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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 20 septembre 2017

Miley Cyrus pose pour David LaChapelle

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La tour Montparnasse, mal aimée, obtient une seconde chance

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Par Frédéric Edelmann - Le Monde

Une équipe française a été choisie pour métamorphoser le bâtiment : plus ouvert, plus écologique, plus végétal. Et, peut-être, enfin apprécié par les Parisiens.

Depuis quelques mois les bookmakers parisiens se frottaient les mains. Qui allait l’emporter des sept cents équipes inscrites, puis, après écrémage, des sept agences d’architecture invitées à plancher sur la « métamorphose » de la tour Montparnasse ? Un nombre finalement réduit à deux : l’une, américaine, baptisée Studio Gang, du nom de sa fondatrice Jeanne (prononcer Djini) Gang, née dans l’Illinois. Elle s’est fait connaître en 2010 par une tour de 86 étages, soit 262 mètres de haut, à proximité du lac Michigan et du Parc du Millenium, assez originale pour être alors sacrée gratte-ciel de l’année par l’association allemande Emporis.

L’autre challenger, et désormais lauréat depuis ce 19 septembre, histoire de casser le suspense, est un regroupement de trois agences d’architecture parisiennes dont les fondateurs sont nés dans les années 1970. Elle est baptisée pour la circonstance Nouvelle AOM, autrement dit « Nouvelle Agence pour l’opération Maine-Montparnasse ». Une appellation qui reprend celle de l’équipe des constructeurs en 1972, Agence architecturale de l’opération Maine-Montparnasse.

Regroupement de trois agences parisiennes

Si le Studio Gang avait pour lui d’être de Chicago, autrement dit la patrie incontestée des gratte-ciel au XIXe siècle, la Nouvelle AOM passe pour être composée de chouchous de la Mairie de Paris : Franklin Azzi Architecture, Chartier-Dalix et HardelLe Bihan Architectes.

Franklin Azzi est passé par l’agence Frédéric Borel puis par Architecture Studio, un autre des sept finalistes. Il a fait ou refait de nombreuses boutiques de mode à travers le monde, travaillé en Chine, à Dubaï, à Londres, construit d’assez nobles édifices à Paris et France, et sacrifié aux marottes de la Maire de Paris en investissant généreusement les quais de la capitale.

Pascale Dalix et Frédéric Chartier, qui ont marqué leur premier but avec le Boulodrome de Meaux récompensé par le Prix de la première œuvre 2009, sont passés auparavant par l’agence Dominique Perrault, un autre des sept concurrents pour la tour. On a pu les croiser chez les Suisses Herzog & De Meuron, puis s’étant établis, ils ont construit des écoles efficaces avant de se jeter à corps perdu dans le semi à tout va, sur les balcons, les toits et tout ce qui peut, dans un édifice, accepter fleurs ou légumes.

Mathurin Hardel et Cyrille Le Bihan (HardelLe Bihan architectes) sont enfin passés par l’atelier MVRDV, à Rotterdam, Claude Parent, Moatti et Rivière, Thomas Leeser (New York)… Un parcours de haut vol, et une formation sûre pour imaginer des projets sans excès de végétation.

Face à des concurrents difficiles à battre

Les trois équipes se sont ainsi retrouvées, passablement jeunes, face à des agences considérées comme difficiles à battre. Sauf que pour le projet Montparnasse, elles semblent avoir jeté l’éponge un peu vite, comme si elles n’y avaient pas cru.

Architecture Studio a adopté une posture inhabituellement banale, quand ils sont connus pour des « gestes » volontiers provocants. Dominique Perrault, l’auteur de la BNF a accolé une seconde tour, beaucoup plus haute et qui semble prendre la « vieille » par le cou. A ce détail près, un peu malpoli, sa proposition était l’une des plus élégantes, rappelant les premières esquisses.

Ma Yansong, aujourd’hui l’un des plus célèbres chinois de la nouvelle génération, habituellement proche des modèles élastiques de Zaha Hadid, a sorti une décoration piteuse, et sans esprit. OMA, l’agence mondialement connue de Rem Koolhaas (PaysBas) seul lauréat du Pritzker Prize (2000), est parvenue au plus moche des projets qu’elle ait jamais pu rêver, après, nous a-t-on dit, une proposition initiale ludiquement égayée par une grande roue.

