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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 12 décembre 2018

C'est à la Fondation Louis Vuitton...

basquiat schiele

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JR dans le métro parisien

jr

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mardi 11 décembre 2018

« Jean-Michel Basquiat – Egon Schiele », la double exposition événement à découvrir à la Fondation Louis Vuitton

Jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton présente, en deux parcours distincts, deux peintres qui fascinent par leur fulgurance et leur intensité : Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988). A travers une sélection de quelque 250 pièces issues de leurs œuvres exceptionnelles, la Fondation Louis Vuitton met en scène le parcours de deux artistes qui, pour Suzanne Pagé, directrice artistique de l’institution, « se voulaient des espèces de prophètes de l’art et qui sont chacun d’une virtuosité extravagante ».

En moins d’une décennie, Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat sont devenus des figures majeures de l’art du XXe siècle. Ils sont liés par leur destin, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent. Les expositions qui leur sont respectivement dédiées sont respectueuses du contexte propre de leurs œuvres. Elles constituent deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne de 1900, capitale de l’empire austro-hongrois et foyer intellectuel et artistique de premier plan. Pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.

schiele

L’exposition consacrée à Egon Schiele comprend quelque 110 œuvres, principalement des dessins issus de collections privées. Indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle, la dimension tragique et intimiste de l’œuvre de Schiele l’érige comme l’un des sommets de l’expressionnisme. Influencé par son aîné Gustav Klimt, Schiele suit dans un premier temps un style où l’ornement joue un rôle majeur pour ensuite rapidement pratiquer un tracé plus chaotique : tordus et amputés, les corps qu’il dessine sont l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque 300 toiles et plusieurs milliers de dessins.

basquiat24

L’œuvre de Jean-Michel Basquiat se déploie dans quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton, sur près de 2 500 m2. L’exposition parcourt chronologiquement l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. Elle compte des ensembles inédits en Europe et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste. Comme Schiele, Basquiat est hanté par le passage dans l’au-delà. Son œuvre, tout en étant très vive, est envahie de squelettes et de crânes comme s’il voyait en chaque être humain un mort potentiel. Son décès prématuré en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins.

Dans leur singularité, ces deux expositions s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.

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Exposition Martine Franck

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Découvrez l'exposition inaugurale de la Fondation Henri Cartier-Bresson consacrée à Martine Franck jusqu'au 10 février 2019 à Paris

Pour l’inauguration de ses nouveaux espaces, la Fondation HCB a souhaité rendre hommage à Martine Franck, en lui consacrant une rétrospective. Martine Franck revendiquait l’émerveillement et la célébration de la vie, une joie profonde devant l’humanité tout en luttant contre l’exclusion avec toute l’empathie qu’elle savait déployer. Photographe engagée, Martine Franck devint militante pour nombre de ces causes qu’elle photographia activement, une sérieuse audace pour la jeune femme à qui l’on avait appris à ne pas franchir les limites.

Née à Anvers en 1938, Martine Franck grandit en Angleterre et aux États-Unis au sein d’une famille de collectionneurs. Polyglotte, étudiante en histoire des arts, férue de sculpture, c’est lors d’un long voyage en Orient en 1963 qu’elle découvre la photographie. À son retour à Paris, elle travaille pour Time-Life et devient l’assistante de Gjon Mili et Eliot Elisofon avant de devenir photographe indépendante. Collaborant pour les grands magazines américains, ses reportages, ses portraits d’artistes et d’écrivains sont publiés dans Life, Fortune, Sports Illustrated, le New-York Times et Vogue. Renonçant vite à la photographie de mode, elle vit dès ses débuts l’aventure de la troupe du Théâtre du Soleil avec son amie Ariane Mnouchkine et participe à la création des agences Vu, puis Viva. En 1970, elle épouse Henri Cartier-Bresson, artiste accompli, qui va l’encourager dans sa propre voie. Elle rejoindra plus tard, la coopérative Magnum, qui diffuse toujours son travail aujourd’hui.

