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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 10 avril 2017

La une du Parisien de ce matin - Jean Luc Mélenchon

Posté par jourstranquilles à 08:39 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 9 avril 2017

L'ode à la paix de Mélenchon, sous le soleil de Marseille

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A Marseille, Jean-Luc Mélenchon se pose en candidat de « la paix »

Par Raphaëlle Besse Desmoulières, Marseille, envoyée spéciale

Sur la Canebière, le candidat de La France insoumise, au coude-à-coude avec François Fillon dans les sondages, a réuni près de 70 000 personnes selon les organisateurs.

« Ça s’entend, ça se sent ! La victoire est à la portée de nos efforts ! » C’est un Jean-Luc Mélenchon conquérant qui s’est présenté, dimanche 9 avril, devant une foule compacte rassemblée sur le vieux port de Marseille – 70 000 personnes, selon les organisateurs. A quinze du premier tour de la présidentielle, le candidat de La France insoumise, un rameau d’olivier à la boutonnière, s’est présenté comme « le candidat de la paix ».

Dans son discours, M. Mélenchon a retrouvé les accents qu’il avait eus en 2012 sur la plage du Prado pour vanter une France « métissée ». Après une ode à la Méditerranée, il a appelé à une minute de silence en hommage aux migrants disparus dans cette même mer. « C’est à nous de dire que l’émigration est toujours un exil forcé, une souffrance, s’est-il exclamé. Il est temps par-dessus tout de mettre un terme aux guerres qui ravagent les pays du Sud. »

Dans un contexte international troublé après une attaque chimique intervenue mardi en Syrie, imputée au président Bachar Al-Assad, le député européen a fustigé les frappes américaines sur une base de l’armée syrienne deux jours plus tard – « un acte criminel irresponsable » – sans s’attarder sur le rôle de la Russie dans ce pays. L’occasion pour le candidat de réaffirmer sa volonté de sortir de l’OTAN. « Si vous voulez la paix, ne vous trompez pas de bulletin de vote », a-t-il mis en garde, avant d’ajouter : « Si vous en choisissez un pour la guerre, ne vous étonnez pas si elle finit par arriver ! »

« Dégagez ! dégagez ! »

Auparavant, il s’était félicité que la France ne soit plus, avec sa candidature, « vouée à choisir entre deux extrêmes » : « l’extrême droite » de Marine Le Pen « condamnant notre grand peuple multicolore à se haïr entre lui-même », et « l’extrême marché » de François Fillon et Emmanuel Macron, « sorte de magie noire qui transforme la souffrance, la misère, l’abandon en or et en argent ». Au même moment, à Paris, le candidat du parti Les Républicains attaquait son challenger sur ses propositions économiques. « Mélenchon, capitaine du cuirassé Potemkine, finira par négocier la ferraille du Titanic », a-t-il ironisé.

Les deux hommes sont désormais au coude-à-coude dans les sondages. Pour la première fois dimanche, l’ancien socialiste a été donné, avec 18 % d’intentions de vote, devant M. Fillon (17 %), à six points de Marine Le Pen et d’Emmanuel Macron selon une étude d’opinion Kantar-Sofres-One Point pour Le Figaro. De quoi faire de lui le potentiel troisième homme de cette présidentielle. Dans la course depuis plus d’un an, M. Mélenchon récolte les fruits d’un travail de longue haleine dans une campagne marquée par les affaires, où son concept de « dégagisme » a pris, selon lui, tout son sens.

A Marseille, ses partisans n’hésitaient pas à scander « dégagez ! dégagez ! » quand le candidat évoquait les projets de ses adversaires. Le sien n’a pas varié depuis octobre : abrogation de la loi El Khomri, retraite à 60 ans, sortie du nucléaire, des traités européens, VIe République… Autant de propositions en rupture avec le quinquennat qui s’achève et durant lequel le député européen a incarné l’opposition de gauche à François Hollande.

Candidat qui « rassure »

En revanche, fini « le bruit et la fureur » dont il avait fait sa marque de fabrique, place au candidat qui « rassure » selon ses propres termes. « Mélenchon joue les vieux sages dont c’est le dernier combat et fait de gros efforts pour ne pas effrayer le réservoir hamoniste qui pourrait se tourner vers lui, notamment vis-à-vis de Poutine, note Fabien Escalona, politologue à l’Université libre de Bruxelles. Il devient le vote utile dans un vote de conviction. » Même sentiment pour Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l’IFOP, qui relève la « faiblesse terrible » de Benoît Hamon, donné sous les 10 % d’intentions de vote. « Mélenchon peut incarner un vote plaisir à gauche sauf si Fillon commençait à remonter, juge-t-il. Si l’hypothèse d’un second tour Le Pen-Fillon refaisait surface, Macron réapparaîtrait comme le vote utile pour éviter ce scénario cauchemardesque pour la gauche. »

