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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 10 juin 2017

LE GOÛT DE LA PERFECTION - Vincent Peters

Vincent Peters expose à La Hune ses clichés de femmes, icônes de beauté aux traits figés dans la perfection. On y décèle les visages aux regards lointains et aux lèvres pulpeuses, les courbes du corps qui contrastent, adoucissent les clichés sans couleur du photographe. On se perd dans la beauté des mouvements immortalisés, dans la sensualité des clichés, pris, il nous semble, dans un moment de rêverie, dans un voyage hors du monde, comme perdus entre deux époques et pourtant universels. Les sujets de ces portraits, pourtant, ne nous sont pas inconnus. Monica Bellucci, Emma Watson et Charlize Theron sont les muses du photographe et il capture leurs corps, leurs traits, loin des décors riches et somptueux, dans une sorte d’intimité, une confiance réciproque entre l’artiste et son modèle. Car ici la femme se fait déesse, parfois brûlante, les yeux étincelants, affirmés, fière de sa sensualité. Parfois aussi elle est aperçue sous un voile, protectrice et mystérieuse. Elle livre son corps, dans la plus grande pudeur, et laisse deviner ses formes, consciente de son pouvoir, maîtresse des sens. Elle est séductrice, grandie et exaltée par les jeux de lumière, et devient, sous l’objectif du photographe, un symbole, une beauté idéalisée, sublimée et puissante. Peters nous livre ainsi, à travers sa vision de la perfection une esthétique soignée, presque irréelle, une vision créative unique et assumée, loin des représentations habituelles de ces vedettes.

Galerie La Hune

Jusqu’au 31 août

16 rue de l’Abbaye, 75006 – M° Saint-Germain-des-Prés (4)

Du lun. au jeu. de 10h30 à 19h30 - Les ven. et sam. de 10h30 à 21h - Le dim. de 11h30 à 19h30

Entrée libre

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Antoine Schneck

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vendredi 9 juin 2017

Koto Bolofo, entre noir et blanc

Malgré sa jeunesse tourmentée, Koto Bolofo, photographe de mode sud-africain basé à Londres, a atteint le sommet de son art. Dans son jeune âge, il a fui l’Afrique du Sud avec sa famille exilée politique pour venir s’installer en Grand Bretagne. Son goût pour l’image est né lors de son séjour à Londres, où il a vite décidé que l’appareil photo était le meilleur moyen de s’exprimer. Bien que n’ayant jamais suivi de formation officielle en photographie, il a rapidement atteint la classe supérieure, obtenant une certaine renommée pour son travail, publié dans les éditos et les magazines de mode comme Vogue et GQ. Il est le premier photographe à avoir reçu une carte blanche des ateliers de la Maison Hermès.

N’utilisant que des réglages basiques, s’appuyant sur la lumière naturelle et travaillant avec un vieil appareil argentique, Bolofo crée des images intimistes mais riches en textures et couleurs, qui, de ses mots, captent un « luxe brut » unique. Son approche de la photo est romantique, et il aspire à « saisir le point infini de l’intemporalité ». Pour créer un lien plus fort avec ses sujets, il leur rend visite avant la séance, afin de « faire grandir [leur] amitié ». « Il faut aimer les gens et les comprendre », explique Bolofo. Une série de ses photos est actuellement visible à la galerie Kahmann, aux Pays-Bas.

Koto Bolofo, entre noir et blanc

Jusqu'au 1er juillet

Galerie Kahman

Lindergracht 35

1015 KB Amsterdam

Pays-Bas

https://www.kahmanngallery.com/

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A la Galerie Cinéma... save the date

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jeudi 8 juin 2017

Galerie Bettina - RANCINAN

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Sur les grilles du Jardin du Luxembourg

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Photos : J. Snap

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Joel Meyerowitz à la Gare Montparnasse

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Annie Leibovitz : « La musique était centrale dans nos vies »

Par Claire Guillot

La Fondation Luma, à Arles, expose 3 000 photographies de l’artiste américaine datant des années 1960-1970.

Elle est devenue mondialement célèbre pour ses portraits sophistiqués de personnalités publiés en couverture du magazine Vanity Fair, de Demi Moore enceinte à Whoopi Goldberg dans un bain de lait.

Mais c’est une autre facette de son travail que montre la ­photographe américaine Annie Leibovitz, 67 ans, dans une exposition monumentale à Arles (Bouches-du-Rhône) cet été : 3 000 photographies épinglées à touche-touche retracent les premières années de sa carrière, alors qu’elle travaillait pour le magazine Rolling Stone.

