillet, le troisième président de la République, depuis la révision constitutionnelle du 21 juillet 2008, à prendre la parole devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles. Avant lui, Nicolas Sarkozy avait utilisé pour la première fois, le 22 juin 2009, cette disposition introduite à sa demande dans la Constitution. Il avait alors tracé la feuille de route du nouveau gouvernement qui allait être composé le lendemain. François Hollande s’était, lui, adressé au Congrès le 16 novembre 2015, trois jours après les attaques terroristes de Paris et de Saint-Denis.

M. Macron sera le premier à utiliser cette procédure en début de législature, face à une Assemblée nationale récemment renouvelée et à un Sénat en passe de l’être, pour délivrer une sorte de « discours de la nation », alors que le premier ministre prononcera le lendemain, à l’Assemblée nationale, une déclaration de politique générale – lue parallèlement au Sénat – qui sera suivie d’un vote. La prise de parole du chef de l’Etat, si elle peut donner lieu à un débat hors de sa présence, ne fait l’objet d’aucun vote.

L’initiative de M. Macron a été fortement décriée. De nombreux acteurs et commentateurs politiques ont estimé que, en s’adressant aux parlementaires avant son chef de gouvernement, il ravalait ce dernier au rang de « collaborateur », lui infligeait une « humiliation ». Et un certain nombre de députés et de sénateurs de l’opposition ont indiqué qu’ils boycotteraient Versailles, tout en dénonçant le faste monarchique de cette intervention.

Ce faisant, même s’il profite de la possibilité que lui offre la Constitution révisée d’entrer directement en relation avec les assemblées, M. Macron ne fait que renouer avec un usage républicain : celui des messages présidentiels. Avant la réforme des institutions voulue par M. Sarkozy, l’article 18 de la Constitution voulait en effet que « le président de la République communique avec les deux assemblées du Parlement par des messages qu’il fait lire et qui ne donnent lieu à aucun débat ».

De Charles de Gaulle à Jacques Chirac, tous les présidents de la République ont usé de ce droit à plusieurs reprises – dix-huit au total –, et ils l’ont fait eux aussi généralement en début de législature, s’adressant aux assemblées avant que le locataire de Matignon ne prononce sa déclaration de politique générale. C’est M. Sarkozy qui a rompu avec cette tradition. Il préféra en 2007 faire venir à l’Elysée les parlementaires de sa seule majorité, faute d’avoir pu obtenir le consentement de l’opposition.

Quand François Hollande fut élu en 2012, certains purent penser qu’il allait renouer avec l’usage du message. D’autant plus que, pour la première fois dans l’histoire de la gauche, l’exécutif disposait d’une majorité dans les deux chambres. Tout à son désir d’installer une présidence « banale », il n’en fit rien, manquant peut-être ainsi l’occasion d’entrer dans la fonction. Et l’absence de message présidentiel passa dans l’indifférence générale.

L’origine des messages

La Constitution de 1958 de la Ve République avait maintenu, avant qu’elle ne soit révisée en 2008, l’interdiction pour le chef de l’exécutif de prendre la parole devant les parlementaires. Une proscription qui remonte à la « Constitution » de Broglie du 13 mars 1873, qui visait à empêcher Adolphe Thiers, premier président de la IIIe République, de s’adresser à une assemblée majoritairement monarchiste. Il s’agissait alors d’anéantir le pouvoir d’influence qu’aurait pu exercer l’ancien partisan de la monarchie parlementaire devenu républicain.

Aux termes de la loi de Broglie, le président de la République ne peut plus intervenir au Parlement que par l’intermédiaire des ministres, qui lisent ses messages. Sauf si, après avoir reçu une demande d’autorisation, la Chambre des députés accepte de suspendre ses travaux pour l’écouter, en renvoyant au lendemain la suite de ses débats. Une procédure qualifiée de « cérémonial chinois ». C’est ainsi que, dans la Constitution de la Ve République, subsiste un « droit de message » du président qui n’a pas été remis en cause, qu’il est d’usage que les parlementaires écoutent debout.

Les messages des cinq premiers présidents de la Ve République

Le général de Gaulle usera de ce droit à cinq reprises et prononcera en outre, le 23 avril 1961, en application de l’article 16 de la Constitution, un message à la nation après le putsch d’Alger, suivi d’un message au Parlement deux jours plus tard. Son premier message, adressé aux députés date du 15 janvier 1959, alors qu’il a été élu président de la République le 21 décembre 1958. Après sa lecture, par Jacques Chaban-Delmas à l’Assemblée et Gaston Monnerville au Sénat, l’ordre du jour appelle une communication du premier ministre, Michel Debré, sur son programme de gouvernement, suivie d’un débat et d’un vote.

