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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 30 mai 2018

Miss Tic

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Erik Madigan Heck : Old future

La photographie de mode a cent ans. Depuis les premiers clichés du baron de Meyer et d’Edward Steichen, elle a suivi des chemins variés. Pendant longtemps, ce n’était que dans les pages d’un magazine, ou peut-être sur le mur d’une chambre d’adolescente, que l’on pouvait apercevoir une photo de mode. Mais les choses ont changé. Les musées organisent des expositions importantes, les galeries et les salles des ventes vendent des tirages, et les éditeurs sortent régulièrement de nouveaux titres consacrés à la photographie de mode. Les images iconiques de grands noms tels que Horst P. Horst, Erwin Blumenfeld, Irving Penn, Guy Bourdin, Richard Avedon ou encore Helmut Newton font désormais partie de notre héritage culturel et leurs œuvres se vendent à des prix records. On ne considère plus la discipline comme un passe-temps frivole mais une véritable forme artistique.

Sous cet éclairage, le langage visuel du photographe américain Erik Madigan Heck est spectaculaire. Au fil d’une carrière somme toute assez courte, il a développé une façon bien à lui de regarder la mode. Un simple coup d’œil à son ouvrage Old Future, publié cette année par Thames & Hudson et auquel une exposition zurichoise est consacrée, suffit à mettre en évidence sa signature, un traitement clair et unique des couleurs et des motifs. La série reproduite ici a été publiée par le New York Times Magazine en avril 2017. Heck avait eu l’idée de créer un portfolio sur Comme des Garçons, pour accompagner le lancement de l’exposition de Rei Kawakubo au Metropolitan Museum of Art, et de le publier dans un magazine qui en principe n’accorde aucun espace à la mode. C’est un exemple parfait de son fonctionnement – travailler avec un magazine extérieur à cet univers, et se concentrer sur le travail de Rei Kawakubo, une styliste qui s’attache à aller au-delà de la mode et exprimer des images abstraites plus qu’à dessiner des vêtements.

Soutenu par le New York Times Magazine et Comme des Garçons, Erik Madigan Heck réalise six tableaux pour la collection Automne 2017. Minimalistes, épurées, ses photos entrent en résonnance avec la palette des pièces dessinées par Rei Kawakubo. Intitulée Future of Silhouette, la série repousse les limites de la photographie de mode. Le visage blanc de Saskia de Brauw apparaît ici et là, sur un corps légèrement décalé en termes d’échelle, un corps fait de formes comme étirées, en expansion. L’histoire de la photographie de mode atteste du fait que le pendule a toujours hésité entre la beauté naturelle et la beauté artificielle. Et pourtant, l’obsession du corps sain – qui se doit d’être mince, jeune et exempt d’imperfections – a perduré. Ici, le corps prend une autre direction : depuis quarante ans, Rei Kawakubo remet tout en question. Cette collection travaille les matériaux bruts, que la styliste appelle des « non-tissus ». Les photographies de Heck transcendent tout ce qui a été fait jusque-là. Dans ses images méticuleusement composées et soulignées de couleurs vives, la frontière entre le vêtement et le fond s’estompe, jouant avec l’idée de silhouettes « futures ».

À la fois créative et commerciale, la photographie de mode est pétrie de paradoxe : produite sur commande, tout en générant des images progressistes, expérimentales et artistiques, elle représente à la fois la haute couture et la culture populaire. Considérée comme un art, elle n’en demeure pas moins une industrie, au service d’une autre – haute couture, prêt à porter, accessoires ou produits cosmétiques. Les photographes, tout comme les couturiers, produisent des œuvres qui démontrent que la beauté n’a rien de fixe et se meut en permanence. Rei Kawakubo elle aussi démontre que cet idéal est en constante évolution. Cette obsession commune de la métamorphose s’affiche clairement dans les photos créées par Heck pour Comme des Garçons.

Le photographe collabore avec des artistes qu’il admire, dans les univers de la mode et de l’art. Rei Kawakubo en fait partie. « Lorsque j’ai commencé à faire des recherches sur les différentes marques et leurs stylistes – des plus en vue aux plus obscurs – j’en suis venu à voir la mode comme un art à part entière, avec son propre langage, ses codes esthétiques et ses potentiels de création », écrit-il dans Old Future. Il serait sûrement d’accord pour affirmer que la photographie de mode est la petite sœur de l’art moderne.

Au xxe siècle, il était fréquent que les photographes passent du monde de l’art à celui de la mode. Edward Steichen, cofondateur avec Alfred Stieglitz de la parution Camera Work, joua un rôle actif au sein de la galerie new-yorkaise 291, qui fut la première à exposer de l’art moderne dans le début des années 1900 ; Man Ray et Erwin Blumenfeld entretenaient des liens étroits avec les peintres dadaïstes ; George Hoyningen-Huene suivit les enseignements des artistes André Lhote et Man Ray, et William Klein ceux d’André Lhote et Fernand Léger ; Horst P. Horst fut l’assistant de Le Corbusier et travailla aux côtés de Salvador Dali. Heck, lui aussi, explique qu’il s’est toujours tourné vers la peinture pour le guider dans l’usage des couleurs. Parmi ses influences, il ne nomme aucun photographe mais plutôt des peintres tels qu’édouard Vuillard, Edgard Degas, Peter Doig, Marlene Dumas et Gerhard Richter. Pour lui, « l’art est un continuum à partir duquel on doit construire ».

Nathalie Herschdorfer

Nathalie Herschdorfer est auteure et historienne de la photographie.

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L'Ukraine affirme avoir mis en scène la mort d'un journaliste russe critique du Kremlin pour piéger Moscou

journaliste russe tué

Mardi soir, la police ukrainienne avait annoncé que le reporter de 41 ans avait été abattu de plusieurs balles dans le dos en arrivant à son appartement à Kiev.

