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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 10 février 2017

Marine Le Pen cherche à adoucir le ton sans toucher à ses fondamentaux - hier soir sur France 2

Par Olivier Faye

Pour rassurer les électeurs, la candidate du Front national se veut plus consensuelle ; son entourage se charge des déclarations offensives.

Invoquer Donald Trump, mais sans le copier. S’inspirer de sa victoire, mais sans reproduire ses outrances. C’est la ligne de crête sur laquelle marche Marine Le Pen dans sa course à l’Elysée.

La candidate du Front national (FN) à l’élection présidentielle ne cesse de louer le nouveau président américain, qui aurait su parler au nom du « peuple » contre le « système ». Mais la députée européenne veut aussi naviguer à contre-courant de ses déclarations sur les musulmans, l’immigration ou encore les femmes.

Par ailleurs, si le milliardaire se trouvait dans la position confortable d’un candidat investi par un grand parti ; elle représente une formation qui n’a jamais exercé le pouvoir, et qui suscite un fort rejet dans la société.

« Les dérapages, c’est fini »

Depuis plus d’un an, la fille de Jean-Marie Le Pen tente donc de présenter un visage « apaisé » pour rassurer les électeurs. Elle n’a par exemple pas hésité à désavouer franchement, lors de « L’Emission politique » de France 2, jeudi 9 février, un collaborateur de son directeur de campagne David Rachline, qui a traité sur Twitter de « racaille » le jeune homme victime d’une interpellation musclée à Aulnay-sous-Bois, le 4 février.

En théorie, il n’est plus question pour Marine Le Pen de faire de vagues. De lâcher une déclaration choc sur l’« occupation » que représenteraient les prières de rue musulmanes, comme elle l’avait fait, en 2010, à Lyon. Ou encore de publier sur Twitter des images d’otages décapités par l’organisation Etat islamique, comme après le second tour des élections régionales, en 2015.

Dans cette campagne, la stratégie frontiste consiste à présenter la candidate comme une femme à même de rassembler. Et à laisser à ses lieutenants – ou assimilés – le soin de donner des gages à une base radicalisée sur les questions de l’islam ou l’immigration.

« Les dérapages, c’est fini. On ne fait pas du scandale pour faire du scandale. On fait un programme de gouvernement, affirme un dirigeant de la campagne. C’est la preuve de la maturité, d’un abandon de certaines pratiques de l’héritage lepéniste. »

Plusieurs bras droits se chargent de temps en temps de rappeler à ceux qui craindraient une évolution trop consensuelle que le FN reste le FN.

C’est Nicolas Bay, le secrétaire général du parti, qui plaide en septembre 2016, devant des militants réunis à Fréjus (Var), pour le « regroupement familial », mais « dans les pays d’origine ». C’est Louis Aliot, compagnon de Marine Le Pen, qui reprend une vieille antienne frontiste et appelle sur un site communautaire juif, mercredi, à « inverser les flux migratoires en France mais également dans l’Europe entière ».

C’est aussi Steeve Briois, le maire d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), qui répond « pourquoi pas » à l’hypothèse d’une interdiction d’entrée sur le territoire de ressortissants de certains pays musulmans, comme aux Etats-Unis. Ou c’est encore Robert Ménard, le maire apparenté FN de Béziers (Hérault), qui veut organiser un référendum dans sa ville sur l’accueil des migrants. « Sur l’immigration, sur l’islam, je dis un certain nombre de choses que Marine ne dira pas, mais que son électorat pense. Ça lui est utile », estime ce dernier.

« Ce qui était scandaleux ne l’est plus »

Cette stratégie revient par moments comme un boomerang au visage de Marine Le Pen. Le 1er février, sur la chaîne d’information américaine CNN, la présidente du FN a dû répondre de propos qu’elle avait tenus elle-même à une télévision australienne, cinq ans plus tôt.

