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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 11 septembre 2017

Fainéants de tous les pays…

L’appel à la manifestation lancé d’Athènes par Emmanuel Macron contre la loi travail est voué à rencontrer un remarquable succès. Voilà un homme qui, s’il n’avait pas été président, aurait fait un grand leader syndical… En fustigeant «les fainéants, les cyniques et les extrêmes» qui s’opposent à lui, il était sûr de réunir dans la rue une vaste coalition de Français. Certes, les cyniques s’abstiendront cyniquement de défiler et les extrêmes étaient extrêmement décidés à y aller de toutes manières. Mais c’est l’adjonction des «fainéants» qui donne à l’appel toute sa vigueur et toute sa profondeur. C’était en tout cas le meilleur moyen de faire nombre…

Après coup, l’entourage s’est répandu pour expliquer que le président n’avait pas visé les manifestants ou les syndicalistes, et encore moins les salariés en général, mais plutôt, comme il l’avait déjà fait, ceux qui, selon lui, n’ont pas fait les réformes, autrement dit ses prédécesseurs, leurs ministres ou leurs conseillers… parmi lesquels on trouve un certain Emmanuel Macron. Mais aujourd’hui lundi, le président lui-même a corrigé la correction – pauvres communicants ! – en déclarant crânement qu’il ne regrettait rien et que le mot «fainéant» visait «tous ceux qui s’opposent aux réformes» et donc, par définition, les manifestants.

Au fond peu importe : en politique, ce n’est pas l’intention qui compte, in fine, c’est l’effet produit. Or, le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il est désastreux. D’autres «fainéants» l’ont pris pour eux, dont Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, jusque là très modéré. Le chose est logique. L’adjectif fait partie des invectives les plus éculées qu’on entendait dans les cercles bourgeois d’antan, et qu’on entend peut-être encore.

Du coup, l’effet sur la manif de demain est garanti. Viendront bien sûr les «syndicalistes fainéants», qui passent leur temps à distribuer des tracts et à se réunir dans des salles enfumées au lieu de tenir leur poste. Se mobiliseront les «fonctionnaires fainéants» qui se parent de leurs manches de lustrine pour confectionner toute la journée des cocottes en papier. Se joindront encore les «ouvriers fainéants» jetés dans la paresse par les 35 heures ou les «chômeurs fainéants» grassement rémunérés par Pôle emploi, qui se prélassent jour et nuit en envoyant des CV sans réponse ou bien, pour occuper leur temps d’oisiveté, se rendent à des entretiens d’embauche sans résultat. Répondront enfin à l’appel tous les «gens qui ne sont rien», selon l’autre formule présidentielle, guère plus adroite, et qui forment la masse immense et indistincte des ratés, des losers, des bras cassés, des tocards, des sous-doués, des surclassés, de s ratatinés, bref de tous les exclus de la geste héroïque du macronisme triomphant. On voit que cela fait du monde… Mais comme la manifestation sera couverte par une horde archaïque de «journalistes ringards», selon la troisième formule du président délivrée pendant la campagne à son chroniqueur Philippe Besson, il n’y a pas lieu de s’inquiéter de ces remugles du «vieux monde»…

Il y a une part d’injustice dans cette affaire : Emmanuel Macron, avant sa sortie devant les Français de l’étranger, avait fait un bon discours sur l’Europe. Plusieurs propositions neuves y figuraient, notamment cette idée de présenter des listes transnationales, qui bouleverserait le jeu habituel des élections au Parlement de Strasbourg. Un seul mot a tout balayé. Mais c’est le revers d’une autre médaille : la parole transgressive, qui focalise le débat public. Emmanuel Macron doit précisément à ses transgressions, sur les 35 heures, sur les «illettrés», sur l’ISF («Cuba sans le soleil»), son émergence sur la scène politique. Comme souvent, le président qui vient d’être élu considère que sa méthode est la bonne (puisqu’il a été élu…) Du coup, il poursuit dans la même veine, quoi qu’en disent ses conseil lers en communication. Nicolas Sarkozy avant lui avait continué comme président à s’exprimer comme il faisait quand il était candidat (le «Kärcher», «j’y pense, pas seulement en me rasant», etc.). Mais une fois à l’Elysée, ce qui semblait provocation salutaire devient gaffe ravageuse. Vérité en deçà de l’élection, erreur au-delà… Laurent joffrin - Libération

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Les 500 ans du Havre

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Inauguré en 1961, le musée d’art moderne André Malraux abritel’une des plus riches collections françaises d’œuvres impressionnistes fauves, signées Boudin, Degas, Manet, Monet, Renoir, Pissaro, Dufy ou Van Dongen.

