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... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 14 mars 2018

Mort de Stephen Hawking

Astronomie - Nécrologie : Le physicien Stephen Hawking, auteur d’« Une brève histoire du temps », est mort à 76 ans

Par Pierre Le Hir, avec Pierre Barthélémy - Le Monde

Paralysé par une maladie dégénérative depuis les années 1960, le scientifique britannique, spécialiste des trous noirs, était le plus connu du grand public.

Il a quitté le fauteuil roulant où était cloué son corps souffreteux pour rejoindre, peut-être, une dimension de l’espace-temps où son esprit vagabondait avec une absolue liberté. Le physicien et cosmologiste britannique Stephen Hawking, le plus célèbre scientifique contemporain, est mort à 76 ans, a annoncé sa famille mardi 13 mars.

« Nous sommes profondément attristés par la mort aujourd’hui de notre père adoré. (…) C’était un grand scientifique et un homme extraordinaire dont le travail vivra encore de nombreuses années », ont écrit ses enfants Lucy, Robert et Tim dans ce texte publié par l’agence britannique Press Association.

Stephen Hawking était un paradoxe. Son nom est mondialement connu du grand public, alors même que ses incursions dans les méandres de la cosmologie – entre Big Bang, trous noirs et singularités astrophysiques – ne pouvaient être suivies que par une poignée de théoriciens de haut vol. Cette renommée, il la doit d’abord à un best-seller planétaire, Une brève histoire du temps, paru en 1988 et vendu à plusieurs millions d’exemplaires.

Une icone

Il la doit aussi au contraste, qui pouvait provoquer le malaise autant que la fascination, entre une terrible infirmité physique, qui l’avait réduit à ne plus pouvoir s’exprimer qu’à l’aide d’un unique doigt valide – puis d’une contraction de la joue – actionnant un synthétiseur vocal, et une exceptionnelle puissance intellectuelle, doublée d’un robuste sens de l’humour. Cette dualité, portée chez lui à son paroxysme, en a fait une icône. Le symbole de la victoire de la pensée sur la chair, à l’image de l’éclat d’un visage d’éternel étudiant que n’arrivait pas à flétrir le rictus de lèvres muettes.

Né le 8 janvier 1942 à Oxford, le jeune Stephen Hawking ne montre guère de prédispositions pour l’école, exerçant plus volontiers son imagination à inventer des jeux de société aux règles subtiles. Ce qui ne l’empêche pas de prendre goût aux sciences physiques, qu’il étudie à partir de 1959 à l’université d’Oxford.

Il y révèle une intelligence, mais aussi une curiosité et une ténacité hors du commun. « A la fin des trois années que nous avons passées ensemble, nous étions tous d’accord pour dire qu’il était la personne la plus brillante que nous ayons jamais connue, relate l’un de ses condisciples, Gordon Berry, professeur de physique atomique à l’université de Notre-Dame (Indiana). Un jour, nous nous aperçûmes à quel point nous étions ignorants en matière d’art. Une à deux semaines plus tard, il était devenu un expert. Sa chambre était remplie de livres empruntés à la bibliothèque. »

De Oxford à Cambridge

Pour le reste, « Steve » ne se distingue en rien des autres étudiants. Il consacre volontiers ses nuits au bridge et, dans l’équipe d’aviron universitaire, tient la place de barreur, sa constitution chétive l’empêchant de manier les rames.

En 1962, il part étudier la cosmologie à l’université de Cambridge, où il commence une thèse sur la relativité générale. C’est là que sa maladie, annoncée par des troubles moteurs croissants, est diagnostiquée : sclérose latérale amyotrophique, encore appelée maladie de Charcot. Une dégénérescence des neurones conduisant à la paralysie. Les médecins ne lui donnent pas plus de deux ou trois années à vivre.

Le jeune homme surmontera le choc et déjouera les pronostics. « Il me semblait un peu absurde de faire mon travail de recherche parce que je ne comptais pas vivre assez longtemps pour finir mon doctorat. Cependant, à mesure que le temps passait, la maladie semblait ralentir. (…) Je me suis fiancé à une jeune femme nommée Jane Wilde. Cela me donnait une raison de vivre, mais cela voulait aussi dire qu’il fallait que je trouve du travail si nous voulions nous marier », raconte-t-il dans son autobiographie, Qui êtes-vous Mister Hawking ?

