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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 13 juin 2017

Jean-Luc Mélenchon sur un nuage

Par Gilles Rof, Marseille, correspondant, Raphaëlle Besse Desmoulières, Marseille, envoyée spéciale Le Monde

En tête dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, le leader de La France insoumise s’est réjoui de voir son mouvement devancer le PS au premier tour des législatives.

Cela faisait bien longtemps que l’on n’avait pas vu Jean-Luc Mélenchon de si bonne humeur. Dimanche 11 juin, aux Docks du Sud, la salle marseillaise réservée pour cette soirée du premier tour des législatives, le chef de file de La France insoumise est sur un petit nuage. Il est 21 h 30 passé quand il prend la parole pour la deuxième fois. Et contrairement à ce qui était prévu, il n’attend même pas d’être arrivé sur l’estrade pour répondre aux journalistes.

A cette heure-là, il sait déjà qu’il sera présent au second tour dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône, et il a également vu la plupart de ses proches se qualifier. Certes, on est très loin de la « nouvelle majorité » qu’il souhaitait imposer à Emmanuel Macron, lui qui se voyait déjà premier ministre. Mais avec 11 % des suffrages, son mouvement arrive en tête de la gauche, devant le Parti socialiste (9,5 % avec ses alliés). Si l’on ajoute les voix de ses ex-alliés du Parti communiste (PCF, 2,7 %), la gauche radicale termine devant le Front national (13,2 %).

Même si son mouvement perd plus de huit points par rapport au score de la présidentielle, pas question pour l’ancien socialiste de parler d’échec, lui qui estime avoir accompli « un boulot magnifique » avec La France insoumise, mouvement lancé début 2016. « C’était prévisible qu’on ait une moindre mobilisation, souligne-t-il. Je suis surtout conscient de la responsabilité que ça me donne. Nous sommes la force centrale dans ce qui suit. C’est à nous de reconstruire. »

« Situation politique instable et en trompe-l’œil »

Celui qui était arrivé à Marseille en mai en clamant que son but était de « remplacer le PS » considère que son ancien parti s’en est chargé tout seul par ses « bêtises » et « tous les manquements à la parole donnée ». Le cofondateur du Parti de gauche ne peut s’empêcher de savourer l’élimination de plusieurs ténors du PS, en premier lieu celle de son numéro un à Paris, Jean-Christophe Cambadélis, en partie grâce à la « super-candidate » de La France insoumise, Sarah Legrain, une jeune dirigeante du Parti de gauche.

Une heure plus tôt, à la tribune cette fois, M. Mélenchon avait déjà dans la voix ce petit goût de victoire avant l’heure. A mille lieues de ce fichu 23 avril où il n’avait pu empêcher la rancœur de dicter ses paroles. Dans une courte déclaration, il reconnaît « une très nette et incontestable avance du parti du président », qu’il ne prendra même pas la peine de nommer. Mais pour lui, il s’agit d’une « situation politique totalement instable et en trompe-l’œil ». « L’immensité de l’abstention montre qu’il n’y a pas de majorité dans ce pays pour détruire le code du travail », note-t-il.

Et M. Mélenchon de lancer un appel aux « milieux populaires et de la jeunesse » à ne pas donner « les pleins pouvoirs » au chef de l’Etat et à élire le maximum de députés de La France insoumise. « C’est autour d’eux que va se constituer l’opposition écologiste et sociale, le mouvement humaniste dont notre pays a besoin », affirme-t-il.

Vers un groupe à l’Assemblée nationale

Autre point : l’attitude à adopter face au Front national (FN) dimanche 18 juin. Sa position de l’entre-deux-tours de la présidentielle, où il avait refusé d’appeler à voter pour M. Macron, n’a pas toujours été comprise sur le terrain. Il demande désormais à ses candidats du cas par cas, en faisant « attention » à leurs choix afin de « ne jamais permettre l’élection d’un député du FN ». « Sur le terrain, appréciez les situations et agissez le plus habilement possible », a-t-il ajouté.

Au final, ils sont 69 à être présents au second tour. Un score qui leur « ouvre la porte à un groupe à l’Assemblée nationale », veut croire l’ex-députée Parti de gauche Martine Billard, qui commentait les résultats à Paris.

Plusieurs membres de la garde rapprochée de M. Mélenchon disputeront le match le 18 juin : Manuel Bompard à Toulouse, Alexis Corbière et Eric Coquerel en Seine-Saint-Denis, Danielle Simonnet à Paris… La plupart se sont qualifiés aux dépens de socialistes et beaucoup sont en ballottage défavorable face à un candidat du parti présidentiel. Pour Farida Amrani également, qui affrontera l’ex-premier ministre PS Manuel Valls dans l’Essonne, la marche sera haute pour l’emporter. Mais c’est autant de points de marqués et de financement public à venir pour le mouvement de M. Mélenchon.

