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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 12 juin 2018

Il y a 50 ans !!! ROSEMARY'S BABY

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Malgré les conseils de leur vieil ami Hutch, Guy Woodhouse et sa jeune femme, enceinte, s'installent dans un immeuble new-yorkais vétuste, considéré par leur ami comme une demeure maléfique. Aussitôt, leurs voisins, Minnie et Roman Castevet, vieux couple d'Europe centrale, imposent leur amitié et leurs services. Si Guy accepte facilement ce voisinage, Rosemary s'en inquiète...

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Donald Trump / Kim Jong-un

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Donald Trump / Kim Jong-un

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Pour le sommet Trump-Kim, Singapour se place au centre du jeu

Par Harold Thibault - Le Monde

Partenaire des Etats-Unis et ouverte aux régimes peu recommandables, la cité-Etat prospère se démarque par son organisation impeccable.

Modeste. C’est ainsi que la réponse du premier ministre de Singapour à un journaliste pourrait être qualifiée. « Je suppose que ça montre que nous sommes amis avec eux et qu’ils pensent que nous pouvons faire du bon travail », a estimé Lee Hsien Loong lorsqu’il lui a été demandé comment il lisait le choix de son île-Etat pour la rencontre historique entre le président américain et le dirigeant nord-coréen.

L’organisation du sommet coûtera environ 17 millions d’euros, dont la moitié pour assurer la sécurité de la rencontre. Peut-être également pour payer une partie de la note de séjour de la délégation nord-coréenne. « Si vous calculez le prix de tout en ce monde, vous passez à côté des choses réellement importantes », a poursuivi M. Lee. Implicitement, il a aussi fait comprendre que cette somme est modique pour la cité-Etat prospère, qui, pour deux jours, se place au centre de l’effort pour la paix. « C’est un coût que nous sommes prêts à payer », a-t-il déclaré.

C’est son père, Lee Kuan Yew, qui a développé l’ancien port britannique pour en faire la cité-jardin de l’excellence, ultra-organisée, propre et sûre. L’historiographie locale insiste fortement, et de manière un peu romancée, sur le marécage qu’était Singapour lorsque le père fondateur a pris le pouvoir. Sa formule : un autoritarisme pragmatique, implacable envers les opposants, mais une utilisation à bon escient des investissements étrangers, qui ont apporté une forte croissance économique et fait de l’île un modèle en matière d’éducation, d’infrastructures et de qualité de vie pour la région. Singapour est devenue un centre financier et une plate-forme incontournable pour les services en Asie.

Plusieurs lieux envisagés

Diplomates américains et nord-coréens ont passé en revue plusieurs lieux envisageables pour le sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, dont la Zone démilitarisée, qui divise la péninsule coréenne, Oulan-Bator, capitale mongole entretenant de bonnes relations avec Washington et Pyongyang, ou encore Stockholm, la Suède étant observatrice de la trêve de 1953 qui a mis fin au conflit ouvert de la guerre de Corée – sans être suivi de la signature d’un traité de paix.

Mais aucun de ces sites ne rivalisait avec Singapour, même s’il y a eu des interrogations côté occidental sur la capacité de l’Iliouchine de Kim Jong-un à parcourir les 4 700 kilomètres séparant Pyongyang de Singapour. Finalement, l’avion a été utilisé en soutien logistique mais le dictateur, lui, a débarqué d’un Boeing 747 d’Air China. Singapour accueille très régulièrement les navires de la marine américaine, les deux armées s’entraînent ensemble, et cette relation a été renforcée sous la politique du pivot asiatique de Barack Obama.

La ville est habituée aux grands sommets. Elle accueille notamment le Dialogue du Shangri-la – du nom du luxueux hôtel où séjourne la délégation américaine –, un forum rassemblant chaque année les ministres de la défense des Etats ayant des intérêts en Asie et dans le Pacifique.

Singapour nourrit aussi des relations approfondies avec la République populaire démocratique de Corée. Elle était, jusqu’au renforcement des sanctions onusiennes, en 2016, l’un des rares pays à ne pas imposer de visa aux ressortissants nord-coréens – généralement liés au régime pour être autorisés à de tels déplacements.