À l’accomplissement d’une vie de photographe s’ajoute un point d’orgue, la création de la Fondation Henri Cartier-Bresson en 2003. Très consciente du lourd héritage qui serait laissé à la famille si rien n’était fait, Martine Franck a mis en œuvre avec brio la constitution d’une Fondation reconnue d’utilité publique destinée à abriter et diffuser conjointement l’œuvre de son époux et la sienne. Elle explique que c’est enfin le moment où elle s’est sentie fière des moyens que lui avait légués sa famille. Cette fondation, conçue avec Henri Cartier- Bresson et leur fille Mélanie, représentait pour elle un pas ultime vers la liberté : liberté de créer, de préserver et de rassembler. Elle avait enfin franchi la ligne, et opéré en douceur cette transgression qui poursuivait la tradition familiale du partage de l’art.

Le travail sur l’exposition et l’ouvrage qui l’accompagne a été entrepris très en amont en 2011 par Agnès Sire avec Martine Franck, alors qu’elle se savait malade. La photographe avait souhaité confier la direction de l’ouvrage et le commissariat de l’exposition à celle avec qui elle dirigeait cette Fondation depuis longtemps. Le choix des photographies, du parcours plutôt chronologique et ponctué de textes, de l’entretien avec son amie, l’écrivaine Dominique Eddé étaient les principes acquis de ce vaste projet. On y retrouvera le fil de son engagement au travers des séries de portraits, de paysages presque abstraits, qui ne manqueront pas de surprendre, et d’une sorte de chronique à distance de la vie politique. Composée d’épreuves photographiques, de livres, documents issus du fonds de la Fondation, l’exposition est organisée en collaboration avec le musée de l’Élysée à Lausanne et le FotoMuseum à Anvers qui présenteront l’exposition en 2019.

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lundi 10 décembre 2018

La Déclaration des droits de l'homme en photos

droits homme

La Déclaration des droits de l'homme en photos.  Le 10 décembre 1948, les Nations Unies adoptaient la Déclaration universelle des droits de l'homme. A l'occasion de cet anniversaire. Amnesty International organise  l'exposition «Les Uns envers les autres ». L’ONG a demandé à des photographes de réfléchir à la façon dont ce texte résonne dar le monde, soixante-dix ans plus tard. Entrée libre. Galerie Wanted, 23, rue du Roi Sicile, Paris (4e). Metro Saint-Paul.

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Triste anniversaire pour les droits humains

Par Marie Bourreau, New York, Nations unies, correspondante, Rémy Ourdan

La Déclaration universelle des droits de l’homme est de moins en moins défendue, soixante-dix ans après son adoption.

« Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits… » Le 10 décembre 1948, au Palais de Chaillot, à Paris, cinquante Etats adoptaient la Déclaration universelle des droits de l’homme. Sur les ruines d’un monde dévasté par la seconde guerre mondiale et horrifié par l’Holocauste, la communauté internationale formulait une promesse : désormais les droits des individus compteraient autant que les droits des Etats.

Soixante-dix ans plus tard, le bilan est sombre. Certes la Déclaration universelle est le document le plus traduit au monde, en 512 langues selon le Haut-commissariat des Nations unies pour les droits de l’homme.

Certes les 193 Etats membres de l’Organisation des Nations unies (ONU) ont, au fil des décennies, adopté la Déclaration universelle. Mais aucun ne l’applique totalement. Pire, si l’Assemblée générale de l’ONU était appelée à voter aujourd’hui sur le texte le plus progressiste et le plus universel de l’histoire de l’humanité, il ne fait guère de doute que celui-ci ne serait pas adopté.

La chancelière allemande Angela Merkel l’a reconnu avec lucidité lors du Forum de Paris sur la paix, organisé le 11 novembre par la France pour la commémoration de la fin de la première guerre mondiale : « Imaginez qu’aujourd’hui nous, communauté des nations, devions adopter une telle déclaration universelle des droits de l’homme. En serions-nous capables ? Je crains que non. »

Pas d’obligations juridiques

La France, qui s’est longtemps sentie gardienne de ces valeurs universelles – de la Déclaration des droits de l’homme et des citoyens de 1789 à sa participation avec le juriste René Cassin à la rédaction de la Déclaration universelle de 1948 – ne célébrera d’ailleurs qu’a minima, lundi 10 décembre, ce 70e anniversaire. A Paris comme ailleurs, les droits humains ne sont pas un concept dans le vent.

