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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 22 avril 2017

Dés demain sur vos écrans....

gros bordel

Posté par jourstranquilles à 10:03 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Comportement sur les réseaux sociaux : ce qu’il faut savoir pour le week-end de l’élection

Par Les Décodeurs

Campagne, sondages… Ce que partis et citoyens peuvent dire, ou pas, sur Internet durant ce week-end électoral.

La campagne électorale du premier tour de l’élection présidentielle a pris officiellement fin vendredi 21 avril à minuit. La loi restreint la communication politique la veille et le jour du scrutin, afin de « garantir la sincérité du scrutin et éviter toute forme de pressions intempestives sur les électeurs ».

Pas « d’activité de propagande » la veille et le jour du scrutin

Les restrictions les plus strictes concernent les partis politiques et les équipes de campagne. Dans un article sur son site, le Conseil constitutionnel évoque « les candidats et les formations politiques qui les soutiennent ou ont patronné leur candidature ». L’interdiction de propagande électorale concerne ainsi les sites et les comptes sur les réseaux sociaux de ces personnes ou de ces associations.

Le Conseil constitutionnel juge également « préférable » que les citoyens s’abstiennent « de toute activité de propagande la veille et le jour du scrutin » – sans qu’il s’agisse d’une interdiction absolue.

La diffusion de sondages est interdite

La publication et la diffusion de sondages consacrés à l’élection est strictement interdite la veille et le jour du vote. Toute publication d’une enquête d’opinion susceptible d’influencer l’opinion et d’altérer le scrutin est donc passible d’une amende de 75 000 euros, prévoit la loi votée en 1977 à ce sujet.

Et si cette règle vise en premier lieu les médias et la presse, il ne faut pas croire qu’être un simple internaute permet de s’en affranchir : en théorie du moins, cette interdiction s’applique à toute publication, y compris sur un blog ou un réseau social.

Pas de reprise de parole de candidats pour les médias audiovisuels

Le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) estime que la veille et le jour du scrutin sont une « période de réserve », durant laquelle « les chaînes de télévision et les stations de radio peuvent diffuser des reportages sur le vote des candidats et des personnalités qui les soutiennent, tant qu’elles ne reprennent pas leurs propos », y compris sur leurs sites Web. La presse écrite, en revanche, n’est pas soumise à cette interdiction.

Radio Londres : attention, surtout cette année

C’est presque devenu une tradition : chaque dimanche électoral, sur les réseaux, le hashtag #RadioLondres fait son apparition. Derrière ce mot-clé, des tweets donnant de manière plus ou moins codée, et surtout plus ou moins fiable, des résultats électoraux ou des sondages « sortis d’urnes », en tout cas des chiffres présentés comme tels.

Si #RadioLondres n’a jamais été fiable, on pouvait y trouver, à partir de 18 heures, des chiffres correspondant à des estimations sondagières, et diffusés sur les médias étrangers francophones, qui ne sont évidemment pas soumis aux interdictions légales que nous connaissons en France.

En général, les médias clients des sondeurs reçoivent de premières estimations en toute fin d’après-midi, à partir de 18 heures environ. Mais cette année, les sondeurs doivent s’adapter à des fermetures plus tardives des bureaux, et n’enverront pas d’estimations avant 19 heures, voire 19 h 30. #RadioLondres n’aura donc rien à se mettre sous la dent…

Posté par jourstranquilles à 09:35 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 21 avril 2017

Dominique de Villepin : « Avec Macron, faisons le choix de la volonté »

Dominique de Villepin critique le projet de rupture avec l’Union européenne porté par plusieurs candidats : « Le sentiment antieuropéen est un diable facile à sortir de sa boîte, mais difficile à y faire rentrer une fois élu. »

Interview L’ancien Premier ministre de Jacques Chirac décide de soutenir le candidat d’En Marche ! En exclusivité, il nous explique pourquoi.