Pour Bruno Cautrès, chercheur au Cevipof, il sera cependant difficile pour l’élu européen d’élargir sa base au-delà des électeurs socialistes. « L’image compte mais il propose un programme très à gauche où un électeur centriste ou de droite aura du mal de s’y retrouver, notamment du point de vue économique », estime-t-il. M. Mélenchon, lui, ne voit pas les choses ainsi. « Ma candidature change de sens, expliquait-il récemment au Monde. Il ne s’agit pas seulement d’un programme. En votant pour moi, on tourne une page, c’est le coup de balai. On me dit qu’il y a des gens de droite, du FN qui votent pour moi… »

A Marseille, chose rare, il ne s’est exprimé qu’une heure. Même s’il s’était lui-même dit « très fatigué » le 2 avril, ses proches assurent qu’il n’est « ni grisé, ni fatigué mais déterminé ». Pour se démultiplier sans trop d’efforts, M. Mélenchon compte de nouveau utiliser un hologramme, cette fois dans six villes de France quand lui-même sera en meeting à Dijon le 18 avril. De quoi refaire le buzz juste avant le jour J, où il espère bien être au second tour. Une hypothèse que n’a pas écartée M. Hamon, samedi, sur France 2. S’il n’était pas qualifié, le député des Yvelines était invité à dire pour quel candidat, entre MM. Macron, Fillon ou Mélenchon, il appellerait à voter face à Marine Le Pen. Sans hésiter, il a donné le nom de son ex-camarade du PS. Un beau cadeau à quinze jours du 23 avril.

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Qui ne m’aime pas me suive

L'édito de Charles de Saint Sauveur - Le Parisien

«Je ne vous demande pas de m’aimer, mais de me soutenir. Il ne s’agit pas de choisir un copain mais un président.» Avec ces deux petites phrases, lâchées à la fin de son discours, François Fillon tient peut-être la martingale qu’il cherche pour relancer sa campagne perdue. Voilà à quoi en est réduit son camp depuis deux mois : le plaindre, l’excuser, pourquoi pas l’admirer. D’amour, en revanche, il n’est plus question. Pas avec un candidat qui a trahi sa promesse d’exemplarité, l’une des clés de son triomphe à la primaire. Aujourd’hui, il a peut-être libéré les siens en ne leur proposant plus un mariage d’amour mais un mariage de raison. Comme en témoigne son anaphore culottée sur ce que doit être - selon lui - un «président exemplaire» : c’est - notamment, affirme-t-il, «un président qui ne troque pas le destin de la nation pour un peu de popularité éphémère».

Posté par jourstranquilles à 19:24 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Trois hommes + un logiciel = l’Elysée ?

Par Zineb Dryef

Une méthode scientifique pour prédire les choix de vote des Français ? Emmanuel Macron y croit. Le candidat a confié sa campagne au trio de trentenaires français Liegey, Muller et Pons, fondateurs d’une start-up de stratégie électorale.

Dans une rue de l’Est parisien, des bureaux propres, lumineux et calmes. Un open space plein d’une vingtaine de trentenaires, des commerciaux, des « data-scientists » et des développeurs. A vue de nez, autant de filles que de garçons. Ils sirotent du thé et du lait de soja bio. C’est frais, avec ce qu’il faut de vintage : aux murs, des affiches aux couleurs passées des campagnes de Mitterrand et de Chirac. L’une proclame « De toutes les forces de la France », l’autre « Maintenant il nous faut un homme de parole ».

Sur un « wall of fame » improvisé à l’entrée, des articles parus dans la presse nationale vantent le fabuleux destin de « Liegey, Muller et Pons » (LMP), le nom de cette start-up née en 2013 et les patronymes de leurs fondateurs. Guillaume Liegey, Arthur Muller, nés en 1983, et Vincent Pons, de trois ans leur aîné. Leur promesse ? Une approche scientifique des campagnes électorales, pour savoir où porter l’effort, où traquer les indécis. Un « consulting » sur mesure en pleine expansion, avec la présidentielle et les législatives à venir, où ils travaillent à la fois pour le Parti socialiste (PS) et En marche !

La méthode de l’équipe Obama

A l’origine, il y a cette histoire qu’ils racontent volontiers. Celle de trois Français à Boston. Deux à Harvard, l’autre au MIT. On est en septembre 2008, dans une Amérique électrisée par Barack Obama. Arthur Muller s’inscrit sur le site de campagne du candidat démocrate. Deux jours plus tard, il fait du porte-à-porte à 150 km de Boston, dans un quartier peuplé de républicains « susceptibles de porter des armes à feu » et de « pencher pour les démocrates ».