De même, le message du 11 décembre 1962, adressé cette fois à la seule Assemblée nationale nouvellement élue à la suite de la dissolution de la précédente, le 10 octobre, sera suivi dans les quarante-huit heures d’une déclaration de politique générale du premier ministre, Georges Pompidou. Ce sera le dernier message du général de Gaulle au Parlement.

Après la démission de de Gaulle, faisant suite à l’échec du référendum du 27 avril 1969, son successeur, Georges Pompidou adresse un message aux députés et aux sénateurs dès le lendemain de son élection, le 25 juin 1969. La déclaration du gouvernement suivie d’un débat interviendra le lendemain, 26 juin. Georges Pompidou recourra à deux autres reprises aux messages présidentiels. Le 5 avril 1972, avant la présentation du décret soumettant à référendum l’élargissement de l’Europe des six à quatre autres pays. Et le 3 avril 1973, au lendemain de l’ouverture de la nouvelle législature. La responsabilité du gouvernement sur son programme n’est engagée que dix jours plus tard.

Le 30 mai 1974, Valéry Giscard d’Estaing crée la surprise en demandant que les députés restent assis pendant la lecture de son message, adressé trois jours après son installation officielle à l’Elysée et la nomination de Jacques Chirac à Matignon. Un signe qui se veut de modernité. Les sénateurs, eux, continueront à l’écouter debout. La déclaration de politique générale du gouvernement sera approuvée le 6 juin.

Le 8 juillet 1981, après l’élection de François Mitterrand, la dissolution de l’Assemblée élue en 1978 et l’élection d’une nouvelle donnant une majorité à la gauche, s’enchaînent le même jour le message du président de la République, lu à l’Assemblée nationale par son nouveau président, Louis Mermaz, et au Sénat par Alain Poher, puis la déclaration de politique générale du premier ministre, Pierre Mauroy, suivie d’un débat et d’un vote. François Mitterrand renoue, en quelque sorte, avec la dimension gaullienne qui imprégnait le message de 1959.

Mais lorsque la majorité de l’Assemblée nationale élue le 16 mars 1986 revient à la droite, augurant d’une première cohabitation avec Jacques Chirac à Matignon, le message adressé par François Mitterrand sera lu, le 8 avril, par Jacques Chaban-Delmas, redevenu président de l’Assemblée, à l’heure inhabituelle de 18 heures, comme pour signifier que le temps de l’exécutif et celui du législatif sont dissociés. Le lendemain du message présidentiel, le premier ministre prononce sa déclaration de politique générale. Si François Mitterrand adressera encore à quatre reprises un message au Parlement, il ne le fera pas à l’occasion de sa réélection, en 1988.

Jacques Chirac, entré officiellement en fonction le 17 mai 1995 à la présidence de la République, adresse un message au Parlement le 19 mai, lu par Philippe Séguin à l’Assemblée nationale et par René Monory au Sénat. Quatre jours plus tard, le premier ministre, Alain Juppé, prononce la déclaration de politique générale de son gouvernement. Réélu le 5 mai 2002, face à Jean-Marie Le Pen, Jacques Chirac attend le 2 juillet, premier jour de la session extraordinaire de la XIIe législature, où la droite dispose d’une majorité écrasante à l’Assemblée nationale, pour adresser au Parlement un message présidentiel lu par Jean-Louis Debré à l’Assemblée et par Christian Poncelet au Sénat. Jean-Pierre Raffarin, reconduit dans sa fonction de premier ministre, prononce sa déclaration de politique générale le lendemain.

Ce sera le dernier message de ce type, Nicolas Sarkozy ayant décidé de marquer une rupture en n’adressant pas de message après son élection. Pas plus que ne le fera François Hollande. Emmanuel Macron ne fait donc que renouer avec une tradition de la Ve République. Et, conformément à ce qu’avaient voulu ses prédécesseurs, le chef de l’Etat s’adresse dans un premier temps aux parlementaires pour fixer les grands axes de sa présidence, donner une cohérence d’ensemble à la politique qu’il souhaite voir mettre en œuvre. Avant que le premier ministre ne détaille, dans sa déclaration de politique générale, comment il entend mettre en œuvre la politique qu’il détermine et qu’il conduit, selon l’article 20 de la Constitution.