Sans oublier les personnalités que soutenait La France insoumise et qui, ont elles aussi, franchi cette première étape : le journaliste François Ruffin dans la Somme, la députée sortante communiste Marie-George Buffet en Seine-Saint-Denis, ou la porte-parole d’Ensemble, Clémentine Autain, dans ce même département.

Mélenchon en tête dans sa circonscription

Le pari est aussi remporté vis-à-vis du PCF. Dans plusieurs territoires que la formation de Pierre Laurent espérait (re)conquérir, le candidat communiste a été éliminé au profit de celui de La France insoumise. L’exemple le plus frappant est celui d’Ivry-sur-Seine, où Pascal Savoldelli, le « M. Elections » du PCF, se fait doubler par la jeune Mathilde Panot, une proche de M. Mélenchon. « Ce n’est pas moi qui ai imposé au PCF l’humiliation de se retrouver à 3 % ce soir, s’est défendu M. Mélenchon. Notre famille politique nous a donné raison : le problème est réglé par les urnes. »

Le député européen est l’un des rares à terminer en tête. Avec 34,3 % des voix, il prend une nette avance sur la représentante de La République en marche, Corinne Versini (22,7 %). Quant au sortant socialiste, Patrick Mennucci, il n’obtient que 12,4 % des suffrages.

Devant sa permanence, sur le trottoir de la rue de la République, ce dernier a reconnu relativement tôt sa défaite. « Mon bilan à l’Assemblée n’a pas pu me faire résister aux dynamiques politiques auxquelles je devais faire face, a-t-il expliqué. La gauche sort de la pire période de son histoire récente. L’ensemble des cadres politiques, dont je suis, doivent tirer les conséquences et faire un pas de côté pour porter une nouvelle génération aux responsabilités afin de refonder nos idées, changer nos pratiques et redonner l’espoir. »

Sous le choc, M. Mennucci n’a donné aucune consigne pour le second tour. Il résumait son dilemme par ces quelques mots : « Je n’ai pas envie de voter pour une représentante du Medef et il est hors de question d’aider Mélenchon… »

« Faire exister une alternative à M. Macron. »

Avec ce résultat inespéré il y a encore quelques semaines, Mme Versini change de statut. Voilà désormais la chef d’entreprise aixoise directement face au chef de file de La France insoumise. « Je sais bien sûr qu’il va m’attaquer, j’y suis prête », assure la référente départemental de La République en marche. Compte-t-elle bénéficier d’un effet « tout sauf Mélenchon » au second tour ? « Cela va aider, sans doute, mais je préférerais être élue sur une dynamique positive », répond-elle.

Une question que M. Mélenchon élude : « Il y a autant de raison d’être tous contre Versini que d’être tous contre Mélenchon. » Le chef des Insoumis ne manque pas de railler la « parachutée d’Aix ». « Pour les Marseillais, c’est presque pire » qu’un Parisien, plaisante-t-il.

La partie n’est pas gagnée pour autant. Il lui faudra convaincre les électeurs de M. Mennucci de se reporter sur lui. Ce qui pourrait ne pas être qu’une simple formalité étant donné l’ambiance du premier tour.

« Bienvenue aux électeurs de Patrick Mennucci et à tous ceux qui veulent voter pour moi au deuxième tour, leur a-t-il lancé. Ils savent très bien pourquoi je suis venu à Marseille. Je les appelle à venir m’aider, à venir faire exister une alternative à M. Macron. »

S’il fait mine de rester prudent – « je ne connais pas d’élection jouée d’avance » –, l’ancien sénateur se voit déjà siéger dans l’hémicycle. Lui revient alors en mémoire ses premiers pas à l’Assemblée nationale quand il était ministre de Lionel Jospin. « C’était d’une sauvagerie par rapport au Sénat ! Vous allez voir, après, c’est moi qui vais faire figure de sage et de modéré ! », s’amuse déjà M. Mélenchon.

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lundi 12 juin 2017

Raminagrobis Macron – Texte de Laurent Joffrin - Libération

Il y a décidément un style «En Marche». Il fallait voir lundi soir les porte-parole macronistes réagir avec une retenue étudiée au tsunami qui va les porter en masse à l’Assemblée. Une manière impavide de dire «rien n’est joué» quand l’affaire est de toute évidence pliée, pas un mot plus haut que l’autre, un optimisme grave, une sorte de coolitude décidée, une main d’acier dans un gant de soie. Les leaders du nouveau parti dominant adoptent tous le comportement de ces héros de films d’action américain qui traversent les pires dangers avec une détermination décontractée, un sang-froid impavide mâtiné d’une touche d’humour. Steve Mac Queen dans les Sept mercenaires, zen sous les balles, ou Harrison Ford dans Indiana Jones qui se débarrasse d’un sabreur frénétique avec un sourire en coin. Tel Macron-John Wayne résistant avec un visage serein à la poignée de mains de Donald Trump-Liberty Valance. Ou encore comme ces médecins qui parlent doucement au chevet des malades, sur le thème «vous allez vous en sortir». Au chevet du pays, ils jouent eux aussi l’espoir tranquille, le professionnalisme sans esbroufe. Raminagrobis en politique.