La Déclaration universelle a un problème originel : elle n’est pas un traité. En l’adoptant, les Etats proclament des droits sans avoir à se conformer à des obligations juridiques.

Alors certes neuf conventions internationales sur les droits humains ont émané de la Déclaration universelle (droits civils et politiques ; droits économiques et sociaux ; discrimination raciale ; discrimination des femmes ; torture ; droits de l’enfant ; droits des migrants…) et 80 % des Etats membres de l’ONU ont ratifié au moins quatre de ces neuf conventions, mais ils sont loin de les appliquer.

Outre ces neuf traités et outre les Conventions de Genève de 1949, la communauté internationale a inventé, après la fin de la guerre froide et l’effondrement du communisme, choquée par les guerres de l’ex-Yougoslavie et par le génocide au Rwanda, deux concepts qui, bien que toujours très controversés, constituent une avancée dans le domaine des droits de l’homme.

Le premier est la justice pénale internationale : un traité international – le Statut de Rome – a permis la création, en 2002, d’une Cour pénale internationale (CPI) chargée de juger les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Il a à ce jour été adopté par 123 pays. Le second est la « Responsabilité de protéger », un concept hérité des notions de droit d’ingérence et de devoir d’ingérence portées notamment par le Français Bernard Kouchner, qui demande aux Etats d’intervenir pour stopper les crimes de génocide, crimes contre l’humanité et crimes de guerre. Elle a été adoptée en 2005 par la totalité des Etats membres de l’ONU mais reste, comme en témoignent les conflits qui ravagent la planète, largement bafouée.

« LES TRAITÉS QUI PORTENT LA VISION DE LA DÉCLARATION SONT PROGRESSIVEMENT SAPÉS PAR DES GOUVERNEMENTS FOCALISÉS SUR LEURS INTÉRÊTS NATIONALISTES », AFFIRME MICHELLE BACHELET, HAUT-COMMISSAIRE DE L’ONU

Le problème principal conduisant au net recul actuel des droits humains est à la fois politique et moral. Les premiers défenseurs des droits de l’homme ont vu leur étoile pâlir : tandis que l’Europe est submergée par une vague de défiance envers l’Union européenne (UE), par le retour des nationalismes et de réflexes identitaires et xénophobes, les Etats-Unis ont perdu leur autorité morale dans les guerres de l’après-11-Septembre en recourant à la torture, aux assassinats extra-judiciaires et à des interventions militaires illégitimes, en particulier en Irak.

Succès de l’autoritarisme politique

Ailleurs sur la planète, le succès du modèle chinois de développement, qui se construit contre les droits humains, gagne du terrain dans les esprits, notamment dans les pays émergents. Par ailleurs de la Russie à la Turquie, du Venezuela aux Philippines et aujourd’hui au Brésil, le succès de l’autoritarisme politique renforce l’idée que violer les droits humains ne porte pas à conséquence, y compris électoralement.

Sans même parler de l’impunité dont jouissent les principaux criminels de guerre actuels, de la Syrie au Yémen en passant par la Birmanie.

« Dans beaucoup de pays, la reconnaissance que tous les êtres humains sont libres et égaux est attaquée, reconnaît Michelle Bachelet, la haut-commissaire de l’ONU pour les droits de l’homme, dans un message adressé au Monde. Et les lois et traités qui portent la vision de la Déclaration universelle sont progressivement sapés par des gouvernements de plus en plus focalisés sur leurs intérêts nationalistes et étriqués. »

Au sein de l’ONU, gardienne des droits de l’homme, ces raidissements internationaux sont particulièrement visibles. Le point d’orgue a été le départ, en juin, des Etats-Unis du Conseil des droits de l’homme, au nom du respect de la souveraineté nationale chère au président Donald Trump et à son administration. Par ailleurs la Chine, alliée dans ce domaine à la Russie, mène des attaques assidues contre tout ce qui est lié aux droits humains, que ce soit dans les résolutions politiques ou dans l’administration de l’ONU et de ses budgets.

