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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 1 juillet 2018

La prothèse : Michel Cymes reprend Serge Gainsbourg

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"Un couteau dans le cœur"

D’où vient Un couteau dans le cœur, le deuxième long-métrage de Yann Gonzalez ? De loin, d’un inframonde social et cinématographique, ancien et peut-être oublié, d’un monde qui ne se souciait pas d’appartenir à la culture et même à la société, mais qui aura peut-être incarné le cœur saignant de son époque. C’est un film nourri du passé mais qui ne pouvait pourtant se concevoir qu’aujourd’hui.

A travers ce récit ponctué de meurtres ritualisés (l’assassin est masqué et son arme est un ­ godemiché doté d’une lame rétractable) dans le milieu du cinéma porno gay de la fin des années 1970, Yann Gonzalez invite le spectateur à participer à un très singulier trip. Les victimes de l’assassin à la cagoule de latex sont des comédiens de films pornographiques homosexuels produits par Anne Pareze (Vanessa Paradis). Un couteau dans le cœur est une déclaration d’amour tout autant qu’une déconstruction des thrillers italiens de série des années 1970, du cinéma pornographique, mais aussi de l’abstraction plastique. Jean-François Rauger

Film français de Yann Gonzalez. Avec Vanessa Paradis, Kate Moran, Nicolas Maury (1 h 42)

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Dans le bus...

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Cinéma

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De l’usage politique du Panthéon, avant l’hommage à Simone Veil

Par Virginie Malingre - Le Monde

Emmanuel Macron honore, dimanche, la mémoire de l’ancienne ministre de la santé, mère de la loi sur l’IVG et rescapée d’Auschwitz.

En décidant de faire entrer au Panthéon, dimanche 1er juillet, Simone Veil et son époux, Antoine Veil, Emmanuel Macron a fait un choix très macronien, qui met en scène les valeurs politiques et morales dont le chef de l’Etat se veut porteur.

Esprit de résistance, engagement européen, modernité, tout dans le parcours de cette femme hors du commun épouse les grands principes qu’il revendique. « Pour le président, c’est un marqueur de la ligne politique et historique dans laquelle il s’inscrit », commente le porte-parole de l’Elysée, Bruno Roger-Petit.

Rescapée de la Shoah, ancienne présidente du Parlement européen, Simone Veil a aussi, à sa manière, su transcender les partis traditionnels et le clivage droite-gauche : la loi sur la légalisation de l’avortement, qu’elle a portée comme ministre de la santé de Valéry Giscard d’Estaing, a été adoptée en 1974 à l’Assemblée grâce aux voix de la gauche.

« Notre mère courage », comme l’a qualifiée Robert Badinter, sera la cinquième femme inhumée dans ce temple de la mémoire républicaine. Quant à Antoine Veil, avec lequel elle a partagé sa vie, il sera le premier homme à y entrer en tant qu’époux. Un symbole, là aussi. « Les combats de Simone Veil s’enracinent dans sa déportation à Auschwitz », précise Sylvain Fort, la plume d’Emmanuel Macron. Ce que le philosophe Paul Ricœur, l’un des maîtres à penser du président de la République, appelait « un événement fondateur en négatif ».

Ce ne sera pas la première fois, dimanche, que le chef de l’Etat se rendra au Panthéon. Il avait tenu à ce que le 170e anniversaire de l’abolition de l’esclavage y soit célébré le 27 avril, plutôt qu’au jardin du Luxembourg, où se trouve une stèle commémorative. Ce jour-là, Emmanuel Macron en avait gravi seul les marches, dans une mise en scène qui rappelait l’investiture de François Mitterrand, le 21 mai 1981. Et le 28 mars, c’est de la place des Grands-Hommes qu’était parti le cortège, vers les Invalides, d’Arnaud Beltrame, ce gendarme assassiné lors de l’attentat de Trèbes (Aude) pour s’être substitué à un otage.

« Rite d’incarnation »

« Depuis Mitterrand, la panthéonisation est devenue un rite d’incarnation du président », explique Patrick Garcia, maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise, chercheur à l’Institut d’histoire du temps présent.

