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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 30 juin 2018

Gay Pride 2018 - Paris

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A Paris, un cortège de tête animé pour repolitiser la Marche des fiertés

Par Pierre Bouvier - Le Monde

Plusieurs centaines de personnes ont dénoncé, samedi, le racisme dont sont victimes les LGBT issus des minorités, la dépolitisation de la Gay Pride ou la présence de marques voulant améliorer leur image.

Ils étaient plusieurs centaines, membres de plusieurs associations, à s’être placés devant le défilé officiel de la Marche des fiertés 2018 (Gay Pride), entre la place de la Concorde et celle de la République, samedi 30 juin. Line, Florence ou Olivia, Jonas ou Camille, tous participaient cortège de tête à l’appel d’un collectif rassemblé autour du mot d’ordre « Stop au Pink Washing ». Bien décidés à faire entendre une autre musique que celle proposée par les organisateurs : « Les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies ! »

Comme lors de la manifestation du 1er mai, où un cortège ne se reconnaissant pas dans les slogans officiels des syndicats s’était formé, les participants dénonçaient l’organisation de la Pride 2018. Dans son appel à manifester, le collectif rappelait ses buts : « Lutter contre les multiples politiques homonationalistes et racistes, dont le discours officiel de la Marche des fiertés se fait le relais. »

« Ah, donc vous voyez les couleurs ? »

Un groupe de quelques dizaines de personnes « queer et trans racisées [personnes victimes du racisme systémique] et en non-mixité » ouvrait ce cortège. Jonas en est le porte-parole : « Notre initiative est venue du fait que le racisme n’est pas abordé, la Pride porte un message racisé. » Tous brandissent des panneaux sur lesquels sont écrits : « Passage piétons aux couleurs arc-en-ciel. Ah, donc vous voyez les couleurs ? » ou « Drapeaux arc-en-ciel dans vos rues, profilage racial dans nos rues ». Jonas en veut pour preuve la présence du Flag [l’association de policiers et gendarmes LGBT]. Et il assène : « On est la partie précarisée de la communauté LGBT. »

Florence (le prénom a été changé à sa demande), du collectif Irrécupérables, affirme que « l’action d’aujourd’hui est historique : à Paris comme en province, on a pris la tête de cortège. On refuse le discours de la ville qui se dit progressiste et récupère nos luttes ». Elle dénonce le mot d’ordre de l’interLGBT : les Gay Games et au-delà, les Jeux olympiques de 2024. Pour elle, « l’homophobie dans le sport n’est pas une question vitale ».

Camille L., membre du CLAQ (Comité de libération et d’autonomie queer, collectif féministe trans-pédé-bi-gouine insurrectionnel qui a pour objectif de combattre toutes les oppressions) explique la présence de son groupe par le besoin de prendre position contre le rétrécissement des politiques, pour dénoncer, comme en 2017, la présence de La République en marche dans le défilé. « On parle de PMA [procréation médicale assistée], de droits des trans mais les organisateurs de la Pride ne veulent pas rentrer dans un rapport de force contre le gouvernement ». Il dénonce la tentative de récupération du mouvement par la majorité, avec l’Assemblée nationale pavoisée aux couleurs arc-en-ciel.

« Les lesbiennes qui portent le foulard : qui en parle ? »

A propos du cortège mené par les « LGBT racisé.e.s », Florence (Les Irrécupérables) affirme que ce sont eux qui sont invisibles : « Elles et ils ont pris la tête de cortège parce que personne ne leur donne la parole : ils l’ont prise et on les soutient. » Elle affirme que la forme absolue de l’homophobie consiste à dire qu’il n’y a pas de LGBT noirs, musulmans ou arabes :

« Elles et eux subissent l’homophobie et le racisme au faciès, vivent deux discriminations. Moi, lesbienne, je peux trouver un travail. Les lesbiennes qui portent le foulard : qui en parle ? On ne veut pas les voir, pourtant, elles existent. »

Olivia, de l’association FièrEs revient sur les raisons de cette action destinée à dénoncer la dépolitisation de la Marche des fiertés, la présence de marques comme Tinder ou Mastercard, et le « pinkwashing dont se rend complice l’interLGBT », dénonçant elle aussi le mot d’ordre des Gay Games, sans revendiquer la PMA, sans slogans contre le sida. On veut rendre « la Pride antiraciste, anticapitaliste, féministe, on veut lui rendre sa dimension politique ».