Le style, c’est l’homme ? Les aphorismes sont souvent justes, la forme exprime aussi le fond. Longuement méditée, leur stratégie politique a produit des résultats supérieurs à leurs propres attentes. Dosé au trébuchet, leur programme se situe avec une précision obsessionnelle au lieu géométrique de la carte idéologique du pays, à l’intersection du centre droit et du centre gauche, avec un tropisme libéral assumé, destiné à gêner la droite, plus menaçante que la gauche dans cette élection. Quatre victoires dans quatre scrutins successifs (avec celui de dimanche prochain) ne tombent pas par hasard. Il est probable que cette positive-attitude, entreprenante, tolérante dans la forme et prudente dans le fond, a rencontré l’humeur du pays, fatigué des joutes agressives, des diatribes virulentes des extrêmes, des programmes sonores qu’on applique peu ou pas du tout.

«Nous ne cherchons pas à tirer parti des problèmes, nous cherchons des solutions». Tel est le mantra des nouveaux maîtres du pays, baignés pour moitié au moins dans le pragmatisme anglo-saxon de la culture d’entreprise. Il est possible qu’on assiste à une révolution tranquille qui verrait la France sortir peu à peu des affrontements amers, des trémolos stériles, du déclinisme déclinant des Cassandre à la Finkielkraut.

Tout dépendra bien sûr des résultats, qui sont le juge de paix du pragmatisme. Tout dépendra aussi des classes populaires, gagnées à la rhétorique «anti-système» et qui ont fourni les gros bataillons de l’abstention. Après tout, le macronisme est aussi le nouvel avatar des idées de la classe dirigeante, qui vient de réussir à tout changer pour que rien d’essentiel ne change. Sans une baisse significative du chômage, sans amélioration économique visible, tout cela passera comme un rêve. En attendant le verdict, il faut s’habituer au piétinement élégant des légions d’En Marche.

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Législatives : une abstention historique

Par Patrick Roger - Le Monde

La victoire annoncée des candidats de La République en marche a fini par démobiliser une partie de l’électorat. Seuls 48,71 % des inscrits ont voté dimanche.

Avec un taux de 51,29 % au premier tour, l’abstention atteint un nouveau record aux élections législatives. Depuis la réforme de 2001 qui a voulu que les deux tours de ce scrutin interviennent dans la foulée de la présidentielle, dès lors que la durée du mandat à la tête de l’Etat avait été ramenée à cinq ans, l’abstention aux législatives n’a cessé de croître, ce qui n’est pas le cas à la présidentielle.

Ainsi, de 32,1 % en 1997 (au premier tour), elle est passée à 35,6 % en 2002, 39,6 % en 2007, 42,8 % en 2012 avant de bondir à 51,29 cette année. Une évolution continue qui doit interroger sur les conséquences de ce choix de calendrier électoral qui, certes, assure pratiquement une majorité au président élu mais, en même temps, porte atteinte au crédit de l’Assemblée nationale élue dans ces conditions.

Les législatives sont reléguées au rang d’élections secondaires. Sur le plan de la démocratie républicaine, il est légitime de s’interroger sur les conséquences d’une telle situation.

« Stop, ça suffit »

Différents facteurs auront contribué à accroître encore cette désaffection. Les deux ex-grands partis de gouvernement ayant tous deux décidé de passer par des primaires pour désigner le candidat de leur famille politique, la séquence électorale a de fait commencé dès septembre 2016, mobilisant l’essentiel de la chronique politique.

L’élection d’Emmanuel Macron, survenant après une série d’invraisemblables rebondissements, a sonné comme la fin de cet interminable feuilleton. Beaucoup d’électeurs ont voulu dire « stop, ça suffit », tandis que même les partisans des anciens candidats battus prenaient acte du verdict présidentiel.

Ainsi les maigres espoirs des vaincus à la présidentielle de consolider leurs positions aux législatives se sont très vite volatilisés. Cette fin de campagne législative, où les jeux apparaissaient comme pliés – avec la victoire annoncée écrasante des candidats de La République en marche –, a fini de démobiliser une partie de l’électorat.

Une élection quasi jouée, donc, mais attention à ce que cela ne devienne pas une élection au rabais. Et à ce que ce scrutin censé cristalliser la volonté de renouvellement ne devienne pas celui de la résignation.

