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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 22 novembre 2017

Je ne vois pas, je n'entends pas, je ne parle pas...

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Le Mont Saint Michel

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mardi 21 novembre 2017

Merci - 111 Boulevard Beaumarchais - Paris

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Charles Manson, gourou apocalyptique entré au panthéon de la violence

Par Charlotte Chabas - Le Monde

Depuis quarante-huit ans, ce « Jack l’éventreur » du XXe siècle, mort lundi en prison, n’a jamais cessé d’être l’icône mythologique d’une contre-culture macabre.

« Look out… Helter Skelter… She’s coming down fast… Yes she is. » (« Fais attention… Helter Skelter… Elle arrive vite… Oui elle arrive. ») Entre les collines de Sim Hills, en Californie, la musique résonne dans le Spahn Ranch délabré de Benedict Canyon, en cet été caniculaire de 1969. En écoutant ces paroles tirées de l’Album blanc des Beatles, Charles Manson, devenu gourou apocalyptique d’une « Famille » dopée par la paranoïa, fomente, dans une exégèse hallucinée, la folie meurtrière censée déclencher une guerre raciale dans l’Amérique. Un voyage au bout de l’enfer qui fera neuf morts, dont Sharon Tate, la première femme du réalisateur franco-polonais Roman Polanski, et traumatisera le pays à jamais.

Voilà quarante-huit ans que Charles Manson, mort dimanche 19 novembre, est entré au panthéon de la violence pure. Depuis, il n’a jamais cessé d’être l’icône mythologique d’une contre-culture macabre. Ce « Jack l’éventreur » du XXe siècle, petit bout d’homme de 1,57 m qui avait enjoint à ses troupes de « faire quelque chose de satanique », hante l’imaginaire collectif.

Virage générationnel

Sauvagerie, célébrité, satanisme, rumeurs d’orgies sexuelles, mystère et manipulation mentale, racisme et fin du monde… Comment rêver meilleure matière pour un artiste que ce messie au visage tatoué d’une croix gammée, incarnation du virage générationnel d’une Amérique schizophrène, partagée entre utopie du « Flower power » et résurgences racistes et bigotes ? Une dichotomie portée à l’écran, quelques semaines avant les meurtres, par Dennis Hopper dans le cultissime road-movie Easy Rider, épopée acide et ode à la liberté, incapable de laisser derrière elle le conservatisme oppressant et le désenchantement moral collectif.

De Charles Manson, il restera les chansons. Les siennes d’abord, que cet aspirant à la gloire avait enregistrées notamment chez Dennis Wilson, le batteur des Beach Boys. Ce dernier lui avait vaguement prédit un avenir dans la Mecque du surf rock, en contrepartie de généreuses livraisons en drogues et en femmes. Un goût pour la musique dont il ne s’est jamais départi, sortant deux albums en prison, LIE et Live at San Quentin.

Surtout, il y a les chansons des autres. Celle de Neil Young racontant dans Revolution Blues la course folle de Manson et ses acolytes, ou celle de Sonic Youth dans Death Valley ‘69 dépeignant le mirage eschatologique du Spahn Ranch où vivait la « famille » de Manson.

« Get the glory like Charles Manson »

En 1985, c’est la voix même de Charles Manson qui est utilisée dans l’électro nerveuse de Cabaret Voltaire, sur la chanson Hell’s Homes. Une utilisation moins polémique que l’hommage des Ramones dans leur morceau Glad to see you go, qui répète comme un mantra « And in a moment of passion get the glory like Charles Manson » (« Et dans un moment de passion, obtenir la gloire comme Charles Manson »).

Pour Ozzy Osbourne, les premiers succès de Black Sabbath doivent beaucoup à Charles Manson, dans cette période où « tout ce qui avait un côté noir était demandé ». « If you’re alone/Then watch what you do/Because Charlie and the family might get you » (« Si tu es seul, fais attention à ce que tu fais, parce que Charles Manson et la famille pourraient t’avoir »), peut-on entendre dans l’album de 1988 No Rest for the Wicked.