Au niveau de la statue de Jeanne d’Arc, place des Pyramides, le cortège de tête s’est arrêté et a fait face au cortège officiel, lui lançant des slogans tels que « Pas de pinkwashing dans nos fiertés », provoquant une certaine incompréhension des participants venus pour l’ambiance festive du reste de la Marche de fiertés. La halte s’est prolongée quelques instants : un incident s’est produit lorsqu’un participant a collé un autocollant sur la statue et a été brièvement interpellé.

Quelques minutes plus tard, une partie du cortège s’est éclipsée pour aller assister aux débuts du match entre les Bleus et l’équipe d’Argentine. Pendant ce temps, le défilé continuait, rejoignant la place de la République, en remontant la rue de Rivoli, le boulevard de Sébastopol puis le boulevard Saint-Martin.

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Arles - Festival Voies Off - save the date...

Bonjour, 
Vous êtes convié à la présentation de ma nouvelle exposition qui se déroulera à Arles à partir du 2 Juillet et jusqu'au 9 Juillet à La Boucherie.
Dans le cadre du Festival Voies Off, notre exposition collective "A corps" réunie des photographes autour du corps.
Parmi eux: Peter Henri Stein, Louis Blanc et Dew, Vanda Spengler, Louise Dumont, Mathieu Andrieux, Nathalie Bagarry...
Le vernissage se déroulera le jeudi 5 Juillet à partir de 19h30 pendant la nuit de la roquette.
Aussi, j'ai le plaisir de donner une conférence en compagnie de Louise Blanc et Dew à La Place des Photographes le vendredi 6 Juillet à 17h au 1bis rue Réattu.
Pour plus d'informations: 
Événement facebook la Boucherie
Le programme complet de la place des photographes
à très vite!
 
Louise Peau d'Âme.

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Aujourd'hui c'est la GAY PRIDE à Paris. Extrait d'un shooting

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Les banderoles arc-en-ciel de l'Assemblée nationale vandalisées

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Après les passages piétons arc-en-ciel du quartier du Marais, ce sont les banderoles installées sur les portes de l'Assemblée nationale qui ont été vandalisées dans la nuit du vendredi au samedi, jour de la Marche des fiertés. L'auteur a été arrêté et serait un militant d'extrême-droite.

Un homme s'en est pris aux banderoles arc-en-ciel déroulées devant les portes et sur une façade de l'Assemblée nationale dans la nuit du vendredi 29 au samedi 30 juin, a révélé François de Rugy dans un tweet.

L'homme a été arrêté et "se revendique militant d’extrême droite et anti LGBT", ajoutant que l'Assemblée nationale portera plainte.

Marche des fiertés

Cet acte de vandalisme a lieu alors que la Marche des fiertés a lieu ce samedi 30 juin à Paris. Depuis trois jours, d'autres dégradations ont eu lieu, comme des tags homophobes ou anti-mairie de Paris sur des passages piétons aux couleurs LGBT.

Anne Hidalgo, en retour, a annoncé qu'ils seraient permanents et les services de la mairie ont procédé aux nettoyages de ces inscriptions.

La Marche, elle, démarrera à partir de 14h, place de la Concorde.

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Le Télégramme de ce matin

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Isabelle Huppert par Pierre et Gilles

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Coco de mer

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Que faire des pochoirs de Banksy à Paris ?

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Par Emmanuelle Jardonnet - Le Monde

Dans la foulée de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, la capitale a vu fleurir dix œuvres du street-artist britannique. Certaines ont été détériorées, d’autres protégées.

Le compteur s’est arrêté à dix. Du premier pochoir découvert, dans la foulée de la Journée mondiale des réfugiés, le 20 juin, d’une fresque à la porte de La Chapelle, jusqu’à la revendication officielle, six jours plus tard, il s’est écoulé moins d’une semaine.

Dix œuvres non signées, repérées dans plusieurs arrondissements de Paris et sur des lieux symboliques, comme la porte arrière du Bataclan. Certaines, publiées mercredi 26 juin sur le compte Instagram du street-artist britannique Banksy, après quelques jours d’un faux suspense tant le style, les allusions à la question des migrants, l’humour grinçant, la veine contestataire et les clins d’œil plus légers, tout comme le modus operandi, ne laissaient guère de doutes sur l’auteur. La dernière pièce à être apparue, un couple de rats en habits XIXe, ombrelle, chapeau melon et canne en main, en pleine contemplation de la tour Eiffel depuis un pont du 16e arrondissement, a été révélée par une de ses photos.