Par  Henri Vernet

Il reste l’homme qui a dit non à la guerre en Irak, en 2003. Pour la présidentielle, Dominique de Villepin fait un choix en rupture avec sa famille politique, les Républicains.

Cette campagne aura-t-elle été à la hauteur des enjeux pour le pays ?

Dominique de Villepin. Evidemment, non. Cette campagne a été atterrante. Elle a ajouté de la confusion à la confusion, donnant l’image d’un pays en proie à toutes les peurs et toutes les colères et d’une société française sentant terriblement le renfermé. Le rituel démocratique est devenu un risque pour nous. L’heure est à la gravité. Nous avons besoin avant tout de raison, d’esprit de sérieux et de sens des responsabilités. Si nous n’avons pas un Etat solide, la France court toujours le risque de se défaire.

La montée des populismes est-elle inexorable ?

La colère est mondiale. Nous ne sommes pas une île. Nous assistons au reflux global du libéralisme, vingt-cinq ans après la chute du mur de Berlin. Les régimes autoritaires et les hommes forts ont partout le vent en poupe ; regardez la dérive de la Turquie. C’est le rejet de la greffe d’une mondialisation libérale, source d’homogénéisation culturelle et de désordres sociaux. Au Royaume-Uni du Brexit, dans l’Amérique de Trump, en France, partout se manifestent les mêmes fractures territoriales, peuple des villes contre peuple des champs, classe centrale contre minorités et élites. Nous devons refuser ces logiques de guerre civile qui ne mènent qu’à l’impasse.

Emmanuel Macron affirme que vous avec beaucoup de terrains d’entente : soutenez-vous le candidat d’En Marche ?

C’est vrai, nous avons une relation amicale et échangeons sur les grandes questions internationales. Il a une vraie qualité d’écoute, une détermination et un sens de l’Etat indispensable. Le choix électoral se ramène à une offre simple. D’un côté, les radicaux qui jurent de renverser la table et la soupière avec elle, de l’autre, les partis traditionnels, qui, quelles que soient les qualités des candidats ou des projets, restent prisonniers de leurs divisions et voient le pouvoir comme une rente à partager. Il y a enfin une nouvelle voie, que veut ouvrir Emmanuel Macron, celle du rassemblement : contre l’esprit de querelle, faisons le choix de la volonté.

Peut-il répondre à la colère et aux attentes des Français ?

Il y a un risque majeur de voir la France s’affaisser et pour le prochain président de n’être que le marchepied de la colère. Mais il reste une chance historique de refonder les institutions de la V e République et de leur réinsuffler du sens. C’est une tâche titanesque. Les présidents successifs s’y sont épuisés, tant les exigences de la conquête du pouvoir sont souvent contraires aux nécessités de l’exercice du pouvoir. Ne nous y trompons pas. Une fois élu, son travail ne fera que commencer. Trois chantiers majeurs l’attendent.

Lesquels ?

Le rassemblement, d’abord, pour que son mouvement ne soit pas un nouveau parti, lié uniquement par une allégeance personnelle, mais un espace de renouveau et de débat. Pendant trop longtemps les laissés-pour-compte de la mondialisation et de l’Europe sont restés sur le bord du chemin. Leur donner une place, cela passe par un Etat fort et protecteur, garant de notre unité et porteur d’un esprit de fraternité et d’humanisme. La réforme, enfin, car le pays a besoin de se donner la preuve qu’il est capable de changer. Il ne s’agit pas de brusquer ou de triompher mais de dégager une nouvelle méthode de consensus autour de larges majorités d’idées sur des sujets cruciaux pour notre vitalité économique — notamment la question du coût du travail et de la fiscalité.

L’Europe est redevenue un enjeu de la campagne. Mais plusieurs candidats ont un projet de rupture…

On ne décide pas de l’avenir d’un continent sur la base d’un mouvement d’humeur. Soixante ans après le traité de Rome, c’est une question existentielle qui est posée à l’Union européenne. La France est aujourd’hui le principal champ de bataille européen : Frexit n’est pas Brexit. Il n’y a pas d’Europe sans la France. Quant aux plans B et aux rapports de force, on voit où ils ont mené la Grèce. Le nouveau président aura une occasion majeure de relancer le couple franco-allemand, après l’élection allemande de septembre. Le sentiment antieuropéen est un diable facile à sortir de sa boîte, mais difficile à y faire rentrer une fois élu.

