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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 12 mars 2018

Décès de Hubert de Givenchy

Le couturier Hubert de Givenchy est mort. Son style incarné par Audrey Hepburn à fait le tour de la planète. Un grand nombre de grands noms de l'âge d'or de la haute couture est décédé ce week-end à 91 ans.

givenchy

Le couturier Hubert de Givenchy est mort. Son style incarné par Audrey Hepburn à fait le tour de la planète. Un grand nombre de grands noms de l'âge d'or de la haute couture est décédé ce week-end à 91 ans.

L’empreinte du fondateur, l’aristocrate protestant, réside dans une extrême élégance, tient à une précision chirurgicale dans le dosage des effets. Ni trop, ni trop peu. Balenciaga, son maître, lui faisait observer : « Piquer une fleur, surcharger d’un détail, ce n’est pas de la couture. Mais faire une robe toute simple où il n’y a rien qu’une ligne, c’est de la grande couture. » Hubert de Givenchy libère la femme corsetée de l’après-guerre avec une désinvolture très étudiée, une fluidité dans la silhouette amincie. Les encolures se dépouillent, les dos blousent, les lignes tombent précises sur les étoffes légères. Le jeune couturier innove en ajoutant du confort dans la mode. Précurseur du prêt-à-porter de luxe, il invente chez Schiaparelli, où il officie pendant quatre ans, le fameux « separate », une ligne de coordonnés -blouse, jupe, veste et pantalon -, que les clientes peuvent accessoiriser au gré de leur humeur.

Le talent perce, dès la première collection du couturier en février 1952, détecté par l’œil averti d’Hélène Lazareff, la directrice de Elle, ou celui de Carmel Snow, grande prêtresse du Harper’s Bazaar. Un défilé tout en noir et blanc où évoluent les piquantes amies du couturier parmi lesquelles Bettina Graziani qui donnera son prénom à une pièce destinée à devenir culte, la blouse Bettina.

À quoi tient le succès ? «À l’amitié », aurait répondu Hubert de Givenchy. La trajectoire du sobre provincial (issu de l’ancienne noblesse du Nord, ce natif de Beauvais y avait installé son usine de parfums) est intimement mêlée à celle d’Audrey Hepburn. C’est elle, l’espiègle actrice aux yeux de biche, qui incarnera à la perfection et avec une fidélité exemplaire le style Givenchy. Elle, qui forgera sa notoriété aux États-Unis où se concentre alors 70 % de sa clientèle. Parmi les tenues mémorables de l’actrice, la robe en organdi noir et blanc brodée de fleurs du film Sabrina de Billy Wilder ou le fourreau en soie cloquée assorti d’une capeline et de lunettes noires dans Diamants sur canapé. C’est elle encore, l’amie, la muse, qui prête gracieusement son image à l’Interdit, l’une des toutes premières fragrances de Givenchy.

Un maître, Balenciaga

Autre rencontre décisive, celle de Cristobal Balenciaga. Le disciple qui rêvait de commencer sa carrière chez le célèbre Espagnol croise son maître par un hasard mondain à New York, en 1953. Une profonde estime liera les deux couturiers. Tour à tour, Balenciaga ouvre ses salons d’essayage à son protégé, lui trouve des locaux voisins des siens à Paris, sur l’avenue George-V, l’encourage à lancer des parfums et lui offre même de recruter ses ouvrières. Et quand, en mai 1968, il décide de fermer sa maison de couture, Cristobal Balenciaga recommande Givenchy à ses bonnes clientes.

