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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 28 mars 2017

Save the date...

L'exposition GAINSBOURG a, pendant un an, fêté les 25 ans de la disparition de l'homme à la tête de choux. Nous vous attendons pour le vernissage de cette exposition qui clôturera cette belle année. Vous y découvriez les photos d'Odile Montserrat prises entre 1968 et 1978 et les oeuvres numériques réalisées en collaboration avec sa fille, l'artiste cinétique Valeria Attinelli.

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lundi 27 mars 2017

La verdure envahit le Grand Palais

Par Florence Evin

Le musée parisien propose un parcours enchanteur jalonné de quelque trois cents œuvres sur le thème du jardin.

L’exposition « Jardins », au Grand Palais, à Paris, ne propose pas une promenade odorante entre des parterres fleuris. Elle met en scène un conservatoire éphémère, plongé dans la pénombre en raison de la fragilité des documents, où œuvres d’art et science dialoguent dans un parcours conçu pour surprendre le visiteur, l’éblouir ou le terrifier. Jusqu’à le perdre dans un labyrinthe où il va de merveille en merveille, découvrant comment l’homme a su préserver le plus simple comme le plus complexe des spécimens de la nature pour l’étudier, le contempler, voire l’imiter, afin de se l’approprier.

La première salle nous invite au cheminement, cette phrase d’Aragon en tête : « Tout le bizarre de l’homme, et ce qu’il y a en lui de vagabond, et d’égaré, sans doute pourrait-il tenir dans ces deux syllabes : jardin. » Ces mots surplombent une fresque restaurée venue de la Maison du bracelet d’or (30-35 après J.-C.) à Pompéi (Italie). Avec ses masques de théâtre suspendus comme des plantes vertes, sa fontaine dont on croit entendre la musique et les Ménades allongées pour un culte dionysiaque dans un fouillis de palmes, on se dit que le poète n’est pas loin.

A côté, figure un petit dessin à la plume et à l’encre bistre aquarellée d’Albrecht Dürer (1471-1528), La Madone des animaux, prêté par l’Albertina de Vienne, et un bouquet de violettes si parfait qu’on se penche pour en humer le parfum. Leur fait face l’immense composition graphique de Giuseppe Penone, « frottage » de feuilles d’automne, dont les stries occupent tout l’espace, baptisé Vert de la forêt avec chemise, pour la délicate combinaison d’un autre temps accrochée au tableau comme elle le serait à un arbre, alors que la belle se rafraîchit à la rivière.

Parcours dense en sensations

D’entrée, tout est là de la démarche du commissaire Laurent Le Bon (président du Musée Picasso à Paris). Sa manière si particulière de mélanger les arts et les époques, comme il l’a fait, en 2010, pour l’exposition inaugurale « Chefs-d’œuvre », du Centre Pompidou Metz, dont il était directeur. Au Grand Palais, ses jardins jettent des passerelles entre artifice et réalité, dans un dialogue qui va de la Renaissance à nos jours – exception faite de Pompéi.

Le parcours est scandé de phrases-clés. « Pour faire un jardin, il faut un morceau de terre et l’éternité », a écrit Gilles Clément. Ce propos est illustré par l’installation de Koichi Kurita pour l’exposition « Terre Loire » au château de Chambord en 2016. Le Japonais a suivi le fleuve, de sa source à la mer, pour prélever sur ses berges 400 poignées de terre. Humus qu’il a tamisé et disposé, dans la chronologie de son déplacement, en autant de petits carrés sur du papier de riz. Sobre diagramme invitant à la méditation. Après la terre, le ciel, la course des nuages : deux études de John Constable (vers 1821) venues de New Haven (Etats-Unis) ; et un film de 1929, La Croissance des végétaux, de la collection Albert Kahn, font la transition avec l’approche scientifique du propos.

