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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 5 juin 2017

L'Etat islamique revendique l'attentat de Londres

Le groupe Etat islamique revendique dimanche 4 juin l'attentat de Londres, survenu la veille, qui a fait sept morts et 48 blessés dans une double attaque à la voiture folle et à l'arme blanche. L'EI évoque dans un communiqué publié par son agence de presse Amaq une "cellule dormante" qui a perpétré l'attentat. Les trois assaillants ont été tués par des policiers britanniques, et leur identité pourrait être révélée dans les prochains jours, a indiqué Scotland Yard.

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Un Français parmi les victimes de l’attentat de Londres revendiqué par l’EI

L’organisation Etat Islamique a revendiqué l’attaque de samedi, qui a fait 7 morts et 48 blessés ; douze personnes ont été arrêtées.

Moins de vingt-quatre heures après l’attentat de Londres, au cours duquel trois hommes ont projeté une camionnette sur le London Bridge, puis mené des attaques au couteau samedi 3 juin, douze personnes ont été arrêtées à Barking, une banlieue de l’est de la capitale britannique.

L’Etat islamique a revendiqué l’attaque terroriste, dimanche soir, dans un communiqué de son agence de propagande, Amaq. Le bilan, dans la soirée de dimanche était de 7 morts, dont un Français, et 48 blessés. Les trois assaillants, qui portaient de fausses ceintures explosives ont été abattus par la police. Les élections législatives prévues jeudi 8 juin ont été maintenues. Il s’agit du troisième attentat qui frappe le Royaume-Uni en trois mois.

Comment s’est déroulée l’attaque

Les policiers ont été appelés samedi soir à 22 h 08, heure locale (23 h 08, heure française), à la suite de témoignages faisant état d’une camionnette fonçant contre la foule sur le pont. Le véhicule s’est ensuite dirigé vers le marché couvert voisin du Borough Market, à quelques centaines de mètres. Là, les trois assaillants ont quitté le véhicule, armés de couteaux, et se sont précipités dans des bars proches, particulièrement bondés en cette soirée de finale de Ligue des Champions qui était diffusée dans les pubs. Plusieurs personnes ont été poignardées.

Les agresseurs ont été tués dans les huit minutes suivant le premier appel à la police, a précisé dimanche un porte-parole de Scotland Yard. Au total, huit policiers ont tiré au total une cinquantaine de balles pour les neutraliser, un nombre « sans précédent » – sachant que la plupart des policiers britanniques ne sont pas armés et qu’il est rare que les agents utilisent leurs armes à feu – s’expliquant par le fait que les trois assaillants portaient « ce qui ressemblait à des vestes explosives, qui se sont révélées fausses ». Un passant a été blessé par les balles des policiers, mais son pronostic vital n’est pas engagé.

Que sait-on des assaillants

L’attentat a été revendiqué par l’organisation Etat islamique (EI) en fin de soirée, dimanche, mais avant même cette revendication, la première ministre Theresa May avait assuré qu’il était lié à « l’idéologie malfaisante de l’extrémisme islamiste ». Deux témoins ont affirmé à la BBC avoir entendu les assaillants crier : « c’est pour Allah ! » « Ils poignardaient tout le monde en criant : “c’est pour Allah” », a témoigné Gerard, un témoin qui dit avoir vu une jeune femme s’effondrer.

Selon les autorités britanniques, les enquêteurs progressent de manière significative dans l’identification des assaillants, dont l’un des trois avait récemment loué la camionnette qui a servi à faucher des piétons sur le London Bridge. Douze personnes ont été arrêtées, la police vérifiant si d’autres personnes étaient impliquées dans la préparation de l’attentat. D’après la chaîne de télévision Sky News, des policiers lourdement armés se sont rendus au domicile de l’un des trois assaillants.

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Sept morts, dont un Français, 48 blessés dont 21 dans un état « grave »

L’attentat a fait sept morts et blessé 48 personnes, dont 21 sont dans un état « grave », ont précisé les services de santé britanniques. Dimanche soir, le ministre des affaires étrangères français, Jean-Yves Le Drian, a annoncé qu’un Français était mort dans l’attaque, sept autres blessés, et un porté disparu.

Une Canadienne fait également partie des victimes, a déclaré le premier ministre Justin Trudeau. Un membre de la police des transports, qui a tenté de s’interposer sans armes face aux assaillants, a été grièvement blessé au visage et à la jambe, mais ses jours ne sont pas en danger.

La troisième attaque en trois mois au Royaume-Uni

Cet attentat est le troisième en moins de trois mois au Royaume-Uni : le 22 mars, à Londres, un homme avait aussi foncé sur la foule sur le pont de Westminster, tuant quatre personnes avant de poignarder à mort un policier. L’assaillant, Khalid Masood, un Britannique converti à l’islam, avait été tué.