Etude des trous noirs

Suivent des années d’une très grande fécondité. Avec son collègue Roger Penrose, il établit, dans un théorème qui porte leurs noms, que la relativité générale d’Albert Einstein implique que l’espace et le temps ont comme origine le Big Bang, et comme fin les trous noirs. Ce que les cosmologistes nomment des « singularités » : des points de densité et de courbure de l’espace-temps infinis.

Il concentre alors ses travaux sur les trous noirs, ces objets galactiques massifs dont le champ gravitationnel est si intense que, selon la mécanique classique, aucune matière ni aucune lumière, happées comme par un aspirateur géant, ne devraient pouvoir s’en échapper. En appliquant les lois de la mécanique quantique, il montre qu’en réalité, ces sombres béances peuvent émettre une radiation. Ce phénomène, baptisé « rayonnement de Hawking », ou encore « évaporation des trous noirs », sera l’une de ses percées théoriques les plus importantes.

 

La question de l’information portée par ce rayonnement reste l’une des grandes énigmes de la physique moderne. En 1997, Hawking prendra le pari, contre le physicien John Preskill de l’université Caltech (Californie), que l’information sur la matière avalée par un trou noir est irrémédiablement perdue. Sept ans plus tard, il reconnaîtra son erreur – si l’on attendait que le trou noir disparaisse, l’information sur la matière engloutie serait restituée – et il remettra à Preskill son prix : une encyclopédie du base-ball.

« Théorie du tout »

Entre-temps, il prend, en 1979 – trois siècles après Isaac Newton –, la chaire de mathématiques de Cambridge, qu’il quittera fin 2009. Et il travaille à une « théorie du tout », unifiant les grandes forces fondamentales et livrant la clé ultime de l’Univers. Tout en s’interrogeant sur la possibilité de voyager dans le temps et sur l’existence d’univers multiples.

Près de vingt ans après le foudroyant succès de sa Brève histoire du temps, sa fille Lucy le convainc, en 2007, de se mettre à la portée des enfants, en rédigeant, avec l’aide d’un de ses anciens thésards, un ouvrage d’initiation, Georges et les secrets de l’Univers, premier volet d’une trilogie.

Les distinctions pleuvent. Nommé Commandeur de l’Empire britannique en 1982, il reçoit, en 2006, la Médaille Copley, la plus prestigieuse distinction scientifique décernée par la Royal Society de Londres.

Au faîte de sa notoriété, Hawking affichait une distance lucide vis-à-vis du « battage » dont il était l’objet de la part des médias. « Je suis certain que mon handicap a un rapport avec ma célébrité, confiait-il sur son site Internet. Ils ont besoin d’un personnage à la Einstein auquel se référer. Mais, pour les journalistes, me comparer à Einstein est ridicule. Ils ne comprennent ni le travail d’Einstein, ni le mien. »

Une partie de poker avec Newton et Einstein

Et, à ces journalistes, il disait de sa voix métallique : « Partout dans le monde, les gens me reconnaissent et veulent être photographiés à mes côtés. Ils veulent un héros de la science, comme l’était Einstein. Je corresponds au stéréotype du génie handicapé dans le fait que je suis clairement handicapé. Mais je ne suis pas un génie comme Einstein l’était. »

C’est pourtant lui qui, dans un recueil de grands textes de physique et d’astronomie publié en 2003, Sur les épaules des géants, se posait implicitement en héritier de Copernic, Galilée, Kepler, Newton et Einstein. Lui aussi qui, dans un épisode de la série Star Trek, disputait une partie de poker avec Newton et Einstein. Peu avare de son image, il est également apparu dans plusieurs épisodes des Simpson. Et il a prêté sa voix, digitalisée, à la chanson Keep talking des Pink Floyd.

Célébrité trop envahissante ? Handicap trop lourd à supporter pour ses proches ? Son ménage n’y a pas résisté : en 1990, il s’est séparé de son épouse Jane et s’est remarié, en 1995, avec l’une de ses infirmières.