Ainsi va le parcours, dense en émotions et en sensations, qui croise les regards et les époques. Viennent les raretés historiques, disposées dans une enfilade de cabinets de curiosités, pour affirmer, comme Michel Foucault : « Le jardin, c’est la plus petite parcelle du monde, et puis c’est la totalité du monde. » Marc Jeanson, responsable de l’Herbier du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), commissaire associé de l’exposition avec Colline Zellal, a apporté ses trésors. Il a choisi les plus belles planches provenant du « moussier » de Jean-Jacques Rousseau (1769-1770), de celui des poilus, ou celles des pèlerins de Jérusalem. Il y a ajouté des vélins, délicats parchemins de veau peints à la gouache par Nicolas Robert, les fleurs en majesté avec leurs spécificités botaniques.

Ainsi cohabitent l’authentique et l’artifice : les grandes cires, citrons et courges, prêtées par le Musée d’histoire naturelle de Florence (Italie) et le MNHN, les fleurs en verre de Léopold et Rudolf Blaschka, des trésors de l’université Harvard (Etats-Unis). Il y a là encore un bouquet en porcelaine de Sèvres, des couronnes funéraires en perles venues du MuCem à Marseille, ou une fragile composition florale en papier mâché, face aux subtiles photographies d’algues d’Anna Atkins, auteure d’une traduction anglaise de L’Histoire des mollusques, de Jean-Baptiste de Lamarck, dont elle a exécuté les gravures.

Pari gagné

Ce florilège est enrichi par les tirages noir et blanc des arabesques épurées de cucurbitacées signées Karl Blossfeldt, en 1928, l’un des pionniers, à Berlin, du mouvement de la Nouvelle Objectivité en photographie. Lequel situe les fondements de l’art dans les formes produites par le vivant. Tandis que les plaques au gélatino-bromure d’August Sander (vers 1930), comme l’étrange Essai sur une physionomie des plantes, figurant une empreinte de feuillage imprimée au naturel, tel un négatif, tirage anonyme en noir daté de 1786, montrent la diversité des démarches.

Après avoir interrogé le monde végétal, l’homme l’organise à sa main. Les grands plans méticuleux d’André Le Nôtre le disent sans détour, imaginant, à Versailles, les parterres de broderies pour Louis XIV, et dans la France entière à la demande de la cour du Roi-Soleil. Puis, le jardinier intervient, avec une panoplie d’outils détonnants. Enfin, l’exposition déroule un tapis de verdure picturale avec un très large panorama de la production des artistes, au fil des décennies. Ils sont tous là, une centaine au total, de Bruegel à Robert, Monet, Bonnard, Morisot, Caillebotte, Klimt, Richter, Cézanne, Redon, Dubuffet, Magritte, Giacometti ou encore Picasso.

« Cela fait trente ans que je m’intéresse au jardin, une œuvre vivante et contradictoire avec l’espace muséal, dit Laurent Le Bon. Si on pouvait contredire cette contradiction… J’ai voulu me tenir là, entre l’intérieur et l’extérieur. » Pari gagné, avec brio. Tous azimuts, les expériences fascinent et passionnent. « Si vous possédez une bibliothèque et un jardin, vous avez tout ce qu’il vous faut », assurait Cicéron. L’homme interroge sans fin les mystères de la nature. Cette quête résonne dans l’œuvre omniprésente des artistes contemporains qui jalonnent le parcours. Jusqu’à cette fleur postnucléaire, Symbiose (1972), de Tetsumi Kudo, qui glace les sangs. Que restera-t-il de cette folle course de l’homme ? Deux minuscules pyramides de pollen de fleur de châtaignier, répond, en 2015, Wolfgang Laib.

Grand Palais, Galeries nationales, square Jean-Perrin, Paris 8e, jusqu’au 24 juillet. Tous les jours, de 10 à 20 h, sauf le mardi. Les mercredis, vendredis et samedis jusqu’à 22 h. Entrée de 9 à 13 euros. Grandpalais.fr

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samedi 25 mars 2017

Exposition

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Sur les grilles du Jardin du Luxembourg

Le Jardin du Luxembourg nous ouvre les portes de jardins remarquables et accueille, sur ses grilles, une exposition de photographies conçue comme un véritable tour de France. À Paris d’abord, le Jardin du Luxembourg se dévoile sous les célèbres objectifs de Willy Ronis, Man Ray ou encore André Kertész. Puis Jean-Baptiste Leroux livre soixante photographies, qui sont autant de regards personnels sur les jardins français ayant reçu le label « Jardin remarquable ». Des sculptures végétales du manoir d’Eyrignac en Dordogne aux parterres du Domaine de Sceaux, en passant par le parc du château de Versailles, les jardins suspendus du Havre ou le jardin botanique alpin du Lautaret, la France est riche d’un patrimoine vert d’une extraordinaire qualité. Enfin, l’accrochage met en avant les trois clichés gagnants du concours organisé avec Wipplay en partenariat avec Canon et A Nous Paris. Nous découvrons avec plaisir les œuvres poétiques de talentueux photographes amateurs.