59 départements avec une participation supérieure à 50 %

Les candidats LRM-MoDem totalisent 32,32 % des suffrages exprimés au premier tour, près d’un tiers des voix. Mais cela ne représente en définitive qu’un quart de l’électorat (25,39 %). Il faudra voir après le second tour combien d’entre eux sont élus en recueillant plus de 30 % des inscrits. En dessous de ce seuil théorique, la fragilité de l’élection est réelle. Et les risques de retour de boomerang accrus.

Seuls 59 départements ont connu une participation supérieure à 50 %. C’est dans la Lozère que l’on a le plus voté en métropole, avec une participation de 59,39 %. Viennent ensuite le Lot (58,42 %), l’Aveyron (58,37 %), les Côtes-d’Armor (57,93 %) et le Gers (57,51 %).

A l’inverse, en dehors des circonscriptions des Français de l’étranger, où l’abstention a dépassé 80 %, et de la plupart des collectivités d’outre-mer, le département métropolitain où la participation a été la plus faible est la Seine-Saint-Denis, avec une abstention de 60,70 %. Elle est suivie par la Moselle (57,45 % d’abstention), le Val-d’Oise (56,09 %), la Seine-et-Marne (54,93 %) et le Haut-Rhin (54,26 %).

En métropole, le record d’abstention par circonscription est atteint dans la 8e circonscription du Val-d’Oise, où 67,91 % des électeurs ne se sont pas déplacés. Le député sortant François Pupponi (PS) y arrive en tête avec 38,37 % des suffrages – aucun candidat de La République en marche (LRM) ne lui était opposé –, mais cela signifie qu’à peine 11,87 % des électeurs ont voté pour lui.

Autre exemple dans la 7e circonscription des Bouches-du-Rhône, où le taux d’abstention s’élève à 67,39 %. Les deux candidats arrivés en tête, Sophie Gresh (Front national, 23,06 %) et Saïd Ahamada (LRM, 19,86 %), réunissent respectivement sur leurs noms 7,32 % et 6,30 % des électeurs inscrits.

Enfin, dans la 2e circonscription de Seine-Saint-Denis, celle du député sortant Mathieu Hanotin (PS), éliminé dès le premier tour, le candidat de La France insoumise (LFI), Stéphane Peu, arrive en tête avec 27,69 % des suffrages devant la candidate LRM, Véronique Avril (20,69 %). Mais l’un et l’autre ne totalisent respectivement que 8,84 % et 6,60 % des électeurs inscrits.

A l’autre bout de l’éventail abstentionniste, les plus forts taux de participation sont atteints dans des circonscriptions parisiennes. En tête du palmarès, la 11e circonscription de Paris, avec 62,33 % de participation : une circonscription, il est vrai, qui focalisait l’attention. La ministre des affaires européennes, Marielle de Sarnez (LRM-MoDem), y arrive en tête avec 40,58 % des suffrages, juste un quart de l’électorat.

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dimanche 11 juin 2017

Elections Législatives - premier tour

legislatif

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En vrac les bulletins Paris 15. je suis allé voter tôt ce matin, à la fraiche...

 

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Elections Législatives

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samedi 10 juin 2017

Elections Législatives

 

vote

Enfin libres… Ces élections législatives que les sondages annoncent comme une formalité pour Macron, porté par une vague devenue tsunami, présentent une caractéristique peu soulignée : pour la première fois depuis longtemps, la logique du vote utile s’est évanouie. Le Front national ne gronde pas aux portes, la droite dure n’a pratiquement aucune chance de l’emporter, nulle catastrophe politique ne plane sur le scrutin. L’électeur peut voter pour ses idées : voilà qui nous change. Personne n’est obligé de choisir un candidat qu’il n’aime guère pour écarter celui qu’il déteste. Il n’y a qu’un seul dilemme à trancher, au fond : faut-il une majorità © écrasante pour Macron, ou bien faut-il conserver aux oppositions un semblant d’existence ? Poser la question, pour tout démocrate conséquent, c’est y répondre : il serait bon, sain, utile, que la représentation nationale représente autant que possible la nation. Les régimes de parti unique, seraient-ils légitimés par un vote régulier, ne font pas bon ménage avec le débat public. Les chambres introuvables trouvent rarement le bon équilibre, un parti qui domine tout risque de ne rien concéder ; ou bien de renvoyer la contradiction dans la rue, vieille manie française. La Ve est confortée par le processus. Faut-il qu’elle se caricature ? Le macronisme vole au firmament. Mais tel l’albatros de Baudelaire, quand il redescendra sur terre, dans l’entrelacs des polémiques quotidiennes, ses ailes de géant l’empêcheront de marcher. La conclusion s’impose d’elle-même : si vous êtes de droite ou du centre, votez pour LR ou LRM. Mais si vous êtes de gauche, votez pour la gauche. Laurent Joffrin - Libération

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Elections Législatives : Vers la passe de trois ?