« Une immense valeur à protéger »

Maintenant que la chasse aux pochoirs du célèbre graffeur semble avoir livré tous ses secrets, la question se pose de la conservation d’œuvres par nature fragiles. Deux ont d’ailleurs été détériorées très rapidement après leur découverte : la fresque de la porte de La Chapelle a été recouverte de peinture bleue, et l’un des rats peints par l’artiste – l’un des deux jaillissant d’une bouteille de champagne – a été arraché de son mur dans le 5e arrondissement.

Lorsqu’on lui demande si la porte du Bataclan va rester en place, Jules Frutos, cogestionnaire de la salle de concerts, répond : « C’est l’artiste qui a choisi la fragilité, et donc la force de son expression. C’est une immense valeur à protéger des méfaits des hommes, de leurs dollars, de leurs excès, de leurs religions, d’eux-mêmes. On verra comment elle résiste. » Même point de vue du côté de Lagardère Unlimited Live Entertainment, actionnaire majoritaire des lieux : « La porte reste en place pour le moment et de façon sécurisée. » Une épaisse couche de Plexiglas, antireflet, la finalement été apposée.

Baptiste Ozenne, collectionneur et copropriétaire d’une galerie d’art urbain à Londres, est un observateur passionné des interventions de l’artiste, qui fascine depuis une quinzaine d’années par sa capacité à renouveler le genre. Le jeune galeriste affirme avoir commencé à acheter des plaques de Plexiglas avant l’apparition des fresques parisiennes afin d’être prêt à les protéger le plus rapidement possible. Car la rumeur précédait le Britannique : il allait prendre la capitale française – une première – pour cible.

« Messages éphémères »

« Je vais régulièrement à l’hôtel de Banksy à Bethléem, où je me suis rendu compte de l’importance de ses œuvres pour les habitants : les gens viennent voir l’église de la Nativité et ses murs, qui font marcher l’économie locale. » S’il dit ne pas connaître l’artiste, qui avait ouvert le Walled Off Hotel, avec vue sur le mur de séparation, en mars 2017, il connaît les équipes sur place : « Nous allons participer à un festival en collaboration avec l’hôtel afin de permettre la construction d’un skate park pour la jeunesse. A cette occasion, j’ai entendu des bruits de couloir : Banksy allait intervenir à Paris prochainement. Je n’ai donc pas été étonné que ce soit pendant la fashion week, à un moment où Paris incarne une certaine superficialité », détaille Baptiste Ozenne.

Le galeriste a installé trois Plexiglas, à ses frais, « pour que les œuvres restent visibles un minimum de temps. Je l’ai fait dans l’attente que la Mairie prenne le relais », explique-t-il. Il affirme même avoir monté la garde devant l’œuvre du Bataclan lorsqu’elle est apparue : « S’il y avait eu une destruction, il y aurait eu un vrai impact, car je pense qu’elle a vocation à être vendue au profit des victimes. Banksy a régulièrement fait des pièces destinées à soutenir des causes. Celle-ci, qui est à la fois puissante, de grande taille et réalisée sur un support démontable, pourrait facilement atteindre les 600 000 euros », estime ce spécialiste.

Pour rappel, l’artiste a créé le Pest Control, un organisme qui est le seul autorisé à authentifier les œuvres de Banksy non signées, et où les œuvres volées ne sont pas validées. « Pour moi, Banksy est un monument, il fallait commencer par protéger les œuvres. Maintenant, il faut voir ce qui se passe, dit Baptiste Ozenne. Mais ça reste du street art, des messages éphémères, ce n’est pas non plus à prendre avec trop de sérieux… »

« Une image vaut mieux que mille mots »

Du côté de la Mairie de Paris, on rappelle qu’« il n’y a pas de règle sur la gestion des graffitis. Le droit dit qu’il est interdit de dessiner ou de peindre ou de coller sur des murs sans l’autorisation du propriétaire, mais les services propreté de la Ville effacent les graffitis en faisant preuve de discernement. Sauf si le propriétaire demande au service de nettoyage de le retirer, ce qui n’est heureusement pas arrivé avec Banksy ».

Lundi 25 juin, sur Twitter, Anne Hidalgo, maire de Paris, avait réagi avant la revendication des œuvres par l’artiste : « Parfois, une image vaut mieux que mille mots. Merci à Banksy pour cette œuvre réalisée porte de La Chapelle. L’humanité et le pragmatisme plutôt que le populisme. » Une réaction éminemment politique quand l’œuvre, montrant une fillette noire tenter de masquer une croix gammée peinte sur le mur, pointe un malaise face à la politique migratoire française et parisienne.