Tout en verre et métal, cet édifice à l’architecture novatrice construit en bord de mer, est l’œuvre des architectes Guy Lagneau, Michel Weill, Jean Dimitrijevic et Raymond Audigier. Il est chapeauté d’un paralume en aluminium imaginé par Jean Prouvé et sa façade est ornée d’une sculpture monumentale de Henri-Georges Adam, Le Signal. Cette œuvre pionnière en béton pèse 220 tonnes pour 23 mètres d’envergure.

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Le Havre. L'œuvre de Monet retrouve son décor originel

C'est ce tableau, « Impression, soleil levant », qui a donné son nom au mouvement des impressionnistes.

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« Impression, soleil levant », l'emblématique toile ayant donné son nom à l'impressionnisme, est exposée, depuis hier et jusqu'au 8 octobre, auHavre où l'avait peinte Claude Monet, il y a 145 ans, posté devant la fenêtre de sa chambre d'hôtel donnant sur le port.

La venue auHavre du célébrissime tableau constitue le dernier temps fort des festivités du 500e anniversaire de la création du port et de la ville. Le chef-d'oeuvre, qui ne sort que rarement de Paris, a été prêté par le musée Marmottan Monet.

Le tableau, installé seul le long de la grande paroi vitrée du musée d'art moderne André Malraux (MuMa) avec, en toile de fond, la mer et le mouvement des navires, est baigné par la lumière naturelle. Cette lumière normande, tant prisée par Monet et les autres impressionnistes. « Il a toute sa place ici », a reconnu Christian Châtellier, le restaurateur du tableau.

Véritable icône de la peinture moderne, cette huile sur toile de petite taille (50 cm de hauteur sur 65 cm de largeur) a été longtemps sous estimée. Son histoire a été précisément retracée et détaillée dans une exposition qui lui était consacrée à Marmottan, en 2014.

On s'accorde désormais pour considérer que Monet, revenu de Londres, brosse en très peu de temps, le 13 novembre 1872 au matin, ce qu'il voit depuis sa chambre, face au port, à l'hôtel de l'Amirauté, aujourd'hui disparu : des barques au premier plan, des quais, des écluses, des voiliers, l'ensemble enveloppé par la brume et les fumées et transpercé par un soleil orangé se reflétant sur l'eau.

Reconnaissance tardive

« C'est une peinture très fluide, esquissée, d'un seul geste rapide, qui pose le motif. Cela ressemble à la façon de peindre des Japonais », explique Géraldine Lefebvre, historienne de l'art havraise.

En 1874, Monet propose cinq toiles, dont celle-ci, pour une exposition à Paris d'une trentaine de peintres, en rupture avec l'académisme de l'époque. On lui demande un titre et il suggère « Impression ». Le rédacteur du catalogue de l'exposition rajoutera « soleil levant ». C'est en voyant ce titre que le journal satirique Le Charivari dénigrera ces peintres avant-gardistes, les qualifiant d'« impressionnistes ». Les artistes s'approprieront cette appellation, faisant fi de son caractère péjoratif. Mais, pour eux, ce tableau ne sera jamais un modèle. Il restera d'ailleurs longtemps oublié, dans des collections privées, avant d'être légué à Marmottan en 1940. L'intérêt pour les Impressionnistes en général, et notamment pour ce tableau, sera relancé dans les années 60 par les Américains.

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Tina Kunakey

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Le Crazy Horse est actuellement en AUSTRALIE !

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Corée du Nord : Washington diffuse un projet de résolution sur des sanctions à l’ONU

Un peu plus tôt dimanche, Pyongyang a menacé les Etats-Unis de représailles si jamais le projet de résolution américain aboutissait.

Les Etats-Unis ont diffusé dimanche 10 septembre à leurs quatorze partenaires du Conseil de sécurité de l’ONU un texte remanié sur un huitième train de sanctions sévères contre la Corée du Nord, selon des sources diplomatiques.