Si Michelle Bachelet note « les progrès accomplis par les générations passées face à des défis tels que l’apartheid, l’esclavage, le colonialisme, la ségrégation, l’absence de droits des femmes » et pense que « partout dans le monde, les peuples demandent de mettre fin à la tyrannie et à la discrimination », les défenseurs des droits humains n’ont guère le cœur à célébrer ce 70e anniversaire.

« La question fondamentale est de savoir si les quinze années de progrès, après la guerre froide, furent une exception ou pas. Est-on tout simplement en train de revenir à ce qui fut la règle pendant des siècles, c’est-à-dire la volonté de régler les problèmes par la violence et la guerre ? », s’interroge le directeur général du Comité international de la Croix-Rouge, Yves Daccord. Il est très frappant de constater que les Etats ne produisent plus de consensus, qu’ils ne veulent plus de solutions collectives. On vit une époque d’exceptionnalisme. Sur toutes les grandes questions liées aux guerres, aux migrations ou à l’écologie, et donc aux droits humains, c’est le bordel intégral. »

« Une époque très dangereuse »

« Nous vivons une époque très triste et très dangereuse, pense le secrétaire général d’Amnesty International, Kumi Naidoo. En ce 70e anniversaire, il n’y a rien à célébrer. La Déclaration universelle ne serait pas adoptée aujourd’hui, et les Etats-Unis feraient partie des pays qui bloqueraient son adoption. »

C’est « un sombre anniversaire », reconnaît aussi Philippe Bolopion, de Human Rights Watch, qui dénonce « une vague réactionnaire qui s’étend » et « des “hommes forts” qui attisent la haine des minorités et justifient, au nom d’une prétendue souveraineté, des mesures qui remettent en question les libertés fondamentales des citoyens ». M. Bolopion déplore « l’absence d’un leadership fort sur la question des droits de l’homme ». Ni la France ni les Etats-Unis, les « parrains » historiques, ne jouent ce rôle.

Lors d’une célébration, jeudi 6 décembre à New York, le secrétaire général de l’ONU, le Portugais Antonio Guterres, s’est félicité de « l’impact révolutionnaire » de la Déclaration universelle, qui a « inspiré des politiques et des Constitutions » et « stimulé la lutte contre la discrimination et le racisme ».

Il avait indiqué, lors de l’Assemblée générale de l’ONU, à l’intention de ceux qui opposent droits humains et droits des Etats, qu’à ses yeux « les droits de l’homme et la souveraineté vont de pair ». « Nous avons de nombreuses preuves que les violations des droits humains commises au nom d’un Etat sont un signe de faiblesse et non pas de force. Elles sont souvent annonciatrices de conflits, et même d’effondrement. »

Michelle Bachelet ne veut « pas perdre l’espoir » et appelle chacun à « résister au recul des droits humains ». Puisque c’est le caractère universel des droits humains qui est contesté, elle rappelle qu’« on ne devrait jamais accepter l’argument que certains droits sont adaptés à certaines cultures et pas à d’autres. Nous sommes tous des êtres humains et l’universalité de nos droits vient de notre humanité commune, pas des circonstances historiques, culturelles et géographiques ».

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samedi 8 décembre 2018

Damien Hirst

Damien Steven Hirst est un artiste britannique, né le 7 juin 1965 à Bristol (Angleterre1). Il vit et travaille à Londres. Il a dominé la scène de l'art britannique dans les années 1990 en tant que membre du groupe des Young British Artists. En 1995, il est lauréat du Turner Prize.

Les patients se rendant dans un hôpital de 8 milliards de dollars au Qatar sont accueillis par 14 énormes sculptures en bronze représentant de manière graphique la croissance d'un bébé, de la conception à la naissance. Créé par l'artiste britannique Damien Hirst, The Miraculous Journey se termine par une statue d'un nouveau-né de 14 mètres (46 pieds). Les sculptures de fœtus sont placées devant l'entrée du nouvel hôpital de médecine Sidra de Doha. Ils ont été dévoilés à l'origine en 2013 mais ont été dissimulés jusqu'à l'ouverture officielle de l'hôpital cette semaine.