Sociétés-écrans

Si elle a elle-même combattu en interne la corruption et les détournements de fonds publics pour assurer son développement, l’île ne s’est jamais montrée trop regardante sur l’utilisation de son sol et de ses banques par des régimes peu recommandables, notamment la Birmanie du temps de la junte et de et ses cronies (hommes d’affaires amis).

Dans son dernier rapport, publié en mars, le panel d’experts des Nations unies sur l’application des sanctions contre la Corée du Nord relevait d’ailleurs de multiples exemples de sociétés-écrans singapouriennes utilisées par des entreprises liées au régime de Pyongyang pour contourner les sanctions. Une entreprise nord-coréenne a le plus grand mal à commercer avec le reste du monde et à utiliser les banques internationales, mais il suffit d’enregistrer une société-boîte aux lettres dans la respectable Singapour, et de se cacher derrière, pour ne plus attirer l’attention des établissements financiers.

LA VILLE SE DISTINGUE DE NOUVEAU PAR L’ULTRA-EFFICACITÉ DE SON ADMINISTRATION, PAR SON HOSPITALITÉ ET L’ACCUEIL DE 3 000 JOURNALISTES QUI ONT DEMANDÉ UNE ACCRÉDITATION

Selon nos informations, le demi-frère de Kim Jong-un, Kim Jong-nam, victime début 2017 à l’aéroport de Kuala Lumpur d’un assassinat probablement commandité par le régime, a d’ailleurs résidé dans la cité-Etat, où il possédait un appartement. Il y a mené pendant quelques années une vie assez ouverte, avant de se sentir menacé et de se replier sur Macao – sous le parapluie des services chinois –, où il avait déjà des attaches, lorsque Kim Jong-un succéda à leur père.

La tenue, mardi 12 juin, de la rencontre historique à Singapour, sur la petite île de Sentosa, viendra confirmer ce statut de centre international de l’Asie qu’elle dispute à Hongkong. La ville se distingue de nouveau par l’ultra-efficacité de son administration, par son hospitalité et l’accueil de 3 000 journalistes qui ont demandé une accréditation. Ces qualités sont d’autant plus remarquées que tout s’est fait dans l’urgence : le 24 mai, Trump écrivait à Kim Jong-un pour tout annuler, dénonçant sa « colère » et son « hostilité ouverte ». Avant de finalement confirmer la tenue de la rencontre le 1er  juin, à peine dix jours avant son arrivée.

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Donald Trump et Kim Jong-un écrivent l’Histoire au rendez-vous de Singapour

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Par Gilles Paris, Singapour, envoyé spécial - Le Monde

Après une longue poignée de mains, les deux dirigeants se sont entretenus pendant trente-huit minutes, mardi 12 juin, dans la cité-Etat. Cette rencontre inédite n’est que la première étape de négociations qui s’annoncent compliquées.

A l’heure dite, une page d’Histoire a été écrite à Singapour, mardi 12 juin. Kim Jong-un et Donald Trump se sont avancés l’un vers l’autre, longeant un mur de drapeaux de la Corée du Nord et des Etats-Unis, avant de se serrer longuement la main. Les deux hommes, qui échangeaient les insultes il y a encore moins d’un an – lorsque le président des Etats-Unis évoquait à la tribune de l’ONU l’hypothèse d’une « destruction totale » du régime nord-coréen en cas d’agression contre son pays ou l’un de ses alliés –, ont pu mesurer le chemin parcouru lors d’un premier tête-à-tête de trente-huit minutes, avec leurs interprètes, précédé par quelques mots livrés à la presse. « Beaucoup de gens vont considérer ça comme de la science-fiction », a assuré le dirigeant nord-coréen dans la matinée.

Premier arrivé à l’hôtel de luxe sélectionné pour abriter ce sommet sans précédent et placé sous haute surveillance, Kim Jong-un a convenu que « le chemin pour en arriver là n’a pas été facile ». « Les vieux préjugés et les anciennes habitudes ont été autant d’obstacles, mais nous les avons tous surmontés pour nous retrouver ici aujourd’hui », a-t-il poursuivi. Ses premières paroles à l’endroit de celui qu’il qualifiait encore, il y a quelques semaines, de « vieux gâteux », ont été des plus amènes : « Ravi de vous rencontrer, Monsieur le président », a-t-il alors assuré.