Georges Pompidou n’y a jamais eu recours. Pas plus que Valéry Giscard d’Estaing, qui, lors de ses vœux de 1977, invitait les Français à « ne pas se laisser accabler par les rhumatismes de l’histoire ». « Pompidou comme Giscard achevaient un processus mémoriel pour sortir de la guerre, quitte à gommer les parties peu glorieuses de cette histoire. Je vous rappelle que Giscard a supprimé les commémorations du 8-Mai », explique Bruno Roger-Petit.

Avant eux, Charles de Gaulle avait fait entrer Jean Moulin au Panthéon, en 1964, mais il n’honorera pas d’autre « grand homme ». L’ancien fondateur de la France libre y voyait alors une manière de se réapproprier une initiative dont l’opposition de gauche, à l’époque, avait la paternité : c’est un député socialiste de l’Hérault, qui, se faisant le porte-parole des résistants de son département, d’où Moulin était originaire, avait demandé le transfert de ses cendres. C’était aussi une manière pour de Gaulle d’inscrire dans la symbolique son pouvoir présidentiel. « Sous les IIIe et IVe Républiques, les panthéonisations étaient votées par les députés. Sous la Ve, c’est devenu une prérogative du chef de l’Etat », rappelle Patrick Garcia.

C’est François Mitterrand qui signera le retour du Panthéon comme lieu symbolique de la nation. Le 21 mai 1981, le premier président socialiste de la Ve République y pénètre, seul, et disparaît dans la nef avant d’aller déposer une rose rouge sur les tombes de Jean Moulin, Jean Jaurès et Victor Schœlcher. « Contrairement à ses prédécesseurs, Mitterrand a voulu revisiter l’histoire », poursuit M. Roger-Petit.

Mais il faudra attendre la première cohabitation pour que Mitterrand apporte directement sa pierre à l’édifice, en décidant la panthéonisation de René Cassin, en 1987, puis de Jean Monnet en 1988, deux des Pères fondateurs de l’Europe. En organisant ces cérémonies quelques mois avant la présidentielle de 1988, décrypte Patrick Garcia, « le président écrase symboliquement son premier ministre et futur rival ».

A l’Elysée, on réfléchit déjà à la suite

De l’usage politique du Panthéon… Jacques Chirac retiendra la leçon. En 2002, six mois après sa réélection, il y fait entrer Alexandre Dumas, fils d’un général révolutionnaire de Saint-Domingue, une façon de célébrer le métissage dans cette France qui l’a élu à 82 % contre Jean-Marie Le Pen. En 2007, il revient au Panthéon pour un hommage aux Justes de France. Douze ans après avoir reconnu la responsabilité de la France dans la rafle du Vél’ d’Hiv, Jacques Chirac honore ainsi ceux qui sont restés fidèles aux valeurs de la République.

La panthéonisation par François Hollande, en mai 2015, de quatre résistants – Geneviève de Gaulle, Pierre Brossolette, Germaine Tillion et Jean Zay – participe de cette opération de rééquilibrage de la mémoire nationale. Tout comme celle aujourd’hui de Simone Veil.

A l’Elysée, on réfléchit déjà à la suite. A l’occasion du centenaire de la première guerre mondiale, le président envisage une nouvelle entrée : ce pourrait être l’écrivain Maurice Genevoix, blessé en avril 1915 et qui s’est attaché, dans son grand œuvre, Ceux de 14, à témoigner de la vie des poilus dans les tranchées avec un réalisme qui lui vaudra la censure.

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Simone Veil

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Simone Veil

 

Un an après sa mort, Simone Veil fera son entrée au Panthéon, dimanche 1er juillet. Un honneur très rare : elle devient seulement la cinquième femme à y entrer. Elle reposera aux côtés de son époux, Antoine Veil. Un événement à suivre sur franceinfo. Simone Veil a marqué l'histoire de la France. Son témoignage des horreurs de la Shoah, son combat pour le droit à l'avortement, son entrée à l'Académie française : Simone Veil était une femme au parcours hors du commun. Franceinfo revient sur les moments forts de la vie de Simone Veil. . . #simoneveil #pantheon #veil



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Dans les rues, « Merci Simone » s’affiche, « parce qu’on doit tous beaucoup » à Simone Veil

Par Charlotte Chabas - Le Monde

Dans les rues des grandes villes, et surtout à Paris, les portraits de Simone Veil, qui rentre au Panthéon dimanche, fleurissent depuis plusieurs mois sur les murs.

