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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »


François Fillon

Musée de la Grande Guerre à Meaux

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François Fillon

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dimanche 26 février 2017

Affaire Fillon

Que peut-il se passer désormais ?

Le juge d’instruction peut placer François Fillon (mais aussi sa femme et deux de ses enfants impliqués) sous le statut de témoin assisté. Il aura alors estimé qu’il existe« des indices rendant vraisemblable qu’il ait pu participer à la commission des infractions ». Mais si le magistrat considère qu’il possède des« indices graves et concordants », il décidera d’une mise en examen. François Fillon et son avocat auront alors la possibilité de la contester, par une requête en nullité, devant la chambre de l’instruction. Leur objectif sera alors de démontrer que de tels indices n’existent pas et que le juge d’instruction s’est fourvoyé.

Les précédents Aubry et Sarkozy

Dans l’affaire de l’amiante, les défenseurs de Martine Aubry (poursuivie alors qu’elle était directrice au ministère du Travail) étaient ainsi parvenus à faire annuler par deux fois sa mise en examen, en 2013 et 2014.« Il est cependant rare qu’une personne soit mise en examen sur la base d’un dossier complètement vide », note Me Stéphane Babonneau, dans une note sur les manières de s’opposer à une mise en examen . Autre stratégie : l’avocat de François Fillon peut contester la légalité de ces indices. Le but sera alors d’obtenir leur annulation et, par ricochet, l’annulation de la mise en examen. C’est cette stratégie qu’avait mise en œuvre Nicolas Sarkozy, en 2013, à la suite de sa mise en examen pour abus de faiblesse dans l’affaire Bettencourt. Ses avocats avaient contesté la légalité de l’expertise médicale qui avait conclu à l’état de faiblesse de Liliane Bettencourt. En vain. Malgré cela, l’ancien président a bénéficié par la suite d’un non-lieu, c’est-à-dire qu’il n’existait pas de charges suffisantes pour le renvoyer devant un tribunal. Mais attention, prévient Me Babonneau, il peut être risqué de vouloir faire annuler d’entrée de jeu sa mise en examen. Car si l’intéressé n’obtient pas gain de cause, cette démarche« alourdira les soupçons ».

Pierrick BAUDAIS. Ouest France

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vendredi 24 février 2017

Affaire Fillon : le parquet national financier ouvre une information judiciaire

Le parquet national financier, qui menait les investigations dans l'affaire Fillon, a annoncé, vendredi 24 février, l'ouverture d'une information judiciaire. Une annonce qui implique la désignation d'un ou plusieurs juges d'instruction pour achever l'enquête. Une décision qui ouvre la voie à une mise en examen des acteurs du dossier, dont François Fillon.

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jeudi 23 février 2017

François Bayrou et le pari de la recomposition

En se ralliant à Emmanuel Macron, le Béarnais espère prendre à revers la droite et la gauche et faire triompher, face au FN, une alliance des progressistes.

De l’art de transformer du plomb en or : crédité de 5 % à 6 % des suffrages dans les sondages d’intention de vote, François Bayrou ne pouvait aucunement prétendre emporter l’élection présidentielle de 2017.

En tentant sa chance pour la quatrième fois, le Béarnais pouvait en revanche faire chuter l’ovni Macron ; ce dernier est devenu la bête noire de la droite et de la gauche car leur électorat est très proche. Mais cela aurait été un choix négatif.

Il n’a pas pris cette option préférant au contraire surprendre et prendre une nouvelle fois la droite à revers en scellant une « alliance » avec celui qu’il appelait naguère le « candidat des forces de l’argent ».

On aurait tort d’interpréter cette décision à l’aulne du seul dépit d’un sexagénaire sûr de son destin qui se serait fait doubler sur le tard par un trentenaire déluré. Le choix de François Bayrou se veut fondateur. Il repose sur la certitude qu’une recomposition politique est à l’œuvre depuis des années et qu’elle est arrivée à maturité.

Complexification du paysage politique

Les prémices étaient apparues lorsque, entre les deux tours de la présidentielle de 2007, Ségolène Royal avait tendu la main au centriste pour tenter de battre Nicolas Sarkozy. Cinq ans plus tard, c’est le Béarnais qui, par détestation du même homme, appelait à voter, entre les deux tours de la présidentielle de 2012, et à titre personnel, pour François Hollande.

La lune de miel s’était cependant rapidement interrompue, faute de réciprocité. Le nouveau président n’avait rien fait pour aider le centriste à sauver sa circonscription face aux assauts du Parti socialiste (PS). Pire, il avait négligé sa proposition d’organiser, à peine élu, un référendum portant notamment sur la moralisation de la vie politique et la réforme du mode de scrutin législatif, afin d’ouvrir le jeu et trouver « des majorités d’idées » alors que la France était confrontée au défi du désendettement et bientôt du terrorisme.

C’est ce projet que François Bayrou est allé vendre avec succès à Emmanuel Macron en y ajoutant un codicille sur la protection de « la rémunération du travail ». Dont acte.

En topant, les deux hommes complexifient un peu plus le paysage politique et précipitent la décomposition à l’œuvre sous le quinquennat : on ne compte plus comme naguère deux grandes forces politiques ni même trois mais cinq qui se disputent le podium : le Front national (FN), la droite, le centre, la gauche et la gauche radicale.

Union des progressistes

Cela veut dire que la qualification pour le second tour se jouera aux alentours de 20 % et qu’il faudra ensuite créer une majorité de rassemblement face au FN qui ne cesse de progresser.

Le maire de Bordeaux, Alain Juppé, avait été le premier à théoriser cette union des progressistes sans parvenir à séduire l’électorat de la primaire de la droite et du centre qui lui avait préféré le très droitier François Fillon.