Deux mois plus tard, un attentat a fait 22 morts et plus de 100 blessés le 22 mai à Manchester, lorsqu’un jeune Britannique d’origine libyenne s’est fait exploser à la sortie d’un concert de la chanteuse américaine Ariana Grande. Les deux attaques avaient été revendiquées par l’EI. Après Manchester, Mme May avait relevé à son maximum le niveau d’alerte terroriste au Royaume-Uni, avant de le ramener samedi dernier au niveau « critique », soit celui d’un attentat « hautement probable ». La police a annoncé dans la nuit que « des policiers supplémentaires seront déployés dans la capitale anglaise dans les prochains jours ».

Enquête ouverte en France

La section antiterroriste du parquet de Paris a ouvert une enquête pour « tentatives d’assassinat en lien avec une entreprise terroriste », une procédure habituelle en raison de la présence de Français, victimes d’un acte terroriste à l’étranger. Et dimanche, M. Le Drian a annoncé qu’il se rendrait à Londres lundi.

Concert à Manchester

Le concert de soutien aux victimes de l’attentat de Manchester, « One Love Manchester », promis par l’artiste américaine Ariana Grande, dimanche 4 juin, a pris une charge émotionnelle encore plus forte au lendemain de l’attaque commise à Londres.

Il a débuté par une minute de silence. « Manchester, tout va bien se passer », a lancé la chanteuse devant plus de 50 000 fans. Enchaînant les duos avec d’autres artistes, elle a également été accompagnée par un chœur de vingt-quatre élèves de l’école de Parrs Wood dont certains étaient à la Manchester Arena le 22 mai, faisant couler des larmes sur scène et dans le public.

Diffusée en direct sur les réseaux sociaux, la performance, qui a notamment vu Coldplay, the Black Eyed Peas, Justin Bieber, Take That, et Katy Perry se produire sur scène, a provoqué un énorme engouement en ligne. Le produit de la billetterie sera reversé au fonds d’urgence « We Love Manchester » mis en place par la municipalité en partenariat avec la Croix-Rouge britannique pour soutenir les victimes et les familles de l’attentat-suicide.

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dimanche 4 juin 2017

Attentat à Londres - le dessin de Plantu

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François Hollande

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Pray for London

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Nouvelle attaque terroriste hier soir à Londres

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mardi 23 mai 2017

Attentat de Manchester

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Face au terrorisme, Manchester déploie son esprit de résistance

Par Eric Albert, Manchester, envoyé spécial

A 18 h 20, mardi 23 mai, Manchester s’est tue. Amassés à Albert Square, au centre-ville, des dizaines de milliers de Mancuniens ont marqué une minute de silence d’une extrême solennité. Pas un raclement de gorge ou une toux ne se faisaient entendre. L’heure était au recueillement. Sur le visage de Sean Dunn, des larmes coulaient doucement.

L’homme de 70 ans passés était venu comme les autres rendre un dernier hommage aux victimes de l’attaque terroriste de lundi soir, qui a fait vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés. « Je suis venu par défi, précise-t-il. Les gens de Manchester sont fiers de leur ville, et ils ne se plieront jamais aux menaces. »

Défi. Le mot tourne en boucle à Manchester depuis l’attentat. « Dans le bus, en me rendant au travail ce matin, j’étais extrêmement en colère, témoigne Susanne Ordish. Comment osent-ils croire qu’ils peuvent nous faire peur et nous empêcher de nous amuser ? » Athée « plus que jamais », née et grandie à Manchester, elle rappelle que sa ville a toujours été un esprit rebelle : la grande cité du nord de l’Angleterre, berceau de la révolution industrielle, ancien bastion anti-Thatcher, n’entend pas courber l’échine aujourd’hui. « Ils ne peuvent pas instiller la peur en nous », ajoute Martha Philipps, une étudiante de dix-neuf ans.

Free hugs

Pendant toute la soirée de mardi, par l’une des plus belles journées de l’année, les Mancuniens se sont attardés sur le grand parvis d’Albert Square, dans un besoin urgent de se retrouver et de resserrer leurs liens. Un garçon de 12 ans offrait à qui le voulait des « embrassades gratuites » (« free hugs ») : « J’en suis au moins à ma vingtième. Ca fait du bien, ça me donne le sentiment d’être utile. »

Autour d’un arbre, des passants avaient déposé des bougies, des fleurs et cette pancarte : « Nous n’avons pas peur de l’Etat islamique. Nous sommes Manchester ! » Un groupe sikh offrait des boissons à la foule, en geste de solidarité. Des associations musulmanes étaient venues, pour souligner que l’islam est une religion de paix.

