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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 23 mai 2017

Attentat de Manchester

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Face au terrorisme, Manchester déploie son esprit de résistance

Par Eric Albert, Manchester, envoyé spécial

A 18 h 20, mardi 23 mai, Manchester s’est tue. Amassés à Albert Square, au centre-ville, des dizaines de milliers de Mancuniens ont marqué une minute de silence d’une extrême solennité. Pas un raclement de gorge ou une toux ne se faisaient entendre. L’heure était au recueillement. Sur le visage de Sean Dunn, des larmes coulaient doucement.

L’homme de 70 ans passés était venu comme les autres rendre un dernier hommage aux victimes de l’attaque terroriste de lundi soir, qui a fait vingt-deux morts et cinquante-neuf blessés. « Je suis venu par défi, précise-t-il. Les gens de Manchester sont fiers de leur ville, et ils ne se plieront jamais aux menaces. »

Défi. Le mot tourne en boucle à Manchester depuis l’attentat. « Dans le bus, en me rendant au travail ce matin, j’étais extrêmement en colère, témoigne Susanne Ordish. Comment osent-ils croire qu’ils peuvent nous faire peur et nous empêcher de nous amuser ? » Athée « plus que jamais », née et grandie à Manchester, elle rappelle que sa ville a toujours été un esprit rebelle : la grande cité du nord de l’Angleterre, berceau de la révolution industrielle, ancien bastion anti-Thatcher, n’entend pas courber l’échine aujourd’hui. « Ils ne peuvent pas instiller la peur en nous », ajoute Martha Philipps, une étudiante de dix-neuf ans.

Free hugs

Pendant toute la soirée de mardi, par l’une des plus belles journées de l’année, les Mancuniens se sont attardés sur le grand parvis d’Albert Square, dans un besoin urgent de se retrouver et de resserrer leurs liens. Un garçon de 12 ans offrait à qui le voulait des « embrassades gratuites » (« free hugs ») : « J’en suis au moins à ma vingtième. Ca fait du bien, ça me donne le sentiment d’être utile. »

Autour d’un arbre, des passants avaient déposé des bougies, des fleurs et cette pancarte : « Nous n’avons pas peur de l’Etat islamique. Nous sommes Manchester ! » Un groupe sikh offrait des boissons à la foule, en geste de solidarité. Des associations musulmanes étaient venues, pour souligner que l’islam est une religion de paix.

Une femme au visage entièrement voilée, lunettes noires sur les yeux, est arrivée sur place. De façon ostentatoire, se faisant prendre en photo par sa cousine, elle est venue déposer une pancarte qui disait simplement : « On ne nous divisera pas ! On restera unis ! » Dans son accent mancunien prononcée, Sidrah Sajad, 30 ans, ne voit aucune contradiction entre son appel à la solidarité et son niqab. « Je porte le voile intégral parce que c’est mon choix, ma liberté. Mais quand j’ai appris l’attentat, mon cœur s’est littéralement arrêté de battre. » Les filles de plusieurs de ses amies étaient au concert d’Ariana Grande. Aucune n’a été blessée.

Repas et dons du sang

A Manchester, les gestes de solidarité se sont multipliés depuis l’attentat. Des habitants ont apporté d’eux-mêmes de l’eau et de la nourriture au personnel soignant des hôpitaux. Le centre de dons du sang était plein à craquer et devait refuser les volontaires. Un temple sikh a servi des repas à des dizaines de personnes échappées de la salle de concert, offrant aussi l’abri à quelques-unes d’entre elles. Un chauffeur de taxi du nom d’AJ Singh s’est fait remarquer en transportant gratuitement des dizaines de personnes, travaillant non-stop pendant vingt-quatre heures après l’attentat.

Beaucoup rappellent aussi que Manchester a déjà connu le terrorisme et que la ville s’en est remise. C’était en juin 1996. Une énorme bombe de 1 500 kg posée par l’IRA a éventré le centre-ville. Personne n’a été tué, la zone ayant été évacuée à temps, après l’avertissement de dernière minute du groupe paramilitaire nord-irlandais. Mais plusieurs bâtiments se sont effondrés et de nombreux autres ont été endommagés.

Il a fallu attendre 2005 pour que la ville tourne la page, ayant enfin reconstruit son centre-ville, aujourd’hui splendide. « De la même manière, cet attentat peut nous galvaniser », veut croire Lucy McKay, une musicienne. Elle ne semble pourtant guère convaincue par ses propres mots.

Des victimes choquées

Derrière le défi, pourtant, la dure réalité de l’attentat n’est jamais très loin. Parmi les personnes qu’il a transportées gratuitement, AJ Singh a notamment aidé un homme qui avait perdu sa femme dans la cohue de l’évacuation. « Il n’avait plus de téléphone, ni de portefeuille. Je l’ai rassuré et il a fini par trouver sa femme, mais celle-ci était décédée. » Le souvenir de ce jeune veuf affalé à l’arrière de son taxi, sous le choc, a marqué durablement AJ Singh.