« Est-ce que vous accepteriez que douze clandestins viennent s’installer dans votre appartement ? Vous n’accepteriez pas, déclarait alors Marine Le Pen. Et que de surcroît ils changent le papier peint ! Et que même, pour certains d’entre eux, ils volent votre portefeuille, et qu’ils brutalisent votre femme ! Vous n’accepteriez pas ! Nous sommes accueillants, mais c’est nous qui décidons avec qui nous sommes accueillants. »

D’abord surprise, la députée européenne a feint de ne pas être l’auteure de ces propos. Puis elle a plaidé en faveur d’une mauvaise traduction.

Toujours est-il que cette volonté d’apaisement ne satisfait pas ceux qui croient que l’époque sourit aux apôtres du parler dru. « On pourrait être plus offensifs sur certains points. Mais le choix qui a été fait est celui de la sécurité », regrette un élu FN.

« Marine Le Pen est la mieux placée pour faire une campagne à la Trump, mais elle veut faire une campagne de gouvernement, propre », analyse de son côté un des représentants de la « fachosphère », cette nébuleuse disparate de sites Internet qui répand sur la Toile des messages propices à servir la cause de la candidate frontiste.

« Je suis surpris quand les gens pensent que Marine n’a pas un discours assez dur. Elle est incisive, rétorque Jean-Lin Lacapelle, chargé de la mobilisation militante de la candidate. Quand elle propose un délai de carence de deux ans avant que les étrangers profitent des prestations sociales, elle va encore plus loin que nos fondamentaux. » Une proposition que le candidat du parti Les Républicains, François Fillon, reprend lui aussi à son compte.

« Nous n’avons pas changé, avance un proche de Marine Le Pen. Mais ce qui était considéré comme scandaleux avant ne l’est plus. Sarko a mis la barre tellement haut que nous avons désormais une certaine liberté d’expression. » Une manière de rappeler l’essentiel : le verbe peut s’adoucir, mais le fond du projet, lui, reste le même.

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Posté par jourstranquilles à 20:20 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 5 juillet 2013

La Une de Libération ce matin : Sarkozy ruine l'UMP

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Posté par jourstranquilles à 00:15 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 4 juillet 2013

Rejet des comptes de campagne 2012 de Nicolas Sarkozy => l'UMP devra renflouer

Jean-François Copé vient de s'exprimer après le rejet des comptes de campagne 2012 de Nicolas Sarkozy, par le Conseil constitutionnel. Le président de l'UMP appelle ses partisans, mais aussi les Français, à se "mobiliser", notamment financièrement, pour permettre au premier parti de la droite française de survivre au non-remboursement des frais de campagne de Nicolas Sarkozy.

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Le siège de l'UMP, rue de Vaugirard - Paris 15ème

Posté par jourstranquilles à 19:18 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Conseil Constitutionnel

Les comptes de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012 rejetés par le Conseil Constitutionnel

Coup dur financier pour Nicolas Sarkozy et l'UMP. Les comptes de la dernière campagne de l'ancien président de la République ont été rejetés par le Conseil Constiutionnel, jeudi 4 juillet. En décembre, la Commission nationale des comptes de campagne avait jugé que des dépenses liées à certains déplacements présidentiels devaient être imputées au candidat. Parmi les autres points litigieux figurait la prise en charge par l'UMP de 50% des quelque 3 millions d'euros d'un grand meeting du candidat, le 11 mars 2012, à Villepinte, où s'était également tenu le même jour un conseil national du parti.

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Nicolas Sarkozy démissionne "immédiatement" du Conseil Constitutionnel

Nicolas Sarkozy démissionne du Conseil Constitutionnel. L'ancien président de la République a annoncé jeudi 4 juillet à l'AFP qu'il démissionnait "immédiatement" de son siège au Conseil. Cette annonce intervient après le rejet de ses comptes de campagne 2012 par ce même Conseil.

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Nicolas Sarkozy peut-il vraiment démissionner du Conseil constitutionnel ? "Bien sûr que non", selon Olivier Dord, professeur de droit constitutionnel à Paris-X, contacté par francetv info : "L'article 56 de la Constitution qui codéfinit la composition du Conseil constitutionnel, prévoit que les anciens présidents en sont membres de droit. Or cette qualité de membre à vie ne peut pas changer. Le président Nicolas Sarkozy peut seulement s'abstenir de siéger, ce qu'il fait déjà depuis un certain temps. C'est donc de la pure communication. S'il le veut, le président pourra y retourner."