Le porte-à-porte, méthode à l’ancienne, est la clé de la campagne de terrain d’Obama, qui l’a modernisé. « On ne faisait pas du porte-à-porte au hasard, se souvient Muller. C’était ciblé, hyperprécis. On nous disait : “On pense que Monsieur X a 63 % de chances de voter pour nous mais il risque de ne pas aller voter.” »

Ça aurait pu en rester là. Mais les trois garçons veulent expérimenter en France la méthode américaine, fondée sur une analyse ultra-rigoureuse des scrutins passés. Quelqu’un qui connaît quelqu’un qui connaît… finit par les introduire chez Jean-Paul Huchon, alors en pleine campagne pour les régionales, en 2010.

« Pour gagner de l’argent, il vaut mieux faire du logiciel »

Maxime des Gayets, jeune directeur de campagne du président de la région Ile-de-France, les reçoit. Ils cochent toutes les cases : ils sortent d’universités prestigieuses, ils ont fait la campagne d’Obama, ils parlent bien. Bref, ils sont charmants. Mais des Gayets a une inquiétude : « Comment faire accepter ce dispositif aux socialistes ? »

Quand les militants voient débarquer ces jeunes gens d’Harvard, leurs « têtes de consultants », leurs méthodes d’entreprise, leur jargon (« coaching » et « rétroplanning »), eh bien, contre toute attente, ça passe. Ils parcourent ensemble les quartiers qui votent le moins en Ile-de-France. « Ils ont indéniablement leur part dans la victoire, analyse des Gayets. Mais, surtout, ils sont arrivés au bon moment : ils ont permis au parti de s’interroger sur ses méthodes de campagne. »

En 2012, le trio est rappelé pour la campagne de François Hollande. La victoire est grisante. Ils décident de faire de cette expérience un business. Mais les partis ne disposent pas de budgets énormes pour les consultants. « On se rend compte que pour gagner de l’argent, il vaut mieux faire du logiciel que du conseil. Avec du logiciel, on peut déployer notre méthode à très grande échelle. »

Le PS, client pour les législatives

Un quinquennat plus tard, les Bostoniens sont à la tête d’une boîte florissante, dont les clients comptent des députés, un président de la République et peut-être le prochain. Emmanuel Macron leur a confié sa campagne présidentielle cet automne. Solférino vient juste de signer pour les législatives. Tous convoitent Cinquante Plus Un, un logiciel de stratégie et d’organisation des campagnes électorales capable de dire aux candidats à quels électeurs parler et où leur parler.

Les trois jeunes gens ont travaillé pour la campagne de François Hollande en 2012. C’est après la victoire qu’il ont décidé de faire de cette expérience un business. 

« On découpe la France en 67 000 petits carrés qui correspondent aux bureaux de vote. Pour chacune de ces zones, on a les résultats de toutes les élections depuis 2004 et toutes les données sociodémographiques issues des recensements de l’Insee. L’âge, le revenu, le sexe, la situation familiale et professionnelle, explique-t-on à LMP. A partir du moment où vous avez ces données, vous êtes capables de comprendre et de prédire le comportement électoral des gens. Où sont les indécis ? Les “à persuader” ? Les abstentionnistes ? »

La dernière version de Cinquante Plus Un vend du rêve. Jusque-là, il manquait une chose à ce super logiciel : de la fraîcheur. Il n’appréhendait guère les soubresauts de l’actualité, les colères contre un candidat englué dans les affaires ni les volte-face des indécis. Un partenariat signé avec Ipsos à la fin de l’année 2016 est venu combler ce manque. Désormais Cinquante Plus Un recoupe ses données avec les enquêtes d’opinion recueillies par l’institut de sondages.

« Tous les partis politiques, sauf le Front national »

Une fois le logiciel acheté – une circons­cription coûte environ 3 000 euros – le candidat a droit à une démo. Il lui suffit de cliquer sur un lien dans la solitude de son bureau. Une page sur un écran l’accueille avec chaleur : « Bonjour démo-député ! » Les écouteurs vissés dans les oreilles, il faut se laisser guider par la voix d’une commerciale, qui en explique le fonctionnement.

