Partager sur Face Book

Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 22 septembre 2017

Nanas de Niki de Saint Phalle

Les Nanas de Niki de Saint Phalle envahissent la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallaire jusqu'au 22 octobre @ernstreiko Tour d'horizon de l'expo "Belles! Belles! Belles!" en 100 secondes chrono sur beauxarts.com | Partagez vos coups de coeur arty avec #beauxartsmag ! #nikidesaintphalle @galerievallois #artcontemporain #exposition #exhibitionview #paris #artgallery #instaart #instatist #inspiration #feminisme

nanas

33 & 36 rue de Seine

Après En joue ! Assemblages & Tirs (1958-1964), en 2013, c’est autour de la thématique centrale de la représentation du corps de la femme que s’articule notre seconde exposition consacrée à l’oeuvre novatrice, féministe et avant-gardiste de Niki de Saint Phalle.

Une vingtaine d’oeuvres parmi les plus emblématiques des années 60 et 70, des plus célèbres Nanas aux singulières sculptures-reliefs, seront montrées.

Belles, belles, belles et rebelles !

Lacan prétendait que LA femme n’existe pas. Il devait connaître Niki deSaint Phalle. Car dans le travail de l’artiste non plus la femme n’est pas une, mais plusieurs. Grandes et muscléesempâtées et poilues, vieilles et fragiles, mégères immondes, mariées sylphides, femmes-pot, femmes ventres écorchées vives, géantes légères dansantes et tourbillonnantes, matrones blanches, matrones noires, Niki a tourné le dos au beau idéal pour peindre et sculpter tous les types de femmes possibles et impossibles, toutes sortes de morphologies

féminines hors-normes, dérangeantes, attestant que le beau est toujours bizarre. Traiter du féminin, en effet, exposer ses angoisses et ses révoltes, ses rêves, sa puissance et sa poésie, revient toujours pour l’artiste à mettre en scène des corps. (…) Tout ce qu’il est donné aux femmes de vivre s’incarne alors dans ses figures qui dérogent aussi bien aux schémas ordinaires de la représentation qu’aux principes solennels consacrés par la morale sociale. L’habitude de partager l’oeuvre de l’artiste en périodes, et notamment entre un avant et un après l’irruption des Nanas, a fait perdre de vue l’importance qu’elle attache, le sens qu’elle donne à l’exposition des multiples corps des femmes, qu’ils souffrent ou saignent comme ceux des parturientes ou qu’ils respirent la santé. Leur présentation côte à côte sous un même intitulé dit l’importance qu’il convient d’accorder à ses portraits protéiformes et singuliers de la gent féminine si l’on veut comprendre ce que sont, ce que pensent, ce que veulent les femmes selon Niki de Saint Phalle. Rappelons (…) les mots de la créatrice adressés à la « belle prisonnière des apparences » qu’était sa mère : « Moi, je montrerais tout. Mon coeur, mes émotions». Montrer. Et donc voir. Tout voir de cet art qui, sans délaisser le registre esthétique, hisse haut les couleurs de la rébellion en faisant chaque fois le choix d’une opposition absolue aux canons, aux règles, aux codes en vigueur. Niki n’a de cesse de s’affranchir des conventions. Tous les moyens sont bons pour échapper à ce qu’elle nomme « l’art de salon » : la démesure des sculptures transformées pour certaines en espaces habitables ; leur aspect parfois fruste ou bancal; la difformité, voire la monstruosité de ses créatures ; la vulgarité de leur allure et de leur accoutrement ; leur obscénité souvent ; leur dimension comique ou enfantine, manière de taquiner la prétention traditionnelle de l’art à la respectabilité… Ajoutons à cela l’orientation narrative et largement autobiographique de son travail qui fait peut-être de Niki de Saint Phalle une artiste à part, mais nullement une artiste ignorante des ruptures formelles et des enjeux de son temps. (…) Il est temps d’affirmer la place capitale de la démarche de Niki de Saint Phalle au sein de l’histoire de l’art. Menant combat contre l’uniformisation du regard et du goût, elle a oeuvré à l’avant-garde d’un mouvement qui, en tissant entre l’art et la société une étroite relation, a contribué à changer la vocation de l’art.