Posté par jourstranquilles à 18:24 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 3 octobre 2012

Il y a un an ....

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mardi 12 juin 2012

Vu dans la rue...

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Posté par jourstranquilles à 07:17 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 30 mai 2012

"Moi, Président"

"Moi, président de la République, je ne serai pas le chef de la majorité, je ne recevrai pas les parlementaires de la majorité à l'Elysée. Moi, président de la République, je ne traiterai pas mon Premier ministre de collaborateur.Moi, président de la République, je ne participerai pas à des collectes de fond pour mon propre parti dans un hôtel parisien. Moi, président de la République, je ferai fonctionner la justice de manière indépendante, je ne nommerai pas les membres du parquet alors que l'avis du Conseil Supérieur de la Magistrature n'a pas été dans ce sens. Moi, président de la République, je n'aurai pas la prétention de nommer les présidents des chaînes publiques, je laisserai ça à des instances indépendantes. Moi, président de la République, je ferai en sorte que mon comportement soit à chaque instant exemplaire. 

Moi, président de la République, j'aurai aussi à coeur de ne pas avoir de statut pénal du chef de l'Etat, je le ferai réformer de façon à ce que si des actes antérieures à ma prise de fonction venaient à être contestés je puisse dans certaines conditions me rendre à la convocation de tel ou tel magistrat ou m'expliquer devant un certain nombre d'instances. Moi, président de la République, je constituerai un gouvernement qui sera paritaire, autant de femmes que d'hommes. Moi, président de la République, il y aura un code de déontologie pour les ministres qui ne pourraient pas rentrer dans un conflit d'intérêt. Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu'ils devraient se consacrer pleinement à leurs tâches. Moi, président de la République, je ferai un acte de décentralisation parce que je pense que les collectivités locales ont besoin d'un nouveau souffle, de nouvelles compétences, de nouvelles libertés. 

Moi, président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats et que nous puissions avoir régulièrement des discussions pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation. Moi, président de la République, j'engagerai de grands débats, on a évoqué celui de l'énergie. Et il est légitime qu'il puisse y avoir sur ces thèmes là de grands débats. Moi, président de la République, j'introduirai la représentation proportionnelle pour les élections législatives pour celles de 2017 car je pense qu'il est bon que l'ensemble des sensibilités politiques soient représentées. 

Moi, président de la République, j'essaierai d'avoir de la hauteur de vue pour fixer les grandes orientations, les grandes impulsions mais en même temps je ne m'occuperai pas de tout et j'aurai toujours le souci de la proximité avec les Français."

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mercredi 16 mai 2012

Et maintenant les élections législatives...

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Posté par jourstranquilles à 18:26 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

lundi 7 mai 2012

Elections Présidentielles : presse étrangère

Sarkozy, tu vas nous manquer !

Dorénavant dotés d'un morne président, les Français finiront par regretter le sortant, tellement énervant mais tellement différent. C'est du moins l'avis, un brin provocant, d'un chroniqueur invité à s'exprimer dans les colonnes du New York Times. Cliquez ICI.

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Sarkozy enfin "dégagé" par les Français

Que ce soit sur le terrain de l'économie, de la politique internationale ou de la cohésion sociale, le bilan du président sortant Nicolas Sarkozy est négatif, estime le site tunisien Kapitalis. La défaite de l'ami et protecteur des dictateurs du monde arabe est méritée. Cliquez ICI.

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Posté par jourstranquilles à 19:24 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Elections Présidentielles : ambiance dans Paris hier soir

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Rue de Solférino

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Défilé des Jeunes Socialistes vers la Bastille

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Place de la Bastille

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Reportage photographique : Faustine pour "Jours tranquilles à Paris"

Posté par jourstranquilles à 12:40 - Elections Présidentielles 2012 - Commentaires [0] - Permalien [#]