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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 18 août 2017

Une autre attaque déjouée à Cambrils, à une centaine de kilomètres au sud de Barcelone - La Matinale du Monde

La police considère que cette attaque, qui a fait plusieurs blessés, est liée à l’attentat survenu quelques heures plus tôt dans la capitale catalane.

Le mode opératoire est le même que celui de l’attentat de Barcelone. Aux premières heures, vendredi 18 août, des « terroristes présumés » ont foncé dans la foule à Cambrils, une station balnéaire catalane, quelques heures après un attentat meurtrier à Barcelone, a annoncé la police régionale de Catalogne. Six civils et un policier ont été blessés. Un des civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.

La voiture a fauché des piétons vers minuit sur la promenade de bord de mer à Cambrils, une ville touristique située à 120 kilomètres au sud de Barcelone. Ses cinq occupants ont été tués, ont annoncé les « Mossos d’Esquadra », la police catalane. Certains d’entre eux portaient des ceintures d’explosifs, a ajouté un porte-parole des Mossos.

La police a fait savoir sur son compte Twitter qu’elle considérait cette attaque comme liée à l’attentat de Barcelone qui a fait au moins 13 morts et plus d’une centaine de blessés – les victimes sont issues d’au moins dix-huit nationalités différentes.

Fusillade

Le conducteur de la camionnette avait réussi à s’enfuir. Mais deux suspects avaient été arrêtés dans deux autres localités de Catalogne, un Marocain et un Espagnol interpellé après l’explosion d’une maison dont les occupants préparaient apparemment un engin explosif.

A Cambrils, « les terroristes présumés circulaient dans une Audi A3 et ils ont apparemment renversé plusieurs personnes avant de se heurter à une patrouille des Mossos d’Esquadra. Une fusillade a alors aussitôt commencé », a annoncé un porte-parole du gouvernement régional.

« Entre 2 heures et 2 h 30 du matin, nous étions sur la promenade de la plage. Nous avons entendu des tirs et pensé “ça doit être des fusées”. Mais c’était des coups de feu », a raconté à l’Agence France-Presse Markel Artabe, 20 ans, employé dans un restaurant de la ville.

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Ce que l’on sait de l’attentat survenu à Barcelone - La Matinale du Monde

L’attaque survenue jeudi a fait au moins treize morts et une centaine de blessés, dont quinze grièvement, selon le gouvernement régional. Deux personnes ont été arrêtées.

Une fourgonnette a foncé dans la foule sur la Rambla, artère emblématique de Barcelone, jeudi 17 août, faisant au moins treize morts et plus d’une centaine de blessés, dont quinze grièvement, selon le gouvernement catalan.

L’organisation Etat islamique (EI) a revendiqué l’attaque dans un message diffusé par son organe de propagande Amaq, selon le site spécialisé SITE. La police locale a qualifié le drame d’attentat terroriste.

Le chef du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy, s’est rendu immédiatement à Barcelone, où l’exécutif régional séparatiste prétend faire sécession.

« Nous sommes unis dans la douleur. Mais nous sommes surtout unis par la volonté de mettre fin à cette folie et cette barbarie. »

Un deuil national de trois jours a été décrété à partir de vendredi.

Les faits

Vers 17 heures, jeudi, une fourgonnette a foncé dans la foule amassée sur la place de la Catalogne, puis a remonté sur 500 mètres la Rambla, l’avenue la plus touristique de la capitale catalane. Au moins treize personnes ont été tuées et quatre-vingts blessés, dont quinze grièvement.

« J’étais dans l’une des rues qui donnent directement sur la place de la Catalogne. On a vu arriver des gens qui remontaient en courant la Rambla, notamment des touristes en panique », raconte le journaliste du Monde Gilles Rof, qui était sur place.

« On a commencé à voir arriver des ambulances, j’en ai compté cinq en une dizaine de minutes. Petit à petit, des voitures de police se sont aussi positionnées en haut de la Rambla, près de la place de la Catalogne, pendant que des touristes couraient pour s’enfuir. »

Les victimes

Des ressortissants d’au moins dix-huit nationalités sont au nombre des morts et des blessés, a annoncé la protection civile. Cette dernière n’a pas précisé le nombre de personnes concernées pour chaque pays ni leur état de santé. Une Belge compte parmi les personnes tuées, a cependant fait savoir Didier Reynders, le ministre belge des affaires étrangères.

Les nationalités : française, allemande, espagnole, néerlandaise, argentine, vénézuélienne, belge, australienne, hongroise, péruvienne, irlandaise, grecque, cubaine, macédonienne, chinoise, italienne, roumaine et algérienne.