En 1993, les Guns’n Roses vont même plus loin en reprenant des paroles écrites par Charles Manson pour leur chanson Look at your name, Girl. Un choix fait aussi quelques années plus tôt par les Beach Boys, sous le titre Never learn not to love, mais jamais assumé par le groupe, qui a tenté de faire oublier la sombre paternité de la chanson – par souci financier, dira un Charles Manson très agacé. En 1988, le groupe américain The Lemonheads reprend également une de ces compositions, mais choisit de reverser les royalties au fils d’une victime de la « Famille ».

Le jeune Brian Hugh Warner n’a quant à lui pas hésité à rendre hommage au leader de la « Famille » en choisissant son nom de scène, Marilyn Manson, progéniture spirituelle du glamour de Marilyn Monroe et du sordide de Charles Manson. En 1996, le morceau How does it feel to be one of the beautiful people ? fait explicitement référence à cette « culture de la beauté » prônée par Charles Manson, quand Sick City est une reprise d’un titre de Charles Manson datant des années 1970.

Enregistrement au 10050 Cielo Drive

Une mélancolie désenchantée qui se retrouve sur l’album Toxicity de System of a Down. Derrière le morceau « ATWA », un acronyme et le concept d’« Air, Trees, Water, Animals », inventé par Charles Manson pour promouvoir son amour pour la nature. Le guitariste Daron Malakian n’a jamais tu sa fascination pour « les idées et les pensées sur la société » de Charles Manson.

De son côté, le groupe Nine Inch Nails a même choisi d’enregistrer son troisième album dans la maison où Sharon Tate et ses trois amis ont été assassinés. Le groupe y consacre trois chansons de l’album au plus célèbre fait divers américain, March of the Pigs, Piggy et Gave up, dont le clip fut entièrement tourné au 10050 Cielo Drive, sur les hauteurs du quartier résidentiel de Bel Air, où les lettres PIG écrites avec le sang des victimes maculèrent les murs.

Même les rappeurs de NWA font référence à cette figure de la culture américaine, quand Ice Cube se lance sur Straight Outta Compton « Here’s a murder rap to keep you dancin’/With a crime record like Charles Manson » (« Voici un rap assassin pour te faire danser avec un nombre d’homicides record égal à celui de Charles Manson »). Plusieurs groupes ont même choisi leur nom en référence au « mythe Manson », comme les rockers du groupe Kasabian, en référence à Linda Kasabian, membre de la « Famille ».

« Des requins qui fendent l’eau »

Car Charles Manson n’est pas le seul à fasciner. Les personnages féminins gravitant autour du leader mystique autoproclamé auront quasiment tout autant été matière de fiction. Dans la littérature, elles reviennent à longueur de pages dans Vice caché de Thomas Pynchon, California Girls de Simon Liberati et American Girls, d’Alison Umminger.

Surtout, The Girls, écrit par l’auteure de 25 ans Emma Cline, dépeint ces adolescentes perdues et fanatiques, « aussi racées et inconscientes que des requins qui fendent l’eau », miroir d’une condition féminine dans la société moderne.

Le traumatisme collectif est un terreau fertile pour qui veut écrire sur la société. « Une Californie s’affairait à naître et l’autre à mourir », écrivait Joan Didion, pionnière du « new journalism », à propos du massacre perpétré par la secte de Charles Manson. Madison Smartt Bell, auteur de La Couleur de la nuit, se risquait pour sa part à résumer que le « succès » de Charles Manson tenait à ce qu’il « a persuadé les gens que leurs enfants voulaient les tuer ».

Nulle surprise dès lors de retrouver la trace de ce tremblement existentiel des Etats-Unis dans les dessins animés caustiques tels que Family Guy ou South Park, nés dans la fin des années 1990. Dans la bouche de ces personnages rondouillards se lit l’étonnement provocateur de voir une société si fascinée par les criminels et les psychopathes. « Joyeux Noël Charles Manson », chantent les écoliers Stan, Kyle, Cartman et Kenny.