Sur la scène internationale, que devra faire le — ou la — nouveau — nouvelle — président(e) ?

Nous sommes à un tournant mondial, un de ces moments diplomatiques où la place des nations se redéfinit pour plusieurs décennies. La France peut contribuer à dessiner la nouvelle carte du monde. Elle pèsera toujours plus par le dialogue que par les armes. Il faut pour cela mettre fin à la dérive interventionniste qui a trop longtemps servi de substitut à une diplomatie réfléchie, en limitant l’usage de la force à des cas ponctuels, en dernier recours et avec l’assentiment des Nations unies. Soyons en pointe de la consolidation des Etats, face à l’épidémie d’Etats faillis, afin d’enrayer la violence et le terrorisme qui y prospèrent. La vocation de la France, ce n’est pas de propager l’esprit de guerre.

Quel avenir voyez-vous au parti les Républicains ?

La droite républicaine a besoin d’une colonne vertébrale. Face à la recomposition politique en cours, les tentations de durcissement, dans les discours ou dans les alliances, risquent d’entretenir une spirale de radicalisation et beaucoup de mes amis politiques, aujourd’hui déjà, peinent à se retrouver dans leur propre famille. Il y a un travail de clarification et de modernisation indispensable.

Si Emmanuel Macron est élu, travailleriez-vous avec lui ?

Je suis un homme libre et je le resterai.

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jeudi 20 avril 2017

Juppé, le soutien du bout des lèvres

Le maire de Bordeaux s’est affiché, hier, au côté de François Fillon… mais reste réservé sur sa campagne très droitière.

Par  Olivier Beaumont (avec Catherine Lagrange, À Lyon) - Le Parisien

Avant Nicolas Sarkozy qui devrait très vraisemblablement s’afficher demain avec François Fillon, c’est au côté d’un autre poids lourd de la droite que le candidat à l’Elysée s’est présenté hier : Alain Juppé ! Le maire de Bordeaux est venu lui apporter un soutien en demi-teinte, arraché au forceps et mis en scène lors d’une visite au siège de l’entreprise de musique en streaming Deezer, à Paris. Arrivée conjointe en voiture, poignée de main, grands sourires, rencontres et table ronde avec le personnel de la société, le tout devant une noria de caméras et d’appareils photo pour une opération de communication savamment orchestrée… du moins sur le papier.

Car s’il a « fait le job », le maire de Bordeaux n’en reste pas moins sévère à l’égard de celui qui l’a battu à la primaire. La faute aux affaires, « qui ont sidéré Juppé », dixit son entourage, mais aussi au comportement de Fillon qui s’est accroché quand tout le monde lui conseillait d’abandonner, et enfin à l’orientation de sa campagne jugée « trop à droite » par les juppéistes. Dernier sujet sensible, la possibilité d’intégrer Sens commun (l’émanation politique de la Manif pour tous) au gouvernement, en cas de victoire. Une hypothèse soulevée par Fillon lui-même le week-end dernier et qui aurait fait bondir Alain Juppé en privé : « Je ne soutiendrai pas un gouvernement dont la ligne serait dictée par Sens commun. C’est simple, je serai dans l’opposition », aurait-il ainsi juré, selon des propos rapportés par « le Canard enchaîné ». Des mots qu’il n’a pas assumés hier devant les caméras : « Si je devais répondre à tous les ragots, on ne serait pas couché ! » a-t-il botté en touche. « C’est faux, il n’a jamais dit ça », renchérit de son côté Virginie Calmels, sa première adjointe à Bordeaux.