Quatre brèves minutes, Stephen Hawking avait pu, en 2007, s’évader de son fauteuil. Le temps de huit vols paraboliques en apesanteur, dans un avion spécialement aménagé. Il conservait des photos de cette échappée dans son bureau de Cambridge, en bonne place aux côtés d’un poster de Marilyn Monroe.

La même année, il s’était porté candidat à un vol spatial. « Il se peut que nous n’atteignions jamais la fin de notre quête, une compréhension complète de l’Univers », avait-il dit un jour. Ajoutant : « Dans un sens, je m’en réjouis. Une fois la théorie ultime découverte, la science ressemblerait à l’alpinisme après la conquête de l’Everest. L’espèce humaine a besoin d’un pari intellectuel. Cela serait ennuyeux d’être Dieu et de n’avoir rien à découvrir. »

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Au cinéma...

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LE PLUS GRAND MUSÉE DE STREET ART À BERLIN

Ich Bin ein Street Art ! 

De 1970 à 2018, il était grand temps de faire entrer l’histoire de l’art urbain dans un musée et ainsi lui apporter une reconnaissance aux yeux de tous. Dans le quartier de Schönenberg, Berlin peut se targuer d'avoir le plus grand musée d'art urbain du monde depuis le 16 septembre 2017 : le Museum for Urban Contemporary Art.

Sur deux niveaux, aussi bien sur les murs intérieurs que sur les façades extérieures, l’histoire du Street art, ses pratiques et son évolution sont expliquées. De jeunes pousses et grands noms tels que Shepard Fairey, Vhils, Felipe Pantone, Blek le rat, se partagent l’espace du musée.

L’initiative artistique revient à Urban Nation qui a réuni plus de 100 œuvres, afin de promouvoir la diversité artistique, mais aussi la préserver. Face à la commercialisation croissante de l’art urbain et son appropriation par la publicité et les marques, le musée souhaite protéger le courant artistique, tant pis si quelques voix ont pointé du doigt son installation permanente qui détruirait l’esprit premier subversif.

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Nécrologie : Le couturier Hubert de Givenchy est mort à l’âge de 91 ans

Par Carine Bizet - Le Monde

Hubert de Givenchy symbolisait l’élégance à la française. Avec lui disparaît un des derniers grands témoins de l’âge d’or de la haute couture.

L’homme le plus élégant de la mode française, Hubert Taffin de Givenchy, est mort à l’âge de 91 ans. « M. de Givenchy s’est éteint dans son sommeil le samedi 10 mars 2018. Ses neveux et nièces et leurs enfants partagent sa douleur », écrit son compagnon, le couturier Philippe Venet, dans un communiqué. Avec lui disparaît un des derniers grands témoins de l’âge d’or de la haute couture française, qui brilla dès la fin de la seconde guerre mondiale, ainsi que l’incarnation d’un style de vie privilégié et raffiné.

Hubert de Givenchy naît le 20 février 1927, à Beauvais, dans une famille protestante de la vieille noblesse française. Son père meurt alors qu’il n’a que 2 ans, et le petit garçon grandit en admirant sa mère, une belle femme élégante et sophistiquée dont il a hérité l’allure naturelle et un physique de star hollywoodienne.

Son grand-père, conservateur de la manufacture de Beauvais et de celle des Gobelins, collectionne des tissus et des costumes du monde entier qui fascinent l’enfant. Celui-ci doit décrocher de bonnes notes pour avoir le droit d’admirer ces trésors. Son goût des toilettes et des belles matières a donc tout le loisir de se développer, même si on le destine plutôt à une carrière d’avocat. Mais le jeune adolescent Hubert de Givenchy découvre l’œuvre impressionnante et sculpturale du couturier espagnol Cristobal Balenciaga et décide que là sera son destin. II fera même une fugue à Paris dans l’espoir de rencontrer son idole et de lui montrer ses dessins.