Ce projet de résolution est censé être désormais définitif jusqu’à une mise au vote voulue lundi après-midi par les Etats-Unis. Il prévoit un embargo « progressif » sur le pétrole destiné à Pyongyang et non plus un embargo total et immédiat comme le prévoyait le premier projet des Etats-Unis diffusé mercredi. Il comprend aussi une interdiction pour les Etats membres des Nations unies d’importer le textile nord-coréen comme le voulait à l’origine Washington.

Un texte adouci

En revanche, selon les mêmes sources, à l’issue de négociations ardues menées depuis quatre jours avec notamment Pékin et Moscou, les Etats-Unis ont dû adoucir leur texte d’origine sur la situation des travailleurs expatriés nord-coréens et l’inspection au besoin par la force de navires soupçonnés de transporter des cargaisons prohibées par les résolutions de l’ONU.

Parmi ses autres concessions, Washington a accepté de ne plus prévoir de gel des avoirs du dirigeant nord-coréen Kim Jong-Un, en raison d’une opposition de la Russie et de la Chine, selon des diplomates.

Le nouveau train de sanctions que les Américains veulent que l’ONU approuve au plus vite fait suite à un essai nucléaire nord-coréen mené le 3 septembre à un niveau inégalé et au tir d’un missile à moyenne portée à la mi-août ayant survolé le Japon.

Le Conseil de sécurité a déjà adopté sept trains de sanctions, chaque fois de plus en plus sévères, pour pousser la Corée du Nord à négocier ses programmes nucléaire et conventionnel. Ces derniers sont jugés menaçants pour la paix régionale et mondiale par la communauté internationale.

« Gangsters américains »

Dimanche, la Corée du Nord a averti les Etats-Unis qu’ils paieront le « prix » en cas d’aboutissement du projet de résolution américain au Conseil de sécurité des Nations unies.

« Le monde verra comment la République populaire démocratique de Corée [RPDC] dompte les gangsters américains, en prenant une série de mesures plus dures qu’ils ne l’ont jamais envisagé », a réagi un porte-parole du ministère des affaires étrangères, relayé par l’agence officielle nord-coréenne KCNA.

« La RPDC a développé et perfectionné l’arme thermonucléaire surpuissante comme un moyen de dissuader les actions hostiles croissantes et la menace nucléaire des Etats-Unis, et de désamorcer le danger d’une guerre nucléaire dans la péninsule coréenne et la région », a conclu la source nord-coréenne.

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Pascal André Heimlicher (photographe)

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Les 500 ans du HAVRE

CHIHARU SHIOTA - ACCUMULATION OF POWER (dans l'Eglise Saint Joseph)

Chicharu Shiota a habillé d'un tourbillon de laine rouge l’intérieur de l'église Saint-Joseph. L’artiste japonaise a coutume d’utiliser ce matériau comme moyen d'exploration des relations entre les êtres humains et leur sentiment d'appartenance. Elle a représenté son pays à la 56e Biennale de Venise en 2015 et son œuvre est exposée dans le monde entier.

«Une église est un lieu où les gens prient et se confessent. C'est également un lieu rempli d'énergie spirituelle, perceptible même pour les personnes qui ne sont pas croyantes. Dans mon esprit, chacun  conserve cette énergie au plus profond de soi. L'église, elle, symbolise un lieu de puissance collective, où se concentrent pensées, vœux, idées et prières.

Le tourbillon en laine rouge incarne ce pouvoir spirituel des personnes passées par l'église, accumulé comme dans une tempête. Sa position au-dessus de l'autel et du prêtre symbolise la puissance intérieure de ces personnes, chaque énergie individuelle venant renforcer l’ensemble » Chiharu Shiota

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Eglise Saint Joseph

Erigée en mémoire des victimes des bombardements de la Seconde Guerre Mondial, l'église Saint Joseph est considérée comme l'oeuvre majeure d'Auguste Perret (assisté de RaymondAudigier et des Georges Brochard). Elle domine la ville de sa tour lanterne octogonale en béton brut qui culmine à 107 mètres. A l'intérieur, la lumière du jour filtre à travers 12768 verres colorés conçus par le maitre verrier Marguerite Huré.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Perret

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Musée Camille Claudel à Nogent sur Seine

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http://www.museecamilleclaudel.fr/

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