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vendredi 7 décembre 2018

« Jean-Michel Basquiat – Egon Schiele », la double exposition événement à découvrir à la Fondation Louis Vuitton

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Jusqu’au 14 janvier 2019, la Fondation Louis Vuitton présente, en deux parcours distincts, deux peintres qui fascinent par leur fulgurance et leur intensité : Egon Schiele (1890-1918) et Jean-Michel Basquiat (1960-1988). A travers une sélection de quelque 250 pièces issues de leurs œuvres exceptionnelles, la Fondation Louis Vuitton met en scène le parcours de deux artistes qui, pour Suzanne Pagé, directrice artistique de l’institution, « se voulaient des espèces de prophètes de l’art et qui sont chacun d’une virtuosité extravagante ».

En moins d’une décennie, Egon Schiele et Jean-Michel Basquiat sont devenus des figures majeures de l’art du XXe siècle. Ils sont liés par leur destin, celui d’une œuvre courte dont l’impact comme la permanence a peu d’équivalent. Les expositions qui leur sont respectivement dédiées sont respectueuses du contexte propre de leurs œuvres. Elles constituent deux moments aussi riches que différents. Pour Schiele, la Vienne de 1900, capitale de l’empire austro-hongrois et foyer intellectuel et artistique de premier plan. Pour Basquiat, le New York du début des années 1980 avec la vitalité de sa scène underground, de sa culture urbaine downtown, ses questionnements artistiques et identitaires.

L’exposition consacrée à Egon Schiele comprend quelque 110 œuvres, principalement des dessins issus de collections privées. Indissociable de l’esprit viennois du début du XXe siècle, la dimension tragique et intimiste de l’œuvre de Schiele l’érige comme l’un des sommets de l’expressionnisme. Influencé par son aîné Gustav Klimt, Schiele suit dans un premier temps un style où l’ornement joue un rôle majeur pour ensuite rapidement pratiquer un tracé plus chaotique : tordus et amputés, les corps qu’il dessine sont l’expression frontale du désir et du sentiment tragique de la vie. Fauché par la grippe espagnole en 1918, l’artiste aura réalisé en une dizaine d’années quelque 300 toiles et plusieurs milliers de dessins.

L’œuvre de Jean-Michel Basquiat se déploie dans quatre niveaux de la Fondation Louis Vuitton, sur près de 2 500 m2. L’exposition parcourt chronologiquement l’ensemble de la carrière du peintre en se concentrant sur plus de 135 œuvres décisives. Elle compte des ensembles inédits en Europe et des toiles rarement vues depuis leurs premières présentations du vivant de l’artiste. Comme Schiele, Basquiat est hanté par le passage dans l’au-delà. Son œuvre, tout en étant très vive, est envahie de squelettes et de crânes comme s’il voyait en chaque être humain un mort potentiel. Son décès prématuré en 1988 interrompt une œuvre très prolifique, réalisée en à peine une décennie, riche de plus de mille peintures et davantage encore de dessins.

Dans leur singularité, ces deux expositions s’inscrivent dans l’une des quatre lignes de la Collection de la Fondation Louis Vuitton : la vision subjective et expressionniste de l’artiste. Avec Egon Schiele, c’est la première fois que la Fondation Louis Vuitton dédie une monographie à un artiste « historique ». C’est aussi la première fois qu’elle propose une exposition de cette ampleur consacrée à un unique artiste, Jean-Michel Basquiat, par ailleurs très présent dans sa Collection. Ainsi, la Fondation signifie, une nouvelle fois, sa volonté d’ancrer son engagement pour la création actuelle dans une perspective historique.