Donald Trump, qui affiche son optimisme depuis qu’il a pris la décision de répondre favorablement à une offre de rencontre du dictateur nord-coréen en mars, n’a pas été non plus avare d’amabilités. « C’est un honneur, nous allons avoir une relation formidable », a-t-il estimé, d’ores et déjà convaincu que ce sommet sera « un immense succès ». Le président des Etats-Unis, qui n’avait pas exclu, par le passé, de quitter la rencontre en cas de désaccord, avait assuré samedi qu’il serait à même de jauger les chances de réussite dès « la première minute ».

Une seconde, puis une troisième poignée de main, lorsque les deux hommes se sont retrouvés en compagnie de leurs entourages respectifs pour une négociation plus approfondie, ont attesté que Kim Jong-un avait passé avec succès cette épreuve. Un déjeuner commun a également permis ensuite de mettre en scène cette relation naissante.

Longues négociations à venir

Les deux hommes, il est vrai, sont pour l’instant unis par un même souci : montrer que leur pari est payant. Pour le dirigeant nord-coréen, qui s’était autorisé une déambulation nocturne dans Singapour, la veille, en compagnie de ses hôtes singapouriens, le gain d’une rencontre avec le dirigeant de la première puissance mondiale, l’ennemi stigmatisé de longue date par la propagande de Pyongyang, est manifeste. Donald Trump, de son côté, peut se prévaloir d’une détente obtenue en prenant le contre-pied de ses prédécesseurs, qui ont toujours considéré, quelles que soient les administrations, qu’une rencontre au sommet ne pourrait que couronner de longues négociations. « Nous allons régler le problème », a-t-il commenté mardi matin.

Peu après l’entrevue, Donald Trump, qui a évoqué une « rencontre fantastique » avec Kim Jong-un, a annoncé qu’il allait signer un document avec le leader nord-coréen, dont il n’a pas précisé la teneur.

Le plus dur, si l’on se fie aux tentatives de négociations précédentes – toutes sanctionnées par des échecs –, reste pourtant à venir pour les deux hommes. Les Etats-Unis n’entendent pas atténuer le régime de sanctions imposé en 2017 avec le soutien de la communauté internationale, aux Nations unies, tant qu’une dénucléarisation « complète, vérifiable et irréversible » de la Corée du Nord n’aura pas été établie. Pyongyang, pour sa part, a écarté un processus dans lequel il n’obtiendrait rien de Washington en échange, sans pour autant avoir publiquement avancé une liste de demandes.

L’importance prise au cours des dernières semaines par le secrétaire d’Etat Mike Pompeo, fort de la connaissance du dossier nord-coréen obtenue lors de son passage à la direction de la CIA, a donné des marges de manœuvres plus importantes à Donald Trump que celles qu’aurait sans doute autorisées le conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, John Bolton, un ennemi de longue date de Pyongyang. Malgré le premier succès que constitue en elle-même la rencontre de Singapour, le « processus » américano-nord-coréen n’en est encore qu’à ses débuts.

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Yvette Horner

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L'accordéoniste aux cheveux de feu s'est éteinte. Yvette Horner est décédée le 11 juin à 95 ans, a annoncé son agent dans la soirée. Originaire de Tarbes, où elle avait vu le jour le 22 septembre 1922, la musicienne vouait à sa ville natale une affection sans borne. Celle-ci le lui rendait bien puisque la commune avait baptisé une rue en son honneur, en novembre 2014.

La vocation artistique d'Yvette Horner doit beaucoup à la cité-préfecture des Hautes-Pyrénées. Sa grand-mère paternelle était propriétaire du théâtre des Nouveautés. « C'est d'ailleurs là que j'ai fait mes premiers pas », nous avait confié l'artiste. Yvette Horner se plaisait à raconter que, dès son plus jeune âge, elle avait préféré dormir le jour pour pouvoir écouter les concerts la nuit.

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Non violence

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Guerre de Corée : comment tout a commencé

CORÉE DU NORD - ANTOINE BOURGUILLEAU / GEO HISTOIRE 

Rencontre inédite entre le président américain Donald Trump et le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, ce mardi, à Singapour. Pour rappel, il y a soixante-huit ans, sur une résolution des Nations unies, les Américains et leurs alliés partaient en guerre contre la Corée du Nord. Une guerre qui, techniquement, n'est toujours pas terminée.