« NOUS NE SOMMES PAS PARTISANS, NOUS TRAVAILLONS POUR TOUS LES PARTIS POLITIQUES, SAUF POUR LE FRONT NATIONAL. » ARTHUR MULLER

Depuis 2013, plus de 800 candidats à différentes élections ont acheté le package complet. « Nous ne sommes pas partisans, précise Arthur Muller. Nous travaillons pour tous les partis politiques, sauf pour le Front national. Economiquement, si on pouvait vendre notre logiciel à tous les candidats, mêmes rivaux, ce serait l’idéal. » A la guerre comme à la guerre, celui qui paye le plus décroche l’exclusivité du territoire qu’il convoite. Pour les législatives de 2017, le PS et En marche ! en ont ainsi réservé un certain nombre.

Seuls sur le marché en 2013, Liegey-Muller-Pons compte désormais quelques concurrents en France. Les français Spallian et Federavox, qui ont travaillé avec Alain Juppé et François Fillon, l’américain NationBuilder, qui s’occupe autant de la campagne de Fillon que de celle de Mélenchon. « Notre approche est devenue mainstream, mais on est les seuls en Europe à proposer une offre aussi précise. »

Prochaine étape : l’ouverture d’un bureau en Allemagne est prévue en septembre. Pour accompagner les législatives. « Ils ont indéniablement contribué à apporter une certaine rationalisation dans les campagnes électorales françaises, ce sont des pros », observe Clémence Pène. Cette ancienne responsable de la communication numérique d’Anne Hidalgo et chercheuse en sciences politiques s’interroge toutefois, après la défaite d’Hillary Clinton, adepte de ce genre d’outils : « Tout de même, la victoire de Trump… ça pousse à relativiser la science des algorithmes. »

Posté par jourstranquilles à 07:50 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

samedi 8 avril 2017

Les 11 affiches des 11 candidats....

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Posté par jourstranquilles à 07:37 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 7 avril 2017

L’Elysée et un haut magistrat répliquent à François Fillon sur l’existence d’un « cabinet noir »

Selon une source proche du dossier, le parquet national financier n’enquêtera pas sur les soupçons de « cabinet noir » dénoncés par le camp du candidat de la droite.

Accusés une nouvelle fois par François Fillon d’être à la manœuvre dans l’affaire des emplois fictifs, des représentants du gouvernement ont dénoncé jeudi 6 avril « de la pure calomnie » et « une manière de faire de la politique qui n’est pas à la hauteur de ce que doit être un engagement pour gouverner un pays ».

Présenté comme un des responsables des fuites visant le candidat de la droite à la présidentielle, Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG), a, pour sa part, déploré des « allégations mensongères » et des « propos calomnieux. »

Selon une source proche du dossier, le parquet national financier (PNF) n’enquêtera pas sur les soupçons de « cabinet noir » dénoncés par le camp Fillon, qui avait promis de poursuivre « tous ceux qui sont à l’origine » des révélations dans la presse. L’occasion de revenir sur ce feuilleton qui émaille la vie politique depuis plusieurs mois.

Les révélations visant François Fillon

Le 24 janvier, l’hebdomadaire satirique Le Canard enchaîné révélait l’emploi passé comme collaboratrice parlementaire de Penelope Fillon, sans en avoir trouvé trace. Le lendemain, le PNF ouvrait une enquête préliminaire avant de confier le dossier à des juges d’instruction dans le cadre d’une information judiciaire.

François Fillon, qui a reconnu avoir employé son épouse et ses enfants comme assistants parlementaires, a été mis en examen notamment pour détournement de fonds publics et recel d’abus de biens sociaux. Son épouse a été mise en examen notamment pour complicité et recel de détournement de fonds publics. Les soupçons pèsent également sur l’emploi de Mme Fillon à La Revue des deux mondes.

Comment François Fillon réplique

Le 23 mars sur France 2, le candidat des Républicains (LR) avait accusé François Hollande d’être à la tête d’un « cabinet noir » exploitant les affaires judiciaires contre lui. Jeudi sur France Inter, la menace s’est faite plus précise :

« J’ai les dates, les jours, les personnes qui ont communiqué les documents. Le moment venu je poursuivrai tous ceux qui sont à l’origine de cette affaire. »

C’est François Hollande qui a déclenché l’affaire ? « Oui, bien sûr », a réaffirmé M. Fillon. Les documents à l’origine des premières révélations, « je sais d’où ils viennent. Ils viennent d’un service de l’État », a-t-il précisé. « Ca fait deux mois et demi qu’on m’empêche de faire campagne », s’est lamenté le député de Paris.

Comment réagit l’Elysée

Interrogé jeudi par l’AFP après les nouvelles accusations de M. Fillon, l’Elysée a « réaffirmé ce que le président de la République a déjà dit par voie de communiqué », évoquant des accusations « mensongères et sans fondement ». François Hollande avait lui-même réagi après la sortie de M. Fillon du 23 mars, jugeant le candidat de la droite « en deçà » de la « dignité » et de la « responsabilité » nécessaires dans une campagne présidentielle.