Grilles du Jardin du Luxembourg

Rue des Médicis, 75006

Accès libre

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Les Pompiers de Paris s'exposent à l'Hôtel de Ville

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Cette porte de l'Hôtel de Ville débouche directement sur l'histoire de la brigade des Pompiers de Paris. Il suffit de la pousser pour tout découvrir de ce corps d'élite d'exception. Venez (c'est gratuit) !

Du 4 mars au 29 avril 2017, l'Hôtel de Ville rend hommage aux Pompiers de Paris dans une exposition, "Notre mission : Sauver". Découvrez les missions et les histoires des pompiers dans les salles de la mairie.

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Patrick Le Hec’h, Women’s light - jusqu'au 25 avril

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Parmi les systèmes artistiques qui déplacent les frontières invisibles de la pensée, en voici un où l’on trouvera l’une des sources de sens les plus révolutionnaires et les plus profondes de notre temps. Cet art méta réaliste, au croisement entre la photographie, l’informatique et la peinture, livre à notre sixième sens une nouvelle expérience du réel, bouleversante, où l’Univers entier, né dans l’ombre claire de la main d’une femme, entame sous nos yeux son expansion irréversible.

Un thème domine l’imaginaire de Patrick Le Hec’h : celui de la création. Création de la première étincelle de réalité. Création du monde. L’histoire merveilleuse à laquelle nous invite cet artiste bienveillant, donneur d’amour et de savoir, se passe donc avant la naissance de l’Univers physique. Avant le Big Bang. A cette époque inimaginable, où l’énergie n’existait pas encore, régnait en silence l’Information primordiale, rayonnement du sens cristallisé dans la topologie sphérique. C’est en cheminant sur le fil lumineux de son intuition que Patrick Le Hec’h nous donne à contempler la fabuleuse conjecture formulée par le mathématicien Poincaré il y a plus de cent ans : la forme fondamentale dans l’espace à trois dimensions à la rondeur simple et close de la sphère. Dotée de sa charge topologique invariante, elle concentre au-dessus de l’imago féminin le secret de l’Etre. La force créatrice et transcendante, celle qui a mis le feu aux équations, a donc la silhouette Platonicienne d’une femme.

Des milliards d’années plus tard, nous voici donc face à un nouveau courant de pensée, miroir de l’aube des temps. En fixant les œuvres de Patrick Le Hec’h, on y contemple des traversées d’éclairs radieux et des soleils d’ombres méditatives. Nous apparaît alors un art radicalement autre, porté très haut par la métaphysique et la poésie. L’image informatisée – informée – y devient centre de narration et symbole de la singularité initiale. Origine du secret de la vie. Dans le sillage technomancien du métaréalisme, le mouvement e-magiste est né. Patrick Le Hec’h, premier créateur d’e-mages, en écrit le manifeste en lettres de lumière.

Igor et Grichka Bogdanoff

Igor et Grichka Bogdanoff sont des animateurs et producteurs de télévision et essayistes français, adeptes de la vulgarisation scientifique et de la science-fiction.

Patrick Le Hec’h, Women’s light

Jusqu'au 25 avril 2017

Concorde Art Gallery

179 Boulevard Lefebvre

75015 Paris

France

http://www.concorde-art-gallery.com/expositions.html

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"21 rue la Boétie", Anne Sinclair dévoile les chefs-d’œuvre de la collection Rosenberg au Musée Maillol


Expo Collection Rosenberg au Musée Maillol

http://culturebox.francetvinfo.fr/arts/peinture/video-decouvrez-la-collection-rosenberg-au-musee-maillol-avec-anne-sinclair-253171

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