Un président américain, Donald Trump, qui multiplie les déclarations tonitruantes et baptise son homologue "rocket man". Un dictateur nord-coréen, Kim Jung-un, qui intensifie les essais nucléaires et les tirs de missiles. Jusqu'à très récemment et l'organisation surprise de ce sommet entre Donald Trump et Kim Jong-un, la guerre paraissait bien près de reprendre en Corée. Fausse impression : car la guerre de Corée n’est tout simplement pas terminée. Elle dure depuis bientôt soixante-huit ans.

Retour en 1943. Les 22 et 23 novembre, à la conférence du Caire, les Alliés s’accordent sur la nécessité de redonner son indépendance à la Corée (occupée par les Japonais depuis 1910) à l’issue de la guerre. Deux ans plus tard, en août 1945, la péninsule est libérée et séparée en deux zones d’occupation : au nord du 38e parallèle, les Soviétiques, au sud, les Américains. Les deux grands vainqueurs de la guerre doivent, comme convenu, négocier pour déterminer l’avenir du pays. Mais à quelle condition et selon quel régime politique ? Dès octobre 1945, les Soviétiques ont en effet installé Kim Il-sung, au pouvoir à Pyongyang, la grande ville du Nord. Au sud, les Américains font de même avec Syngman Rhee, un anticommuniste farouche. Administrative en théorie, la séparation du 38e parallèle devient une frontière entre deux entités qui ne sont pas encore des Etats. En 1947, les Soviétiques rejettent la proposition américaine d’élections générales, et en mai 1948, les Américains organisent un scrutin qui donne naissance à la République de Corée du Sud, dirigée d’une main de fer par Syngman Rhee. Début septembre, les Soviétiques répliquent en proclamant la naissance de la République populaire de Corée, avec Kim Il-sung à sa tête.

Dans le contexte de Guerre froide, les choses ne peuvent cependant pas en rester là. De nombreux accrochages ont lieu le long du 38e parallèle. Notamment parce qu’au nord comme au sud, le sentiment national est très prononcé et que chacun n’aspire qu’à une chose : réunifier le pays, mais à ses conditions. Au sud de la Corée, le régime militaire pousse son allié américain à intervenir militairement. Au nord, le pouvoir stalinien fait de même auprès de son "grand frère" soviétique. Le 25 juin 1950, c’est l’embrasement. En Occident, on affirme que c’est l’attaque surprise de 600 0000 combattants nord-coréens qui a mis le feu aux poudres. Côté communiste, on prétend, au contraire, que les impérialistes ont frappé les premiers la ville frontalière d’Ongjin. Quelles qu’en soient les origines, la guerre de Corée commence.

Profitant de l’absence des Russes au Conseil de sécurité, les Etats-Unis font voter une intervention

Séoul, la capitale du Sud, tombe rapidement aux mains des Nord-Coréens. Pris au dépourvu, les Sud-Coréens se replient autour de Busan, au sud de la péninsule. Profitant de l’absence de l’URSS au Conseil de sécurité (les Soviétiques boycottent les séances car ils revendiquent la présence de la République populaire de Chine), les Etats-Unis font voter une intervention de l’ONU en Corée. Le 15 septembre 1950, le commandant en chef Douglas MacArthur débarque avec ses troupes à Incheon, un port de la mer Jaune, situé à 50 kilomètres à l’ouest de Séoul. La capitale du Sud est reprise, et les Alliés franchissent le 38e parallèle avant de remonter vers le nord. "Derrière chaque montagne, il y avait une autre montagne", dit un colonel américain pour décrire les conditions dans lesquelles l’offensive se déroule. Façon imagée de dire que chaque difficulté en précède une nouvelle. Les troupes de l’ONU gagnent cependant bientôt les rives du fleuve Yalu, à la frontière chinoise.