C'est une histoire digne d'un film. Les autorités ukrainiennes ont annoncé, mardi 29 mai, la mort du journaliste russe Arkadi Babtchenko, critique du Kremlin, ajoutant que le meurtre avait été "commandité par les services spéciaux russes". Dans un revirement invraisemblable, cet ancien soldat devenu reporter de guerre, exilé à Kiev où il se disait régulièrement menacé, est réapparu, bien vivant, mercredi 30 mai, lors d'une conférence de presse du chef des services de sécurité ukrainiens.

Ce dernier a expliqué avoir mis en scène le décès du journaliste pour déjouer un assassinat commandité par la Russie. "Grâce à cette opération, nous avons réussi à déjouer une provocation cynique et à documenter les préparatifs de ce crime", a déclaré le chef des services ukrainiens de sécurité aux côtés d'Arkadi Babtchenko.

Le chef des services de sécurité ukrainiens a également annoncé avoir interpellé l'"organisateur" de l'assassinat du journaliste, affirmant que cet homme avait reçu 40 000 dollars de la part des "services spéciaux russes".

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Ci-dessous article paru dans Le Monde il y a quelques jours

Le journaliste russe Arkadi Babtchenko assassiné à Kiev

Par Benoît Vitkine

Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent de Vladimir Poutine.

Le journaliste et écrivain russe Arkadi Babtchenko, critique de longue date du régime de Vladimir Poutine, a été assassiné à Kiev, mardi 29 mai dans la soirée. Selon plusieurs sources, dont le site ukrainien Oukrainskaïa Pravda, M. Babtchenko a reçu trois balles dans le dos dans la cage d’escalier de son immeuble, dans le quartier Dniprovski de la capitale ukrainienne. Il a réussi à rentrer dans son appartement, où sa femme l’a trouvé ensanglanté et a prévenu les secours. Il est mort dans l’ambulance qui le conduisait à l’hôpital.

Cet homme de 41 ans, père d’une petite fille, avait combattu dans l’armée russe lors des deux guerres de Tchétchénie (1994-1996 et 1999-2000), avant de travailler comme reporter de guerre pour le journal Moskovsky Komsomolets ou la chaîne NTV. Il s’était ensuite rapproché de publications libérales, en particulier Novaïa Gazeta, l’employeur historique d’une autre journaliste assassinée, Anna Politkovskaïa. M. Babtchenko avait aussi raconté dans plusieurs livres son expérience au sein des forces armées russes, recevant plusieurs prix littéraires.

Menacé de mort en Russie

Opposé à l’annexion de la Crimée, en 2014, et à la guerre menée par Moscou dans l’est de l’Ukraine, il s’était mué en critique virulent du régime de Vladimir Poutine. Il avait fui la Russie en février 2017 après avoir reçu des menaces de mort, consécutives à une violente campagne sur Internet et sur les télévisions russes, où il était désigné comme un traître et un fasciste et son visage livré en pâture aux téléspectateurs. « Cela fait dix ans que j’ai peur, expliquait-il au moment de son départ. Quand tu es dissident en Russie, on peut te tuer, on peut t’emprisonner... »

Depuis un an, il animait une émission sur la chaîne de télévision ukrainienne ATR, chaîne historique des Tatars de Crimée désormais installée à Kiev. Il continuait aussi de collaborer à plusieurs journaux et écrivait de façon indépendante sur les réseaux sociaux. Il continuait également à couvrir la guerre dans le Donbass. Nombre de ses collègues ukrainiens et russes, mais aussi occidentaux, rendaient hommage, mardi soir, au professionnalisme et au courage du journaliste. La police ukrainienne a rapidement précisé qu’elle considérait son activité professionnelle comme la principale piste de l’assassinat d’Arkadi Babtchenko.

Ces dernières années, les assassinats se sont multipliés en Ukraine, le plus souvent attribués par les autorités à la Russie. Depuis l’été 2016, des attaques à la voiture piégée ou par balles ont visé et tué des agents des services de sécurité ukrainiens et d’anciens combattants de la guerre du Donbass, notamment tchétchènes.

En mars 2017, Denis Voronenkov, un ancien député russe réfugié à Kiev, a été tué par balle dans le centre de la capitale ukrainienne. Et en juillet 2016, le directeur exécutif du site Oukraïnska Pravda, Pavel Cheremet, lui aussi de nationalité russe, est mort dans l’explosion de la voiture qu’il conduisait. Ses collègues ont pointé des lacunes importantes dans la conduite de l’enquête par les services ukrainiens.

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74ème Anniversaire du Débarquement en Normandie

dadadda

d day

hoc

ointehoc

pointe du hoc

ste mere eglise

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Vhils au Cent Quatre et à la Galerie Danysz

Jusqu’au 29 juillet, l’artiste Vhils (alias Alexandre Farto) présente sa première exposition monographique à Paris, intitulée "Fragments urbains"au 104 et "Décombres" à la galerie Danysz, à Paris. Monumentales, les œuvres de Vhils se nourrissent de tout ce que la ville lui offre : des débris, des portes, des panneaux publicitaires, et même des murs.

À partir d’outils en tout genre, cet artiste, qui a fait ses premières armes dans le graffiti, peut avoir recours à des perceuses comme à des explosifs. C’est par l’acte de destruction que Vhils crée. Une pratique hors du commun pour des œuvres imposantes qui témoignent des conditions de vie actuelles des humains dans les villes.

"Fragments urbains" et "Décombres", expositions de Vhils au 104 et à la galerie Danysz jusqu’au 29 juillet 2018.

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Clip « Role Model » : Phoenix rend hommage au photographe Helmut Newton

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