Une femme au visage entièrement voilée, lunettes noires sur les yeux, est arrivée sur place. De façon ostentatoire, se faisant prendre en photo par sa cousine, elle est venue déposer une pancarte qui disait simplement : « On ne nous divisera pas ! On restera unis ! » Dans son accent mancunien prononcée, Sidrah Sajad, 30 ans, ne voit aucune contradiction entre son appel à la solidarité et son niqab. « Je porte le voile intégral parce que c’est mon choix, ma liberté. Mais quand j’ai appris l’attentat, mon cœur s’est littéralement arrêté de battre. » Les filles de plusieurs de ses amies étaient au concert d’Ariana Grande. Aucune n’a été blessée.

Repas et dons du sang

A Manchester, les gestes de solidarité se sont multipliés depuis l’attentat. Des habitants ont apporté d’eux-mêmes de l’eau et de la nourriture au personnel soignant des hôpitaux. Le centre de dons du sang était plein à craquer et devait refuser les volontaires. Un temple sikh a servi des repas à des dizaines de personnes échappées de la salle de concert, offrant aussi l’abri à quelques-unes d’entre elles. Un chauffeur de taxi du nom d’AJ Singh s’est fait remarquer en transportant gratuitement des dizaines de personnes, travaillant non-stop pendant vingt-quatre heures après l’attentat.

Beaucoup rappellent aussi que Manchester a déjà connu le terrorisme et que la ville s’en est remise. C’était en juin 1996. Une énorme bombe de 1 500 kg posée par l’IRA a éventré le centre-ville. Personne n’a été tué, la zone ayant été évacuée à temps, après l’avertissement de dernière minute du groupe paramilitaire nord-irlandais. Mais plusieurs bâtiments se sont effondrés et de nombreux autres ont été endommagés.

Il a fallu attendre 2005 pour que la ville tourne la page, ayant enfin reconstruit son centre-ville, aujourd’hui splendide. « De la même manière, cet attentat peut nous galvaniser », veut croire Lucy McKay, une musicienne. Elle ne semble pourtant guère convaincue par ses propres mots.

Des victimes choquées

Derrière le défi, pourtant, la dure réalité de l’attentat n’est jamais très loin. Parmi les personnes qu’il a transportées gratuitement, AJ Singh a notamment aidé un homme qui avait perdu sa femme dans la cohue de l’évacuation. « Il n’avait plus de téléphone, ni de portefeuille. Je l’ai rassuré et il a fini par trouver sa femme, mais celle-ci était décédée. » Le souvenir de ce jeune veuf affalé à l’arrière de son taxi, sous le choc, a marqué durablement AJ Singh.

Mariya Gastalia, 21 ans, a également été marquée par l’attentat. Elle était au concert lundi soir, avec sa sœur, sa cousine et sa tante. Elle avait commencé à quitter la salle un peu avant la fin du concert pour éviter la foule et n’a pas entendu l’explosion. « Mais j’ai vu des gens hurler, des enfants en pleurs… Une jeune fille était blessée au visage, des éclats de verre l’avaient coupée. »

Dans ces conditions, Mariya Gastalia n’avait guère envie de se joindre à la foule d’Albert Square. « Ce qui m’arrive me semble complètement irréel, témoigne-t-elle. Je ne crois pas que je réalise vraiment. C’est très difficile à expliquer. » Pour l’instant, elle ne pense pas avoir besoin de suivi psychologique. Reste qu’elle a passé la journée à en parler avec ses collègues et les clients de la pharmacie où elle travaille. « Je ne sais même pas ce que je suis censée en penser. » Tourner la page sera difficile, pour Mariya Gastalia comme pour Manchester.

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jeudi 27 avril 2017

Hidalgo reporte sa visite sur les Champs-Elysées

Une visite d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, auprès des commerçants des Champs-Élysées devait se dérouler hier en fin de matinée, afin de « valoriser leurs investissements dans la reprise de la fréquentation touristique et souligner la qualité du dispositif de sécurité » mis en place après l’attentat de jeudi dernier.

« Nous devions montrer que nous pouvions nous promener en toute sécurité et nous arrêter en terrasse », souligne Jeanne d’Hauteserre, maire (LR) du VIII e. L’ensemble des présidents de groupe politiques au Conseil de Paris étaient également conviés.

Finalement, cette opération a été annulée en fin de matinée. Chacun donne un motif différent : « Une contrainte d’agenda de dernier moment », précise-t-on au cabinet de la maire. « A cause de la manifestation des policiers qui devait se dérouler au même moment », dit-on dans le restaurant qui devait accueillir la presse. « A cause du mauvais temps », indique encore un élu invité.

Pour l’ensemble des commerçants, l’essentiel est de faire oublier au plus vite cet attentat qui a causé la mort d’un policier. L’hommage spontané rendu par les Parisiens et les collègues de Xavier Jugelé, le policier décédé, est pourtant de plus en plus impressionnant.

E.L.M.

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mardi 25 avril 2017

Champs Elysées - sur le lieu de l'attentat ce soir

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vendredi 21 avril 2017

Attaque des Champs Elysées



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