Tarantino au travail

Le succès des œuvres inspirées par le parcours de Charles Manson ne s’est jamais démenti. En 1975, le procureur chargé d’instruire l’affaire, Vincent Bugliosi, signe le livre Helter Skelter, récompensé du prix Edgar, puis rapidement adapté au cinéma (1976) et à la télévision (2004). Les deux sont un succès d’audience, et provoquent le débat, tout comme les récits livrés à une presse avide de sensationnalisme par les anciens membres de la « Famille ».

Au total, plus d’une dizaine de films ont tenté de retracer le fil satanique des personnages de ce bad trip américain, tant lié à Hollywood. Car le destin de Charles Manson peut être lu comme « la revanche fantasmée de l’un des millions de pèlerins venus à Los Angeles pour laisser une trace, accueillis seulement par la condescendance », affirmait la journaliste Karina Longworth dans une série de douze podcasts consacrés au fait divers, intitulée You must remember this.

L’histoire du gourou a ainsi été adaptée dans The other side of madness en 1971 ou Manson family movies en 1984, en passant par Manson, my name is Evil en 2009, ou Manson’s lost girls en 2016. En 2006, Live Freaky ! Die Freaky ! met en scène Billie Joe Armstrong, chanteur du groupe de rock américain Green Day, qui reprend dans la bande originale de ce dessin animé sous amphétamines un titre de Manson lui-même, Mechanical Man.

Outre les biographies, qui existent également sous forme d’opéra en 1990 et de comédie musicale en 2014, les références à Charles Manson sont omniprésentes dans le cinéma américain. Difficile de ne pas y lire la trace du mentor machiavélique dans le film d’horreur The Cult (1971). Un don d’ubiquité parfaitement exprimé par cette réplique du tueur en série Mickey Mallory dans Tueurs nés (Natural Born Killers), d’Oliver Stone. « Manson, c’est le roi », dit Woody Harrelson face caméra, comme un défi lancé à la société.

Sur petit écran, la fascination morbide est également omniprésente. On citera notamment Ben Odenkirk interprétant Charles Manson dans le « Ben Stiller Show » en 1993, ou encore les derniers épisodes de American Horror Story. Si la série Following de Kevin Williamson ne faisait que s’inspirer de l’histoire de Charles Manson, Aquarius, sorti en 2016 sur NBC, s’inscrit pleinement dans le Los Angeles cauchemardesque de la « Famille ». Charles Manson y est incarné par Gethin Anthony, tandis que le sergent Sam Hodiak est campé par David Duchovny.

La mort du plus célèbre des psychopathes américains, condamné à perpétuité bien qu’il n’ait jamais tué de sa propre main, ne risque pas de mettre fin à son propre mythe. Depuis plusieurs années, Bret Easton Ellis, l’auteur d’American Psycho, veut écrire une série sur le personnage. En juillet, le réalisateur américain Quentin Tarantino a annoncé préparer un film sur Charles Manson, dans lequel Brad Pitt pourrait incarner le personnage principal.

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Bondage is not a crime !

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« Le manque de sommeil nous tue »

Par Pascale Krémer - Le Monde

Sylvie Royant-Parola, présidente du Réseau Morphée, alerte : notre organisme a besoin de plus de sept heures de repos par nuit. Sans cela, nous nous mettons en danger.

Psychiatre, la docteure Sylvie Royant-Parola préside le Réseau Morphée, qui se consacre à la prise en charge des troubles du sommeil. Avec trois confrères médecins et chercheurs, elle a lancé début octobre un appel aux autorités sanitaires pour une véritable politique de prévention sur le sommeil.

Sous quel seuil estime-t-on qu’un individu est en manque de sommeil ?

Un adulte se met en réel danger s’il dort moins de six heures par nuit. Les courts dormeurs existent. On estime entre 1 % et 3 % de la population ceux qui sont génétiquement programmés pour se contenter de quatre à cinq heures et demie de sommeil par nuit. Pour tous les autres, une nuit devrait durer entre sept et huit heures, exceptionnellement six heures. Jamais au-dessous. Celui qui, en vacances, dort systématiquement trois heures de plus que d’habitude (passant de six heures à neuf heures par nuit, par exemple) doit se poser des questions : il est sans doute en forte privation de sommeil.