Catherine Francblin

nanas122

nanas123

Posté par jourstranquilles à 06:52 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

jeudi 21 septembre 2017

Irving Penn au Grand Palais

L'année 2017 marque le centenaire de la naissance d'Irving Penn. Le photographe américain est en effet considéré comme l'un des plus grands photographes de mode du XXe siècle.

Après avoir débuté sa collaboration avec Vogue au début des années 1940, Irving Penn va rapidemment s'intéresser au portrait. Son travail, toujours en studio, se caractérise par une élégante simplicité et instaure toujours avec son modèle anonyme ou connu une véritable intimité. Il réalisera à partir de 1951 de nombreux portraits de célébrités telles que Pablo Picasso, Yves Saint Laurent, Audrey Hepburn, ou encore Alfred Hitchcock,

Lieu : Galeries nationales - Grand Palais

Sous-Rubrique : Photographie Réserver

Date de début : 21 septembre 2017

Date de fin : 29 janvier 2018

Horaires et tarifs

Date de début : 21 septembre 2017   Date de fin : 29 janvier 2018

Programmation : Tous les jours (sauf mar) 10h-20h, mercredi jsq 22h

Tarifs : entrée 13€, tarif réduit 9€.

Galeries nationales - Grand Palais

Adresse : 3 avenue du Général-Eisenhower

75008 Paris 8e

Métro : Champs-Élysées - Clémenceau (1/13)

Réservation : 01.44.13.17.30

Site web : www.grandpalais.fr

Posté par jourstranquilles à 07:22 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 20 septembre 2017

Claudia Schiffer

La galerie Camera Work, à Berlin, ouvre cette semaine une exposition dédiée à l’actrice et mannequin allemande Claudia Schiffer. Cette exposition collective, en hommage à Claudia Schiffer et sa collaboration avec les plus célèbres photographes, comprend cent photographies et représente probablement la plus grande exposition qui lui est consacrée. Un livre photo éponyme est publié par Rizzoli Publishing House (édition internationale) et Prestel Publishing House (édition allemande). Après sa percée en tant que modèle à l'âge de dix-sept ans, Claudia Schiffer célèbre cette année son trentième anniversaire dans le mannequinat. À ses débuts, déjà ses premières photographies avec Ellen von Unwerth la rendent célèbre et suscitent l'intérêt de nombreux créateurs de mode, dont Karl Lagerfeld. Dans les années 1990, Claudia Schiffer apparait comme membre du célèbre groupe de super mannequins avec Cindy Crawford, Tatjana Patitz, Naomi Campbell et Christy Turlington. La sélection des photographies exposées couvre une période allant de la fin des années 1980 à 2011 et présente des photographies de mode, des portraits et des nus célèbres. Plus de quinze artistes montrent leurs images dans lesquelles ils présentent l'élégance, la dignité et la compréhension artistique de Claudia Schiffer. Les photographies d'Ellen von Unwerth soulignent le sex-appeal de Claudia Schiffer, Miles Aldridge joue avec sa mutabilité, Herb Ritts fait l'éloge de sa beauté classique et Camilla Akrans fait référence à l'histoire de l'art. La diversité des photographies montre la carrière de Claudia Schiffer et souligne son rôle essentiel dans l'histoire de la culture de la mode. De plus, les travaux révèlent également la synergie exceptionnelle qu’elle pouvait avoir avec les photographes.