Reste PLP Architecture (Londres), conduits par Lee Polisano, David Leventhal, Karen Cook, Fred Pillbrow et Ron Bakker, qui ont comme particularité commune d’être des transfuges d’une des plus grosses entreprises architecturales du monde, la firme américaine KPF (Kohn Pedersen and Fox). Depuis, ils passent pour avoir édifié à Amsterdam la tour de bureaux la plus écologique de la planète, voire « la plus intelligente jamais construite ».

« Des traces d’amiante »

Au regard des propositions concurrentes, celle de la Nouvelle AOM apparaît comme la plus pertinente, et en tout cas la plus susceptible d’obtenir l’approbation des Parisiens comme de la mairie. L’Ensemble immobilier tour Maine-Montparnasse (EITMM), qui regroupe les 40 propriétaires de la tour stricto sensu, et plus largement les 273 propriétaires d’un complexe qui regroupe la gare, le parvis, la « petite » tour carrée, les sous-sols commerciaux, etc., est le véritable décideur de ce concours comme de ceux qui doivent intervenir dans les mois à venir.

On le voit dans la composition d’un jury qui regroupe a minima Jean-Louis Missika, adjoint au maire chargé de l’urbanisme, de l’architecture et des projets du Grand Paris, Alaf Gabelotaud, conseillère de Paris et présidente du Pavillon de l’Arsenal, Frédéric Lemos, président du syndicat des copropriétaires, Gilles Vuillemard, président du syndicat des copropriétaires, et Patrick Abisseror, président de la structure projet Demain Montparnasse.

Les copropriétaires affirment que 92 % de l’amiante présente a été traitée et que 250 millions d’euros ont été affectés à ces travaux. « Il ne reste des traces d’amiante que dans des parties techniques ou non fréquentées par le public », déclarent-ils. Ils se moquent peu ou prou de l’amiante, dont la tour était truffée. Problème manifestement pris en charge par l’EITMM.

Ils ont ainsi réagi à la volonté de certains candidats aux élections de détruire l’ensemble immobilier (en particulier Nathalie Kosciusko-Morizet), en pleine affaire autour de son désamiantage. S’abritant derrière le droit de propriété, les copropriétaires soulignent qu’il faudrait invoquer « une décision d’expropriation pour cause d’utilité publique motivée par une raison de fond grave et étayée, et non une préoccupation d’ordre esthétique » : « Il n’y a donc aucun péril. » Or, dans l’hypothèse d’une destruction, le montant minimum des travaux serait de 800 millions d’euros.

L’achèvement des travaux espéré pour 2023 ou 2024

Ce sont les copropriétaires aussi qui financeront l’opération à 100 %, soit plus de 300 millions d’euros hors taxes. Des travaux qui devraient débuter en 2019. Pour un achèvement espéré en 2023, ou au plus tard 2024… pour participer aux Jeux olympiques.

La première des qualités du projet Nouvelle AOM, en ce début de XXIe siècle, est le dispositif écologique qui la fait, au sens propre, respirer, et au-delà, répondre naturellement aux besoins de chaleur ou de froid. La deuxième qualité est sa réponse au moins programmatique.

Contraints par un profil dont les qualités restent à démontrer, Mathurin Hardel fait remarquer au Moniteur des travaux publics que la marque de fabrique du bâtiment réside « dans ses deux galbes et ses deux dièdres. Au-delà, la métamorphose sera complète : d’opaque, énergivore, amiantée, monofonctionnelle la tour deviendra claire, bas carbone, économe et capable d’offrir de nouveaux usages ». Pour Franklin Azzi, « l’idée est d’en faire une tour vivante 24 heures/24 et un lieu de multi-destinations, afin d’y faire venir les Parisiens. On souhaite donc les faire profiter d’espaces extérieurs. »

En pratique, l’élargissement des quatorze premiers étages permettra de casser la course des vents qui glissent aujourd’hui, de haut en bas, le long des façades, et donc de rendre le parvis plus confortable. Au-delà, sur toute la hauteur, chacune des pointes de la tour accueillera une loggia agrémentée de plantations. Dans le même esprit qui conduit à installer un jardin au quatorzième niveau, la tour sera plus haute de 18 mètres et son nouveau sommet accueillera une « serre agricole ». Même si la tour reste en partie inoccupée, les architectes assurent que leurs plans permettront de doubler l’occupation du bâtiment. Ils proposent ainsi la création d’un hôtel entre les 42e et 45e étages.