Pour l’essentiel…

Il n’empêche, tout est dans la nuance. Loyal à son parti, droit dans ses bottes, Alain Juppé assume, sourire crispé, ce déplacement au côté du candidat malgré ses réserves : « D’abord car je tiens mes engagements et que je suis fidèle à ma famille politique », confie-t-il à notre journal. « Ensuite, parce que je veux éviter un second tour cauchemardesque Le Pen - Mélenchon, la peste et le choléra », poursuit-il. Et que penser de Macron ? « Il n’a pas su affirmer une stature nécessaire, pour l’instant », répond Juppé qui dit se retrouver « pour l’essentiel dans le projet de François Fillon ». Pour l’essentiel…

Une attitude mi-figue, mi-raisin, qui a aussi le don d’agacer certains proches de Juppé. « C’est une mascarade, une comédie hypocrite, un soutien contraint et forcé ! » tonne Bernard Constantin, ancien responsable du Comité AJ de Lyon pendant la primaire. « Il soutient François Fillon comme Chirac a soutenu Giscard en 1981 », enchaîne celui qui a signé hier, avec dix-sept autres responsables de comités Juppé Rhône-Alpes, une tribune appelant à voter en faveur d’Emmanuel Macron « dès le premier tour ». @olivierbeaumont

Posté par jourstranquilles à 07:12 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Benoit Hamon : Son dernier baroud d’honneur. « Citoyennes, citoyens, réveillez-vous ! » a lancé Benoît Hamon à ses supporteurs.

Hier soir, le candidat socialiste a tenu son dernier grand meeting de campagne à Paris, place de la République. Ultime tentative pour remobiliser en sa faveur les électeurs de gauche.

Ava Djamshidi

« C’est con, il est quand même très bon », lâche un cadre socialiste. Hier, Benoît Hamon a tenu son dernier grand meeting, place de la République à Paris. Un dernier baroud d’honneur à quatre jours du premier tour pour tenter de renverser la table, d’infléchir la dynamique infernale de sa campagne, plombée par les défections survenues dans son camp alors que les enquêtes d’opinion n’ont d’yeux, à gauche, que pour Jean-Luc Mélenchon. Alors que le soleil décline, le candidat du PS prend la parole, point d’orgue de ce rassemblement hybride qui s’est conclu par un concert festif, contrôlé de près par un important dispositif de sécurité. Transis par le froid, les soutiens de Hamon se tiennent collés-serrés derrière lui, manière d’offrir l’image de cette famille unie et soudée qui lui aura tant fait défaut. Sous ses yeux, « 20 000 visages », s’enorgueillit le socialiste devant les drapeaux qui s’agitent.

Aubry pilonne Macron

Mais c’est à d’autres Français que Benoît Hamon s’adresse. « La pire ennemie de la République, c’est l’apathie des citoyens eux-mêmes, lance-t-il. Alors voilà mon appel, qui n’est ni celui d’un César, ni celui d’un tribun. Citoyennes, citoyens, réveillez-vous ! Vous seuls pouvez éviter un cauchemar à la France. » Une adresse aux indécis, nombreux, pour tenter d’enrayer la tendance et de contrer l’argument du vote utile, brandi en faveur de Jean-Luc Mélenchon ou d’Emmanuel Macron que Martine Aubry a pilonné, avant lui, à la tribune. « Quand on est de gauche, on n’aurait que deux solutions. Voter Mélenchon, qui n’a pas un projet visant à être réalisé. La sortie de l’Europe, c’est une folie, s’emporte la maire de Lille. Devrait-on voter pour Macron ? Il n’est ni de gauche ni de gauche ! Oubliez les injonctions au soi-disant vote utile. Au premier tour, on vote pour ses idées. »