Claudia Schiffer

Du 23 septembre au 11 novembre 2017

CWC Gallery

Auguststrasse 11–13

10117 Berlin

Allemagne

Antoine-Verglas_1200x1200

Dominique-Issermann_1_1200x1846

Ellen-von-Unwerth_2_1200x1185

Ellen-von-Unwerth_3_1200x1800

Herb-Ritts_1200x1346

 

http://camerawork.de/en/

Posté par jourstranquilles à 09:28 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

mardi 19 septembre 2017

Archives nationales - Paris

IMG_2019

IMG_2018

IMG_2020

Posté par jourstranquilles à 15:02 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

vendredi 15 septembre 2017

Louise Bourgeois au MOMA - save the date

louise2

louise1

Posté par jourstranquilles à 07:48 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Actuellement à la Concorde Art Gallery

Michèle Narce - Peintre

Michèle Narce est née en 1972, à St Etienne, où elle a obtenu une maitrise en sciences de l’art en 1994. Mettant alors entre parenthèse ses projets artistiques pour se consacrer à sa vie familiale, elle ne renouera avec la peinture qu’en 2012 et présentera, un an plus tard, ses premières expositions. Dans les toiles qu’elle réalise à l’huile par superpositions de glacis, la représentation réaliste de ses modèles, nous révèle que c’est l’humain, corps et âme, qui est au cœur de sa démarche. Elle évolue dans sa peinture, comme dans la vie, par étapes successives. Son travail en séries distinctes, en est le reflet. Elle avance de concert avec ceux qui posent pour elle, dépassant à chaque fois une nouvelle nécessité plastique, mais surtout émotionnelle. Après la série «  De Corpore », sur le thème de la contrainte corporelle et psychique, la série « Anamnèse » se proposait de « Révéler ce qui est de l’ordre du subtil et de l’indicible. Tenter d’introduire le récit de nos anamnèses exprimées par le corps ». Aujourd’hui, avec la série « Parallaxe », elle s’adresse encore une fois à ses modèles « Au-delà de la peur, au-delà du cri, au-delà de la révolte, qu’est-ce qui vous porte et vous embellit ? Et si vous appreniez à être doux avec vous-mêmes. ».

narce (1)

narce (2)

narce (3)

narce (4)

Posté par jourstranquilles à 05:14 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Liu Bolin - Galerie Paris Beijing

GALERIE PARIS-BEIJING

LIU BOLIN

REVEALING DISAPPEARANCE

Opening on Thursday, September 7th / 6pm to 9 pm

Exhibition from September 7th to October 28th 2017

GALERIE PARIS-BEIJING

62, rue de Turbigo

75003 Paris, France

Revealing Disappearance witnesses the artist’s engagement on environmental issues. Since the beginning of his career, ecology has been a central topic of Liu Bolin’s artistic production. In 2011 he braved the polluted waters of the Yellow River in one of the most industrialised regions of his country, two years ago he organised a collective performance at the edge of a large artificial forest aimed to stop the spreading of the Gobi desert in the Northern territories of China.

liu22

liu223

 

Posté par jourstranquilles à 04:00 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Raymond Depardon: "Le voyage m'a sauvé la vie"

depardon_5944084 (1)

La Fondation Henri Cartier-Bresson propose une rétrospective intime de cette légende vivante de la photographie. Rencontre avec Raymond Depardon, un homme animé par la curiosité.

La Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, invite le visiteur à "traverser" l'oeuvre de Raymond Depardon. Comment parcourir l'immense territoire exploré par le photographe français, de ses premiers tirages à la ferme familiale du Garet dans les années 1950, à ses escapades sur les hauts plateaux boliviens, en passant par ses reportages pour les agences et la presse ? Agnès Sire, la directrice des lieux et commissaire de l'exposition Traverser, a dégagé quatre pistes : "La terre natale", "les voyages", "la douleur" et "l'enfermement". Des thèmes qui se répondent, se croisent, se superposent. Difficile en effet de réduire une photo de Raymond Depardon à un seul de ces champs. Mais il faut bien tirer un fil pour dérouler la pelote d'images en noir et blanc et en couleurs que cet homme libre a constitué au fil des années, auscultant les marges du monde.