Une époque troublée durant laquelle elle a fait ses armes. Entre la démission de Richard Nixon, mis en cause dans le Watergate, l’assassinat de John Lennon, qu’elle a photographié quelques heures avant sa mort, ou la tournée des Rolling Stones, en 1975, groupe avec lequel elle a passé trois mois non-stop.

Nous l’avons rencontrée en mai, à New York, où la photographe préparait une exposition organisée par la fondation Luma, qui a racheté toutes les archives, et qui prévoit de revenir ultérieurement sur d’autres aspects de sa carrière.

Comment avez-vous vécu ce ­retour à vos débuts de photographe ?

J’avais déjà revisité cette période pour un livre qui couvrait la période 1970-1990, mais pas de cette façon. Je voulais regarder mes débuts une dernière fois, avec un but en tête : ne rien laisser de côté.

Normalement, quand on regarde ses planches-contacts, on sélectionne les meilleures photos, mais là, j’ai pris absolument tout ce qui m’émouvait. J’ai voulu les installer comme une rivière, comme un film, davantage que comme une série de photos. Je voulais qu’on soit immergé dans les images, et si on est submergé, c’est parfait !

C’est très organique. L’idée est de raconter l’histoire d’une jeune fille qui apprend à être photographe. On se rend compte que quand on veut faire ce métier, il faut être obsédé par ce que l’on voit. Le travail que cela demande est immense.

Quelles sont les images qui vous frappent le plus, ­rétrospectivement ?

Quand j’ai commencé à me plonger dedans, c’était très émouvant. En particulier de voir mes parents, ma famille, et la tournée avec les Rolling Stones en 1975…

Là, je suis retombée amoureuse de Mick Jagger ! Pas en tant que femme et homme, mais en tant que photographe et son sujet… Il a ce charisme incroyable, cette charge sexuelle, cette beauté des gestes… j’ai retrouvé ce qui m’avait fascinée visuellement à l’époque. Je me suis rendu compte que je n’avais pas pris tant de photos de Keith, j’étais surtout intéressée par Mick ! Je mesure aussi toute mon énergie de l’époque… Il y avait une chanson, Midnight Rambler, je ne pouvais pas la supporter, et à chaque fois, j’allais tout au bout de la salle de concert, je faisais une photo de la salle, et puis je me précipitais pour retourner dans le van, juste à temps.

Ils vous laissaient tout ­photographier ?

Oui… vous voyez que c’était très ennuyeux ! Au début, j’étais censée être leur photographe officielle sur la tournée, mais en fait, je restais avec eux debout toute la nuit, je dormais le jour comme eux, et j’ai fini démolie, comme eux. La tournée des Stones m’a fait découvrir un tas de choses, et ça m’a pris des années pour retomber sur mes pieds.

Comme la drogue ?

La drogue… et tout le reste. Tout ce que vous pouvez imaginer.

Mais ça ne se voit pas sur les photos…

Une des choses que j’ai découvertes sur cette tournée, c’est que cette vie a toujours l’air romantique. Quand bien même Keith est avachi contre une porte, ou s’est écroulé sur le sol.

La musique était-elle ­importante pour vous ?

A l’époque, la musique était centrale dans nos vies, l’art prenait plus de place qu’aujourd’hui… Quand j’ai vu arriver Al Kooper en 1971, il était si différent de Dylan, si différent même des Beatles ! Je me suis dit : Qu’est ce que c’est que ça ? Les choses sont devenues beaucoup plus commerciales, c’est du divertissement. Ça ne veut pas dire qu’il n’y a pas de la bonne musique qui est faite.

L’IDÉE EST DE RACONTER L’HISTOIRE D’UNE JEUNE FILLE QUI APPREND À ÊTRE PHOTOGRAPHE

Les premières années de votre travail étaient marquées par la contestation, les mouvements sociaux. Est-ce que vous étiez concernée ?

J’ai fait mes premières images importantes en suivant les mouvements de protestation, alors que j’étais au San Francisco Art Institute, sans aucune commande. Le pays était en pleine tourmente. Il y avait la guerre du Vietnam, les hommes pouvaient être appelés et vivaient dans l’angoisse de voir leur numéro tiré…

J’avais ce sentiment d’être au milieu d’un monde en ébullition. Surtout quand j’ai photographié le dernier jour de Nixon. Au ­magazine Rolling Stone, on était considérés comme la presse alternative, on prenait ces questions politiques très au sérieux, on était engagés. Moi j’avais 20 ans, c’était une très bonne leçon, d’être entourée de gens à la fois brillants et drôles.

Le pays était divisé, comme maintenant ! Nous vivons des temps difficiles, mais les gens ont tellement de pouvoir aujourd’hui. Au point d’arriver à virer le présentateur star de Fox News, O’Reilly, après ses histoires de harcèlement. Maintenant, les gens peuvent s’organiser bien plus efficacement, on l’a vu avec la marche des femmes.