Deux arrestations

Le conducteur de la camionnette est toujours en fuite mais deux suspects ont été interpellés, a annoncé dans la soirée le porte-parole de la police catalane, Josep Lluis Trapero.

Le premier est un Espagnol né à Melilla, une ville située sur la côte nord de l’Afrique et enclavée en territoire marocain. Il a été arrêté à Alcanar, dans l’extrême sud de la Catalogne, où, la nuit précédente, une explosion dans un logement a fait un mort. Les enquêteurs relient d’ailleurs cette explosion à l’attentat. « Nous soupçonnons qu’ils [les occupants] préparaient un engin explosif », a expliqué le porte-parole.

Le deuxième suspect est un Marocain, lié à la location du véhicule utilisé dans l’attentat. Il a été arrêté à Ripoll dans le nord de la Catalogne.

Un périmètre de sécurité établi

Les autorités ont demandé aux gens d’éviter la très touristique avenue de la Rambla, qui débouche sur la place de Catalogne. Les restaurants et les centres commerciaux du périmètre ont été fermés, et la circulation de certains bus et métros a été interrompue. Les stations de métro Liceu, Catalunya, et Parralel ont notamment été fermées. Le Safety Check, fonctionnalité de Facebook permettant aux utilisateurs de se déclarer en sécurité en cas d’événement tragique, a été activé.

Une deuxième attaque à Cambrils

Six civils et un policier ont été blessés aux premières heures de vendredi, quand des « terroristes présumés » ont foncé dans la foule de la station balnéaire de Cambrils. Un des civils blessés est dans un état critique, ont annoncé les services d’urgence de Catalogne sur leur compte Twitter.

La voiture a fauché des piétons vers minuit sur la promenade de bord de mer de cette ville touristique à 120 km au sud de Barcelone. Ses cinq occupants ont été tués. Certains d’entre eux portaient des ceintures d’explosifs, a ajouté un porte-parole de la police catalane. La police a annoncé qu’elle considérait cette attaque comme liée à l’attentat de la Rambla.

La communauté internationale solidaire

« Ils ne nous terroriseront pas. Toute l’Espagne est à Barcelone. La Rambla appartiendra de nouveau à tout le monde », a déclaré le roi Felipe VI dans un message du Palais royal. Des élus du monde entier ont témoigné leur soutien aux habitants de la capitale catalane après l’attaque terroriste.

Le président américain Donald Trump a, entre autres, assuré sur Twitter que son pays ferait « tout ce qui est nécessaire pour aider ». Son homologue français, Emmanuel Macron, et la première ministre britannique, Theresa May, ont exprimé la « solidarité » de leurs pays respectifs.

« Mes plus profondes condoléances aux familles et aux proches des victimes, à Mariano Rajoy et aux citoyens d’Espagne », a écrit Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, sur Twitter. Le président russe, Vladimir Poutine, a appelé à un combat global contre « les forces du terrorisme ».

L’EI en Espagne

Un rapport du think tank Real Instituto Elcano publié en 2016, précise que 45 % des personnes arrêtées entre juin 2013 et mai 2016 en lien avec l’Etat islamique étaient de nationalité espagnole et 41 % de nationalité marocaine.

Selon l’Institut, « la région métropolitaine de Barcelone est le principal foyer du terrorisme djihadiste en Espagne ». Le pays reste cependant moins concerné par le phénomène des combattants partis rejoindre des groupes djihadistes.

Quelque 160 « combattants » basés en Espagne ont rejoint l’EI en Syrie et en Irak, selon cette étude, contre sans doute plus d’un millier de Français depuis 2012. Vingt-neuf seraient morts sur place et vingt sont revenus.

L’Espagne, troisième destination touristique mondiale, avait été, pour l’instant, épargnée par les attentats de l’EI qui ont notamment touché Paris, Bruxelles, Londres ou Berlin. Mais elle avait été touchée, en 2004, par les attentats islamistes les plus meurtriers commis sur le sol européen, quand une dizaine de bombes avaient explosé dans des trains de banlieue à Madrid, faisant 191 morts. L’attentat avait été revendiqué au nom d’Al-Qaida par une cellule islamiste radicale.