A quels problèmes de santé un déficit de sommeil nous expose-t-il ?

Il y a bien entendu les conséquences immédiates et évidentes : troubles de la vigilance et de l’attention, dont les risques d’accidents lors de la conduite automobile – 30 % des accidents de la route mortels sont dus à la somnolence. Mais, au-delà, les découvertes de ces dix dernières années nous ont permis de mesurer toute l’importance du sommeil. La privation de sommeil, même relativement légère (une heure de moins par rapport au temps habituel), a des retentissements sur le métabolisme et le fonctionnement de notre organisme. Nous en sommes sûrs, désormais : le manque de sommeil nous tue.

D’abord il modifie deux hormones digestives. Il accroît la ghréline, qui stimule l’appétit, et diminue la leptine, qui régule la satiété et le stockage des graisses dans l’organisme. Qui dort moins a davantage faim le lendemain et stocke davantage ce qu’il ingère. Plus la privation de sommeil est grande, plus ces effets sont importants, surtout chez l’enfant. Il y a donc un lien direct avec la prise de poids, l’obésité, et tout cela favorise le diabète.

La privation de sommeil crée aussi une instabilité de l’humeur avec, au minimum, une irritabilité et des troubles du caractère. Mais elle augmente aussi le risque de dépression. Elle favorise les troubles cardiovasculaires (AVC, infarctus), de l’hypertension. Elle affecte l’immunité, rendant plus sujet aux infections. Elle facilite le déclenchement des cancers hormono-dépendants (celui du sein chez la femme, de la prostate chez l’homme). Et même de maladies neurologiques comme celle d’Alzheimer, puisque, durant notre sommeil profond, un « lavage » neuronal s’exécute dans le cerveau.

Les conséquences sont-elles encore plus lourdes chez les enfants ?

Les privations importantes de sommeil (moins de six heures par nuit) concernent désormais 5 % des élèves de sixième, 15 % de ceux de troisième. Les enfants ont perdu vingt minutes par nuit en moyenne – ce qui veut dire que certains ont perdu une heure et demie de sommeil chaque nuit. Cela provoque des troubles de la vigilance, de la concentration, sources d’échec scolaire. Chez les petits, cela s’accompagne de fatigabilité, donc souvent d’hyperactivité. Pour cette dernière, on parle d’épidémie, on évoque les causes liées aux insecticides, mais on ne pense pas assez au lien avec le sommeil malmené.

« Rattraper » en dormant plus le week-end ne règle pas le problème. Car on s’est aperçu que l’irrégularité de nos rythmes nous fragilise énormément en désorganisant les rythmes circadiens (alternance entre la veille et le sommeil), dont la découverte vient de faire l’objet du prix Nobel de médecine. ­Alterner nuits courtes et nuits de récupération a un impact sur la santé, car les horloges internes ne peuvent plus programmer les fonctions de l’organisme, ce qui engendre un stress biologique supplémentaire.

Qu’est-ce que cette crise du sommeil dit de nous ?

Notre société voudrait fonctionner sur un mode linéaire, comme une machine. Nous sommes constamment sur le qui-vive, dans l’instantanéité de la réponse, l’angoisse de ne pas être présent, de ne pas exister. Nous avons du mal à mettre réellement notre cerveau hors connexion. La nuit, l’idée même que l’on puisse être joignable nous maintient en alerte. Mais nous sommes des êtres cycliques et non numériques. Notre corps a besoin d’une alternance de fonctionnement et d’arrêt où il se recharge. Où dormir est une fonction exclusive.