Je n’ai jamais voulu d’une maison de haute couture classique

Hubert de Givenchy

Ah, les clientes ! Toute sa carrière, Hubert de ­Givenchy la consacre à ces femmes riches et célèbres, à l’excentricité réjouissante, dans les manières desquelles il puise à l’envi son inspiration. Plus que le couturier, il est le confident de ces extravagantes, le complice des soirées chics et parfois même le conseiller en décoration. Lui, ce descendant qui se serait plu en architecte était réputé pour son goût raffiné en matière de mobilier dont il collectionnait les pièces du XVIIIe comme celles de l’ébéniste Boulle, savamment mélangées à des œuvres d’art contemporain. Ses amies avaient pour nom Hélène Rochas, la duchesse de Windsor, la comtesse Bismarck, Beatriz Patino, Lauren Bacall ou la milliardaire Bunny Mellon, à qui une chambre de son manoir du Jonchet en Touraine était réservée. Les femmes ont beaucoup compté dans la carrière de ce bel homme, à la stature proche des deux mètres, à commencer par sa mère, jeune veuve qui lui inculqua l’élégance. C’est cette légendaire distinction, cultivée dès l’enfance, qui auréole toute la vie de l’un des derniers grands noms de l’âge d’or de la haute couture.

Ces dernières années, le couturier français s’était investi dans différentes expositions consacrées à son travail. En octobre, à l’occasion de la rétrospective Hubert de Givenchy sise à la Cité de mode et de la dentelle de Calais (62), il confiait encore, dans nos colonnes : « Je n’ai jamais voulu d’une maison de haute couture classique. Mon rêve était de créer une grande boutique, où les femmes pourraient s’habiller avec imagination et simplicité. Des vêtements faciles à porter, même en voyage, réalisés dans des tissus ravissants mais peu coûteux.» Un manifeste qui résonne tant avec notre époque.

Les premières réactions de la Maison à la suite de la disparition de son fondateur

«La Maison Givenchy rend hommage à son fondateur, Hubert de Givenchy, personnalité incontournable du monde de la haute couture française, symbole de l'élégance parisienne pendant plus d'un demi-siècle. Aujourd'hui encore, son approche de la mode et son influence perdurent. Dès sa première collection haute couture, en 1952, Hubert de Givenchy a défendu le principe des separates. Deux ans plus tard, il devenait le premier créateur à lancer une ligne de prêt-à-porter de luxe. Il a également révolutionné la mode internationale en créant des silhouettes à l'élégance intemporelle pour Audrey Hepburn, son amie et sa muse pendant plus de quarante ans. Son œuvre demeure aussi pertinente aujourd'hui qu'alors. Son départ laisse un grand vide au sein de la Maison et du monde de la mode.»

Bernard Arnault, Président-Directeur Général du groupe LVMH, déclare : «Je suis profondément attristé du décès d’Hubert de Givenchy. Parmi les créateurs qui ont définitivement installé Paris, à partir des années 1950, au sommet de la mode mondiale, Hubert de Givenchy a donné à sa maison de couture une place à part. Tant dans les robes longues de prestige que dans les tenues de jour, Hubert de Givenchy a su réunir deux qualités rares : être novateur et intemporel. J’adresse à sa famille et à tous ceux qui l’ont connu mes plus sincères condoléances.»

Clare Waight Keller, directrice artistique de Givenchy

«Je suis profondément triste d’apprendre la disparition d’un grand homme, d’un artiste, que j’ai eu l’honneur de rencontrer et dont je me suis rapprochée depuis mon arrivée chez Givenchy. Hubert de Givenchy n’était pas seulement l’une des personnalités les plus influentes de l’histoire de la mode, dont l’héritage continue de nourrir la création aujourd’hui, mais aussi l’un des hommes les plus élégants et charmants qui soit. La définition même, selon moi, d’un vrai gentleman qui restera dans mes pensées pour toujours. J’adresse mes condoléances les plus sincères à ses proches.»

carla et givenchy

Carla Bruni en mariée avec Hubert de Givenchy

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Erdeven - plage de Kerhilio

erdeven kerhillio

erdeven

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Festival Européen de la Photo de Nu - ARLES - save the date

 

Ma série " Les SaugreNUES " sera exposée au Festival européen de la photo de Nu à Arles (France) du 8 au 13 mai. My series "Nudicrous" will be exhibited at the European Festival of Nude Photography in Arles (France) from May 8 to 13. https://irvingstgarp.wixsite.com/pictures/ #irvingstgarp #photography #photo #foto #photographer #belgique #belgium #belgianartist #madeinBelgium #photographe #photographie #photographebelge #humour #humourbelge #humor #belgianphotographer #Canon #5DMarkII #myfeatureshoot #Fisheyelemag #nu #nude #nudité #nudity #artnudes #fepn



10 Likes, 1 Comments - Irving S. T. Garp (@irvingstgarp) on Instagram: "Ma série " Les SaugreNUES " sera exposée au Festival européen de la photo de Nu à Arles (France) du..."

