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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 14 janvier 2018

Miles Aldridge

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Rankin

rankin

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samedi 13 janvier 2018

Première sortie pour le bébé panda.

Cinq mois après sa naissance, le mini panda Yuan Meng a eu une première sortie publique au zoo de Beauval (Loir-et-Cher) où les fans sont venus en nombre. Yuan Meng, «accomplissement d'un rêve», au pelage gris et blanc rosé, s'est affiché en présence de sa maman, dans son enceinte, peu après 10h00. Panda cub Yuan Meng, qui signifie "réalisation d'un rêve" ou "réalisation d'un rêve", mange des bambous avec sa mère Huan Huan au Zoo de Beauval, à Saint-Aignan-sur-Cher, France, samedi 13 janvier 2018. Le premier bébé panda de France a fait sa grande entrée publique, agissant comme de nombreux enfants de cinq mois _ escaladant toute sa mère couchée qui semblait vouloir se reposer. Photo: Zoo Parc de Beauval via AP / Sipa

panda

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Monica Piloni

 

 

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Lactalis : c’est quoi cette boîte de lait ?

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Après les atermoiements du géant de l’agroalimentaire, Bercy a tapé du poing sur la table vendredi et l’a contraint à reprendre tous les lots de lait infantile produits sur son site contaminé à la salmonelle. Retour sur la culture de cette entreprise où l’opacité est cultivée de père en fils.

 Lactalis : c’est quoi cette boîte de lait ?

Lactalis pris à son propre piège ? Le culte du silence et du secret qui prévaut depuis des décennies chez le leader mondial des produits laitiers semble s’être retourné contre lui, alimentant toutes les suspicions.

Suspicions entretenues par les atermoiements de l’entreprise elle-même lorsqu’il s’est agi de retirer de la vente les lots de lait infantile possiblement contaminés par la salmonelle, donnant l’impression de traîner les pieds. Une version soutenue par le ministère de l’Economie qui a demandé vendredi au groupe, par la voix de Bruno Le Maire (qui recevait à Bercy le PDG de Lactalis, Emmanuel Besnier), de retirer du marché la totalité des produits fabriqués à Craon (Mayenne), où se situe l’usine responsable de la contamination.

Mais alors que la crise s’étend en Europe (un cas de salmonellose avéré a été découvert en Espagne, alors qu’un autre restait vendredi soir à confirmer en Grèce), peut-être faut-il voir aussi, dans ce manque de réactivité, le poids d’une culture d’entreprise qui semble n’avoir d’autre boussole que la recherche du profit à tous crins. Caractéristique certes largement partagée, mais quasiment élevée au rang d’art par le laitier mayennais.

Camembert

Les débuts de l’entreprise, qui compte désormais à son tableau de chasse de nombreuses marques de renom (Lactel, Bridel, Salakis, la Laitière), sont modestes. C’est en effet dans son petit atelier de Laval qu’André Besnier fabrique en 1933 ses premiers camemberts. En 1955, après sa mort, son fils Michel reprend le flambeau et lance la marque Président. Surnommé «l’Emir blanc», Michel Besnier, homme à poigne, se montre d’une voracité insatiable, engageant son entreprise dans une croissance externe menée tambour battant. Outre le rachat de plusieurs laiteries, il se lance dans les premières implantations à l’étranger du groupe, rebaptisé Lactalis en 1999.

Quelques années après sa mort, en 2000, un ancien cadre de Lactalis évoque dans un petit ouvrage la Saga Lactalis, le mépris d’André Besnier pour les coopératives laitières (parmi ses principaux concurrents) qui n’auraient pas «suffisamment la religion du profit». Son fils Emmanuel reprend les rênes du groupe pour lui faire franchir de nouvelles étapes dans son internationalisation. En 2011, le lancement d’une OPA hostile sur l’italien Parmalat, qui le hisse au premier rang mondial des industriels du secteur laitier, l’oblige pour la première fois à publier ses comptes. Non cotée en Bourse, l’entreprise familiale (qui appartient à Emmanuel Besnier, à son frère Jean-Michel et à sa sœur Marie) tient secret le détail de ses chiffres, quitte à s’acquitter d’éventuelles amendes.