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lundi 20 novembre 2017

Le tueur en série américain Charles Manson est mort à l'âge de 83 ans

Charles Manson, l'un des plus célèbres tueurs en série du XXe siècle, est mort à l'âge de 83 ans, a annoncé l'administration pénitentiaire californienne dans un communiqué, lundi 20 novembre. Il avait été hospitalisé dans un état grave à Bakersfield (Etats-Unis), jeudi 16 novembre. Charles Manson et ses adeptes, la "Manson Family", avaient été condamnés en 1971 pour le meurtre en 1969 de sept personnes, dont l'actrice Sharon Tate, la femme de Roman Polanski, alors enceinte.

Sharon-Tate-and-Roman-Polanski-Sharon Tate et Roman Polanski (Photo de Jean loup Sieff - il me semble)

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En Indonésie, les nazis sont à la mode

Par Bruno Philip, Bangkok, correspondant en Asie du Sud-Est - Le Monde

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Une statue d’Hitler, un « Soldaten Kaffee », un vidéoclip en costume d’époque… Le IIIe Reich fascine l’archipel, plus par ignorance que par idéologie.

LETTRE DE BANGKOK

Une jeune femme fait un « selfie » devant une statue de cire d’Adolf Hitler placée devant la photo presque grandeur nature du portail du camp d’extermination d’Auschwitz, surmonté de la tristement célèbre formule : « Arbeit macht frei ». Jusqu’au 10 novembre, les visiteurs d’un musée indonésien de la ville de Yogyakarta pouvaient ainsi se faire photographier, le plus souvent hilares, devant un « Führer » en grand uniforme et au regard martial de rigueur…

Même dans une Indonésie souvent peu au fait des horreurs de la seconde guerre mondiale, l’« attraction » a fait des vagues. Au point que le directeur du « Musée de l’art des statues », situé dans cette grande ville estudiantine considérée comme la capitale culturelle de Java, a dû retirer l’effigie d’Hitler. Depuis Los Angeles, le Centre Simon-Wiesenthal avait auparavant réagi et demandé que soit enlevée immédiatement la statue.

« Nous ne voulions pas choquer », s’est défendu le directeur, Jamie Misbah, affirmant maladroitement que l’exhibition d’une telle sculpture avait été imaginée à des fins d’« éducation »… Environ 80 sculptures d’autres célébrités mondiales passées et présentes voisinaient avec celle du chef du régime nazi. Le directeur avait cependant trouvé « normal » que les visiteurs se précipitent devant la statue d’Hitler, l’exposition de cette dernière ayant connu un franc succès. Sur les réseaux sociaux, la reproduction des « selfies » des visiteurs avait fait un tabac…

Fascination pour « les choses liées à la seconde guerre mondiale »

Ce n’est pas la première fois que le plus grand pays musulman du monde, où réside une très petite communauté juive, se fait remarquer pour de telles dérives.

En janvier 2017, un café utilisant le thème nazi dans sa décoration avait ouvert à Bandung, grande ville de l’Ouest javanais. Les serveurs étaient vêtus de l’uniforme noir des SS, bandeau au bras avec swastika dans un cercle blanc sur fond rouge ; un portrait d’Hitler trônait sur un mur. Le propriétaire avait également collé des affiches représentant l’aigle allemand, barrées de slogans militaristes de l’époque nazie. L’endroit s’appelait le « Soldaten Kaffee », en référence avouée à un établissement parisien situé place de la Madeleine durant l’Occupation et ainsi nommé parce qu’il était essentiellement fréquenté par des soldats allemands en uniforme.

Son gérant, Henri Mulyana, a fermé son « Kaffee » en début d’année, mais pas en raison de pressions externes, même s’il avait tout de même reçu quelques menaces de mort : « J’ai fermé parce que mon bar n’attirait pas grand monde », déclara-t-il benoîtement. Lui non plus ne voyait pas très bien pourquoi le choix du décor pouvait choquer : « Je n’ai pas fait ça parce que j’aime Hitler, mais parce qu’ici, on est fasciné par les choses qui sont liées à la seconde guerre mondiale », tenta-t-il de se justifier. Après avoir dû fermer une première fois faute de clients, le gérant avait fait cette dernière tentative de réouverture, même s’il avait pris cette fois la précaution d’élargir le spectre de son thème : à côté d’Hitler, il avait placé des portraits de Staline et de Churchill…

Réagissant à l’affaire de la statue de cire, le responsable pour l’Indonésie de Human Rights Watch, Andreas Harsono, a déclaré que l’utilisation de telles esthétiques à des fins prétendument culturelles le rendait « malade ». Il a ajouté que cette mode pour le nazisme était le signe que le sentiment antisémite était peut-être plus répandu qu’on ne le croit dans l’archipel.