Le porte-parole du gouvernement Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, a parlé jeudi d’« accusations diffamatoires ».

« La justice est indépendante et il n’y a jamais eu de cabinet ni noir, ni gris, ni blanc ni jaune. Et c’est l’honneur de François Hollande. […] La justice, et ça François Fillon ne veut pas l’accepter, a été indépendante dans la conduite des affaires judiciaires, c’est un acquis de ce quinquennat. »

« On dit toujours que M. Fillon est un héritier de Philippe Séguin. C’est aussi un héritier de Charles Pasqua suivant le vieil adage : “Si vous avez une affaire, créez une affaire dans l’affaire” », a de son côté ironisé François Kalfon (PS).

A l’Elysée, des collaborateurs ont, en outre, reçu des menaces de mort après les premières accusations de François Fillon, via des « lettres anonymes »

Gaspard Gantzer, le conseiller en communication du président Hollande, a jugé auprès du Point que François Fillon n’avait « aucune preuve » pour engager des poursuites : « Il veut déposer une plainte ? Eh bien, qu’il le fasse. Mais il n’a aucun élément, aucune preuve. Et il faudra aussi qu’il nous explique en quoi lui serait calomnié puisqu’il ne conteste nullement les informations sorties par Le Canard enchaîné. »

La contre-attaque d’un haut magistrat

Robert Gelli, le directeur des affaires criminelles et des grâces (DACG) a vivement dénoncé, dans une lettre adressée le 30 mars à l’ensemble des procureurs et procureurs généraux, les accusations portées contre ses services.

« Comment imaginer que des procureurs généraux, des magistrats du parquet chargé d’enquêtes, des juges d’instruction, des juges du fond et du droit de la première instance, des cours d’appel et de la chambre criminelle de la Cour de cassation, appliqueraient des instructions occultes, de nature à détourner ou entraver le cours de la justice ? », écrit le magistrat.

« Le dire et même le penser est une insupportable insulte au professionnalisme de l’institution judiciaire dans son ensemble et une atteinte à la probité de toute la magistrature », poursuit-il dans une lettre que publie Libération.

Le parquet national financier n’enquêtera pas

Les menaces de François Fillon d’engager des poursuites contre « tous ceux qui sont à l’origine » des révélations dans la presse ont été tuées dans l’œuf par le PNF, qui a annoncé qu’il n’enquêterait pas sur les soupçons de « cabinet noir », dénoncés par le camp du candidat LR après la parution du livre Bienvenue Place Beauvau, a-t-on appris jeudi de source proche du dossier.

Les affirmations du livre « sont trop imprécises et manquent trop d’étai pour pouvoir justifier l’ouverture d’une enquête préliminaire », explique le procureur national financier, Eliane Houlette, dans un courrier révélé par L’Express et confirmé de source proche du dossier.

Six responsables des Républicains, le parti de François Fillon, avaient saisi le procureur de Paris et le procureur national financier pour des « infractions » commises, selon eux, par l’exécutif et pointées du doigt dans cet ouvrage.

Posté par jourstranquilles à 18:13 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Affaires Fillon : des magistrats ainsi que des journalistes de Mediapart et du "Canard enchaîné" visés par des menaces de mort

Des lettres de menaces, accompagnées chacune d'une balle de calibre 22 long rifle, ont été envoyées au rédactions du Canard enchaîné et de Mediapart, rapporte le site d'information jeudi 6 avril. Quatre magistrats du pôle financieer ont reçu des courriers similaires. Selon Mediapart, il s'agirait d'Eliane Houlette, la patronne du parquet national financier, et des trois juges chargés d'instruire l'affaire Fillon.

Mediapart a annoncé avoir porté plainte après avoir reçu cette lettre envoyée depuis Marseille et adressée à la rédaction. Le courrier portait en en-tête le nom du "collectif d'épuration 2J" ainsi que le dessin d'un cercueil avec les initiales d'Edwy Plenel, le président du site d'information. "La vigilance et la protection ne durent pas ad vitam... Ce jour-là, nous serons là pour vous ou l'un de vos proches", menace la lettre. Elle porte également le slogan "juges et journalistes dans le même sac".

Une enquête ouverte pour "menaces de mort"

Le rédacteur en chef du Canard enchaîné, Louis-Marie Moreau, a confirmé à Mediapart avoir reçu un courrier similiaire. Sur l'en-tête, le dessin d'un canard a été imprimé à la place des initiales "EP", précise le site d'information. "Nous n’avons pas porté plainte. On prend ce courrier avec précaution, on le signale à la police mais, pour nous, cela s’arrête là", a indiqué Louis-Marie Moreau.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête en flagrance pour "menaces de mort", confiée à la brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) de Paris. "En cette période électorale, beaucoup de courriers d’insultes nous arrivent mais, là, avec une munition, ce n’est pas anodin", a précisé une source judiciaire à Mediapart.

