Partager sur Face Book

Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 11 avril 2015

Marchand ambulant sur la piazza devant le Centre Pompidou

IMG_6040

Posté par jourstranquilles à 00:51 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Pauline Moulettes

11111422_628099493988087_146683436_n

 

11084788_766045780176679_2022927680_n

IMG_4106

Posté par jourstranquilles à 00:41 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Mais à quoi servent les expositions universelles?

Opération de communication externe, psychothérapie interne, accélérateur de grands chantiers, booster technologique... ces grands-messes coûtent cher mais sont riches en retombées positives. Enquête à la veille de l'ouverture de l'Expo 2015 de Milan, le 1 er mai.

Le 1er mai prochain, Milan accueillera pour six mois, son Exposition universelle. Malgré ses 144 pays participants et son beau thème «Nourrir la planète, Énergie pour la vie», elle peinera à égaler le dernier événement du genre, Shanghai 2010. L'Exposition universelle chinoise restera probablement longtemps dans les annales comme celle de tous les superlatifsavec ses 190pays présents, ses 3milliards d'euros de dépenses directes et, dit-on, dix fois plus d'investissements indirects, son site grand comme deux fois la principauté de Monaco... À l'échelle du Vieux Continent, la jauge redevient plus modeste, avec 110 hectares milanais monopolisés contre 523 shanghaïens, et 20millions de visiteurs attendus contre 73millions constatés dans la mégapole chinoise.

En janvier dernier, 5millions de billets avaient néanmoins déjà été commercialisés pour participer à la fête de la métropole italienne qui, pour l'occasion, ouvrira largement cet été son Opéra, la Scala et accueillera un spectacle inédit du Cirque du Soleil, Allavita! Quelle que soit l'échelle, le questionnementest le même pour chaque Exposition universelle: à quoi servent encore ces démonstrations de pouvoir, ces vitrines ludiques et commerciales, dont les chiffres donnent le tournis, à l'heure de la mondialisation et d'Internet? «C'est un grand exercice de communication pour les pays développés et une première apparition d'envergure sur la scène internationale pour les pays émergents», répond Vicente González Loscertales, secrétaire général du Bureau international des expositions (BIE) situé à Paris. Alors qu'une Coupe du monde de football se déroule sur trois semaines et attire surtout des supporters, une Exposition universelle s'étale sur un semestre et draine un public plus familial et diversifié.

L'exposition de Shanghai n'a-t-elle pas accueilli 186000 journalistes? Et tout fait pour gommer son image d'usine du monde polluante, s'affirmer comme une cité tertiaire et arty? «Ces expositions demeurent des vecteurs de rayonnement majeurs», confirme Antoine Bourdeix, directeur chez Publicis Consultants. D'ailleurs, chaque ville cherche à entrer dans le Guiness des records : Osaka en 1970, avec ses 64millions de visiteurs; Montréal en 1967, avec ses 400 hectares; Shanghai, avec son nombre impressionnant de pavillons étrangers... Dubaï, choisie pour 2020, compte pour sa part braquer les projecteurs sur la région Menasa, acronyme de Middle East-North Africa-South-East Asia (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Asie du Sud-Est), afin de positionner celle-ci sur l'échiquier mondial.

Avec 25millions de visiteurs attendus, étrangers à 70%, l'émirat espère en finir avec les amalgames, alors que son économie repose désormais largement sur le tourisme (12millions de visiteurs par an). «C'est l'opportunité de combattre les idées reçues, par exemple sur le port du voile ou pas. Alors que les émirats ont une population de 8millions d'habitants, avec 200 nationalités, l'occasion est idéale pour mettre en avant la composante multiculturelle», observe PascalMaigniez, directeur du Dubai Department of Tourism and Commerce Marketing pour la France et le Benelux. «D'autant plus que les Émirats arabes unis se sont développés grâce aux autres, en devenant un carrefour du monde», ajoute Antoine Bourdeix.

Ces opérations de communication externe se doublent de psychothérapies internes pour gonfler le moral des troupes. De même que le titre de «capitale européenne de la culture» a provoqué un électrochoc à Lille et à Marseille, redonnant de la fierté à la population locale, Paris2025 irait à contre-courant du french bashing ambiant. L'Exposition universelle de 1900, comme l'a rappelé l'an dernier une rétrospective au Petit Palais, donnait à voir une France positiviste, confiante, à 50millions de visiteurs... Si les premières Expositions universelles étaient avant tout des symboles de puissance, qui ont permis l'édification de bâtiments d'exception comme le Grand Palais (1900) ou la tour Eiffel (1889) à Paris, le Crystal Palace (1851) à Londres, aujourd'hui elles servent quasiment toujours un projet de développement urbain.