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Le député LR sortant Philippe Goujon, bien implanté sur ses terres, voit s’élever devant lui la vague du renouveau en la personne d’Olivia Grégoire (LREM).

Par  Élodie Soulié

Les habitants du XV e nord et de la pointe sud du VII e vont-ils emboîter le pas aux marcheurs ? Détrôner leur député-maire pour élire une macroniste « parachutée » in extremis, investie une poignée d’heures avant la clôture du dépôt des candidatures ? « Même pas peur ! », assurent les partisans du sortant LR, le maire du XV e Philippe Goujon, qui espère rempiler pour un 3 e mandat. « Et pourquoi pas ! », rétorquent les autres, visiblement plus nombreux que l’on pourrait imaginer, entre Dupleix et Sèvres-Lecourbe.

« Pourquoi sanctionner un élu au nom du renouvellement, alors qu’on a un député connu et plutôt actif à l’Assemblée ! », s’indigne par exemple Bertrand, retraité, tandis que Chantal, 50 ans, a plus qu’envie de « sauter le pas ». « Moi, la vague du renouveau, si c’est pour quelqu’un qui a le désir de travailler pour nous, je dis oui ! s’enthousiasme-t-elle. Tout ce qui est nouveau fait peur, c’est vrai qu’on ne connaît pas la candidate, mais si elle veut bosser ! » Ce « quelqu’un », Chantal commence à retenir son nom : Olivia Grégoire, 38 ans, historienne de formation et fondatrice d’une agence de communication. « Les questions économiques, la défense des commerçants et des artisans, je connais bien, défend cette dernière. Les familles, les seniors, la santé, je connais aussi. Je suis une femme d’action, j’obtiendrai beaucoup sur les dossiers sociaux et la santé. »

Petite cocasserie du CV d’Olivia Grégoire : elle a fait ses armes en politique au service d’information du gouvernement Raffarin (2002-2005), puis au cabinet du ministre de la Santé Xavier Bertrand (2009-2010)… « Deux anciens ministres qui m’ont envoyé des messages de soutien ! », ironise Philippe Goujon, dont Olivia Grégoire préfère ignorer la flèche. « J’aime les challenges, je prends un risque mais je crois au renouvellement, même dans un délai si court et face à quelqu’un de très implanté », assure-t-elle.

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jeudi 8 juin 2017

Elections Législatives : « Le présidentialisme se retrouve plus gagnant que jamais »

Par Patrick Roger

Pour l’historien Nicolas Roussellier, l’enjeu des législatives est de savoir si les nouveaux députés de La République en marche sauront rompre avec les comportements de « godillots » vis-à-vis d’Emmanuel Macron.

Nicolas Roussellier est historien, maître de conférences à Sciences Po. Il a consacré ses recherches à l’histoire politique et notamment à l’histoire des transformations constitutionnelles de la démocratie au XXe siècle. Il est l’auteur de La Force de gouverner. Le pouvoir exécutif en France, XIXe-XXIe siècles (Gallimard).

Tout laisse à penser, pour diverses raisons, que l’Assemblée nationale va connaître un profond renouvellement lors du prochain scrutin législatif. Existe-t-il des références de cette ampleur ?

Il y a incontestablement un phénomène nouveau et spectaculaire, à l’image même de la nouveauté et du caractère spectaculaire de l’élection d’Emmanuel Macron. On a peu d’exemples dans le passé d’un renouvellement d’une telle ampleur ; 1958 a été marquant, à la suite de l’échec cuisant des opposants à de Gaulle. Il y a aussi les élections de 1919 – celles de la « Chambre bleu horizon » – qui ont vu l’arrivée à la Chambre de près d’une moitié de députés anciens combattants.

La question est de savoir si ce renouvellement arithmétique, qui ouvre une attente tant des journalistes que de l’opinion, entraîne un renouvellement politique : des idées nouvelles, des projets ou des comportements nouveaux.

Dans les cas précédents, la baudruche s’est vite dégonflée. Il faut donc attendre. En tout état de cause, les « bizuths » de la future Assemblée seront sans connaissance et sans pratique du monde parlementaire, du règlement de l’Assemblée, des conventions non écrites et, plus généralement, de ce qu’on appelle les « mœurs parlementaires ».

On va voir déjà comment cela se passe au moment de la distribution des postes de responsabilité, de la répartition dans les commissions. A moins que, depuis « en haut », il y ait des consignes pour encourager ce renouvellement dans tous ses effets. En tout cas, jusqu’à présent, les vieilles habitudes ont toujours repris le dessus, même si elles changeaient de main.