Posté par jourstranquilles à 14:20 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

Emmanuel Macron : Au centre du milieu

Sur France 2, le filloniste Bruno Retailleau, taillé à loisir par Macron, a reproché à son interlocuteur son vol en zigzag. Il a tort : le candidat d’En marche chemine avec minutie sur la frontière droite-gauche, sans jamais s’en écarter, tel un funambule sur un fil d’acier. Sa prestation réussie à «l’Emission politique» en est la parfaite illustration. Il est le prince du chaud-froid, le chevalier du mi-chèvre mi-chou, le champion du salé-sucré, le prophète du vice et versa, le mandarin du yin et du yang, le soleil qui a rendez-vous avec la lune, le roi des chauve-souris, le poisson volant de l’élection, le centaure de la vie politique. Sur tout sujet il convoque le tout et son contraire et s’il dirigeait un journal, ce serait la Revue des deux mondes. Il est banquier et philosophe, il est riche et sans argent, il est haut-fonctionnaire dans le privé, il veut une Europe libérale qui protège, un marché du t ravail flexible avec des garanties, il est respectueux mais sévère avec son mentor Hollande, il prône une ubérisation sans le far-west, il rejette la colonisation en lui trouvant des vertus, il veut une médiation à Notre-Dame-des-Landes mais promet l’évacuation, il propose une action en Syrie mais avec l’onction de l’ONU, il est un jeune homme vert avec une femme mûre, il prévoit un gouvernement mi-politique mi-société civile, il veut une présidence simple mais pas normale et comme de juste en fin d’émission, il est approuvé par 50% des sondés (un très bon chiffre) dont la moitié vient de la droite et l’autre de la gauche.

Est-ce un handicap ? Dans le pays qui a inventé la partition droite-gauche, on pourrait le penser. Le ramollissement récent de sa cote sondagière va dans ce sens. Mais le centrisme est un vieux fantasme français. On a connu la Plaine à la Convention, les thermidoriens après Robespierre, le Consulat, «ni talon rouge, ni bonnet rouge», l’Empire libéral de Louis-Napoléon et d’Emile Ollivier, l’opportunisme républicain après 1870, les ministères de concentration, la troisième force sous la IVe, les majorités d’idées chères à Edgar Faure, le sourire de Lecanuet d’une oreille à l’autre, l’ailleurs de Michel Jobert, le centrisme révolutonnaire de Jean-François Kahn, l’obstination médiane de François Bayrou. Centre de gravité ou ventre mou ? Bonaparte ou Alain Poher ? Malgré quelques déconvenues récentes, Macron reste favori. Peut-il transformer l’essai ? Une chance sur deux… Article de Laurent Joffrin - Libération

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Nicolas Sarkozy s'exprime sur Facebook...

Au moment où prend fin un quinquennat marqué par l'échec économique, la perte d'autorité de l'Etat et l’affaiblissement de la France dans le monde, notre pays et l'Europe font face à des risques majeurs pour leur avenir. L’ampleur des défis qui nous attendent est considérable. Pour les relever, nous avons besoin d’un plan de redressement puissant, cohérent et juste qui apporte des solutions au décrochage de la France et aux angoisses de millions de nos concitoyens.

A l'occasion du premier tour de l'élection présidentielle, chaque voix comptera. Tout doit être mis en œuvre pour éviter aux Français de n’avoir le choix au second tour qu’entre deux aventures sans issue : celle d’une nouvelle illusion portée par un candidat dont la responsabilité dans les échecs économiques de l’actuel quinquennat est clairement établie ; l’autre alimentée par l’irresponsabilité et la démagogie qui conduirait à des conséquences catastrophiques pour le niveau de vie des Français et pour l’avenir de l’Europe.

Dans ce contexte, le rassemblement au service d’une alternance franche et crédible est un devoir pour chacun de ceux qui partagent nos valeurs. C’est la condition d’un retour de la confiance. Il n’y a plus de place pour les hésitations ou les états d’âme. François Fillon est le seul parmi les candidats à avoir l’expérience qui lui permettra d’incarner et de réussir l’alternance dont la France a tant besoin.

J'appelle donc tous les Français à se mobiliser pour la victoire des idées de la droite républicaine et du centre, les seules en mesure de permettre le redressement de la France.