Sur WhatsApp, leur groupe s’appelle « Opération Simone ». A 23 heures tapantes, en ce vendredi soir, les trois membres qui le composent se retrouvent dans une ruelle du 13e arrondissement de Paris. L’escouade se salue par une bise sonore, puis une râlerie immédiate : « On avait dit discret pour la tenue », rappelle Laura à l’une de ses comparses, dans une robe rouge brique à motif perroquets. Mathilde, 26 ans, hausse les épaules : « Au moins si on se fait arrêter, j’aurais la classe au commissariat ».

Le risque est pour le moins faible, mais les trois jeunes femmes rient quand même de se sentir les jambes « un peu flageolantes », au moment de tirer du sac à dos les objets du forfait. Huit tubes de papier, une brosse à chaussures empruntée à la grand-mère de Marie, et un mélange visqueux d’eau et de farine, transporté dans une bouteille en plastique sans étiquette. « Allez, force et féminisme », lance Laura avant d’enduire la brosse de cette colle improvisée.

La première affiche est déroulée, et le visage de Simone Veil, couleur zinzolin sur un fond jaune poussin, contemple soudain les noctambules du quartier. Sous les traits familiers et sereins, deux mots : « Merci Simone ». « Bon, celle-là, on ne l’a pas trop loupée », se félicitent les trois jeunes femmes.

C’est que les complices n’en sont pas leur premier coup. Déjà avant le 8 mars, qui marque la Journée des droits des femmes, les trois amies avaient mené plusieurs commandos nocturnes. « Le week-end dernier, je suis rentrée à Nantes dans ma famille, et j’ai embarqué mon petit frère qui était ravi de l’aventure », raconte Mathilde, qui travaille dans le marketing pour une grosse entreprise de cosmétiques.

#MerciSimone

Dans les rues des grandes villes, et surtout à Paris, les portraits de Simone Veil fleurissent depuis plusieurs mois sur les murs. Sur les réseaux sociaux – Instagram en premier lieu – le hashtag #MerciSimone est devenu l’hommage rendu par la rue à cette figure des droits des femmes, qui fait avec son mari son entrée au Panthéon dimanche 1er juillet, un an après son décès.

Derrière l’histoire de ces affiches, il y a trois amis : Julia Pietri, Eléonore et Duy-Thien – qui préfèrent pour leur part garder l’anonymat. Après la mort de celle qui a porté la loi sur l’interruption volontaire de grossesse (IVG), ces trois trentenaires parisiens cherchent « un moyen d’exprimer [leur] respect et [leur] reconnaissance ».

Graphiste, Duy-Thien compose alors un portrait pop façon Andy Warhol minimaliste, à partir de trois photos distinctes de Simone Veil. L’une adolescente, rescapée de la Shoah, l’autre à son foyer, auprès de ses trois fils, la dernière en femme politique, plus âgée. « Trois périodes de sa vie, un portrait intemporel qui rassemble aussi toutes les valeurs et les symboles qu’elle incarne », explique Julia Pietri.

Les trois amis décident de coller leur portrait improvisé dans le 11e arrondissement de Paris, avec ce slogan « simple et efficace, qui résumait tout ce qu’on voulait dire » : « Merci Simone ». Quarante-huit heures plus tard, l’affiche est saccagée. « Ça nous a choqués », se souvient Julia Pietri, qui se fixe alors un nouvel objectif : « En mettre plein. Partout. »

« Simone Veil, ça parle à tant de gens »

Depuis, le groupe essaime et s’est même constitué en association loi 1901. Sur leur site, le collectif Merci Simone a mis en libre accès les visuels, et propose à prix quasi coûtant les affiches déjà imprimées, ainsi que des pulls et T-shirts. Le peu de bénéfices réalisés est reversé à des associations féministes.