L’escapade n’atteint pas son but mais le jeune homme déterminé finit par vaincre les réticences familiales : à 17 ans, en 1945, il s’installe à Paris pour suivre les cours de l’Ecole des beaux-arts et trouver du travail dans les maisons de couture qui refleurissent dans la capitale libérée. Doué, élégant, cultivé et bien élevé, Hubert de Givenchy s’intègre vite dans ce milieu symptomatique d’une époque. La couture parisienne est alors un véritable bouillon de cultures et de pedigrees singuliers : aristocratie plus ou moins désargentée venue de toute l’Europe et de Russie, artistes, galeristes, illustrateurs, couturiers forment un microcosme plein de vie qui porte avec fierté mais discrétion les stigmates d’une histoire tumultueuse.

« Enfant terrible de la couture »

Le jeune homme rejoint successivement les ateliers de Jacques Fath puis de Robert Piguet et Lucien Lelong, autant de noms aujourd’hui relégués aux ouvrages d’histoire de la mode. En 1946, après l’Occupation, l’illustrateur René Gruau lui présente l’extravagante italienne Elsa Schiaparelli, la couturière liée au mouvement surréaliste de retour des Etats-Unis. Ils s’entendent à merveille et Hubert de Givenchy deviendra même le directeur artistique de sa boutique place Vendôme.

En 1952, voyant le succès de son ami Christian Dior, Hubert de Givenchy décide de lancer sa propre maison. Il a 24 ans. Sa première collection de haute couture est présentée en février de l’année suivante, ouverte par un top-modèle à la taille extrafine et à la chevelure d’un roux flamboyant : Bettina Graziani, qui restera une de ses mannequins fétiches.

La jeune femme apparaît dans une blouse de dentelles anglaises aux couleurs contrastées qui portera bientôt son nom et sera la première d’une série de blouses-signatures pour la maison. Avec cette collection, le couturier lance aussi sa grande idée : des pièces séparables que les femmes peuvent réassembler à leur goût, en fonction de leurs besoins. L’idée est simple mais moderne à une époque encore dominée par les silhouettes compliquées et corsetées.

Ce premier triomphe lui vaudra l’étiquette d’« enfant terrible de la couture », un titre qui peut faire sourire, d’autant que le but du jeune couturier n’est pas de jouer les rebelles mais simplement de veiller au confort de ses clientes tout en cherchant à les embellir. L’année 1953 est déterminante : Hubert de Givenchy rencontre deux de ses plus fidèles amis. L’actrice Audrey Hepburn entre dans sa vie et il la confond d’abord avec la grande Katharine Hepburn car on lui a simplement annoncé la venue de « Miss Hepburn ». La jolie brune à la silhouette déliée de ballerine est venue convaincre le couturier de l’habiller pour Sabrina (1954), de Billy Wilder, qu’elle s’apprête à tourner. Le couturier français ne résiste pas longtemps à celle qui devient sa muse.

Débute alors une relation amicale et professionnelle qui durera quatre décennies (jusqu’au décès de l’actrice en 1993). Ses robes à l’élégance simplissime vaudront un Oscar à Sabrina, remis à la costumière Edith Head, star de la discipline, qui avait refusé de voir le nom du couturier figurer au générique du film. Peu importe, celui-ci signera de fait bien d’autres tenues pour son amie, à la ville mais aussi au cinéma, dont la célèbre robe noire trois trous portée dans Diamants sur canapé qui deviendra une signature du style Givenchy comme du style Audrey.

La même année, Hubert de Givenchy rencontre, enfin, son idole : Cristobal Balenciaga qui devient bientôt son mentor et un ami proche, l’influençant sans doute dans son goût des architectures simples et souples qui jamais n’écrasent le corps. Quand Cristobal ferme sa maison de couture en 1968, il dirige ses fidèles clientes vers les ateliers du jeune Français. Hubert de Givenchy est alors une star : les années 1950 et 1960, avec leur goût du glamour raffiné, des « fêtes jet-set » où l’on veut briller mais pouvoir bouger, sont favorables au style qu’il impose.

Couture sophistiquée et moderne

Chez lui, on vient chercher de belles robes noires toutes simples ou d’opulents fourreaux aux couleurs puissantes et aux volumes fluides ; il emprunte volontiers les tissus des chemises d’hommes pour faire des blouses ou des robes mais il n’a pas peur des broderies et imprimés singuliers bien dosés, inspirés de sa grande culture de l’histoire de l’art. Givenchy est alors synonyme d’une couture parisienne, sophistiquée et moderne, que son auteur incarne également avec sa haute silhouette (il culmine à plus de 1,90 m) au style toujours aussi impeccable que ses manières.