Si la candidature de la capitale française est couronnée de succès pour 2025, cela boostera indéniablement les infrastructures du Grand Paris tout comme la gouvernance de Paris Métropole. Alors que l'Exposition de 1937, dernière en date à Paname, nous a permis d'édifier les palais de Chaillot et de Tokyo ou encore le planétarium du palais de la Découverte, cette fois la manifestation deviendrait l'«acte fondateur» du Grand Paris: outre un village central le long de la Seine, les pavillons seraient répartis autour d'une quarantaine de futures gares du Grand Paris Express. Jean-Christophe Fromantin, maire de Neuilly-sur-Seine et président d'Expo France 2025, parle d'un «itinéraire pour visiter le monde». Un pari, que cette candidature éloignée de l'ADN habituel de ce type de manifestation, mais de nature à séduire le BIE par son caractère novateur.

D'ores et déjà, des étudiants de douze grandes écoles et universités planchent sur le concept. «Les villes mûrissent maintenant des plans sur dix ans: Shanghai a réfléchi son projet de 2001 à 2010, Dubaï y travaille depuis 2011 pour être prêt en 2020», confirme Antoine Bourdeix. Vicente González Loscertales situe ce virage stratégique en1992, avec Séville: «Cette exposition-là a eu un impact indéniable en termes d'aménagement du territoire, avec la construction de la première ligne à grande vitesse Madrid-Séville, alors qu'on s'attendait plutôt à voir émerger un premier tronçon sur Madrid-Barcelone. Le réseau autoroutier a également été étoffé, un nouveau terminal aéroportuaire réalisé, les rives du Guadalquivir ont été aménagées, et un parc technologique et scientifique a été créé dans cette ville à l'économie traditionnelle.»

De même, note Antoine Bourdeix, «Shanghai s'est métamorphosée en un temps record, avec deux lignes de métro, une promenade magnifique le Bund à la place du pont-tunnel préexistant, un aéroport rénové, des voies rapides construites. Une zone précédemment occupée par des usines, un arsenal, en plein centre-ville, a pu être récupérée très rapidement pour y accueillir l'exposition; on y trouve aujourd'hui des habitations, un centre de loisirs, un espace événementiel, des cinémas, des musées... Cela a permis de faire en huit ans des travaux qui auraient exigé vingt ans autrement, et de justifier ce chantier hors norme auprès des habitants».

Bien sûr, ces grands travaux excitent les appétits. À Milan, où l'on estime que l'Exposition a suscité des chantiers de l'ordre de 1,35milliard d'euros, générant quelque 70000 emplois, des affaires de corruption sont apparues: la magistrature italienne a lancé une vaste opération de nettoyage dans la capitale lombarde pour s'attaquer aux appels d'offres truqués, voire faux... L'impact d'une exposition est d'autant plus marquant que la ville d'accueil anticipe les suites à lui donner. Pour Dubaï, l'après-Expo 2020 s'inscrit dans un schéma de développement qui préexistait à sa candidature, autour de son port, troisième plateforme de réexportation du monde, de son aéroport, le dixième plus actif de la planète, du réseau croissant de sa compagnie aérienne Emirates, de ses shopping malls de luxe, de ses hôtels incroyables comme l'Atlantis ou le Burj al-Arab, de ses événements culturels prometteurs, tel Art Dubaï, première foire du Moyen-Orient...

Mais l'émirat va aussi pouvoir accélérer la réalisation de sa stratégie postpétrole, alors que la crise de 2008 a porté un sérieux coup de frein à certains de ses chantiers. «Le hub aéroportuaire va s'étendre et Dubaï se connecter encore mieux à Abu Dhabi, alors même que l'Exposition universelle coïncidera avec le 50eanniversaire des Émirats arabes unis», souligne Vicente González Loscertales. «Le thème choisi est d'ailleurs «Connecter les esprits, construire le futur», précise Pascal Maigniez. « Grâce à l’exposition, Dubaï va mettre les problématiques du développement durable au coeur de la société. Alors qu’on parcourait son territoire essentiellement en voiture, peu à peu des quartiers piétonniers émergent.»