Une histoire tourmentée

Avec la tour Montparnasse, on revient de loin. Son design original (1968), à quelques pas du cimetière du même nom, et la couleur sombre du verre qui la recouvrent rappellent une pierre tombale, tandis que son vieillissement assumé donne l’image d’un cendrier au lendemain d’une soirée arrosée. Dès sa naissance, un bruit aimable courut, affirmant que la plus belle vue de Paris est celle qu’on a en haut de la tour : c’est le seul endroit d’où on ne la voit pas.

Et comme pour mieux l’enterrer, en 2008, une association liée au tourisme l’élut comme la construction la plus laide du monde après la mairie de Boston. L’histoire de l’édifice aura été tourmentée, et agitée. On en prend la mesure dans l’ouvrage de Sylvie Andreu et Michèle Leloup, La Tour Montparnasse 1973 - 2013, Je t’aime… moi non plus (Editions de la Martinière, 2013).

L’opération s’inscrit dès le départ dans la géographie du grand patron de l’époque, l’architecte chargé du plan d’urbanisme directeur de Paris, Raymond Lopez, et de son adjoint Michel Holley, responsables heureux des grands massacres patrimoniaux de l’époque et, plus grave, de toutes les grandes zones urbanisées, comme le 13e arrondissement, le Front de Seine, les Halles ou, bien sûr, le quartier Montparnasse. Petite musique de l’époque, écrite par Lopez : « Pauvre vain peuple dont les réactions préfabriquées sont affublées du titre ronflant “d’opinion publique” et dont le goût consiste à louer systématiquement tout ce qui est vieux ou semble vieux et à dénigrer systématiquement tout ce qui est nouveau ou semble nouveau. »

Les grands patrons des Beaux-Arts, Eugène Baudoin, Urbain Cassan, Louis Hoÿm de Marien, Roger Saubot, vont dessiner la tour qui sera le phare d’un projet qui comprend aussi nouvelle gare, des hôtels, des commerces, un centre commercial, une piscine, des logements et des bureaux, bref le symbole d’un Paris « moderne ». Dans les premières esquisses de 1958, il n’y a pas de tour mais André Malraux, alors ministre de la culture, jouera un rôle décisif dans la construction de ce « moderne campanile ». La maquette lui est présentée en 1959 et, reçue avec enthousiasme, la tour de 210 m sera terminée.

Verre clair et corbeille de « légumes » sur le toit

En juin 2016, un concours d’architecte – « Demain Montparnasse » – est lancé par l’EITMM en vue de moderniser et transformer la tour d’ici 2024, avec un budget estimé à 500 à 700 millions d’euros. Selon les initiateurs du projet, « il s’agit de la mettre aux standards de demain et, ainsi, de lui redonner ce caractère de modernité qu’elle représentait il y a quarante ans ». L’architecte Jean-Marie Duthilleul est le conseil de l’EITMM pour cette opération. Il explique que la forme même de la tour pourrait changer : « Toutes les propositions sont possibles, on accepte les surprises. Pourquoi pas des balcons ou des occlusions dans la façade ? Pourquoi pas une coiffe pour en finir avec ce toit plat ? »

Par chance, au-delà des fantaisies végétales qui d’ailleurs se partagent en deux catégories – celles qui relèvent de la communauté, et celles qui relèvent de chaque propriétaire, libre donc de choisir des géraniums plutôt que des pétasites japonica – l’équipe lauréate a travaillé un profil intelligent et aussi sage que celui de leurs concurrents était déraisonnable.

La corbeille de « légumes » placés sur le toit sera sans doute un « signal fort » pour l’avenir de la mairie. Son rappel au quatorzième rappellera que rien, à Paris, ne saurait être impossible. Mais surtout le dessin des façades, passé du marron éteint, presque noir, à ce type de verre clair qu’on trouve heureusement de plus en plus souvent dans ce genre de constructions, devrait donner un beau sentiment d’espoir aux électeurs de la maire de Paris. On note ici le rapprochement de la jeune génération Nouvelle AOM avec celle de Renzo Piano, et notamment avec la tour qu’il a construit pour le New York Times à Manhattan.