Si on lance ces nouveaux élus sans y associer une véritable réforme des moyens et, donc, sans leur permettre d’enquêter véritablement sur la matière législative et de développer le contrôle de l’action gouvernementale, cela risque d’être un coup d’épée dans l’eau, car la technostructure, les cabinets, l’administration auront les coudées franches.

S’opère toutefois un changement notable, outre ce renouvellement politique et générationnel, c’est l’entrée en application des nouvelles dispositions anticumul qui explique en partie ce bouleversement. Cela n’oblige-t-il pas aussi à revoir les modes de travail et de fonctionnement des parlementaires ?

C’est sûr. Ce renouvellement mathématique écrit déjà une ligne dans l’histoire. Ensuite, est-ce que cela ouvrira un paragraphe ? On peut espérer que ces nouveaux députés soient plus concentrés sur leur travail de législateurs. D’une certaine manière, la révision constitutionnelle de 2008 avait offert aux députés des outils pour exercer de nouveaux pouvoirs, notamment en matière de contrôle.

Qu’ils n’ont pas su réellement s’approprier…

L’enjeu pourrait être que les potentialités de 2008 prennent corps si cette cohorte de nouveaux députés s’en empare. Mais la question centrale est de savoir – puisque selon toute vraisemblance les gros bataillons proviendront d’En marche ! – s’ils vont rompre avec des comportements de « godillots » vis-à-vis de Macron.

Ils peuvent très bien être présidentialistes, ne pas ignorer que c’est grâce à Macron qu’ils sont élus. Mais, comme beaucoup d’entre eux viendront de la société civile et n’auront pas été formatés par les partis, ils pourraient aussi avoir un état d’esprit nouveau, soucieux de ne pas retomber dans le travers du parti godillot.

Je fais l’hypothèse, purement intuitive, compte tenu de sa formation, notamment auprès de Paul Ricœur, que Macron, tout en étant le président « jupitérien » qu’il revendique, pourrait aussi être un président pro-parlementaire. Il pourrait laisser du grain à moudre. Ne serait-ce que pour prévenir le risque que cette majorité, au bout d’un an ou deux, ne fasse un malaise, en ayant le sentiment de ne servir à rien.

Les rapports entre l’exécutif et le législatif ne sont-ils pas malgré tout empreints d’un lien de subordination ?

Tout à fait. Nos élections législatives sont devenues la cinquième roue du carrosse ou, comme dans le Tour de France, la voiture-balai d’une très longue séquence électorale commencée à l’automne 2016. On a assisté à un allongement considérable du temps d’occupation médiatique par la présidentielle. Très clairement, les législatives perdent du sens.

Historiquement, l’élection législative avait le monopole républicain de la représentation nationale. C’était la seule élection démocratique de personnes qui « représentaient la nation ». Les élections exerçaient une fonction dissociative entre l’exécutif et le législatif. Seul le législatif émanait du peuple citoyen. Le président était choisi par et parmi les parlementaires, il n’était pas le représentant de la nation.

Depuis 1958 et la révision de 1962 qui a instauré l’élection du président de la République au suffrage universel, le mot « représentation » a changé de sens. Aujourd’hui, celui qui est le représentant du peuple, ce n’est plus une assemblée mais un homme, le président. Sans que cela ait été théorisé puisque tout est venu d’un télescopage entre la pensée « monarchique » de De Gaulle et la volonté de rénovation parlementaire de Michel Debré. D’où l’oxymore « monarchie républicaine ».

Depuis le début des années 2000, et l’inversion du calendrier électoral qui fait succéder les élections législatives à la présidentielle, on est passé au stade ultime de l’absorption des secondes par la première. Les députés sont devenus en quelque sorte des supplétifs. Les législatives sont une confirmation de l’élection présidentielle.

D’ailleurs, le thème central de campagne des candidats ou des responsables d’En marche ! est : « Il faut donner une majorité au président. » Une expression qui aurait fait hurler les républicains de jadis ! Quoi que l’on dise sur le renouveau de l’Assemblée, d’un point de vue ontologique, la raison d’être d’une assemblée élue un mois après le président est fragile.

Du coup, la majorité parlementaire, quelle qu’elle soit, est là fondamentalement pour approuver ce que l’exécutif lui soumet.

Oui, parce que, si la majorité ne suit pas le président, les effets sont terribles, tant pour le président que pour sa majorité. Il n’est qu’à voir ce qui s’est passé avec les frondeurs. Pourtant, ce fait majoritaire n’était pas dans les gènes de la Ve République. Michel Debré, quand il a présenté son projet de Constitution au Conseil d’Etat, s’était mis dans l’hypothèse qu’il ne pouvait pas attendre de l’Assemblée une majorité suffisamment large et, surtout, suffisamment disciplinée.