Rien de tel qu'une expo très technologique, au bilan carbone neutre, pour cet émirat qui se rêve en «Silicon Oasis» du monde arabe. «Dubaï veut jouer les laboratoires, avec une soixantaine d'hectares dédiés à l'exposition, couverts par un toit qui produira de l'énergie solaire, poursuit son ardent défenseur. Cette structure restera pérenne pour héberger ensuite des congrès, des centres de recherche et de développement, un espace pédagogique. Environ 150 bus électriques et un métro automatisé prolongé assureront la desserte de l'Exposition.»

Par ailleurs, des incitations fiscales ont été décidées pour favoriser l'implantation d'établissements trois et quatre étoiles,car les visiteurs espérés sont à hauts revenus. Une centaine d'établissements seront achevés d'ici à fin 2016, et 60000 chambres viendront s'ajouter aux 80000 existantes. L'Opéra, dont la construction avait été aussi repoussée du fait de la crise, revient sur la scène avec un projet ambitieux de salle multi-usages de 2000 places. «Environ 280000 emplois devraient être créés dans le secteur tertiaire», confie encore Pascal Maigniez. «Dubaï attend de l'Exposition universelle trois à quatre points de PIB supplémentaires», renchérit Antoine Bourdeix. Des entreprises françaises, telles Alstom, Systra ou Aéroports de Paris, devraient d'ailleurs en tirer profit.

Cette vision en amont est indispensable pour reconvertir très vite les édifices construits à l'occasion de ces Expositions universelles. Ainsi Lisbonne a pu transformer en deux temps trois mouvements le site de l'Exposition 1998 en parc des Nations, pourtant la plus grande opération d'urbanisme depuis le tremblement de terre de 1755. Un quartier tourné vers le Tage, avec ses immeubles résidentiels, ses écoles, ses bureaux, son espace de congrès, ses commerces et restaurants, son musée des sciences, son aquarium, ses promenades, a été rapidement réinvesti par une classe moyenne supérieure qui auparavant boudait cette friche industrielle infréquentable. Et pas seulement: outre une hausse de visiteurs de 21% enregistrée en 1998, dans les années qui ont suivi, Lisbonne a vu la croissance de son tourisme progresser à un rythme plus soutenu que Vienne, Paris, Amsterdam, Madrid et Londres. Cinq ans après l'Exposition, le gouvernement portugais estimait que l'événement avait rapporté 5milliards d'euros, huit fois les 561millions investis.

Séville a aussi capitalisé sur le titre de gloire qui lui avait permis d'attirer près de 42millions de visiteurs d'une centaine de pays. «Avant l'événement, on y comptait 12000 lits occupés à 60%. Après, les 35000 lits réalisaient un taux d'occupation de 80%», note VicenteGonzález Loscertales. À Shanghai, dès la clôture de la manifestation, l'un des équipements phares de la fête géante de 2010 est devenu la Mercedes Benz Arena, une salle sportive polyvalente d'une capacité de 18000 places, qui accueille notamment des matches de la NBA. Le pavillon de la Chine et des régions s'est mué en musée national doté de vingt-sept salles, et l'ancien pavillon du Futur, ex-centrale électrique reconvertie, héberge la Power Station of Art.

Quant aux pavillons étrangers, prototypes toujours très coûteux et innovants mais censés être démontés, nombre d'entre eux ont trouvé un second souffle: celui de l'Arabie saoudite s'est transformé en cinéma, celui de l'Italie en centre d'exposition, tandis que celui du Royaume-Uni a fait l'objet d'une vente aux enchères au profit d'une ONG en forme de hérisson, ses longues tiges emplies de graines issues de plantes sauvages du monde entier ont été dispersées à travers toute la Chine. Enfin, l'architecture figurant une dune de sable réalisée par Norman Foster pour les Émirats arabes unis trône aujourd'hui sur l'île de Saadiyat, non loin du futur Louvre d'Abu Dhabi.

Le Japon est probablement le pays où la complicité avec les entreprises est la plus forte pour faire des affaires lors de ces grands-messes. Osaka estime avoir engendré pour quelque 2milliards de dollars de contrats, signés pendant son Exposition de 1970. Et Aïchi 2005, réunissant 121 pays sur 173 hectares aux environs de Nagoya, a pu être considérée comme la «foire industrielle de Toyota». Le comité d'organisation de cette manifestation qui a coûté 2,5milliards d'euros a été noyauté par le personnel de la firme, laquelle a profité des travaux publics réalisés (autoroute circulaire, train à moteur linéaire, nouvel aéroport...) pour désenclaver sa ville-usine, à proximité du site, au grand dam des défenseurs de l'environnement.