Pour la Chine, c’en est trop. Le 26 novembre 1950, des milliers de "volontaires" chinois contre-attaquent en pénétrant en Corée, rejetant les Alliés vers le sud avant que le front ne se stabilise autour du 38e parallèle, au début de l’année 1951. MacArthur insiste à l’époque pour l’utilisation de l’arme atomique ! Déçu de ne pas être écouté, il accuse Truman de mollesse. En avril 1951, la sanction tombe : le président américain limoge MacArthur et nomme le général Ridgway à sa place. "Notre but est d’empêcher une troisième guerre mondiale, pas de la provoquer", explique Truman pour justifier ce remplacement. En juillet 1953, les combats cessent enfin. Nikita Khrouchtchev, le nouveau maître de l’URSS et Dwight D. Eisenhower, le successeur de Truman à la tête des Etats-Unis, sont pressés de voir ce conflit prendre fin. Lorsque survient le cessezle- feu, le bilan du nombre de morts dans cette guerre s’élève à 39 000 soldats de l’ONU (dont 269 Français), 70 000 soldats sud-coréens, 2 millions de soldats nord-coréens et chinois, et 3 millions de civils. Mais aucun traité de paix n’a été signé. Le 38e parallèle est donc, depuis soixante-neuf ans, une frontière de facto. Au nord, une dynastie communiste s’est installée sous l’égide de Kim Il-sung, grandpère du dirigeant actuel, Kim Jong-un, derrière la "DMZ", cette zone "démilitarisée" qui coupe toujours la Corée en deux. Un paravent qu’un simple souffle pourrait faire tomber.

Repères

• 27 juin 1950 : le Conseil de sécurité de l’ONU vote une assistance militaire à la Corée du Sud.

• 1er juillet 1950 : les troupes américaines livrent leur premier combat.

• 19 octobre 1950 : prise de Pyongyang par les forces américaines.

• 4 décembre 1950 : avec le renfort de "volontaires" chinois, le Nord reprend Pyongyang.

• 14 mars 1951 : contre-offensive américaine. Le front se stabilise sur le 38e parallèle fin mars.

• 27 juillet 1953 : signature de l’armistice de Panmunjom.

Les Kim, première dynastie communiste de l'histoire

Par Valérie Kubiak

"Grand leader", "Président éternel", "Soleil de la nation"… Rarement un chef d’Etat n’a fait l’objet d’une telle vénération. Vingt-trois ans après sa mort, les portraits de Kim Il-sung continuent d’orner les façades, et même parfois les montagnes. Et chaque Nord-Coréen arbore un badge à l’effigie du père de la nation… sous peine de s’exposer à de sérieux problèmes.

Né en 1912, Kim Il-sung a 7 ans lorsque ses parents, paysans pauvres, s’exilent en Mandchourie. Le jeune homme y fait ses premières armes dans la résistance antijaponaise. L’histoire officielle prétend qu’il est alors un combattant exceptionnel, repéré par les Soviétiques qui le soumettent à une formation militaire et politique. Ce n’est qu’en 1945, à l’âge de 33 ans, qu’il retourne à Pyongyang. Sous le patronage de Moscou, il est placé à la tête du gouvernement provisoire de la Corée du Nord en 1948. S’inspirant du modèle stalinien, il va régner d’une main de fer : purges, répression, endoctrinement, culte de la personnalité… La Corée du Nord devient l’une des pires dictatures au monde.

Après quarante-six ans de pouvoir, il s’éteint en 1994. Mais, Kim Il-sung n’a rien laissé au hasard. Son successeur sera son propre fils, Kim Jong-il. Depuis les années 1960, celui-ci travaille dans l’ombre de son père, occupant les plus hautes fonctions officielles. Mais l’homme qui arrive au pouvoir à 52 ans, n’a pas la personnalité charismatique de son aîné. Introverti, il déteste les foules et les grands discours. Cultivé, il a aussi la réputation d’être excentrique et imprévisible. Son règne sera marqué par le déclin économique. Dans les années 1960, Kim Jong-il doit affronter l’une des plus grandes famines qu’ait connue le pays (plus d’un million de victimes entre 1994 et 1998).

Après une première attaque cérébrale en 2008, il commence à préparer sa succession. Kim Jong-un, fils cadet de sa quatrième épouse, est désigné pour devenir le nouveau leader. A la mort de Kim Jong-il en 2011, le jeune homme, élevé en Suisse et âgé d’à peine 30 ans, n’a eu que peu de temps pour se préparer au pouvoir. Il se montre néanmoins le digne héritier de sa lignée : jouant de sa ressemblance avec son grand-père, il entretient le culte de la personnalité et procède à des purges, y compris au sein de sa propre famille, pour ne conserver dans l’administration que ses plus proches fidèles. Son premier geste sera d’accélérer la nucléarisation de son pays.