«C’est une idée socialo-communiste»

Aujourd’hui tentaculaire, le groupe affiche un chiffre d’affaires de 17,3 milliards d’euros, compte pas moins de 246 sites de productions dans 47 pays, pour un effectif global de 18 900 «collaborateurs». Début janvier, Lactalis a encore annoncé le rachat aux Etats-Unis de Siggi’s, le «roi du yaourt islandais», et devient ainsi un des plus importants fabricants de yaourts sur le continent nord-américain.

Parmi les recettes de son succès, outre un flair indéniable, la manière dont Lactalis a pu se montrer intraitable vis-à-vis de ses producteurs de lait n’est sans doute pas anodine. «La politique de Lactalis, c’est de diviser pour mieux régner, explique à Libération un exploitant de la FNSEA. En favorisant les contrats individuels imposant ses prix et les volumes qu’elle souhaite récolter avec chaque exploitant, elle a droit de vie ou de mort sur chacun d’eux.» Histoire d’enfoncer le clou, un éleveur sarthois évoque également un épisode qui en dit long sur l’état d’esprit au sein de l’entreprise, même si les choses se seraient quelque peu améliorées ces derniers mois… «Début 2016, un des responsables des achats du groupe nous a déclaré que le partage de la valeur ajoutée était une idée socialo-communiste qui n’était pas dans l’ADN de Lactalis et que Bruxelles ferait mieux d’investir dans la filière laitière plutôt que dans l’accueil des migrants.»

Si les éleveurs sont incités au silence, il en va manifestement de même pour les employés de Lactalis. Depuis le début de la crise des lots contaminés, ni la direction ni aucun des 500 salariés de l’usine de Craon qui avait déjà été touchée par la salmonelle en 2005, lorsqu’elle s’appelait encore Celia, ne se sont exprimés publiquement. «C’est la discrétion la plus totale», affirme un ancien fournisseur de lait de l’usine qui estime que le personnel a «probablement reçu des consignes». Il n’est pas question que les rares représentants syndicaux s’expriment. Contactés par Libération, les délégués de la CFTC (principale organisation de l’entreprise à Laval) ou de la CFDT s’en sont tenus à un bref «pas de commentaire».

Avant la conférence de presse donnée jeudi par Lactalis dans ses locaux parisiens (événement rarissime pour l’entreprise), la directrice de l’information de l’association Foodwatch, Ingrid Kragl, a mis en cause sur France Inter un groupe qu’elle juge principale responsable de la crise actuelle et qui représenterait le «summum» de l’opacité dans ce type d’affaire. La conférence de presse lui a donné raison. Le directeur de la communication de Lactalis, Michel Nalet, passé maître dans l’art de ne rien dire, se contentant de réitérer des excuses plutôt que de fournir des explications.

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Street Art

street89

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Sexy girl...

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Beau comme Bowie...

bowie

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vendredi 12 janvier 2018

La grippe est là....

grippe

L’épidémie de grippe touche cet hiver des patients plus jeunes que d’habitude, selon des données publiées mercredi par Santé publique France. Alors que les quelque 14.000 morts «attribuables à la grippe» de 2016-2017 étaient, pour la quasi-totalité, âgés de 75 ans et plus, la répartition des décès parmi les «cas graves» observés depuis le 1er novembre est différente. En effet, dans la semaine du 11 au 17 décembre, l’Agence sanitaire a noté «un excès de mortalité toutes causes (...) chez les 16-64 ans».

«À ce stade, la mortalité due à la grippe n’a pas encore été déterminée», a précisé une porte-parole de Santé publique France à l’AFP. Bien que le lien entre cette surmortalité et la grippe ne soit pas établi avec certitude, un autre élément laisse penser que l’épidémie de 2017-2018 est plus virulente que les années précédentes à l’égard de malades moins âgés. Parmi les 818 personnes souffrant de grippe admises en réanimation depuis le 1er novembre 2017, un peu plus de la moitié était âgée entre 15 et 64 ans. Les plus de 65 ans, eux, représentent 40% des personnes hospitalisées.