Du coup, les instruments du parlementarisme rationalisé, le 49.3, le vote bloqué, les ordonnances ont été conçus comme des armes surpuissantes vis-à-vis d’un Parlement dont on ne s’attendait pas à ce qu’il joue le jeu de support de l’exécutif. Finalement, le fait majoritaire s’est imposé avec ce parti gaulliste. Mais là, depuis 2001, on a renforcé le logiciel de la « force de gouverner », qui va bien au-delà de ce qu’avaient pu imaginer de Gaulle et Debré.

En définitive, n’y a-t-il pas un paradoxe entre cette aspiration au renouvellement et la reproduction d’un schéma qui offre la prééminence et tous les pouvoirs ou presque, dans les choix politiques, au président de la République ?

En effet. La totalité de l’agenda politique a été définie par la longue séquence présidentielle. Les législatives ne peuvent rien apporter de plus. Cette « obligation morale » de donner une majorité au président n’a jamais été aussi fortement ressentie. Parce que le président est nouveau, parce que son mouvement n’est pas encore un parti, structuré comme tel. Si ça marche, du point de vue de la science politique, ce sera une véritable nouveauté : un mouvement qui n’était pas implanté par le bas réussit une sorte de parachutage collectif. Bravo l’artiste !

Avec pour conséquence que l’Assemblée ne sera pas à l’image des rapports de force dessinés par l’élection présidentielle, des forces dont le candidat a recueilli des scores significatifs, et même grâce auxquelles il s’est qualifié pour le second tour, ne seront presque pas représentées à l’Assemblée.

L’élection présidentielle a une logique qui lui est propre. Cela ne peut pas valoir comme mesure du poids du parti dans l’opinion. Un mois après, on fait comme si on devait mesurer le poids des partis mais, là aussi, c’est fortement biaisé. A quel moment, finalement, mesure-t-on le poids d’un parti, avec son programme, avec sa culture politique ? On ne le fait pas. A aucun moment on n’a réellement une photographie des préférences partisanes, surtout depuis que les élections législatives sont ligotées à l’élection présidentielle.

C’est incontestablement un problème démocratique. Il est d’ailleurs très français. Cela dit, le calcul des électeurs, qui consiste à vouloir donner une force parlementaire au gouvernement, est lui aussi de nature « démocratique ». Ils le décident librement. Et finalement, grâce à cela, le présidentialisme se retrouve plus gagnant que jamais.

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lundi 5 juin 2017

Sondages : Elections Législatives

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dimanche 4 juin 2017

Elections Législatives - Sondage : La République en marche en tête des intentions de vote au premier tour des législatives

Par Gérard Courtois

Selon l’enquête électorale du Cevipof, le mouvement du président de la République est crédité de 31 % des intentions de vote au premier tour.

A l’approche du premier tour des élections législatives, dimanche 11 juin, la nouvelle vague de l’enquête électorale du centre de recherches de Sciences Po (Cevipof), réalisée par Ipsos Sopra-Steria, est particulièrement instructive.

Cette enquête est toujours réalisée sur le panel d’électeurs interrogés depuis novembre 2015 sur leurs choix électoraux et politiques. Du 27 au 30 mai, ce sont 14 958 personnes inscrites sur les listes électorales qui ont été interrogées par Internet, dont 8 778 certaines d’aller voter au premier tour des législatives et exprimant une intention de vote.

Mobilisation en baisse

Comme c’est désormais la règle, la mobilisation est en baisse. A la veille du premier tour de la présidentielle, 82 % des Français se disaient intéressés par le scrutin à venir. Ils sont aujourd’hui 73 % (88 % chez les sympathisants de La République en marche, LRM).

De même, l’indice de participation est bien plus faible qu’à la présidentielle : 61 % des personnes interrogées ont l’intention d’aller voter le 11 juin, dont 75 % des sympathisants de LRM, 69 % de ceux des Républicains (LR), 63 % de ceux du Front national (FN), 62 % de ceux de La France insoumise et 45 % des électeurs qui ne se déclarent proches d’aucun parti. Pour rappel, le taux de participation au premier tour des législatives de 2012 était de 57 %.

La République en marche a le vent en poupe

Les intentions de vote pour le premier tour des législatives sont marquées par des évolutions très significatives, si on les compare aux scores des principaux candidats du premier tour de la présidentielle.

La dynamique provoquée par l’élection d’Emmanuel Macron est forte, sinon spectaculaire. Le 23 avril, le futur président avait recueilli 24 % des suffrages exprimés ; les candidats qui se réclament de son mouvement rassemblent aujourd’hui 31 % des intentions de vote. En outre, alors que 64 % des Français assurent que leur choix est définitif, ils sont 71 % parmi les sympathisants de LRM.