• 23 janvier 1968

Retour des hostilités entre Kim Il-sung et les Etats-Unis : un navire américain, le Pueblo, est capturé en mer du Japon. L’équipage sera libéré le 23 décembre.

• 17 septembre 1988

Vexée de ne pas participer à l’organisation des Jeux olympiques de Séoul avec sa "soeur ennemie" du Sud, la Corée du Nord boycotte la manifestation sportive.

• 18 septembre 1996

Kim Jong-il déclare ne plus être engagé par le traité de 1953 et envoie des troupes dans la zone démilitarisée : 24 agents nord-coréens et 4 sudcoréens sont tués.

• 3 septembre 2017

Kim Jong-un annonce avoir pratiqué un essai de bombe à hydrogène. Le tir de plusieurs missiles en mer du Japon lui vaut d’être menacé par Donald Trump.

• Samedi 21 avril 2018

La Corée du nord annonce la fin des essais nucléaires et des tests de missiles intercontinentaux ainsi que la fermeture de son site d'essais atomiques.

• 12 juin 2018

Rencontre historique entre Donald Trump et Kim Jong-un à Singapour.

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Extrait d'un shooting - nu

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AUSTRALIE - Provocaré Festival : Woolworths refuse les modèles nus de Spencer Tunick

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Pour sa deuxième édition, l’ambitieux festival de Chapel Street, Provocaré, a choisi d’inviter l’artiste américain Spencer Tunick pour une performance exceptionnelle à laquelle sont invités à participer mille Melburnians… en tenue d’Adam. Trois lieux ont été choisis pour l’installation qui sera immortalisée en photos. Parmi ceux-ci : le parking aérien de Woolworths à Prahran, enseigne de distribution bien connue, qui vient d’annoncer son refus catégorique d’en autoriser l’accès. Spencer Tunick s’est dit déçu, assurant qu’il n’imaginait pas susciter une telle réaction ici.

L’homme n’en est pas à son coup d’essai. « Créateur d’installations » comme il aime se faire appeler – il ne se considère pas photographe – Spencer Tunick s’est fait connaître par des performances faisant participer des centaines, puis des milliers de personnes nues dans des environnements naturels variés. Si on lui a reproché une « évocation à peine subliminale des camps d’extermination »* on parle aussi de sa représentation du corps social comme masse indistincte, déshumanisée et désexualisée. Son oeuvre interroge également sur la cohabitation entre espaces public et privé, exhibition et intimité. Enfin, son travail a récemment pris une tournure plus politique avec des installations en partenariat avec Greenpeace, en Colombie pour la paix ou à Cleveland pour protester contre les projets du parti conservateur américain. Le corps nu comme objet militant.

10 000 volontaires se sont déjà manifestés

Spencer Tunick est déjà venu en Australie. En 2001, il a participé au Fringe Festival avec une installation sur Federation Square intitulée « The Unfamiliar familiar ». Et en 2010, ce sont 5200 personnes qui avaient été réunies au pied de l’Opéra House de Sydney pour « The Base ». A Melbourne, cette année, il prévoit « The return of the nude » et, déjà, de très nombreux volontaires majeurs (10 000 selon les organisateurs) se sont manifestés pour participer, gratuitement comme toujours, et sans aucune restriction de taille, sexe, morphologie ou carnation.

Une pétition en faveur du projet a été lancée

Malgré le refus « prude » de Woolworths d’autoriser l’accès à son parking, au prétexte que ses clients seraient dérangés, la responsable des événements de Provocaré, Chrissie Maus, reste mobilisée. Une pétition en ligne en faveur du projet a même été lancée. « Cet événement, prévu le 7 juillet, amènerait 500 à 1000 personnes uniquement à Prahran, ce qui serait bénéfique pour tous les commerces alentours en ce mois le plus froid de l’année. Sans oublier le fait qu’il s’agit d’un événement qui s’inscrit dans dix jours d’un festival qui a gagné une exposition médiatique considérable », a déclaré Chrissie Maus. L’installation est supposée se terminer à 9h le matin, et les enfants ne sont pas autorisés à proximité.

Valentine Sabouraud

Le festival Provocaré aura lieu du 5 au 15 juillet dans le quartier de Chapel Street dans la banlieue de Melbourne. En plus de « The return of the nude », vous pourrez assister à de nombreuses manifestations artistiques bizarres, extrêmes, burlesques et subversives. 

Source : le courrier australien

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