« On en revient aux fondamentaux, estime Denys Pouillard, directeur de l’Observatoire de la vie politique et parlementaire. Un message qui fixe le cap d’une légitimité issue des urnes et replace le premier ministre dans son rôle à la tête d’une majorité qu’il doit construire et d’une action pour laquelle il a été nommé et non élu. »

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Hôtel Crillon : J - 2

CRILLON

PAR MARION TOURS - Source : Le Point.fr

Après quatre ans de travaux, le mythique hôtel de la place de la Concorde, à Paris, rouvre ses portes le 5 juillet. Voici ce que l'on sait déjà.

17 000 mètres cubes de terre excavés, 6 000 mètres cubes de béton coulés, 147 métiers d'art, 250 sous-traitants, 500 personnes au plus fort du chantier, 600 matériaux (dont 40 marbres), 124 chambres (dont 43 suites), le tout sur une surface de 16 750 mètres carrés répartie sur sept niveaux au cœur de la capitale… C'est dire si la réouverture du Crillon, ce 5 juillet, est attendue. Qui plus est dans un contexte touristique morose où l'hôtellerie de luxe parisienne souffre depuis presque deux ans d'un déficit d'image et de fréquentation.

Il aura fallu quatre ans de travaux (titanesques) pour rénover le mythique hôtel et le propulser (enfin) dans le XXIe siècle. Car si l'établissement conservait un certain prestige et cultivait sa gloire passée – de Marie-Antoinette à Nelson Mandela –, il n'en restait pas moins dans son jus, fidèle à l'architecture que lui avait offerte en 1758 Ange-Jacques Gabriel (à qui l'on doit notamment le château de Versailles), puis Walter-André Destailleur, figure de la Belle Époque, qui le transformera définitivement en hôtel en 1909. L'enjeu était donc de taille : préserver l'identité du bâtiment (façades, salons de réception classés…) tout en le hissant parmi les enseignes les plus prestigieuses de la capitale, en tête desquelles le Ritz, le George V, le Plaza Athénée ou encore Le Meurice. Le propriétaire – le prince saoudien Mutaib Ben Abdullah Ben Abdulaziz – et son opérateur hôtelier – le groupe hongkongais Rosewood Hotels – ne cachent pas en effet leur ambition. Celle d'obtenir le titre de palace, distinction accordée aux établissements dits d'exception. Pour preuve, vingt-trois enseignes seulement, dont dix à Paris, s'enorgueillissent du précieux sésame en France.

Depuis sa fermeture en mars 2013, le Crillon n'a donc pas ménagé ses efforts, notamment dans son mode de gestion du personnel, maintenant et rémunérant ses salariés, les encourageant à vivre de nouvelles expériences, quitte à se perfectionner chez la concurrence. Ainsi Christopher Hache (une étoile Michelin à la fermeture de l'hôtel) a-t-il effectué un tour du monde des saveurs. Tandis que Jérôme Chaucesse, le chef pâtissier, en a profité pour préparer et remporter le concours de meilleur ouvrier de France 2015.

Restauré par Bouygues Bâtiment Île-de-France-Rénovation privée sous la houlette de l'architecte Richard Martinet (une pointure dans le domaine) et des Monuments historiques pour les parties classées, l'établissement s'est également alloué les services de plusieurs designers, fines fleurs de la déco, aux univers distincts mais complémentaires. À commencer par Aline d'Amman, directrice artistique du projet. Chahan Minassian, quant à lui, s'est vu confier le jardin d'hiver et le restaurant gastronomique, L'Écrin ; Tristan Auer, les couloirs et l'espace pour les hommes (avec barbier et salon cireur) ; et enfin Cyril Vergniol, toutes les chambres, à l'exception des suites Signature. Parmi elles, on retrouve les Grands Appartements imaginés par Karl Lagerfeld, dont l'une des chambres est dédiée à Choupette, la chatte – et muse à ses heures – du créateur.

Pour le reste, le Crillon abritera un bar, une brasserie, un cigar lounge, une piscine et un spa, pour la plupart ouverts à la clientèle extérieure. Car tel est aussi l'objectif de l'institution : « Faire en sorte que les Parisiens et les clients du monde entier s'y sentent bien, qu'ils aient la sensation d'entrer dans une résidence privée plutôt que dans un hôtel », conclut le directeur, Marc Raffray.

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