La droite résiste, le FN s’érode

En termes d’intentions de vote, les candidats de la droite – LR et Union des démocrates et indépendants (UDI) – résistent bien : avec 22 %, ils recueillent 2 points de plus que François Fillon le 23 avril ; mais 36 % déclarent pouvoir encore changer d’avis.

Le FN s’érode par rapport au résultat de Marine Le Pen le 23 avril : la présidente du parti d’extrême droite avait recueilli 21,3 % des suffrages exprimés, les candidats frontistes n’attirent aujourd’hui que 18 % des intentions de vote (avec un taux de certitude du choix de 79 %). Compte tenu des conditions requises pour se maintenir au second tour des législatives (12,5 % des inscrits, soit quelque 20 % des exprimés si le taux d’abstention est de l’ordre de 40 %), le FN se situe donc à un niveau global qui n’est guère encourageant ; en dehors de ses places fortes, il risque dans bien des cas d’être écarté du second tour.

La gauche en berne

La mécanique du second tour s’annonce tout aussi négative pour le mouvement de Jean-Luc Mélenchon, La France insoumise. Alors que ce dernier a recueilli 19,5 % des suffrages le 23 avril, ses candidats ne sont plus crédités que de 11,5 % des intentions de vote le 11 juin, tandis que ceux du Parti communiste (PCF) recueillent 2 % des intentions de vote.

Contrairement aux espoirs nourris par M. Mélenchon, ce reflux très net depuis la présidentielle ne lui permettra guère de transformer le très bon score qui fut le sien au premier tour de ce scrutin en sièges de député.

Quant aux socialistes, si leurs candidats aux législatives sont crédités de 8,5 % des intentions de vote, soit 2 points de plus que Benoît Hamon le 23 avril, ils sont plus que jamais menacés, avec un soutien aussi faible, d’une déroute sans précédent.

La gauche est dans une situation d’autant plus périlleuse que 37 % des électeurs déclarés de La France insoumise et 48 % de ceux des socialistes ne sont pas sûrs de leur choix et peuvent encore changer d’avis.

Vers un raz-de-marée pour LRM

La dynamique dont bénéficie le mouvement du président de la République est d’autant plus forte que ses candidats apparaissent comme le second choix des électeurs hésitants, de gauche comme de droite. Ainsi, 40 % des Français qui ont pour l’instant l’intention de voter pour un candidat de LR, se reporteraient finalement sur un candidat LRM s’ils changeaient d’avis. C’est aussi le cas pour 32 % des sympathisants socialistes, de 19 % des écologistes et même de 14 % des électeurs de La France insoumise.

Beaucoup de mécanismes se conjuguent donc pour dessiner, le 18 juin, une victoire très large des candidats macronistes. Selon les projections réalisées par Ipsos, LRM et ses alliés centristes du MoDem (le parti de François Bayrou) pourraient obtenir entre 395 et 425 sièges et dominer totalement la future Assemblée nationale.

Avec 95 à 115 sièges, LR et UDI perdraient une bonne moitié des sièges qu’ils détiennent actuellement. Le FN d’un côté (de 5 à 15 sièges) et les gauches de l’autre (de 25 à 35 sièges pour les socialistes, de 10 à 20 pour La France insoumise), seraient réduits à la marginalité.

S’il obéit aux mécanismes amplificateurs du scrutin législatif à deux tours, un tel raz-de-marée ne correspond pas, pour autant, aux souhaits des Français. La moitié d’entre eux seulement jugent préférable que le chef de l’Etat dispose d’une majorité à l’Assemblée nationale pour mener sa politique. Et parmi eux, il ne s’en trouve que 37 % pour lui souhaiter une majorité absolue, les autres préférant qu’il ait besoin de l’appoint de la gauche ou de la droite. Le décalage entre le souhait équilibré des Français et une éventuelle victoire écrasante de LRM pourrait, à l’avenir, provoquer de sérieux malentendus.

Gérard Courtois

« Cote d’amour » Durant la campagne présidentielle, le Cevipof avait demandé aux électeurs, sur une échelle de 0 à 10, s’ils aimaient ou non les candidats. A la veille du premier tour, qui s’est tenu le 23 avril, 25 % des sondés disaient aimer Emmanuel Macron, comme Jean-Luc Mélenchon (25 %) et à peine plus que Marine Le Pen (23 %). A l’inverse 47 % disaient ne pas aimer le candidat d’En marche !, 49 % celui de La France insoumise et 62 % celle du FN. Depuis, la « cote d’amour » du nouveau président a nettement progressé (37 % aiment, 29 % n’aiment pas et 33 % moyennement), quand celle de M. Mélenchon (20 % aiment, 53 % n’aiment pas) et de Mme Le Pen (21 % aiment, 64 % n’aiment pas) se sont sensiblement érodées.

Posté par jourstranquilles à 04:32 - Elections Législatives 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]