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Extraits de plusieurs shootings - Galeries de portraits

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Addiction à l'internet ?

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ONU : Macron défend une vision du monde aux antipodes de celle de Trump

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Par Marc Semo, New York, envoyé spécial -Le Monde

Le président français a notamment prévenu que dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien serait une « lourde erreur ».

Ce discours, Emmanuel Macron, plus encore qu’à son habitude, l’a travaillé et retravaillé, jusqu’au dernier moment. C’était sa première intervention à une Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies, et donc un moment fondateur de sa présidence. A Athènes, face à l’Acropole, il avait exposé, au début de septembre, sa vision de la démocratie et de l’Europe. Là, face aux représentants de cent quatre-vingt-treize pays, dont cent trente chefs d’Etat, réunis à New York mardi 19 septembre, le président français a exposé, sur un ton lyrique et passionné, une vision du monde opposée en tout point à celle avancée deux heures plus tôt par son homologue américain Donald Trump.

Elle se fonde avant tout sur le multilatéralisme, la concertation entre les nations, le respect des accords – celui de Paris sur le climat ou celui de Vienne sur le nucléaire iranien –, sur la primauté de l’action diplomatique pour résoudre les crises, y compris les plus préoccupantes, comme celle créée par la course à l’arme atomique de la Corée du Nord. M. Macron se pose aussi comme la voix des sans-voix, qu’il a énumérés dans une anaphore : Bana, la petite Syrienne d’Alep ; Ousman, le jeune Malien ; Kouamé, le migrant arrivé en Europe au péril de sa vie. Et tant d’autres.

« Partout où le multilatéralisme se dote des armes de son efficacité, il est utile », a argué le président français, regrettant que trop souvent « nous laissons s’installer l’idée que le multilatéralisme est une activité confortable pour diplomate assis et que nous sommes plus crédibles et plus forts en agissant de manière unilatérale ». L’allusion aux rodomontades du président américain, menaçant le « méchant régime » de la Corée du Nord d’une totale destruction ou contre l’Iran, est explicite ; même s’il ne nomme jamais le locataire de la Maison Blanche, avec qui il entretient des relations plutôt chaleureuses, sans pour autant cacher ses désaccords.

Vieux monde contre nouveau monde

C’est le vieux monde – centré sur les Etats, les rapports de puissance, la défense prioritaire des intérêts nationaux – contre le nouveau monde – interconnecté, mondialisé, conscient que les grands défis communs, la lutte contre le réchauffement climatique ou les développements, ne peuvent s’affronter qu’ensemble.

« Le monde multipolaire qui est aujourd’hui le nôtre nous oblige à réapprendre la complexité du dialogue mais aussi sa fécondité », a notamment souligné le chef de l’Etat, qui a appelé à la fin de ses trente-cinq minutes d’intervention – dix de moins que M. Trump – « à réconcilier notre intérêt et nos valeurs, notre sécurité et le bien commun de la planète ». Ces derniers sont les fondamentaux qui inspirèrent la naissance de l’Organisation des Nations unies au sortir de la seconde guerre mondiale. Les droits humains, la liberté et notamment celle de la presse. Il a appelé « à la désignation d’un représentant spécial des Nations unies pour la protection des journalistes dans le monde, car rien, ni le durcissement du monde, ne saurait justifier la réduction de cette liberté ».

Redonner du sens au projet onusien, c’est aussi œuvrer pour son adaptation aux nouvelles réalités. Tout en rappelant son soutien au projet ébauché par le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, M. Macron a aussi insisté sur la nécessité d’une réforme du droit de veto au Conseil de sécurité « afin qu’il ne soit plus paralysé face aux massacres ».

L’anti-Trump

Point par point, sur la plupart des dossiers les plus chauds, le président français défend des positions aux antipodes de celles de M. Trump. Quand celui-ci insiste sur « l’Amérique d’abord », celui-là rappelle que « l’indépendance réside aujourd’hui dans l’interdépendance ».