Aujourd’hui, il y a plein d’histoires à raconter, et la presse va au fond des choses. Il y a toujours eu de bons journalistes, mais, avec la technologie et la possibilité d’utiliser les appareils avec peu de lumière, on voit des choses qui n’existaient pas avant.

Je suis fière des photos que publie le New York Times, de leurs « unes », avec tout le monde qui se bat. Les magazines qui faisaient ce genre d’enquête ne sont plus là, mais les quotidiens le font. Si j’étais une photographe débutante aujourd’hui, je voudrais être journaliste, c’est le ­domaine que j’admire le plus.

On découvre dans l’exposition combien vous avez été ­marquée par Cartier-Bresson.

Il était mon héros. C’est lui qui a fait que je suis devenue pho­tographe, et c’est le premier ­ photographe dont j’ai acheté un livre – le deuxième était Robert Frank.

Je suis allée en Europe sur ses ­traces, en 1967. J’étais sur le Pont-Neuf, et je me suis dit, mon Dieu, c’est là que se tenait Cartier-Bresson quand il a fait sa célèbre photo ! Et j’ai essayé de faire la même chose. A Paris, je marchais dans ses pas et dans ceux de ­Brassaï et Atget.

Vous avez même photographié Cartier-Bresson, alors qu’il était connu pour ­refuser les photos…

Pour un numéro spécial photo de Rolling Stone, j’ai obtenu d’aller photographier tous les grands photographes. Je suis allée voir ­Richard Avedon, Andy Warhol, Helmut Newton, Lartigue… et ­Cartier-Bresson. Il a refusé caté­goriquement d’être photographié, mais il m’a emmenée dé­jeuner.

Nous avons marché depuis l’agence Magnum jusque chez lui, j’ai rencontré sa femme, ­ Martine Frank, nous avons passé un très bon moment, il n’aurait pas pu être plus sympa.

Mais je ne pouvais pas ­accepter son refus. Donc le jour suivant, je l’ai attendu sur le pont, sur le trajet que nous avions pris ensemble la veille… quand il a traversé, tout d’abord il ne m’a pas reconnue, puis il a crié : « Vous ! Mais comment pouvez-vous faire ça ? » Il était absolument furieux contre moi ! Et ensuite, il a dit : « Bon si vous allez prendre ma photo, prenez-en une bonne. » Et il s’est redressé. Et, finalement, cette photo-là n’est pas terrible ! J’ai ­utilisé l’autre, pour le magazine.

On voit, à travers les années, votre style évoluer. La couleur arrive…

On a commencé à l’utiliser pour faire les couvertures de Rolling Stone. Je ne savais pas comment faire au début, le magazine avait un papier qui buvait toute la couleur, ça devenait très sombre. J’ai dû commencer à éclairer de façon artificielle… et si vous regardez les diapos de cette époque, on voit que c’est trop éclairé ! Mais c’était le style du moment.

Quand je travaillais à Rolling Stone, je regardais beaucoup les magazines d’actualité, ce que faisaient William Eugene Smith ou Larry Burrows, qui couvrait le Vietnam. Je m’imaginais photographe et journaliste.

Mais j’ai pris conscience que je voulais avoir mon point de vue, faire des photos plus personnelles. Et j’ai quitté Rolling Stone pour aller à Vanity Fair. Toute cette époque est encore dans ce que je fais. Dans un portrait mis en scène, j’essaie de mettre du journalisme, toujours. Même si je me considère plus comme une artiste conceptuelle qui utilise la photographie.

La transition a-t-elle été difficile ?

J’étais tellement habituée à travailler seule, sans tous ces gens autour… Tout à coup, il y avait une personne pour les cheveux, une personne pour le maquillage… Pour la photo de Meryl Streep, il y avait Polly Mellen qui se tenait là, c’était quand même une des rédactrices de mode les plus importantes du moment ! Je lui ai dit : « Excusez-moi, mais qu’est-ce que vous fichez ici ? Et je l’ai virée… »

Avec les années, j’ai vu que ce genre de photo avec une équipe peut donner des choses extra­ordinaires si vous arrivez à faire des portraits tout simples, avec juste moi et un ou deux assistants, pour la lumière. Il faut être capable de faire les deux : les grosses productions et les photos plus intimes. Comme il y a quarante-cinq ans que je fais ça, j’ai un large vocabulaire à ma ­disposition.

Annie Leibovitz - Les Premières Années : 1970-1983. Archive Project #1. Fondation Luma, Grande Halle, parc des Ateliers, 33, ch. des Minimes, Arles (Bouches-du-Rhône). Jusqu’au 24 septembre. Luma-arles.org.