« Partagez… Transmettez… Affichez… » est le mantra du collectif, qui s’avoue « surpris du succès, sans l’être vraiment dans le fond ». Pourquoi ? « Parce que Simone Veil, ça parle à tant de gens, et le mythe de ce qu’elle incarne a dépassé la personne », reprend Julia Pietri, qui avait lu son autobiographie, Une Vie, avant sa mort.

Dans les rues du quartier de la Butte aux Cailles, la conversation s’engage entre des passants et les trois colleuses d’affiches de la soirée. « Mais pourquoi vous faites ça ? », interroge un jeune homme qui passe à vélo, passablement aviné. « Parce qu’on lui doit tous beaucoup », répond immédiatement Marie, qui précise que Simone Veil est « un emblème de l’émancipation des femmes, mais pas seulement ». « C’est une figure de réconciliation, celle d’un féminisme inclusif qui ne cherche pas la vengeance contre les hommes, une défenseuse de la grande Europe alors qu’elle avait vécu les pires démonstrations de l’horreur humaine ». Sonné, le jeune vingtenaire s’éloigne en promettant de « se renseigner ».

« C’était mal de soutenir une meurtrière »

Quelques minutes plus tard, les voilà à se défendre auprès d’un couple de libraires qui les accuse de « suivre la mode » et de « glorifier quelqu’un dont elles n’ont jamais lu les textes ». « C’est vrai, on n’est peut-être pas les plus calées en histoire du féminisme, consent Laura, qui travaille dans un cabinet de notariat. Mais est-ce qu’il faut s’interdire d’agir sous prétexte qu’on n’a pas un doctorat en patriarcat ? »

Bien sûr que ça l’énerve de voir des grandes marques surfer sur cette soudaine popularité et détourner l’image de Simone Veil à des fins commerciales, dans la droite lignée du « femwashing » – sur le même modèle que le « greenwashing » ou « écoblanchiment » en matière d’environnement, ces enseignes cherchent ainsi à faire la démonstration de leur engagement à agir pour la parité. Mais « qui ça embête que pour moi, Simone Veil puisse être une inspiration à être une meilleure personne, une femme plus équilibrée ? », s’interroge-t-elle.

C’est surtout pour ça, « pour les réactions, les dialogues et les échanges », que les trois jeunes filles aiment faire cette « mini-désobéissance civile ». Pêle-mêle, dans leurs souvenirs, il y a des gens de l’âge de leurs parents qui viennent les féliciter et leur dire « merci pour elle ». Les enfants qui s’accrochent aux bras de leurs parents pour demander « C’est qui Simone ? ». Les groupes de filles, parfois très jeunes, qui viennent demander « comment on fait pour contribuer ». Quelquefois les insultes aussi. « On m’a dit une fois que c’était mal de soutenir une meurtrière », se souvient Mathilde.

« Ce qui est impressionnant, c’est de voir la rue se réapproprier son histoire et son héritage », explique Julia Pietri. Sur les quais de Seine, au marqueur noir, un passant avait écrit sous une affiche « merci pour les millions de morts de l’IVG ». Le lendemain, un autre avait barré les derniers mots, puis réécrit en dessous « millions de femmes sauvées ». « Quand on voit nos affiches vandalisées par des gens remettant en cause le droit à l’IVG ou taguées de croix gammées, on se dit surtout que rien n’est acquis et qu’il faut toujours rester vigilants », rappelle Julia Pietri, qui se félicite que « coller une affiche, c’est une porte ouverte au militantisme. »

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A partir d'aujourd'hui.....

80km

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Bonjour !

Bonjour, nous sommes le dimanche 1er juillet et nous fêtons les Thierry. C'est un soleil de plomb doublé d’une chaleur accablante qui attend la France aujourd'hui. Dans l'actualité : la magnifique victoire des Bleus au Mondial face à l'Argentine, qui leur ouvre la porte d'un quart de finale musclé face à l'Uruguay vendredi prochain. Mais aussi la «panthéonisation» de Simone Veil et de son époux ce dimanche et l'entrée en vigueur des 80km/h sur les routes nationales.

Posté par jourstranquilles à 00:22 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]