A propos de la Corée du Nord, tout en soulignant l’urgence de bloquer le programme nucléaire d’un régime qui refuse de négocier, M. Macron insiste sur la pression des sanctions et le nécessaire engagement de Moscou et de Pékin, principaux partenaires économiques du régime, pour forcer Pyongyang à s’asseoir à la table des négociations. A la tribune, il a rappelé son opposition à l’escalade militaire, « parce que la carte montre toute la complexité d’une intervention militaire ».

DÉNONCER L’ACCORD SUR LE NUCLÉAIRE IRANIEN SERAIT « UNE LOURDE ERREUR »

Même pragmatisme s’agissant de Téhéran. Dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien, comme menacent de le faire les Etats-Unis, serait « une lourde erreur », a lancé M. Macron, tout en laissant la porte ouverte à des discussions pour prolonger la portée du texte au-delà de 2025. « Notre engagement sur la non-prolifération a permis d’obtenir un accord solide, robuste, qui permet de vérifier que l’Iran ne se dotera pas de l’arme nucléaire. Le dénoncer aujourd’hui sans rien proposer d’autre serait une lourde erreur, ne pas le respecter serait irresponsable, parce que c’est un accord utile, essentiel à la paix », a-t-il dit.

Même opposition frontale à propos de l’accord de Paris sur le climat. « Cet accord ne sera pas renégocié, il nous lie (…), nous ne reculerons pas », a déclaré le président de la République, ajoutant qu’il « respect[ait] profondément la décision des Etats-Unis ». Et de souligner les effets déjà bien perceptibles et dévastateurs du réchauffement climatique. « Les plus fragiles sont les premières victimes, mais nous sommes tous frappés par l’emballement du climat », a-t-il expliqué, soulignant que « détricoter l’accord serait détruire un pacte entre les Etats et les générations ».

L’« échec collectif » en Syrie

Tragédie qui se poursuit depuis plus de six ans, la guerre de Syrie a été l’un des premiers sujets évoqués par M. Macron, qui a appelé la communauté internationale « à prendre acte de son échec collectif et à s’interroger sur ses méthodes ». Paris veut reprendre l’initiative dans ce dossier-clé, y compris pour la sécurité nationale, car « agir pour la paix en Syrie c’est agir pour le peuple syrien mais aussi contre le terrorisme islamique ».

L’idée est de relancer la recherche d’une solution politique, sur la base de la résolution 2254 des Nations unies de décembre 2015, en prenant l’initiative de mettre sur pied un « groupe de contact » entre les cinq membres permanents du Conseil de sécurité – Chine, Etats-Unis, France, Grande-Bretagne, Russie –, qui doivent se réunir jeudi à l’ONU au niveau ministériel. « La solution sera politique et non militaire », a insisté le président français qui, tout en revendiquant de ne plus faire du départ du président Bachar Al-Assad le préalable à de vraies négociations, a rappelé que celui qu’il a épinglé comme « un criminel » devrait rendre des comptes à la justice internationale. Sur ce dossier comme sur les autres, l’important est d’agir ensemble.

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Brigitte Bardot

BB

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Claudia Schiffer

La galerie Camera Work, à Berlin, ouvre cette semaine une exposition dédiée à l’actrice et mannequin allemande Claudia Schiffer. Cette exposition collective, en hommage à Claudia Schiffer et sa collaboration avec les plus célèbres photographes, comprend cent photographies et représente probablement la plus grande exposition qui lui est consacrée. Un livre photo éponyme est publié par Rizzoli Publishing House (édition internationale) et Prestel Publishing House (édition allemande). Après sa percée en tant que modèle à l'âge de dix-sept ans, Claudia Schiffer célèbre cette année son trentième anniversaire dans le mannequinat. À ses débuts, déjà ses premières photographies avec Ellen von Unwerth la rendent célèbre et suscitent l'intérêt de nombreux créateurs de mode, dont Karl Lagerfeld. Dans les années 1990, Claudia Schiffer apparait comme membre du célèbre groupe de super mannequins avec Cindy Crawford, Tatjana Patitz, Naomi Campbell et Christy Turlington. La sélection des photographies exposées couvre une période allant de la fin des années 1980 à 2011 et présente des photographies de mode, des portraits et des nus célèbres. Plus de quinze artistes montrent leurs images dans lesquelles ils présentent l'élégance, la dignité et la compréhension artistique de Claudia Schiffer. Les photographies d'Ellen von Unwerth soulignent le sex-appeal de Claudia Schiffer, Miles Aldridge joue avec sa mutabilité, Herb Ritts fait l'éloge de sa beauté classique et Camilla Akrans fait référence à l'histoire de l'art. La diversité des photographies montre la carrière de Claudia Schiffer et souligne son rôle essentiel dans l'histoire de la culture de la mode. De plus, les travaux révèlent également la synergie exceptionnelle qu’elle pouvait avoir avec les photographes.