Un message reçu cinq sur cinq au pied de la statue de la République. « Je vais voter pour ce que je pense », assure Claire Asseré. Cette retraitée de Saint-Chéron (Essonne) est en colère. Elle est venue pour « faire nombre », même si elle a déchiré sa carte du PS il y a peu. « J’en veux aux socialistes. Ils nous ont fait du mal avec Hollande et ils ont pourri la campagne de Benoît. Quand on est de gauche, on suit Hamon ! » s’emporte-t-elle. Avant de formuler un vœu : « Ce serait vraiment bien qu’il y ait une clarification entre le centre et la gauche au PS, ça ne peut plus durer. » Dans le public, il y a aussi Lucas Gautheron, 22 ans, venu « sentir l’ambiance » de la drôle de campagne du socialiste, badge « Mélenchon » au revers de la veste. Il sourit, un brin goguenard : « Mais ça va, ici, je ne suis pas en territoire ennemi… » @avadjamshidi - Le Parisien

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mercredi 19 avril 2017

Quels sont les mots les plus utilisés par les candidats?

Posté par jourstranquilles à 18:48 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 18 avril 2017

Qu’est-ce que Sens commun, l’association engagée dans la campagne de François Fillon ?

Par Laura Motet - Le Monde

Le candidat Les Républicains n’exclut pas la participation à son gouvernement de cette émanation de La Manif pour tous.

« Sens commun fait partie des hommes et des femmes qui sont fiers de leur pays, attachés à leurs traditions, pour lesquels j’ai beaucoup de respect », a dit François Fillon, samedi 15 avril, dans l’émission de radio Forum Radio J. Au point de proposer à ses membres des postes dans son gouvernement en cas d’élection ? « Pourquoi pas », a-t-il répondu lors de cette même interview, sans cependant donner d’informations précises sur la composition de sa future équipe.

L’association Sens commun, peu connue du grand public, avait choisi de soutenir François Fillon lors de la primaire de la droite et du centre. Mais ses liens avec le parti Les Républicains (LR) ne datent pas de la campagne présidentielle : ils remontent à la naissance du mouvement, en 2013.

Une association née de la contestation du « mariage pour tous »

Le 23 avril 2013, la France devenait le 14e pays au monde à légaliser le mariage entre personnes de même sexe. Ce vote mettait un terme à un an de manifestations d’opposants au texte de loi organisées par diverses associations, de l’institut Civitas, bras politique des catholiques intégristes, au collectif de laïcs La Manif pour tous.

Constatant l’échec de leur mobilisation dans la rue, certains membres de ce collectif décidèrent de renoncer à l’étiquette apolitique de La Manif pour tous pour fonder un mouvement politique : Sens commun. Le 4 novembre 2013, l’association naissait, avec pour but affiché de peser de l’intérieur de l’UMP et d’influencer la ligne du prétendant à l’Elysée en 2017.

A ce titre, le parcours des principales figures du mouvement (voir encadré en fin d’article) montre bien l’intrication de Sens commun, de La Manif pour tous et du parti Les Républicains (ex-UMP). Dès les élections régionales de 2015, des dizaines de militants du mouvement ont ainsi été investis sur des listes de droite, notamment sur celle de Valérie Pécresse, victorieuse en Ile-de-France.

Loin de ne s’intéresser qu’aux questions sociétales, comme le mariage entre personnes du même sexe ou l’avortement, Sens commun s’exprime également sur le rôle de l’Etat ou la politique internationale. Des domaines où François Fillon et l’association partagent une position commune, comme l’expliquait Christophe Billan, son président, à Famille Chrétienne en septembre 2016 :

« De façon réaliste, dans son programme, François Fillon décrit comment il entend avoir un Etat qui soit musclé sans être obèse ; un Etat qui se recentre sur ses fonctions régaliennes afin de vraiment remplir son rôle. Sens commun est aussi très sensible [au] souhait de [François Fillon] de mettre un terme à la vassalisation de la France vis-à-vis des Etats-Unis. Allié mais pas vassal, notamment en s’équilibrant avec la Russie. »

Des liens financiers forts avec Les Républicains

L’UMP apportait déjà son aide tacite à La Manif pour tous, malgré l’étiquette apolitique revendiquée par sa présidente, Ludovine de la Rochère. En 2014, Le Monde révélait que plusieurs réunions logistiques organisées à la veille de grands défilés s’étaient déroulées au siège même de l’UMP. De même, des dizaines de bus avaient été affrétés par les fédérations du parti pour permettre aux manifestants du mouvement de se joindre aux cortèges parisiens.