Nicolas Sarkozy

Posté par jourstranquilles à 12:21 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 5 avril 2017

Les six affrontements qui ont marqué un débat inédit

Par Elvire Camus, Adrien Pécout

Les onze prétendants à l’Elysée ont tous débattu mardi soir pour la première fois sur CNews et BFM-TV, un format jamais vu dans l’histoire politique française.

Exercice inédit dans l’histoire des élections françaises, le débat télévisé réunissant la totalité des onze candidats à la présidentielle avant le premier tour, a surtout été l’occasion pour les « petits » candidats d’apostropher les « grands », mardi 4 avril. Mais ce débat rythmé, parfois confus – onze participants obligent – a aussi été marqué par quelques passes d’armes.

Retour sur le débat entre Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), François Asselineau (Union populaire républicaine), Jacques Cheminade (Solidarité et progrès), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la France), François Fillon (Les Républicains), Benoît Hamon (Parti socialiste), Jean Lassalle (Résistons !), Marine Le Pen (Front national), Emmanuel Macron (En marche !), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), et Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste).

Travailleurs détachés : « Vérifiez votre vote ! »

Parmi les premiers sujets de controverse figure la question de la suppression ou non de la directive européenne sur les travailleurs détachés, qui remonte à 1996 et est censée contribuer au développement du marché intérieur de l’Union européenne (UE) en facilitant la circulation de la main-d’œuvre.

Nicolas Dupont-Aignan a annoncé vouloir supprimer cette directive dès le « premier jour de [son] élection », jugeant « inacceptable que des personnes viennent de Roumanie, de Pologne, d’Espagne et ne payent pas les charges sociales quand nos artisans, nos indépendants les payent ».

Le souverainiste a regretté qu’Emmanuel Macron soit « très clair » et veuille « maintenir » cette directive. Jean-Luc Mélenchon l’a alors interrompu pour montrer du doigt Marine Le Pen : « Vous vous êtes abstenue, vous », a-t-il lancé, alors que cette dernière secouait la tête : « Vous vérifiez votre vote, vous vous êtes abstenue (…), je vous le dis. »

Après l’intervention de M. Dupont-Aignan, Mme Le Pen a répondu n’avoir « évidemment pas voté » ce texte au Parlement européen, sans nier s’être abstenue. « Je ne veux pas de cette directive détachement, même si on respecte la loi, je la trouve profondément injuste parce qu’elle crée une priorité étrangère à l’emploi », a-t-elle développé.

Réplique de M. Mélenchon : « Il fallait voter contre ». « Je lui ai dit qu’elle s’était abstenue, elle en convient, tout me va », a-t-il ironisé.

Europe : « Si vous êtes si sûr de vous, vous pouvez consulter les Français »

Les travailleurs détachés n’ont pas été le seul point de friction entre les candidats sur la question de l’Europe. Nicolas Dupont-Aignan a notamment profité de la séquence pour attaquer François Fillon, à qui il tente de grignoter des électeurs de droite troublés par les affaires.

« Comment croire le premier ministre qui a bafoué le vote des Français en 2005, a fait voter le traité de Lisbonne par le Parlement ? Cela a été un viol du peuple. Comment vous croire alors que vous avez fait ça ? »
M. Fillon lui rétorque qu’en 2007, « il y a eu une élection présidentielle, les Français ont choisi », faisant allusion à l’élection de Nicolas Sarkozy à la présidence de la République. Mais M. Dupont-Aignan n’en a pas démordu : « Si vous êtes si sûr de vous, vous pouvez consulter les Français. En vérité, les gouvernements de Fillon et Hollande sont passés en force alors que les Français avaient dit qu’il fallait réorienter l’Union européenne. »

Terrorisme : « Je ne me servirais pas des attentats pour faire des amalgames »

Plus effacée lors du chapitre sur l’économie, Marine Le Pen s’est voulu virulente et sans nuances au sujet de la lutte contre le terrorisme. « La France est une université des djihadistes », a-t-elle lancé. La candidate d’extrême droite a reproché à François Fillon d’avoir « supprimé 54 000 militaires » lorsqu’il était premier ministre (2007-2012) :

« Le moins que l’on puisse dire c’est que vous n’êtes pas visionnaire, car chacun était capable de dire à l’époque que le terrorisme était un danger majeur. »
« Non, je ne réponds pas à Mme Le Pen », a asséné François Fillon. Le candidat du parti Les Républicains propose de juger les djihadistes partis en Syrie pour « intelligence avec l’ennemi ». Une proposition déjà formulée justement par Marine Le Pen par le passé, mais qui correspond mal à cette problématique. Cet article du code pénal ne s’applique pas aux djihadistes. Il est en effet destiné aux faits d’espionnage.