Mais c'est bien grâce au parrainage du constructeur automobile japonais que l'événement a vu le jour dans cette région méconnue, attirant 15millions de personnes, dont 10% d'étrangers. Jusqu'au thème choisi «La sagesse de la nature» qui n'était pas anodin au moment où le champion japonais mettait en avant son image écologique avec sa voiture hybride, la Prius. Si, à Aïchi 2005, le pavillon français abritait Toyota Valenciennes et Dassault Systèmes l'un des fournisseurs du constructeur, c'est que ces structures, souvent signées d'architectes ou de décorateurs de renom, se veulent des showrooms pour les entreprises des pays conviés.

À Shanghai, le pavillon imaginé par Jacques Ferrier pour la France a coûté 50millions d'euros mais a été le plus fréquenté avec 10millions de visiteurs: une aubaine pour les frères Jacques et Laurent Pourcel qui y tenaient un restaurant sur la terrasse au moment même où ces chefs étoilés ouvraient en parallèle un établissement en centre-ville. L'Hexagone a valorisé son art de vivre autour de la culture (chefs-d'oeuvre du Musée d'Orsay), du luxe, de la mode, de la gastronomie, mais aussi sa high-tech.

Certes, le président de la Compagnie française pour l'Exposition universelle de Shanghai (Cofres), José Frèches, n'a pas fait le plein de sponsors il espérait 25millions d'euros de mécénat et n'en a récolté que 10, grâce notamment à Louis Vuitton, Citroën, Michelin, Lafarge ou Sanofi-Aventis, mais certains ont néanmoins décroché le jackpot, à l'image de la PME alsacienne Aquatique Show International: le succès de ses spectacles de jeux d'eau et de laser lors des célébrations de Shanghai 2010 lui a valu des commandes internationales, du Caesars Palace de Las Vegas au parc Universal Studios en Floride, en passant par l'aéroport international de Kunming, en Chine...

Divertissement, diplomatie, business... autant de raisons pour penser que, dans un monde où les tensions sont multiples, ces carrefours festifs ont de beaux jours devant eux. Un temps en sommeil, les Expositions universelles ont su rebondir et s'adapter aux préoccupations sociétales. Dans son ouvrage Fêtes géantes. Les expositions universelles, pour quoi faire? (éditions Autrement, 2000), Florence Pinot de Villechenon, professeur à l'ESCP Europe, souligne que ce sont les seuls espaces de dialogue de la communauté internationale associant les citoyens aux enjeux habituellement circonscrits aux G8 ou G20.

En outre, ces marqueurs reflètent les évolutions géopolitiques Et, après la Chine et le Moyen-Orient, l'Amérique latine devrait fournir son contingent de candidats soucieux de briller sur l'échiquier mondial. «L'Exposition universelle reste le grand rendez-vous que chacun souhaitepour montrer son dynamisme et faire du nation branding. Même à l'heure du 2.0 et de la multiplication des événements sportifs, culturels, commerciaux... dans le monde, elle conserve sa magie: sur un territoire concis, on découvre un parc à thème avec le meilleur de chaque pays et, en prime, cette atmosphère si particulière, propre à ces grands-messes, de communauté internationale», souligne Antoine Bourdeix.

En chiffres

Les revenus attendus de Dubaï 2020 sont estimés à 17,7milliards d'euros. Le pont de 17,2kilomètres, l'un des plus longs du monde, devenu le noeud du trafic nord-sud au Portugal, a été construit pour Lisbonne 1998. Osaka 1970 a généré 2milliards de dollars de contrats, l'équivalent du résultat obtenu par dix ans d'efforts diplomatiques, selon le Japon La Nouvelle-Orléans est passée de 18500 à 25000 chambres d'hôtels entre 1980 et 1984, année de son Exposition universelle. Séville 1992 a accueilli 23000 journalistes, Hanovre 2000, 30000. En pleine crise financière, Saragosse 2008 a enregistré une hausse de 25% des touristes séjournant au moins une nuit, quand dans le même temps Barcelone enregistrait une baisse de 1% et Madrid de 4%. Paris 2025 devrait rester dans un budget de 3 à 4milliards d'euros, couvert par la billetterie, les grandes entreprises, un emprunt garanti par l'État et du financement participatif. À Dubaï, les visiteurs espérés devraient être à 70% des étrangers, soit l'inverse de Shanghai, où 90% des visiteurs étaient chinois.