Au premier étage de la Fondation, on découvre sa "terre natale" : les paysans des campagnes françaises, ses parents, l'intimité de l'exploitation familiale qu'il saisit avec pudeur et discrétion. On arpente aussi le bitume parisien. "Paris, c'est un lieu où j'habite, une famille, une base arrière, une retraite pour réfléchir et fini les travaux en cours", peut-on lire à côté des clichés. Cette base, il l'a bien souvent quittée. "Les voyages" dévoilent le nomadisme de Depardon : New York, le Vietnam, la Mauritanie, l'Egypte, la Bolivie, Glasgow, l'ex-RDA... Une vie sur la route pour celui qui se revendique pourtant "casanier".

Le niveau suivant dévoile à quel point la photographie est avant tout une question de distance. Jusqu'où faut-il s'approcher pour témoigner de la "douleur" des peuples ? Lors de ses expéditions sur les théâtres de guerre, que ce soit au Liban, ou en Afghanistan, Depardon a su trouver la bonne distance pour capter la souffrance humaine. Un autre aspect de son travail est son attirance pour "l'enfermement". Avec son objectif, il s'est aventuré à l'intérieur d'un Hôpital psychiatrique à Turin, dans la prison de Clairvaux, au coeur du Tribunal de grande instance de Bobigny, au plus profond des âmes.

La photographie est une question d'ouverture, de lumière et de cadre. La pratiquer entre quatre murs, tient à la fois du paradoxe et de la logique. Un laboratoire de développement n'est-il pas une forme de cellule dans laquelle le photographe décide de s'enfermer volontairement ? Au milieu de la salle du deuxième étage, dans une vitrine, on découvre des documents personnels de Raymond Depardon, dont ses premiers tirages. Une image retient l'attention. Elle montre l'entrée des "Studios et Laboratoires ATOM - Tous genres de photographies". Sur la pancarte, punaisée à une porte et réalisée à la main, ont été collées presque avec naïveté des figures détourées au ciseau : une bouteille de vin, deux chats, un gardien de but en plein arrêt, une clocher d'église. On reconnaît le visage du jeune Raymond Depardon, celui de Brigitte Bardot. Pour L'Express, le photographe raconte les débuts de sa passion.

Que sont les Studios Atom?

Après mon certificat d'études, mon papa m'a trouvé un travail d'apprenti chez un photographe de Villefranche-sur-Saône. C'est comme ça que j'ai été initié au travail de laboratoire. J'ai créé le mien par la suite dans une pièce de la ferme. J'avais acheté un agrandisseur et je suivais des cours par correspondance. Pourquoi l'ai-je baptisé "Studios Atom" ? Je ne sais plus. C'était un nom court. Vers 1956, dix ans après Hiroshima, c'était un mot dans l'air du temps. J'avais découpé le visage de Brigitte Bardot dans une carte postale reproduisant une photo de Sam Levin. Et Dieu créa la femme, venait de sortir au cinéma. Le film avait déchaîné les passions. Tout tournait autour de Brigitte Bardot à l'époque. Les voisins m'avaient commandé des photos de leur famille nombreuse. Je développais mal, l'eau était très calcaire. J'apprenais. Mes parents ont deviné bien avant moi que je ne reprendrai pas l'exploitation familiale, que je ne serai pas agriculteur. Mais ils se demandaient bien d'où pouvait venir cette passion pour la photo.

Et vous, le savez-vous ? 

Je ne sais pas. Mes parents n'ont jamais pris de photos. Je n'avais même pas d'appareil. J'empruntais celui que mon frère avait eu pour son anniversaire. On l'aperçoit ici [Il montre une "carte chasseurs d'images deux toiles" sur laquelle on voit son visage, l'oeil rivé à un appareil]. Pour mes parents, cette passion devait venir de mon grand-père, Marius Depardon, que je n'ai pas connu. En 1900, il avait pris le PLM [l'ancienne ligne Paris-Lyon-Marseille] pour visiter à Paris l'Exposition Universelle au Grand Palais. Il était abonné à des revues comme Le Miroir 1914-1918 [NDLR: une revue photographique hebdomadaire]. Il était ouvert sur le monde moderne. Un jour, je suis allé à la Poste de Villefranche-sur-Saône, j'ai pris le bottin, j'ai consulté la rubrique "reporter photographe " et j'ai écrit à une dizaine d'entre eux. Et il y en a un, Louis Foucherand, qui m'a pris comme apprenti. J'avais un petit salaire, j'habitais dans le laboratoire. Voilà, comment à 16 ans, je suis monté à Paris.