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jeudi 17 août 2017

Barcelone

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lundi 5 juin 2017

L'Etat islamique revendique l'attentat de Londres

Le groupe Etat islamique revendique dimanche 4 juin l'attentat de Londres, survenu la veille, qui a fait sept morts et 48 blessés dans une double attaque à la voiture folle et à l'arme blanche. L'EI évoque dans un communiqué publié par son agence de presse Amaq une "cellule dormante" qui a perpétré l'attentat. Les trois assaillants ont été tués par des policiers britanniques, et leur identité pourrait être révélée dans les prochains jours, a indiqué Scotland Yard.

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Un Français parmi les victimes de l’attentat de Londres revendiqué par l’EI

L’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attaque de samedi, qui a fait 7 morts et 48 blessés ; douze personnes ont été arrêtées.

Moins de vingt-quatre heures après l’attentat de Londres, au cours duquel trois hommes ont projeté une camionnette sur le London Bridge, puis mené des attaques au couteau samedi 3 juin, douze personnes ont été arrêtées à Barking, une banlieue de l’est de la capitale britannique.

L’Etat islamique a revendiqué l’attaque terroriste, dimanche soir, dans un communiqué de son agence de propagande, Amaq. Le bilan, dans la soirée de dimanche était de 7 morts, dont un Français, et 48 blessés. Les trois assaillants, qui portaient de fausses ceintures explosives ont été abattus par la police. Les élections législatives prévues jeudi 8 juin ont été maintenues. Il s’agit du troisième attentat qui frappe le Royaume-Uni en trois mois.

Comment s’est déroulée l’attaque

Les policiers ont été appelés samedi soir à 22 h 08, heure locale (23 h 08, heure française), à la suite de témoignages faisant état d’une camionnette fonçant contre la foule sur le pont. Le véhicule s’est ensuite dirigé vers le marché couvert voisin du Borough Market, à quelques centaines de mètres. Là, les trois assaillants ont quitté le véhicule, armés de couteaux, et se sont précipités dans des bars proches, particulièrement bondés en cette soirée de finale de Ligue des Champions qui était diffusée dans les pubs. Plusieurs personnes ont été poignardées.

Les agresseurs ont été tués dans les huit minutes suivant le premier appel à la police, a précisé dimanche un porte-parole de Scotland Yard. Au total, huit policiers ont tiré au total une cinquantaine de balles pour les neutraliser, un nombre « sans précédent » – sachant que la plupart des policiers britanniques ne sont pas armés et qu’il est rare que les agents utilisent leurs armes à feu – s’expliquant par le fait que les trois assaillants portaient « ce qui ressemblait à des vestes explosives, qui se sont révélées fausses ». Un passant a été blessé par les balles des policiers, mais son pronostic vital n’est pas engagé.

Que sait-on des assaillants

L’attentat a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) en fin de soirée, dimanche, mais avant même cette revendication, la première ministre Theresa May avait assuré qu’il était lié à « l’idéologie malfaisante de l’extrémisme islamiste ». Deux témoins ont affirmé à la BBC avoir entendu les assaillants crier : « c’est pour Allah ! » « Ils poignardaient tout le monde en criant : “c’est pour Allah” », a témoigné Gerard, un témoin qui dit avoir vu une jeune femme s’effondrer.

Selon les autorités britanniques, les enquêteurs progressent de manière significative dans l’identification des assaillants, dont l’un des trois avait récemment loué la camionnette qui a servi à faucher des piétons sur le London Bridge. Douze personnes ont été arrêtées, la police vérifiant si d’autres personnes étaient impliquées dans la préparation de l’attentat. D’après la chaîne de télévision Sky News, des policiers lourdement armés se sont rendus au domicile de l’un des trois assaillants.

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Sept morts, dont un Français, 48 blessés dont 21 dans un état « grave »

L’attentat a fait sept morts et blessé 48 personnes, dont 21 sont dans un état « grave », ont précisé les services de santé britanniques. Dimanche soir, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu’un Français était mort dans l’attaque, sept autres blessés, et un porté disparu.

Une Canadienne fait également partie des victimes, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau. Un membre de la police des transports, qui a tenté de s’interposer sans armes face aux assaillants, a été grièvement blessé au visage et à la jambe, mais ses jours ne sont pas en danger.

La troisième attaque en trois mois au Royaume-Uni

Cet attentat est le troisième en moins de trois mois au Royaume-Uni : le 22 mars, à Londres, un homme avait aussi foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier. L’assaillant, Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, avait été tué.

Deux mois plus tard, un attentat a fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu’un jeune Britannique d’origine libyenne s’est fait exploser à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Les deux attaques avaient été revendiquées par l’EI. Après Manchester, Mme May avait relevé à son maximum le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni, avant de le ramener samedi dernier au niveau « critique », soit celui d’un attentat « hautement probable ». La police a annoncé dans la nuit que « des policiers supplémentaires seront déployés dans la capitale anglaise dans les prochains jours ».