Claudia Schiffer

Du 23 septembre au 11 novembre 2017

CWC Gallery

Auguststrasse 11–13

10117 Berlin

Allemagne

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http://camerawork.de/en/

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Aux Nations unies, Donald Trump défend une souveraineté à géométrie variable

Par Gilles Paris, New York, envoyé spécial - Le Monde

Le président américain a violemment attaqué la Corée du Nord, l’Iran ou encore le Venezuela, dans son premier discours à l’Assemblée générale de l’ONU.

Donald Trump a parlé au monde, mardi 19 septembre. S’exprimant pour la première fois devant l’Assemblée générale des Nations unies, à New York, il s’est efforcé de donner corps à ce qui pourrait constituer sa doctrine. Dans les affaires intérieures américaines, le trumpisme tel qu’il se dégage de premiers mois difficiles puise à plusieurs sources qui le singularisent par rapport aux administrations républicaines précédentes. La vision du monde exposée mardi, centrée sur l’exaltation de la « souveraineté », un terme répété vingt et une fois par le président, découle du même processus d’hybridation, très souvent au risque de la cohérence.

Face au National Mall, Donald Trump avait marqué les esprits lors de son discours d’investiture, le 20 janvier, par la noirceur du tableau dressé d’un « carnage américain ». Dans l’enceinte des Nations unies, il a récidivé en estimant que certaines régions étaient sur le point de « sombrer en enfer », et par la violence de ses attaques. Il n’est en effet pas courant qu’un Etat membre de l’ONU, a fortiori le plus puissant, menace de « détruire totalement » un autre pays devant ses propres représentants.

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Le « rocket man » nord-coréen et sa « mission suicide »

Le président Donald Trump a franchi ce pas en promettant de passer à l’acte si son pays est obligé un jour « de se défendre ou de défendre [ses] alliés » contre Pyongyang. M. Trump s’est d’ailleurs inspiré de ses messages agressifs publiés sur son compte Twitter pour estimer à propos de Kim Jong-un que ce dernier, qualifié comme dimanche de « rocket man » (homme-fusée) en allusion à la multiplication des essais balistiques, s’est engagé « dans une mission suicide ».

M. Trump s’est ensuite tourné vers l’Iran, autre « Etat voyou », qui figurait déjà comme la Corée du Nord dans « l’axe du mal » défini en 2002 par George W. Bush dans le contexte de la guerre contre le terrorisme. Dénonçant une « dictature » qui se défie de son propre peuple, le président a éreinté une nouvelle fois l’accord de 2015 sur le programme nucléaire de Téhéran, considéré comme « une honte ». « Nous ne pouvons pas respecter un accord s’il sert à couvrir l’éventuelle mise en place d’un programme nucléaire », a-t-il assuré alors que l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) assure que le régime iranien respecte ses engagements.

Pivotant vers Cuba et surtout le Venezuela, dans un lointain écho à des propos qu’aurait pu prononcer Ronald Reagan au début des années 1980, le président a assuré que « partout où le socialisme ou le communisme ont été appliqués, ils ont apporté l’angoisse, la dévastation et l’échec ».

Face au climat de guerre civile qui paralyse ce pays d’Amérique latine et qui a précipité l’imposition de sanctions par Washington, « nous ne pouvons pas rester sans rien faire ». « En tant que voisin et ami responsable, nous devons avoir un but » : que les Vénézuéliens puissent « récupérer leur liberté, remettre le pays sur les rails et renouer avec la démocratie », a-t-il ajouté, en se disant prêt à « de nouvelles actions », sans en préciser la nature, pour le cas où le président vénézuélien, Nicolas Maduro, persiste dans la voie visant à « imposer un régime autoritaire ».