Dans cette vitrine, nous découvrons quelques-unes de vos premières photos.

Comme beaucoup de photographes amateurs, j'utilisais un filtre rouge, ce qui donne des ciels très relevés. Je faisais moi-même les tirages. Sur ces images, qui montrent des ouvriers agricoles, j'ai écrit à la main "Le possédé", "le retardataire". "Le retardataire", c'était Sylvestre un ouvrier polonais qui travaillait à la ferme. Il m'appelait toujours "Champion". Je ne sais pas pourquoi. C'était un type formidable. 

Quelle est le dernier cliché que vous avez pris?

Il y a trois jours, une photo en couleurs d'une rue de Tokyo. Tokyo c'est forcément en couleurs. J'y ai actuellement une exposition sur les Jeux Olympiques de 1964 [NDRL : Depardon/Tokyo, 1964-2016, au Chanel Nexus Hall, jusqu'au 1er octobre]. On m'avait envoyé là-bas à l'âge de 22 ans. C'était une époque formidable pour le Japon.

Quel est votre prochain voyage?

Le Brésil. A nouveau pour une exposition. Je poursuivrai sans doute mon voyage en Amérique du Sud, probablement en Argentine ou en Bolivie. J'aime beaucoup les hauts plateaux: la Bolivie, l'Ethiopie, le Tibesti [NDLR: un massif montagneux au nord du Tchad]... Les populations y sont très attachantes. Ce sont des paysans, comme mes parents. Il paraît que c'est normal que je cherche toujours à faire des photos de paysans. Je me sens bien avec eux. Je suis timide et un peu introverti, mais dès qu'il y a un mec avec une charrue je m'approche de lui. Je n'ai pas peur. 

D'où vient l'envie de photographier tous ces gens?

Cela permet de relativiser ses propres problèmes. Le voyage m'a sauvé la vie. Les chagrins d'amours, nos difficultés de petit européen, finalement ce n'est pas très grave. C'est bon de le rappeler. J'ai beaucoup parcouru l'Afrique et l'Amérique du Sud. J'ai encore du plaisir à faire des photos, à découvrir le monde. Je repense à ce grand-père parti à Paris. Ce qui l'a poussé c'est la curiosité. Au XIXe siècle, les hommes étaient de grands curieux. On le voit très bien dans les films des Frères Lumière qui viennent d'être restaurés. Si vous enlevez les moustaches et les sabots, tout est super moderne. Les cameramen réalisent des travellings dans des bus, des bateaux. La curiosité c'est le plus important. Vous savez, je ne connais pas de photographes qui sont très à l'aise dans la vie avec les gens. Ou alors, il y a le contraire, les fanfarons. J'ai connu ça un peu à Paris-Match. C'est une autre technique quand on n'est pas trop sûr de soi. Mais qu'est-ce qui pousse quelqu'un à faire des photos, à se rendre sur un marché à photographier les gens ? Henri Cartier-Bresson disait qu'il fallait faire comme l'artillerie, tirer, puis dégager. L'important, c'est de ne pas insister. 

Pourquoi ce titre, Traverser ?

Agnès Sire à la fin de son travail de sélection m'a dit : "Je ne vois d'autres mots que Traversée". J'ai dit "oui, mais alors à l'infinitif", pour montrer qu'il faut être actif, bouger, avancer. Reculer, même à la rigueur. Je suis plutôt casanier, être photographe de presse m'a forcé à voyager. Aujourd'hui, je n'ai plus de tensions quand je prends un avion. Je suis très calme. C'est grâce au photojournalisme. Même dans une grande ville étrangère, je me débrouille. Avec la presse, on passe d'une princesse à un fait divers. J'étais très timide, replié sur moi-même. La photo m'a beaucoup servi personnellement.