Mariya Gastalia, 21 ans, a également été marquée par l’attentat. Elle était au concert lundi soir, avec sa sœur, sa cousine et sa tante. Elle avait commencé à quitter la salle un peu avant la fin du concert pour éviter la foule et n’a pas entendu l’explosion. « Mais j’ai vu des gens hurler, des enfants en pleurs… Une jeune fille était blessée au visage, des éclats de verre l’avaient coupée. »

Dans ces conditions, Mariya Gastalia n’avait guère envie de se joindre à la foule d’Albert Square. « Ce qui m’arrive me semble complètement irréel, témoigne-t-elle. Je ne crois pas que je réalise vraiment. C’est très difficile à expliquer. » Pour l’instant, elle ne pense pas avoir besoin de suivi psychologique. Reste qu’elle a passé la journée à en parler avec ses collègues et les clients de la pharmacie où elle travaille. « Je ne sais même pas ce que je suis censée en penser. » Tourner la page sera difficile, pour Mariya Gastalia comme pour Manchester.

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jeudi 27 avril 2017

Hidalgo reporte sa visite sur les Champs-Elysées

Une visite d’Anne Hidalgo, maire (PS) de Paris, auprès des commerçants des Champs-Élysées devait se dérouler hier en fin de matinée, afin de « valoriser leurs investissements dans la reprise de la fréquentation touristique et souligner la qualité du dispositif de sécurité » mis en place après l’attentat de jeudi dernier.

« Nous devions montrer que nous pouvions nous promener en toute sécurité et nous arrêter en terrasse », souligne Jeanne d’Hauteserre, maire (LR) du VIII e. L’ensemble des présidents de groupe politiques au Conseil de Paris étaient également conviés.

Finalement, cette opération a été annulée en fin de matinée. Chacun donne un motif différent : « Une contrainte d’agenda de dernier moment », précise-t-on au cabinet de la maire. « A cause de la manifestation des policiers qui devait se dérouler au même moment », dit-on dans le restaurant qui devait accueillir la presse. « A cause du mauvais temps », indique encore un élu invité.

Pour l’ensemble des commerçants, l’essentiel est de faire oublier au plus vite cet attentat qui a causé la mort d’un policier. L’hommage spontané rendu par les Parisiens et les collègues de Xavier Jugelé, le policier décédé, est pourtant de plus en plus impressionnant.

E.L.M.

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mardi 25 avril 2017

Champs Elysées - sur le lieu de l'attentat ce soir

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vendredi 21 avril 2017

Attaque des Champs Elysées



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La une du "Parisien" ce matin

parisien

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jeudi 20 avril 2017

Ministère Intérieur

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Fusillade sur les Champs Elysées

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samedi 4 février 2017

Les militaires de Sentinelle, une cible privilégiée

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Les soldats opèrent de plus en plus en patrouilles. Mais ils assurent une présence quasi permanente sur certains sites très fréquentés, comme le Louvre.

L'opération Sentinelle, dont quatre soldats ont été attaqués, hier, représente une mobilisation sans précédent de l'armée sur le territoire national depuis la guerre d'Algérie.

En France et à l'étranger. Au total, 7.000 militaires sont déployés en permanence en France - pour moitié en région parisienne - depuis l'attentat contre Charlie Hebdo, en janvier 2015. Ces moyens, fournis par l'armée de Terre, peuvent être portés à 10.000 hommes en cas d'attentat ou d'événement d'envergure à protéger. Ce à quoi il faut ajouter 6.500 hommes engagés dans des opérations extérieures, principalement au Sahel (opération Barkhane) et au Levant contre le groupe État islamique (Chammal).

Agressions : des précédents. Les militaires protègent des sites religieux (synagogues, mosquées...), particulièrement exposés au risque terroriste, ou très fréquentés (lieux touristiques, gares...). Ils représentent, comme les policiers, une cible privilégiée.

En février 2015 (deux ans, jour pour jour, après l'attaque d'hier au Louvre), trois militaires en faction devant un centre communautaire juif avaient été agressés au couteau, à Nice (Alpes-Maritimes). Et, en janvier 2016, un Français d'origine tunisienne avait foncé en voiture sur quatre militaires en faction devant la mosquée de Valence (Drôme).

Davantage de patrouilles. Les soldats, qui étaient à l'origine postés à l'entrée des sites sensibles, opèrent beaucoup plus, désormais, en patrouilles, un mode opératoire jugé plus efficace par l'armée et qui les rend moins repérables et vulnérables. Ils sont toutefois présents « de manière quasi permanente » sur certains sites très fréquentés, comme le musée du Louvre.

Un engagement très prenant. En attendant le recrutement de 11.000 soldats supplémentaires en 2016-2017, l'opération Sentinelle, montée dans l'urgence, pèse fortement sur les militaires. Entre opérations extérieures et Sentinelle, ils sont éloignés jusqu'à 220 jours par an de leurs familles et ont vu le nombre de leurs jours d'entraînement chuter à 65, en 2015, et environ 70-75, en 2016, loin de l'objectif de 90 défini dans la loi de programmation militaire. « Les familles sont soumises à rude épreuve », souligne le chef d'état-major de l'armée de Terre, le général Jean-Pierre Bosser.

Après l'attentat de Nice, le 14 juillet 2016, 3.000 soldats ont été rappelés en 24 heures, 2.000 n'ont pas pris de congés et certains ont cumulé jusqu'à trois mois consécutifs de mission Sentinelle.

Des forces terrestres sur la corde raide. Cet emploi massif de soldats sur le territoire national fait débat, certains politiques - surtout à droite - et militaires s'interrogeant sur son efficacité par rapport à l'effort demandé aux armées. L'opération a aussi posé un gros problème d'hébergement des soldats, notamment sur Paris, où nombre de sites militaires ont été vendus pour renflouer les caisses de l'État.

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mercredi 12 octobre 2016

Radicalisation

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