La pose spontanée des Plexiglas pour protéger les Banksy soulève toutefois de nouvelles questions : « C’est la première fois que c’est fait à Paris, et ça ne pose pas de problème, mais ce n’est pas une solution pérenne. Cela peut créer un précédent, affirme-t-on à la Mairie. Si tous les galeristes décident de sauvegarder des œuvres dans la rue, ça va devenir compliqué. »

Jules Frutos insiste, lui, sur la portée très symbolique de la silhouette fantomatique et recueillie dessinée sur la porte du Bataclan. « C’est l’acte d’un artiste dans une ville et sur les murs d’un lieu. Pas n’importe quelle ville. Pas n’importe quel lieu. Pas la façade, mais une porte cachée. Une tristesse avec laquelle on peut vivre. Rien à voir avec les millions demandés par la Koons Company. » Une référence directe à l’artiste Américain Jeff Koons, qui a fait cadeau de la conception, mais pas de la production, de son Bouquet de tulipes à la Ville de Paris, en hommage aux victimes des attentats de 2015. Une œuvre qui n’a toujours pas trouvé d’emplacement dans le paysage parisien.

Le rat, un animal devenu le symbole des graffeurs

Avec ses dix pochoirs parisiens, Banksy rend hommage à la filiation française de sa pratique. Ses personnages de rats lui ont été inspirés par un Français : le graffeur et pionnier du pochoir Blek Le Rat.

C’est d’ailleurs par le rat-bandit, avec son bandana couvrant le bas du visage, dessiné à l’arrière d’un panneau le long du Centre Pompidou, que Banksy a revendiqué ses derniers pochoirs. Un rat qui a évolué dans le temps. S’il paraissait tenir le fil d’un détonateur à l’origine, il s’est finalement retrouvé avec un cutter en main… Rattrapage ou finition contrariée ? Banksy est repassé par là.

La référence à une bombe paraissait maladroite dans une ville qui a subi des attentats, tandis que le cutter, outil de base du pochoiriste, a plus de sens entre les pattes d’un animal devenu le symbole des graffeurs. La photo s’accompagne de quelques mots : « Cinquante ans depuis le soulèvement de Paris en 1968. Le berceau de l’art du pochoir contemporain. »

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Extraits de plusieurs shootings

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Gay Pride aujourd'hui...

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Une Marche des fiertés LGBT pour réclamer la PMA pour toutes

Par Gaëlle Dupont - Le Monde

La  Gay Pride 2018 se tient ce samedi à Paris avec comme mot d’ordre la lutte contre les discriminations dans le sport et dans la vie quotidienne.

Les mots ont été tracés sur le sol à la peinture blanche, en lettres capitales, à quelques jours de la Marche des fiertés du samedi 30 juin : « LGBT hors de France ». Dans la nuit du 25 au 26 juin, les drapeaux arc-en-ciel peints sur la chaussée d’un carrefour du quartier du Marais, à Paris, ont également été recouverts de blanc. Les traces du vandalisme ont disparu dans la journée, et les couleurs repeintes seront désormais permanentes.

Une étude publiée le 27 juin par l’IFOP est venue confirmer l’ampleur des discriminations subies par les homosexuels, bisexuels ou transgenres : plus de la moitié ont déjà été victimes d’une agression (insultes, attouchements ou gestes à caractère sexuel, menaces de révéler l’orientation sexuelle, viol…).

De quoi mobiliser les participants à la marche, rassemblés autour du mot d’ordre : les discriminations au tapis, dans le sport comme dans nos vies. La mise en avant du sport, qui vise à lutter contre la « loi du silence » dans ce milieu, est contestée par une minorité d’association comme Act Up-Paris. Selon l’Inter-LGBT (Interassociative lesbienne, gaie, bi et trans), organisatrice, l’actualité le justifie.

La Coupe du monde de football se déroule en Russie, un pays où les homosexuels sont contraints de vivre cachés. De nombreuses associations, parmi les quatre-vingt-sept présentes, continueront cependant à réclamer en premier lieu l’ouverture de la procréation médicalement assistée (PMA) aux couples de femmes et aux femmes célibataires.

« Tous les voyants sont au vert »

« Notre mot d’ordre c’est : PMA, l’égalité n’attend pas », souligne Joël Deumier, président de SOS homophobie. Pour les associations, qui pensaient la mesure acquise après les promesses de campagne de François Hollande en 2012, l’attente a déjà trop duré.