Les monuments phares des expositions universelles

¤ Première Exposition universelle, celle de Londres, en 1851, suscitera la construction du mythique Crystal Palace: 84000 mètres carrés de verre, 4000 tonnes de fonte. Cette prouesse technologique a malheureusement été détruite. ¤ Plus que toute autre capitale, Paris conserve la marque des Expositions universelles, accueillies à six reprises de 1855 à 1937, de la tour Eiffel aux gares d'Orsay ou de Lyon, en passant par le Grand Palais ou le réseau métropolitain. ¤ La Fontaine de Montjuïc, de l'artiste Carles Buigas, inaugurée en 1929 à Barcelone, a été restaurée en 1992 pour les Jeux olympiques. ¤ L'Atomium, construit pour l'Exposition universelle de 1958, reste un emblème de Bruxelles : les neuf sphères, en référence aux neuf provinces belges de l'époque, constituent un hommage aux sciences de l'atome. ¤ L'Unisphère, érigée dans le parc de Flushing Meadows pour l'Exposition universelle de 1964 de New York, demeure l'une des attractions du quartier de Queens. ¤ La Space Needle, tour aux allures de soucoupe volante construite pour l'Exposition universelle de Seattle de 1962, est un vrai totem dans un quartier où se trouve aussi un musée dessiné par Frank Gehry et dédié à Jimmy Hendrix. ¤ La Biosphère, à Montréal, pavillon des États-Unis à l'Exposition universelle de 1967, devenu musée de l'Eau puis de l'Environnement, reste l'une des plus imposantes au monde. ¤ La tour du Soleil, haute de 70 mètres, avec sa coupole dorée de 11 mètres de diamètre, imaginée pour l'Exposition universelle d'Osaka de 1970, est toujours un élément de fierté pour la ville. Elle occupe un rôle central dans le célèbre manga 20th Century Boys.

Une reconversion parfois complexe

«Réussir la reconversion d'un site tient aussi à la manière dont la municipalité a acquis les terrains. Si, par exemple, on exproprie des populations, difficile d'y reconstruire des logements après», commente Vicente González Loscertales. Et de citer en exemple Lisbonne,qui a imaginé un montage astucieux en1998: les hectares ont été achetés par l'État, puis cédés à un promoteur chargé d'y créer des habitations après l'Exposition. Ce produit a largement financé l'événement. Une partie des équipements a été conservée pour l'agrément (centre de sports, aquarium...), de même qu'un espace scientifique et technique. La société de l'exposition a perduré dix ans pour assurer la transition. Montréal, en revanche, a eu bien du mal en 1967 pour réintégrer le site de l'Exposition des îles au milieu du Saint-Laurent à la ville. La digestion a été très lente. Séville 92, elle, n'a pu s'arroger la totalité de la maîtrise du lieu et certaines terres sont retournées à l'abandon, de même que des fresques murales et des oeuvres d'art réalisées pour la manifestation. Les 40hectares qui abritaient les pavillons étrangers de Hanovre 2000 ont quant à eux été achetés par une société anonyme créée après l'exposition et probablement dépassée par l'ampleur de la tâche: la zone est dans le même état quatorze ans après... À Milan, le flou demeure: une société réunissant la chambre de commerce, la Région Lombardie et la Ville de Milan a été constituée, qui met à disposition de l'exposition le terrain, mais reste ouverte à un possible acquéreur ensuite. L'État a laissé aux collectivités le soin de gérer cela et cette absence de gouvernance forte ne laisse entrevoir aucun avenir clair à ce jour pour le site. Article de Martine Robert. Les Echos

Posté par jourstranquilles à 00:39 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vu dans la rue

11078832_642358815895703_2038165656_n

Posté par jourstranquilles à 00:35 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Place Carrée - Châtelet les Halles

11049160_931788443518901_1874933815_n

Posté par jourstranquilles à 00:34 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 10 avril 2015

Le monde de Barbie - vu sur Instagram

11123856_791785490907734_1781976968_n

Posté par jourstranquilles à 07:05 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

"La vache qui rit"

IMG_4097

 

55048891

55048898

 

Ci-dessus : usine du groupe Bel à Lons le Saunier

Posté par jourstranquilles à 06:55 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

Vu sur Instagram - j'aime bien

10809778_810900145630436_1537119527_n

Posté par jourstranquilles à 06:47 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

C'est le printemps...

c336be48e22c2aa85e5a9fae08155334

Posté par jourstranquilles à 05:50 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]

22 degrés à paris aujourd'hui...Évitez le métro, prenez le bus !

11084968_1575475109400950_647252000_n

Posté par jourstranquilles à 05:49 - Divers - Commentaires [0] - Permalien [#]