« Souveraineté », « sécurité », « prospérité »

Ces charges vigoureuses ont pu donner l’illusion d’une ambition de la part du président des Etats-Unis d’endosser le costume de « gendarme du monde » à rebours de la tentation isolationniste esquissée par son slogan de campagne « l’Amérique d’abord ». Elles ont masqué la réaffirmation, dans la continuité cette campagne, d’une vision du monde centrée sur la promotion de la « souveraineté » nationale, pilier avec « la sécurité » et « la prospérité » d’un ordre fondé sur « un grand réveil des nations ».

Cette défense de la souveraineté a conduit M. Trump à une critique à demi-mot de la Russie à propos de l’annexion de la Crimée et de Chine pour sa volonté d’hégémonie maritime. Cependant, Moscou et Pékin n’ont été nommément cités qu’à l’occasion d’un hommage à leurs votes en faveur de sanctions contre Pyongyang, en août et en septembre.

« En tant que président des Etats-Unis, je mettrai toujours l’Amérique en premier, tout comme vous, car les responsables de vos pays devront toujours mettre vos pays en premier », a-t-il assuré. « Améliorer les conditions de vie de nos peuples exige aussi que nous travaillions ensemble dans une étroite harmonie et une unité pour créer un avenir plus sûr et pacifique pour tout le monde », a poursuivi M. Trump, sans détailler comment la somme d’intérêts particuliers pourrait automatiquement favoriser le bien commun.

Lorsqu’il a évoqué le rôle des Nations unies dans la crise nord-coréenne, M. Trump a d’ailleurs eu une formule curieuse en demandant de voir comment « elles s’y prendront », comme si son pays n’en était pas l’un des principaux acteurs.

Les menaces agitées contre la Corée du Nord, l’Iran et le Venezuela ont prouvé que M. Trump pouvait avoir une conception à géométrie variable de ce principe de souveraineté, et se montrer sélectif dans la dénonciation des autoritarismes. Cette contradiction n’a pas été la seule, loin de là.

Un « réalisme basé sur les principes »

Le président qui n’a cessé de dénoncer le concept de « regime change » qui accroît selon lui l’instabilité internationale, l’a défendu pour ces mêmes pays, en le justifiant par des arguments (« l’oppression », « l’emprisonnement des réformateurs ») qui auraient trouvé toute leur place dans un discours prononcé par un néoconservateur. Il en a été de même avec la dénonciation de la présence au sein du Conseil des Nations unies pour les droits de l’homme de pays parmi les plus répressifs.

Le mépris manifesté mardi par le président des Etats-Unis à l’égard de l’accord sur le nucléaire iranien plaide plutôt pour qu’il refuse de certifier au Congrès que Téhéran respecte les termes de l’accord comme il doit le faire avant le 15 octobre, selon les termes d’une loi votée en 2015. Une telle remise en cause sans aval de l’AIEA ne pourra cependant qu’affaiblir le discours américain sur la nécessaire « dénucléarisation » par la négociation pourtant appelée de ses vœux par M. Trump.

De même, l’occupant du bureau Ovale s’est livré à un rappel vibrant du plan Marshall « bâti sur l’idée noble que le monde entier est plus sûr lorsque les nations sont fortes, indépendantes et libres » qui est apparu comme un éloge involontaire du « nation building ». Ce thème avait également été pris pour cible pendant la campagne au motif qu’il détournerait les États-Unis de l’impératif de « l’Amérique d’abord ».

Nul doute que l’accent mis sur la souveraineté trouvera un écho favorable aux Etats-Unis auprès de la base électorale du président. Cette dernière ne déplorera certainement pas son omission du dossier du climat, ou bien celle du sort de la minorité musulmane des Rohingya de Birmanie, qui aurait pu pourtant illustrer une formule de M. Trump à propos de la Corée du Nord : « Lorsque des peuples et des nations honorables deviennent des témoins passifs de l’histoire, les forces de destruction ne font que gagner en pouvoir et en force. »

Lors de son discours de Riyad, en Arabie saoudite en mai, M. Trump s’était fixé comme cap un « réalisme basé sur les principes ». Une formule répétée mardi, mais sans doute encore trop ondoyante pour espérer convaincre.

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