Enquête ouverte en France

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste », une procédure habituelle en raison de la présence de Français, victimes d’un acte terroriste à l’étranger. Et dimanche, M. Le Drian a annoncé qu’il se rendrait à Londres lundi.

Concert à Manchester

Le concert de soutien aux victimes de l’attentat de Manchester, « One Love Manchester », promis par l’artiste américaine Ariana Grande, dimanche 4 juin, a pris une charge émotionnelle encore plus forte au lendemain de l’attaque commise à Londres.

Il a débuté par une minute de silence. « Manchester, tout va bien se passer », a lancé la chanteuse devant plus de 50 000 fans. Enchaînant les duos avec d’autres artistes, elle a également été accompagnée par un chœur de vingt-quatre élèves de l’école de Parrs Wood dont certains étaient à la Manchester Arena le 22 mai, faisant couler des larmes sur scène et dans le public.

Diffusée en direct sur les réseaux sociaux, la performance, qui a notamment vu Coldplay, the Black Eyed Peas, Justin Bieber, Take That, et Katy Perry se produire sur scène, a provoqué un énorme engouement en ligne. Le produit de la billetterie sera reversé au fonds d’urgence « We Love Manchester » mis en place par la municipalité en partenariat avec la Croix-Rouge britannique pour soutenir les victimes et les familles de l’attentat-suicide.

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dimanche 4 juin 2017

Attentat à Londres - le dessin de Plantu

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François Hollande

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Pray for London

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Nouvelle attaque terroriste hier soir à Londres

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mardi 23 mai 2017

Attentat de Manchester

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Face au terrorisme, Manchester déploie son esprit de résistance

Par Eric Albert, Manchester, envoyé spécial

A 18 h 20, mardi 23 mai, Manchester s’est tue. Amassés à Albert Square, au centre-ville, des dizaines de milliers de Mancuniens ont marqué une minute de silence d’une extrême solennité. Pas un raclement de gorge ou une toux ne se faisaient entendre. L’heure était au recueillement. Sur le visage de Sean Dunn, des larmes coulaient doucement.

L’homme de 70 ans passés était venu comme les autres rendre un dernier hommage aux victimes de l’attaque terroriste de lundi soir, qui a fait vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés. « Je suis venu par défi, précise-t-il. Les gens de Manchester sont fiers de leur ville, et ils ne se plieront jamais aux menaces. »

Défi. Le mot tourne en boucle à Manchester depuis l’attentat. « Dans le bus, en me rendant au travail ce matin, j’étais extrêmement en colère, témoigne Susanne Ordish. Comment osent-ils croire qu’ils peuvent nous faire peur et nous empêcher de nous amuser ? » Athée « plus que jamais », née et grandie à Manchester, elle rappelle que sa ville a toujours été un esprit rebelle : la grande cité du nord de l’Angleterre, berceau de la révolution industrielle, ancien bastion anti-Thatcher, n’entend pas courber l’échine aujourd’hui. « Ils ne peuvent pas instiller la peur en nous », ajoute Martha Philipps, une étudiante de dix-neuf ans.

Free hugs

Pendant toute la soirée de mardi, par l’une des plus belles journées de l’année, les Mancuniens se sont attardés sur le grand parvis d’Albert Square, dans un besoin urgent de se retrouver et de resserrer leurs liens. Un garçon de 12 ans offrait à qui le voulait des « embrassades gratuites » (« free hugs ») : « J’en suis au moins à ma vingtième. Ca fait du bien, ça me donne le sentiment d’être utile. »

Autour d’un arbre, des passants avaient déposé des bougies, des fleurs et cette pancarte : « Nous n’avons pas peur de l’Etat islamique. Nous sommes Manchester ! » Un groupe sikh offrait des boissons à la foule, en geste de solidarité. Des associations musulmanes étaient venues, pour souligner que l’islam est une religion de paix.

Une femme au visage entièrement voilée, lunettes noires sur les yeux, est arrivée sur place. De façon ostentatoire, se faisant prendre en photo par sa cousine, elle est venue déposer une pancarte qui disait simplement : « On ne nous divisera pas ! On restera unis ! » Dans son accent mancunien prononcée, Sidrah Sajad, 30 ans, ne voit aucune contradiction entre son appel à la solidarité et son niqab. « Je porte le voile intégral parce que c’est mon choix, ma liberté. Mais quand j’ai appris l’attentat, mon cœur s’est littéralement arrêté de battre. » Les filles de plusieurs de ses amies étaient au concert d’Ariana Grande. Aucune n’a été blessée.