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mercredi 7 juin 2017

« Art/Afrique, le nouvel atelier », Fondation Louis Vuitton (Paris XVI e)

Par  Yves Jaeglé

Après la folie, le calme. Après Chtchoukine, l’Afrique. Dimanche dernier, en début d’après-midi, on s’étonne d’entrer en quelques minutes — le temps du contrôle de sécurité — à la Fondation Louis Vuitton, en bordure du jardin d’Acclimatation (Paris XVI e), quand on se souvient des files d’attente interminable de l’hiver. L’art africain contemporain attire évidemment moins les foules que Gauguin, Matisse et Picasso. Et pour être honnête, on y allait un peu à reculons. Peur d’un panorama scolaire.

Solaire plutôt : on a mis plus de temps à sortir, à partir, happé, saisi au col, bouleversé parfois par ces 35 artistes originaires de 12 pays. Tout s’entrechoque, tant les œuvres sont variées. Certaines déjà historiques, comme les photographies des années 1960 de Malick Sidibé, disparu en 2016 à Bamako. Ses nuits maliennes — un twist, un flirt à Noël 1963, un mariage — racontent une époque saisie sur de vieux tirages argentiques. Comme ceux de Seydou Keïta (1921-2001), l’autre grand photographe malien.

Des photos et des peintures : celles, politiques et ludiques, du Congolais Chéri Samba, mais aussi, festives et un peu mélancoliques, de son ami Moké, artiste terrassé par une crise cardiaque à 51 ans en 2001 alors qu’ils partageaient une bière tous les deux. D’autant plus troublant que Moké a justement peint ce type de soirées passées à danser et à siroter une Skol ou une Primus, la bière de Kinshasa, des fresques très prenantes.

à l’étage, un récit fou sur l’Afrique du sud de Mandela

Des assemblages spectaculaires et jamais gratuits, enfin, comme ce Vespa à trois roues avec deux ailes d’avion constituées de jerrycans en plastique, du Béninois Romuald Hazoumè, allusion au trafic d’essence à la frontière du Nigéria et du Bénin. Toute cette partie, passionnante, qui regroupe une partie de la collection du Français Jean Pigozzi, l’un des premiers à avoir défriché l’art africain, nous fait entrer dans un continent, par ses histoires, ses artistes, ses trouvailles. Comme ces masques récents, qui ne sont plus de bois, mais de bric et de broc : plastique, stylos, chapeau…

Changement de climat aux étages supérieurs, avec un art encore plus contemporain de jeunes artistes d’Afrique du Sud. Devant une installation vidéo, immense, on reste vingt-quatre minutes, le temps de ce récit fou d’un pan d’histoire : un jeune homme et une jeune femme racontent comment ils ont grandi sans leurs pères respectifs, assassinés sous l’apartheid. Le montage de dessins et extraits de journaux, qui se mêlent à leur interview, le suspense de la mise en scène en font un témoignage exceptionnel sur le pays de Nelson Mandela, ses fantômes, ses enfants. On ne connaissait pas l’auteur de cette œuvre, Sue Williamson, pas plus que la plupart des autres artistes exposés. Dans cette séquence plus dure, tout n’est pas aussi réussi, mais tout parle. Parfois ça hurle, même. Des tapisseries en laine d’Athi-Patra Ruga sautent au visage par leur singularité de jungle urbaine et imaginaire, érotique et menaçante. Rien d’exotique. L’Afrique ne va pas bien, mais elle va vite.

« Art/Afrique, le nouvel atelier », Fondation Louis Vuitton (Paris XVI e), 11 heures-20 heures le week-end, midi-19 heures en semaine, 21 heures le vendredi, fermé mardi, 10-16€, jusqu’au 28 août, wwwfondationlouisvuitton.fr.

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mardi 6 juin 2017

Mario Testino à la Fondations Helmut Newton - Berlin

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Le photographe péruvien a fait de son nom une griffe. Il est à l'honneur à la Fondation Helmut Newton, à Berlin, avec son nouvel opus, Undressed.

Malice au pays des merveilles. C'est ainsi que Jean Cocteau avait surnommé Cecil Beaton, qui fit ses débuts en photographiant des «Bright Young Things», aristocrates des années vingt, hédonistes et déguisés. Pieds nus dans ses mocassins, Mario Testino n'écrit pas, ne dessine pas. À 62 ans, il a gardé l'enthousiasme d'un invité de la vie. Né à Lima, une ville habituée aux séismes, il a fait de la souplesse une devise. «C'est peut-être à cause des tremblements de terre. Je me suis toujours habitué à savoir bouger, à m'adapter.»

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