Sur le terrorisme, Nathalie Arthaud a voulu marquer sa différence avec M. Fillon et Mme Le Pen qui, selon elle, « creusent un fossé dans la population ».

« Je peux dire ce que je ne ferai pas : me saisir de chaque attentat, de chaque drame pour faire des amalgames entre terroristes, migrants, immigrés et musulmans, ce que vous faites en permanence, Marine Le Pen et François Fillon. »
Affaires : « Nous, on n’a pas d’immunité ouvrière »

Philippe Poutou a été le quatrième à prendre la parole pendant la séquence sur « l’exemplarité en politique ». Et le premier à faire directement référence aux affaires qui visent François Fillon et Marine Le Pen :

« Depuis janvier, c’est le régal. Fillon, que des histoires. Plus on fouille et plus on sent la corruption et la triche. (…) On a aussi Marine Le Pen, pareil, on pique dans les caisses publiques et le FN, qui est antisystème, ne s’emmerde pas car se protège grâce à l’immunité parlementaire, donc peinard. »
Marine Le Pen et François Fillon ont tous deux tenté d’interrompre le candidat du NPA, qui a fini par signer l’une des phrases les plus percutantes de ce débat :

« Nous, quand on est convoqué par la police, on n’a pas d’immunité ouvrière. L’antisystème, c’est de la foutaise. Le problème des politiques corrompus, c’est la professionnalisation de la politique. Les hommes politiques sont déconnectés, surpayés, c’est écœurant. »
« Nous, on pense qu’il faut limiter le salaire des politiques. (…) Ils auront peut-être envie d’augmenter le smic car ils seront directement concernés. Il faut arrêter le cumul de mandat, de carrière politique sur la durée. »
Une intervention ponctuée par des applaudissements nourris – les seuls en plus de 3 h 30 de débat – mais qui n’a pas empêché François Fillon de « refuser de répondre aux journalistes qui pendant deux mois ont fait [son] procès » sur les affaires et de filer une anaphore pour le moins inattendue : « Moi, président exemplaire. »

Fonction publique : « Les fonctionnaires tiennent le pays ! »

Quelle politique les candidats souhaitent-ils mettre en œuvre en matière de fonction publique ? La séquence a fourni à Benoît Hamon, jusque-là discret, l’occasion d’attaquer François Fillon en se démarquant franchement de sa proposition de supprimer 500 000 postes dans la fonction publique. « J’ai un désaccord total avec François Fillon sur la manière dont il voit l’avenir de notre pays », a lancé le candidat du PS.

« Lors de la crise financière, [les] fonctionnaires ont tenu le pays. Lorsqu’ils se lèvent le matin, ils ne se lèvent non pas comme des fonctionnaires mais comme des infirmières, des gendarmes,… Ce sont des hommes et femmes qui ont tenu le pays et on va leur demander des sacrifices en plus. (…) J’aime la fonction publique. »
François Fillon le coupe alors : « Vous l’aimez tellement que vous allez ruiner le pays. » De quoi relancer Benoît Hamon :

« Vous avez ruiné le pays et vous venez nous donner des leçons ? Il y a un vrai clivage sur ces questions. C’est là ou il faut mettre des moyens. Particulièrement en période de crise. Nous devons donner plus d’effectifs, revaloriser les carrières, plus de profs dans les écoles, de policiers… »
Laïcité : « Fichez-nous la paix avec la religion ! »

« Fichez-nous la paix avec la religion ! », a assené Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen, lorsque celle-ci défendait l’installation de crèches en mairie. Interrogée sur ses propositions pour réformer les institutions, la candidate d’extrême droite a proposé d’inscrire dans la Constitution « le droit de défendre notre patrimoine culturel et historique ».

« Qu’est-ce que ça veut dire ? », a fait mine de s’interroger M. Mélenchon. Réponse de Mme Le Pen : « Ça veut dire que les crèches font partie de notre patrimoine culturel et historique. » Le candidat de La France insoumise a de nouveau répliqué par une question : « Vous voulez mettre des symboles religieux dans nos mairies ? C’est ça votre laïcité ? »

Allant dans le même sens que Jean-Luc Mélenchon, Nathalie Arthaud a estimé que « la laïcité de Marine Le Pen » sert « en réalité à dénoncer l’islam, se mettre en travers d’autres pratiques religieuses ». Toujours selon la candidate d’extrême gauche, il s’agit pour le FN « d’avancer sur votre racisme, votre xénophobie. La laïcité sert de paravent ».

4 avril

Posté par jourstranquilles à 19:15 - Elections Présidentielles 2017 - Commentaires [0] - Permalien [#]