Il a fallu pourtant attendre la création de Sens commun pour qu’un échange financier soit scellé, par un contrat signé le 2 juin 2014 entre les présidents de Sens commun et de l’UMP. « En contrepartie des droits qui lui sont conférés (aide logistique, droit de tirage actions et communications communes, formations et préparation/participation commune aux échéances électorales), l’association Sens commun s’engage à reverser aux Républicains, sous forme de subvention, une quote-part des adhésions collectées », déclare l’association à la Commission nationale des comptes de campagne.

Entre 33 % et 50 % des cotisations des primo adhérents à Sens commun ont ainsi atterri dans les caisses de l’UMP, puis des Républicains. L’association a donné à d’autres formations politiques 50 955 euros en 2014, puis 20 154 euros en 2015.

Ces échanges financiers ont pu aider l’association à peser sur le programme du candidat de la droite en 2017, puisque ses adhérents sont devenus, grâce à cet accord, adhérents Les Républicains.

Mobilisée pour faire gagner François Fillon

L’association a particulièrement été soutenue par Nicolas Sarkozy et François Fillon, même si la plupart des autres candidats à la primaire de la droite ont aussi rencontré ses dirigeants dès l’origine, de Bruno Le Maire à Hervé Mariton, en passant par Jean-François Copé.

Le conseiller de Nicolas Sarkozy à l’Elysée Henri Guaino, et Bruno Retailleau, le fidèle lieutenant de François Fillon, ont ainsi aidé les fondateurs de Sens commun à constituer l’association.

Pourquoi donc avoir choisi de soutenir François Fillon dès le 31 août 2016, alors que le candidat était encore loin derrière Nicolas Sarkozy et Alain Juppé dans les sondages ? Pour son président, Christophe Billan, ce choix découlait de l’« idée maîtresse » qui avait présidé à la création de Sens commun :

« Cette idée maîtresse, c’est de peser de l’intérieur […]. On a donc cherché dans les candidats présidentiables celui qui était en capacité de le devenir, et qui avait à la fois des points de convergence et des points de cohérence. »

Malgré son début de campagne difficile, M. Fillon restait mieux placé qu’Hervé Mariton et Jean-Frédéric Poisson, tous deux en première ligne dans les manifestations contre la loi Taubira au début du quinquennat. François Fillon s’était également prononcé pour la suppression de l’adoption plénière pour les couples homosexuels, contrairement à Alain Juppé et à Nicolas Sarkozy.

Si les affaires de François Fillon ont suscité de nombreuses réticences au sein des Républicains en février, Sens commun n’a jamais failli dans son soutien au candidat. Au contraire, au plus fort de la contestation, Christophe Billan a promis sur CNews de mobiliser « l’ensemble de son réseau » pour faire du meeting du 5 mars de François Fillon au Trocadéro une « démonstration de force ». Et si celui-ci a été présenté – à grand renfort de chiffres exagérés – comme un succès par le camp Fillon, c’est certainement en grande partie grâce à Sens commun.

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Election Présidentielle - on y pense...

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lundi 17 avril 2017

Mélenchon en campagne à bord de la "Péniche insoumise"

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Posté par jourstranquilles à 17:34 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Election présidentielle : J-6

François Fillon en déplacement à Nice, Jean-Luc Mélenchon qui fait le tour de la région parisienne à bord d’une péniche, Emmanuel Macron qui espère remplir l’Accor Hôtels Arena de Bercy, les candidats jettent leurs dernières forces dans la bataille alors que les sondages se resserrent inexorablement… Pendant ce temps-là, François Hollande envisage de se rendre vendredi à Belle-Île pour son dernier déplacement comme président de la République.

Posté par jourstranquilles à 17:16 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]