 

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LA PHOTOGRAPHIE FRANÇAISE EXISTE… JE L’AI RENCONTRÉE à la MEP

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 Dominique Issermann

gerard rondeau mepGérard Rondeau

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Pierre et Gilles

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 Orlan

salgado mep

 Salgado 

 

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Paris vu du ballon Generali

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Théâtre. De l'Art ou du cochon ?

Article de Jean Luc Wachthausen

Vingt ans après sa création, Charles Berling, Jean-Pierre Darroussin et Alain Fromager reforment le trio de la pièce à succès de Yasmina Reza.

Le décor - un intérieur stylisé chic, doté de panneaux coulissants et de belles lumières - n'a pas changé et on retrouve avec jubilation ce trio masculin qui s'empoigne pour un tableau – croûte ou oeuvre d'art ?

Les euros ont remplacé les francs et le tableau en question vaut 30.000  €. C'est tout. Vingt ans après, la mise en scène de Patrice Kerbrat est toujours là, élégante, fluide, respectueuse des moindres détails de cette comédie dramatique qui a triomphé dans le monde.

Après Pierre Vaneck, Fabrice Luchini et Pierre Arditti, suivis par Michel Blanc, Jean Rochefort et Jean-Louis Trintignant, c'est au tour de Charles Berling/Marc, Jean-Pierre Darroussin/Yvan et Alain Fromager/Serge de reprendre le flambeau.

Un monochrome blanc déclenche les hostilités

Ce dernier, dermatologue passionné d'art contemporain, vient justement d'acheter un monochrome blanc dont le prix paraît exorbitant à son meilleur ami, Marc, ingénieur aéronautique, paradoxalement allergique à toute modernité. Il en parle à Yvan, le troisième de la bande, représentant en papeterie, qui s'en moque. Pour tout dire, il pense d'abord à son futur mariage et n'a aucun avis sur la question. De plus, il déteste les conflits mais va vite se retrouver au milieu des deux et prendre même un coup sur la tête en voulant s'interposer.

« Tout çà pour çà, un tableau ! », nous dit Yasmina Reza au fil de dialogues au couteau, pas seulement drôles. La mélancolie pointe son nez et l'amitié qui lie les personnages se fissure sous nos yeux.

Marc traite le tableau de « merde » et parle d'art entre guillemets, comme le titre de la pièce. Rien à sauver chez lui, son jugement est sans appel ni réflexion. Qu'importe les arguments de son ami Marc qui vibre totalement devant ce monochrome blanc.

En l'espace d'une heure trente, Yasmina Reza a l'art de sonder le coeur de ces trois hommes embarqués dans cette brouille qui paraît infantile sans l'être.

Il y est question d'un sentiment noble, l'amitié, dans laquelle viennent se mêler la passion et ses désordres qui détruisent cette belle complicité. Cette histoire qu'elle a réellement vécue avec un ami médecin, elle la restitue avec son talent de dialoguiste, d'auteure de théâtre, passant de l'essentiel au futile.

Le talent des trois comédiens qui ont, chacun, un premier rôle, fait le reste et nous entraîne jusqu'à un dénouement doux-amer : Jean-Pierre Darroussin est irrésistible de drôlerie dans son long monologue tandis que Charles Berling fait preuve d'insolence et de brutalité face à un Alain Fromager, séduisant et à fleur de peau.

« Art » Théâtre Antoine 14, Bd de Strasbourg.75010 Paris.

Du mardi au samedi 21 h, samedi et dimanche 16 h.

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Extrait d'un shooting - nu avec locomotive

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Emmanuel Macron et Brigitte en Inde...

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Comme un lundi...

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Ren Hang (photographe)

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