« C’est une urgence sanitaire et une mesure de justice sociale, plaide Clémence Zamora Cruz, porte-parole de l’Inter-LGBT. Il y a aujourd’hui une différence entre celles qui peuvent partir le faire à l’étranger et celles qui n’ont pas les moyens. »

L’optimisme est aujourd’hui de mise chez les partisans de la mesure. « Tous les voyants sont au vert, affirme M. Deumier. L’ouverture de la PMA est un engagement de campagne d’Emmanuel Macron. Plusieurs instances se sont prononcées pour : le Haut Conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes, le Défenseur des droits. On attend désormais l’avis final du comité d’éthique à la rentrée, sachant qu’il s’est déjà dit favorable en juin 2017. »

Malgré la forte mobilisation des opposants, en particulier de La Manif pour tous, pendant les états généraux de la bioéthique qui se sont achevés en juin, les sondages montrent de leur côté une opinion favorable à environ 60 %.

« En 2013, lors du débat sur le mariage pour tous, les Français étaient très divisés à ce sujet, poursuit M. Deumier. Ce n’est plus le cas. » Signal jugé positif, la garde des sceaux, Nicole Belloubet, s’est déclarée pour l’ouverture de la PMA « à titre personnel », le 6 juin, sur RMC, tandis que la ministre de la santé, Agnès Buzyn, ne s’est, jusqu’à présent, pas prononcée.

« Des oppositions dures »

L’attitude d’Emmanuel Macron, lors d’un dîner à l’Elysée consacré aux sujets de bioéthique, le 23 mai, a calmé les inquiétudes. « Il ne donne pas le sentiment de vouloir rester dans le statu quo », résume Alexandre Urwicz, président de l’Association des familles homoparentales.

Egalement présente, la sociologue Irène Théry se dit « optimiste » sur l’ouverture de la PMA, mais également sur l’accès aux origines des enfants conçus par don de gamètes, l’autoconservation des ovocytes, et la reconnaissance des enfants nés par gestation pour autrui à l’étranger (GPA), des revendications qu’elle soutient. « Mais je sais bien qu’il y aura des oppositions dures, dit-elle. Et la double filiation dès avant la naissance pour les couples de femmes n’est pas acquise. »

Les associations commencent, elles aussi, à mettre en avant cette question de la filiation.

« Elle doit être établie sur la base d’une déclaration commune anticipée, soutient M. Urwicz. Sinon, celle qui aura porté l’enfant sera considérée comme la seule mère, et l’autre n’aura aucun droit. »

A moins de se marier et d’adopter l’enfant de sa conjointe, comme le font aujourd’hui les couples qui réalisent des PMA à l’étranger. D’autres questions se posent : la disponibilité des gamètes, le remboursement…

« Entendre la diversité des points de vue »

Autre bon signe avancé, l’Assemblée nationale s’est déjà mise au travail, alors que le projet de loi du gouvernement sur la bioéthique n’est attendu qu’à l’automne. Des députés des commissions des affaires sociales et des lois ont commencé à mener des auditions.

Une mission d’information de trente-six députés fera de même, en juillet et en septembre, avant de rendre un rapport. Elle sera présidée par le député (Les Républicains) de l’Ain Xavier Breton, hostile aux changements de la législation, tandis que son rapporteur (La République en marche, LRM, Rhône), Jean-Louis Touraine, leur est favorable. « Aujourd’hui, la plupart des députés ne connaissent pas bien ces sujets et se fondent sur leur conscience et leurs a priori, analyse ce dernier. L’objectif est d’entendre la diversité des points de vue afin de les amener à se faire un jugement rationnel. »

En raison du nombre important de sujets qui pourraient être traités dans la loi de bioéthique (PMA, mais aussi recherche sur l’embryon, don d’organes, données de santé), certains élus, comme Jean-François Eliaou (LRM, Hérault), rapporteur de l’Office parlementaire des choix scientifiques et technologiques, ont commencé à plaider en faveur d’un projet de loi spécifique pour la PMA, examiné dans la foulée de la bioéthique. Les pros-PMA pour toutes redoutent qu’une telle mesure ne renvoie – une nouvelle fois – le sujet aux calendes grecques.

berge

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luther king

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Posté par jourstranquilles à 06:06 - Société et toute sa complexité - Commentaires [0] - Permalien [#]