Lors d’une conférence de presse le 5 janvier, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait relevé ce caractère atypique de l’épidémie. «C’est une épidémie qui est sévère cette année (...) avec une souche de virus qui circule et qui est assez peu connue par le système immunitaire des jeunes. Il y a beaucoup d’enfants et de jeunes qui aujourd’hui consultent aux urgences», avait-elle dit.

L’épidémie recule légèrement

Pour autant, les personnes âgées n’échappent pas aux virus: des foyers épidémiques ont été signalés dans 116 maisons de retraite. De même, les décès concernent davantage cette tranche d’âge. «Parmi les cas admis en réanimation, 70 sont décédés: trois étaient âgés de moins de cinq ans, 29 de 15 à 64 ans et 38 de 65 ans et plus», a souligné Santé publique France. Pour l’heure, ce bilan reste très lacunaire puisqu’il n’intègre pas les malades décédés à leur domicile ou en maison de retraite.

Pour cette première semaine de l’année, l’épidémie de grippe touche toutes les régions métropolitaines, y compris la Corse, qui était jusque-là en «pré-épidémie». Elle a toutefois reculé par rapport à la dernière semaine de décembre 2017. Les passages aux urgences - plus de 8.500 passages -, ont baissé d’un quart, et les consultations de médecins pour syndrome grippal d’un cinquième.

La campagne de vaccination contre la grippe se terminera le 31 janvier. Outre la vaccination, des gestes barrières permettent de prévenir la contamination, tels que le lavage des mains régulier, l’évitement des lieux très fréquentés et l’aération régulière de son domicile.

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Delon, père et fils et fille....

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Alain Delon : « Je hais cette époque, je la vomis »

Dans une interview à « Paris Match », l'acteur mythique du « Guépard » se livre, désabusé. « La vie ne m'apporte plus grand-chose », explique-t-il.

Alain Delon affirme qu'il quittera « ce monde sans regret » dans une interview-bilan parue jeudi dans un numéro spécial de Paris Match consacré à ses 60 ans de carrière. « La vie ne m'apporte plus grand-chose. J'ai tout connu, tout vu. Mais surtout, je hais cette époque, je la vomis », explique l'acteur âgé de 82 ans à la fin de cet entretien avec Valérie Trierweiler intitulé « Moi, Delon : l'interview de sa vie ».

« Il y a ces êtres que je hais. Tout est faux, tout est faussé. Il n'y a plus de respect, plus de parole donnée. Il n'y a que l'argent qui compte. On entend parler de crimes à longueur de journée. Je sais que je quitterai ce monde sans regret », lance Alain Delon après être revenu sur sa carrière, le rapport difficile avec sa famille, les femmes qu'il a aimées et les amis qu'il a perdus. « Presque tout le monde est mort », souligne l'acteur mythique du Guépard. Interrogé sur la place d'une femme dans sa vie aujourd'hui, l'acteur répond qu'il ne l'a « pas trouvée ». « Je ne dis pas qu'il n'y a pas de candidates. Il y en a dix, mais aucune pour le moment ne me convient pour finir ma vie. (...) Je pourrais épouser une femme si elle était prête à m'accompagner jusqu'à la fin », explique l'acteur.

Alain Delon précise également que le tournage de son « dernier film », prévu avec Patrice Leconte et où il doit partager l'affiche avec Juliette Binoche, « a pris du retard ». Et il « voudrait remonter sur les planches une dernière fois ». Le dernier long métrage avec Alain Delon remonte à 2008, avec Astérix aux Jeux olympiques de Frédéric Forestier et Thomas Langmann, dans le rôle tout en autodérision de Jules César. Au théâtre, l'acteur a été dernièrement à l'affiche d'Une journée ordinaire d'Éric Assous (2011 et 2013).

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delon backstage

Delon backstage

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