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Exposition à la Galerie Schwab Beaubourg

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https://www.galerieschwabbeaubourg.com/

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lundi 3 décembre 2018

FAM Jusqu’au 9 février, 2019 Galerie Agathe Gaillard 3, Rue du Pont Louis-Philippe 75004 Paris

 

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https://galerieagathegaillard.com/

Créée en 1977 et reconnue internationalement, FAM fut le berceau créatif de mannequins hors-du-commun et de photographes légendaires, tels que Martine Barrat, Guy Bourdin, Elliott Erwitt, Peter Lindbergh, Robert Mapplethorpe, Sarah Moon, Helmut Newton, Paolo Roversi, David Seidner, Jean-Loup Sieff, Paul Steinitz, Deborah Turbeville, Albert Watson, Wim Wenders …

« J’ai créé l’agence FAM avec l’espoir de proposer une alternative à l’image du mannequin classique, et pour rompre avec le mythe de la femme dont la seule plastique parfaite compte. Aussi, ma réflexion et mon travail m’ont poussé à rechercher des sources d’inspiration pour les photographes dont le travail reflétait à mes yeux une singularité ou une sophistication baroque. Je me suis surtout intéressée à la mise en scène sous forme d’images ou de scénarios fictifs. C’est le style et la personnalité de ces mannequins qui ont déterminé mes choix, elles tracent l’empreinte d’une nouvelle vision de la féminité à travers une multitude de portraits subtils. ». Fabienne Martin

Liste des photographes :

Clive Arrowsmith – Josef Astor – Martine Barrat – Harry Benson – Guy Bourdin – Marianne Chemetov – Franck Christen – Arthur Elgort – Elliott Erwitt – Fabrizio Ferri – François Halard – Sheldon Heitner – Steve Hiett – Horst P. Horst – Frank Horvat – Dominique Issermann – Barry Lategan – Erica Lennard – Jean-François Lepage – Peter Lindbergh – Ali Mahdavi – Robert Mapplethorpe – Toni Meneguzzo – Sheila Metzner – Sarah Moon – Helmut Newton – Bernard Pesce – Sabine Pigalle – Herb Ritts – David Rochline – Paolo Roversi – Laurence Sackman – David Seidner – Barbara Sieff -Jeanloup Sieff – Lord Snowdon – Paul Steinitz – Deborah Turbeville – Javier Vallhonrat – Sacha Van Dorssen – Albert Watson – Bruce Weber – Isabelle Weingarten – Wim Wenders

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Des photos inédites de Basquiat dans les années 80 exposées à Paris

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Si l’exposition dédiée à Jean-Michel Basquiat bat son plein à la Fondation Louis Vuitton, on a aussi envie de se rendre à la Galerie parisienne Patrick Gutknecht, pour admirer des clichés jamais dévoilées du maître de l’art contemporain, immortalisé dans les années 80 par Yutaka Sakano. A découvrir jusqu’au 19 janvier 2019

"Un jour de juillet 1983, je reçois un appel téléphonique de Midori Kitamura, l’assistante d’Issey Miyake qui s’occupait des relations presse à l’époque. Elle me dit qu’un jeune artiste nommé Basquiat, devenu une sensation à New York, vient au Japon, et elle me demande si je pouvais le photographier pour un magazine de mode pour homme", indique le photographe nippon Yutaka Sakano. Bien qu’il soit célèbre pour ses peintures figuratives, conjuguant collages et graffitis, Jean-Michel Basquiat a cultivé au fil des années un goût certain pour la mode. On se rappelle notamment de son apparition remarquée en 1987 sur le podium de Comme des Garçons, mais aussi et surtout de son amour pour les coupes signées Issey Miyake. Et c’est à cet attrait de l’artiste new-yorkais que s’attarde la Galerie Patrick Gutknecht à Paris jusqu’au 19 janvier 2019, en lui dédiant l’exposition Jean-Michel Basquiat - Tokyo 1983. Au début des Eighties, le photographe Yutaka Sakano a eu le privilège de capturer le maître au cœur d'un studio tokyoïte. Au total, une dizaine de ses clichés mettant en lumière un Basquiat un brin effronté, jouant avec un pot de peinture - jusqu'à éclabousser ses vêtements gracieusement prêtés par Issey Miyake -, sont à dévorer des yeux. Un must-see donc, en marge de l'exposition de la Fondation Louis Vuitton.

"Jean-Michel Basquiat - Tokyo 1983", Galerie Patrick Gutknecht, 78 rue de Turenne 75003 Paris, France

Jean-Michel Basquiat, Tokyo, 1983 (02) © Yutaka Sakano, courtesy Galerie Patrick Gutknecht

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