Costumes du IIIe Reich

Pourtant, la plupart des Indonésiens ignorent tout de la guerre en Europe – même s’ils furent occupés par les Japonais durant la deuxième guerre mondiale. Et s’il existe dans l’archipel un certain antisémitisme, il est essentiellement la répercussion du conflit palestinien. C’est Israël qui est visé, pas les juifs. Pourtant, et pour des raisons qui n’ont rien à voir explicitement avec l’antisémitisme, le nazisme – ou le fascisme – reste une idéologie qui continue de fasciner certains partisans de l’ordre dans un pays dirigé de 1967 à 1998 par le dictateur Suharto.

Son gendre Prabowo Subianto, qui fut lieutenant général dans l’armée et avait été candidat malheureux au second tour de l’élection présidentielle de 2014, s’était auparavant félicité d’un clip vidéo, utilisant l’esthétique nazi, tourné en son honneur : une pop star indonésienne, Ahmad Dani, avait entonné une chanson de soutien au candidat vêtue du même costume que portait le chef des SS Heinrich Himmler… Prabowo avait posté la vidéo sur sa page Facebook en se fendant du commentaire suivant : « Ce clip va me rendre plus fort. Vive L’Indonésie ! »

L’idéologie exprimée par Prabowo n’était pas totalement surprenante quand on sait que son beau-père, Suharto, commença sa carrière en faisant exterminer plusieurs centaines de milliers de communistes au milieu des années 1960, dans ce qui est resté comme l’un des grands crimes de masse du XXe siècle. Suharto avait appelé son régime : « l’ordre nouveau »…

Ces dernières années, une sorte de « mode nazie » a émergé en Asie du Sud-Est. La plupart du temps, les gens qui véhiculent ce genre de slogans ou s’habillent avec des costumes du IIIe Reich ne réalisent pas la portée de ce qu’ils font. Reste qu’Hitler incarne pour certains, moins ignorants mais plus dangereux, le symbole de l’homme fort et de la fierté nationale… Le clip vidéo de la pop star indonésienne avait cependant provoqué un scandale dans son pays. Preuve qu’en dépit de « dérapages » malencontreux, un certain nombre d’Indonésiens sont désormais au fait des réalités de la guerre mondiale en Europe et de l’horreur du nazisme.

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Hôtel Lutetia (toujours en travaux)

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Belle, belle, belle : L’Indienne Manushi Chhilar devient Miss Monde 2017

Samedi 18 novembre, sur l’île tropicale chinoise de Hainan, était organisée la 67e cérémonie de Miss Monde. C’est Manushi Chhillar, Miss Inde âgée de tout juste 20 ans, qui a été couronnée – succédant ainsi à Stéphanie Del Valle (Porto Rico). La jeune femme a pour ambition de devenir chirurgien et de, à long terme, ouvrir et développer les hôpitaux dans les zones reculées de son pays.

Si la Française Aurore Kichenin [première dauphine de Miss France 2017 et représentante de l'Hexagone au concours, ndlr] n’est pas montée sur le podium, elle a toutefois décroché la cinquième place. Un classement honorable, compte tenu du nombre de candidates cette année – 118 au total. La Miss Lanquedoc-Roussillon a en effet bloqué sur les questions qui lui ont été posées, perdant quelques points.

Bien que la Française Iris Mittenaere ait été élue Miss Univers cette année, cela fait plus de 50 ans qu'une Miss France n'a pas remporté le titre de Miss Monde – depuis Denise Perrier, en 1953.

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