Repas et dons du sang

A Manchester, les gestes de solidarité se sont multipliés depuis l’attentat. Des habitants ont apporté d’eux-mêmes de l’eau et de la nourriture au personnel soignant des hôpitaux. Le centre de dons du sang était plein à craquer et devait refuser les volontaires. Un temple sikh a servi des repas à des dizaines de personnes échappées de la salle de concert, offrant aussi l’abri à quelques-unes d’entre elles. Un chauffeur de taxi du nom d’AJ Singh s’est fait remarquer en transportant gratuitement des dizaines de personnes, travaillant non-stop pendant vingt-quatre heures après l’attentat.

Beaucoup rappellent aussi que Manchester a déjà connu le terrorisme et que la ville s’en est remise. C’était en juin 1996. Une énorme bombe de 1 500 kg posée par l’IRA a éventré le centre-ville. Personne n’a été tué, la zone ayant été évacuée à temps, après l’avertissement de dernière minute du groupe paramilitaire nord-irlandais. Mais plusieurs bâtiments se sont effondrés et de nombreux autres ont été endommagés.

Il a fallu attendre 2005 pour que la ville tourne la page, ayant enfin reconstruit son centre-ville, aujourd’hui splendide. « De la même manière, cet attentat peut nous galvaniser », veut croire Lucy McKay, une musicienne. Elle ne semble pourtant guère convaincue par ses propres mots.

Des victimes choquées

Derrière le défi, pourtant, la dure réalité de l’attentat n’est jamais très loin. Parmi les personnes qu’il a transportées gratuitement, AJ Singh a notamment aidé un homme qui avait perdu sa femme dans la cohue de l’évacuation. « Il n’avait plus de téléphone, ni de portefeuille. Je l’ai rassuré et il a fini par trouver sa femme, mais celle-ci était décédée. » Le souvenir de ce jeune veuf affalé à l’arrière de son taxi, sous le choc, a marqué durablement AJ Singh.

Mariya Gastalia, 21 ans, a également été marquée par l’attentat. Elle était au concert lundi soir, avec sa sœur, sa cousine et sa tante. Elle avait commencé à quitter la salle un peu avant la fin du concert pour éviter la foule et n’a pas entendu l’explosion. « Mais j’ai vu des gens hurler, des enfants en pleurs… Une jeune fille était blessée au visage, des éclats de verre l’avaient coupée. »

Dans ces conditions, Mariya Gastalia n’avait guère envie de se joindre à la foule d’Albert Square. « Ce qui m’arrive me semble complètement irréel, témoigne-t-elle. Je ne crois pas que je réalise vraiment. C’est très difficile à expliquer. » Pour l’instant, elle ne pense pas avoir besoin de suivi psychologique. Reste qu’elle a passé la journée à en parler avec ses collègues et les clients de la pharmacie où elle travaille. « Je ne sais même pas ce que je suis censée en penser. » Tourner la page sera difficile, pour Mariya Gastalia comme pour Manchester.

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jeudi 27 avril 2017

Hidalgo reporte sa visite sur les Champs-Elysées

Une visite d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, auprès des commerçants des Champs-Élysées devait se dérouler hier en fin de matinée, afin de « valoriser leurs investissements dans la reprise de la fréquentation touristique et souligner la qualité du dispositif de sécurité » mis en place après l’attentat de jeudi dernier.

« Nous devions montrer que nous pouvions nous promener en toute sécurité et nous arrêter en terrasse », souligne Jeanne d’Hauteserre, maire (LR) du VIII e. L’ensemble des présidents de groupe politiques au Conseil de Paris étaient également conviés.

Finalement, cette opération a été annulée en fin de matinée. Chacun donne un motif différent : « Une contrainte d’agenda de dernier moment », précise-t-on au cabinet de la maire. « A cause de la manifestation des policiers qui devait se dérouler au même moment », dit-on dans le restaurant qui devait accueillir la presse. « A cause du mauvais temps », indique encore un élu invité.

Pour l’ensemble des commerçants, l’essentiel est de faire oublier au plus vite cet attentat qui a causé la mort d’un policier. L’hommage spontané rendu par les Parisiens et les collègues de Xavier Jugelé, le policier décédé, est pourtant de plus en plus impressionnant.

E.L.M.

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