Mais Hubert de Givenchy n’est pas qu’un homme du monde, c’est aussi un des créateurs les plus innovants de son époque. Il est un des premiers à se lancer dans le prêt-à-porter, à décliner des lignes de licences. Dès 1957, il crée un premier parfum, L’Interdit, dédié à Audrey Hepburn qui sera la première actrice à incarner une fragrance (gratuitement de surcroît). En 1986, venu chercher en Californie de nouveaux mannequins, en rêvant de beauté à la Veronica Lake, il est séduit par de jeunes modèles afro-américains qui présenteront sa collection de haute couture, malgré les doutes de certains membres de son entourage. Sur un vol du Concorde, il découvre une hôtesse qui défilera bientôt pour lui, puis pour Yves Saint Laurent : Mounia, une des premières top-modèles noires.

Quand il n’habille pas Audrey Hepburn, Jackie Kennedy, Liz Taylor, Farah Diba ou la duchesse de Windsor, il « habille » l’hôtel Hilton de Bruxelles ou l’intérieur de la Ford Lincoln Continental Mark V. Hubert Givenchy est un esthète, c’est un art de vivre autour du beau qu’il a construit, pas seulement une maison de couture.

De tout cela on est bien renseigné, mais la vie privée du maître, elle, est un mystère. Il ne s’est jamais marié, n’a pas d’enfants et l’ellipse sur le sujet est respectée comme rarement autour de ce personnage public. Sans doute son éducation est-elle contagieuse. En 1988, après plus de quarante-cinq ans de carrière, Hubert de Givenchy prend en tout cas une grande décision : il vend sa maison à ce qui sera bientôt le surpuissant groupe de luxe LVMH avant de prendre sa retraite en 1995. Jusque-là emblème d’un certain classicisme français, la griffe passe bientôt entre les mains des « enfants du siècle » qui la pousseront dans un nouveau cycle révolutionnaire : John Galliano, Alexander McQueen puis Riccardo Tisci façonneront Givenchy pour le nouveau siècle.

L’érudit

Un cycle naturel semble s’être achevé en douceur. Le fondateur de la maison, lui, peut se consacrer à ses domaines, ses collections, d’autres sources de beauté et d’intérêt jamais épuisées pour lui. Entre son domaine de Romilly-sur-Aigre dans le Perche, son manoir du Jonchet (Eure-et-Loir) et son appartement du 7e arrondissement à Paris, sont répartis de riches ensembles d’œuvres d’art et d’objets précieux, l’œuvre de son autre vie. Braque, Picasso, Giacometti, des meubles XVIIIe siècle composent le décor de la vie quotidienne d’Hubert de Givenchy l’érudit.

De 1997 à 2001, il devient président de la division française de Christie’s France. Il est aussi président et fondateur de la fondation Cristobal Balenciaga Museoa. La mode, elle, oublie un peu cet homme (trop ?) discret qui sort peu, s’exprime peu sauf quand c’est nécessaire, comme à l’occasion de la promotion de son livre To Audrey with Love, rempli de croquis de robes imaginées pour son amie, sorti chez Imagine Editions en 2014. Peu d’ouvrages lui sont consacrés : une seule vraie biographie par Jean-Noël Liaut (Grasset, 1999) et un documentaire en 2015 signé Eric Pellerin retracent son parcours.

En 2017, la Cité de la dentelle, à Calais, lui consacrait une rétrospective loin de la gloire parisienne. Cette forme d’éclipse ajoute un peu de mystère à la légende Hubert de Givenchy alors que l’époque est hypercommunicante. L’homme ne s’y reconnaissait pas d’ailleurs et déplorait poliment le laisser-faire de la mode d’aujourd’hui ainsi que le crépuscule de la haute couture telle qu’il l’a connue. Mais il n’y avait aucune amertume ni aucun regret chez ce gentleman, conscient des privilèges que lui a offerts la vie, et heureux d’en avoir joui.

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Exposition de Lee Jeffries "Portraits" @ Galerie Mathgoth

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Extrait d'un shooting - fétichisme

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