Traverser. Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris (XIVe). Jusqu'au 17 décembre.

Catalogue aux Editions Xavier Barral, 260 p., 39 €.

depardon1

depardon-1_5944086

depardon2

depardon-2_5944088

depârdon3

depardon-3_5944386

depardon-4_5944388

depardon-5_5944390

Posté par jourstranquilles à 02:05 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 13 septembre 2017

Actuellement à la Concorde Art Gallery

bergeret (1)

bergeret (4)

Rachel Bergeret - Peintre

Joli brin de femme à l’allure stylée et pétillante d’humour, Rachel Bergeret est née en 1975 près de Grenoble. Très vite inspirée par la Mode et la création artistique, elle va débuter comme styliste avant de s’orienter vers les Arts Plastiques. Elle développe ses premières collections en corsetterie, robes de mariée et du soir. La mode est une passion et c’est durant douze années qu’elle va collaborer à de nombreuses collections entièrement brodées. Pour ce faire elle se rend chaque saison en Inde où elle prend la direction de la création. Parallèlement, elle continue de peindre et travailler l’illustration. En 2003, elle inaugure sa première exposition «FEMME FOETUS» à Paris. C’est en 2009 avec sa « griffe picturale » qu’elle donne la pleine mesure de son talent en créant son personnage fétiche, «La midinette». En 2011, elle choisit la peinture comme unique activité professionnelle et approche différentes techniques artistiques. On sent indubitablement la touche couture dans les tableaux de Rachel Bergeret, les silhouettes sont effilées et les associations de matières sont insolites. Chacune de ses collections est un feu d’artifice d’inventivité imprégnée de ses voyages en Inde, des tendances, et de son amour pour le monde burlesque. La quête de liberté semble guider son œuvre figurative : elle trouve son plein épanouissement en dressant le portrait d’une femme assumée qui pose la question de son rôle dans la société...Avec un grand soucis du détail, elle aime aborder ce thème avec légèreté et dérision. En 2013, elle inaugure sa galerie éponyme au cœur du Marais où elle y présente un véritable travail de plasticienne. Sa peinture devient sculpture. Forte, de son parcours de styliste, l’artiste modèle véritablement les drapés de ses héroines qui jaillissent du support. Cette peinture en volume, ornée de feuille d’or, de collages et de matières sort du tableau pour mieux venir chercher le spectateur. Fin 2014, elle décide de rencontrer son public en lui offrant des happening de sa peinture. Sous forme de Live Painting. Elle souhaite ainsi créer un pont entre la démarche street artiste et la peinture traditionnelle. Son but : faire rentrer cette forme d’art éphémère et monumentale dans nos intérieurs. Elle surprend ainsi ses clients collectionneurs en proposant une peinture intuitive et vibrante sur de très grands formats.

Posté par jourstranquilles à 08:45 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les 500 ans du Havre

LANG & BAUMANN - INSTALLATION

La Porte Océane, ensemble emblématique de la reconstruction du Havre a été dessinée par Auguste Perret et achevée en 1956. Ses deux tours symétriques, de part et d'autre de l'avenue Foch, forment une ouverture sur la mer.

Jouant avec cette perspective, les artistes Sabina Lang et Daniel Baumann ont apposé une structure blanche rectangulaire dans l'axe des immeubles, sur la plage. La sculpture émerge des galets comme un immense portique se découpant sur l'horizon. Monumentale et élégante, l'œuvre d'un blanc éclatant sait trouver le point d'équilibre entre objet usuel et ovni, ajout fonctionnel et instruction de l'absurde.

Le Havre (9)

Le Havre (11)

Posté par jourstranquilles à 06:50 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]