François Bayrou reprend le flambeau en prêtant main-forte à Emmanuel Macron qui commençait à donner des signes de faiblesses.

Les deux hommes sont persuadés que le traditionnel clivage entre la gauche et la droite est désormais noyé par une opposition plus structurelle sur la mondialisation et le rôle de la France en Europe. Une opposition qui travaille les deux camps.

Leur pari repose sur le fait qu’au PS comme chez Les Républicains, les digues sont tout prêts de lâcher et que les électeurs ont déjà franchi le pas. Réponse le 23 avril. Françoise Fressoz éditorialiste - Le Monde

Posté par jourstranquilles à 07:32 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Bayrou et Macron, une alliance sous conditions

Le président du MoDem, François Bayrou, a mis fin au suspense d’une éventuelle candidature, mercredi 22 février, au siège de son parti. « J’ai décidé de faire à Emmanuel Macron une offre d’alliance, a-t-il annoncé. Il faut changer les choses et le faire d’urgence. Unissons nos forces. C’est sans doute un geste d’abnégation et un geste d’espoir pour notre pays. »

Le maire de Pau, qui a récemment rencontré l’ancien ministre de l’économie, a posé toutefois ses conditions à un éventuel ralliement : « Je demande expressément que le programme présenté par Macron comporte une loi de moralisation de la vie publique, notamment sur la lutte contre les conflits d’intérêt. »

Il a demandé également une « véritable alternance, un vrai changement des pratiques et non pas un recyclage des pratiques anciennes ». Le président du MoDem a aussi réclamé l’introduction de la proportionnelle aux élections législatives.

« Il faut un changement pour notre démocratie pour que le pluralisme soit enfin respecté au sein de notre vie publique et au sein du Parlement. Je n’accepte pas que les deux tiers des Français n’aient aucune représentation. »

Macron accepte l’alliance

Dans la foulée, M. Macron a annoncé à l’Agence France-Presse qu’il « acceptait l’alliance proposée par François Bayrou » et voyait dans cette proposition « un tournant de la campagne » mais aussi « de la vie politique ». L’ancien ministre de l’économie a annoncé qu’il rencontrerait « dès jeudi » le maire de Pau.

« Je fais miens les quatre piliers sur lesquels cette alliance repose », a insisté M. Macron en promettant notamment « l’intégration au programme » qu’il va présenter « dans les prochains jours d’une loi de moralisation de la vie publique », réclamée par le maire de Pau.

M. Macron s’engage aussi pour « une alternance véritable dans les orientations politiques », « la reconnaissance de la valeur et de la juste rémunération du travail » et « le respect du pluralisme politique et de l’identité de chaque formation ».

Attaques contre Fillon

M. Bayrou, 65 ans, a été candidat à trois reprises au scrutin présidentiel, en 2002, 2007 et 2012. Au cours de la campagne municipale, en mars 2014, il avait assuré qu’il ne repartirait pas pour une quatrième campagne en 2017, s’il était élu à la mairie de Pau.

Le président du MoDem avait soutenu Alain Juppé lors de la primaire à droite, à la fin de 2016. Mais la défaite de l’ancien premier ministre et la victoire de François Fillon ont poussé François Bayrou à se poser la question d’une nouvelle candidature.

Le 31 janvier, alors que François Fillon était affaibli dans l’affaire des emplois supposés fictifs de son épouse, M. Bayrou avait affirmé qu’il était prêt à tout faire « pour que la France s’en sorte ».

Il a ensuite invité le candidat de la droite à se retirer de la campagne devant la « cascade de révélations » du Canard enchaîné. « Quand bien même il y aurait cette espèce de miracle électoral et qu’il remporterait cette élection, comment gouvernerait-il ? », s’interrogeait-il la semaine dernière. Source : Le Monde

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mardi 21 février 2017

Elections Présidentielles

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Jean Luc Mélenchon

Une publication partagée par @capter_melenchon le 21 Févr. 2017 à 1h15 PST

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Fillon si, Fillon no par Laurent Joffrin

François Fillon se macronise… Après avoir écrit dans son premier projet qu’il fallait renforcer la place des assurances privées dans le financement du système de santé, voilà qu’il donne à son discours sur le sujet un tour furieusement social et solidaire. Au moins un changement radical de forme, sinon de contenu. Rappelons ce qui était écrit dans le texte initial : «Focaliser l’assurance publique universelle sur les affections graves et de longue durée et l’assurance privée sur le reste.» La formulation avait été changée en catastrophe à la suite de la polémique qu’avait provoquée cette proposition. Retour à un discours très socialement correct, avec suppression du «reste à charge» pour les patients en cinq ans, notamment sur l’optique et les prothèses dentaires. Le but est louable et il y a à coup sûr dans le nouveau plan Fillon des mesures tout à fait pertinentes. Mais comme les objectifs de r éduction du déficit restent les mêmes, on peut s’interroger sur le bouclage financier du projet. Erreur en deçà du «Penelopegate», vérité au-delà…

Comme nous l’indiquions déjà hier, cette légitime discussion sur les propositions du candidat Fillon pose un léger problème civique : faut-il revenir tout à trac à la normalité et traiter du candidat Fillon sans faire référence à ses ennuis judiciaires ? C’est évidemment le pari de la droite et des journaux qui la soutiennent avec une grande constance militante. Et comme les autres médias ne peuvent pas répéter éternellement les informations qu’ils ont déjà diffusées sur ce sujet, l’évitement des affaires par usure risque de s’imposer pour ainsi dire naturellement. Le cynisme paie. C’est aussi le résultat logique du travail de délégitimation de la justice et de la presse activement mené par le parti LR (il n’est pas le seul à pratiquer ce sport). La trumpisation est en marche…

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