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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 9 juillet 2017

Au MAC VAL (actuellement)

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Dinard. Déjà près de 3.500 entrées pour l'expo Lartigue

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Ouverte depuis le 20 mai, l'exposition des photos de Jacques Henri Lartigue dans la villa Les Roches Brunes, à Dinard (35), affiche déjà près de 3.500 entrées, avant l'ouverture de la saison. Au gré de 100 scènes immortalisées par l'oeil de ce fils de bonne famille, on y découvre les femmes et la plage telle que vécue cette société privilégiée au fil du XXe siècle. L'exposition témoigne aussi des comportements de femmes très en avance sur leur temps qui conquirent, au fil des décennies, une liberté nouvelle. Le livret de l'exposition, signé Jean-Claude Kaufmann, apporte un éclairage sociologique sur ces pratiques. Côté public, le livre d'or recueille l'enthousiasme des visiteurs : « Une merveilleuse exposition qui ne donne qu'une envie : courir à la plage ! ».

Jusqu'au 17 septembre; à la villa Les Roches Brunes, 3, allée des douaniers, de 11 h à 13 h et de 15 h à 19 h, tous les jours sauf le lundi. 6€; réduit 3€; gratuit pour les moins de 7 ans, tél.02.99.16.30.63 (Visite guidée de l'exposition tous les mardis, jeudis et samedis à 15 h. 

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Villa Les Roches Brunes

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Galerie Openspace

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Audrey Tautou : « Quand vous êtes actrice, votre image vous précède toujours »

Par Claire Guillot

L’actrice explore avec ses photos son rapport au public et à la médiatisation. Son travail est présenté aux Rencontres de la photographie à Arles. Entretien.

Audrey Tautou fait de la photographie depuis plus de vingt ans. Ses clichés témoignent de son quotidien d’actrice et, particulièrement, un ensemble d’autoportraits, mis en scène ou spontanés, dans lequel elle joue de son image et du regard que les autres portent sur elle.

En tant qu’actrice, vous avez été beaucoup photographiée… Est-ce que cela vous a rapprochée de la photo ?

Curieusement, une séance photo représente un exercice dans lequel je n’ai jamais été à l’aise. En revanche mon métier m’a appris des choses techniques comme la fabrication d’un plan, l’éclairage.

Vous exposez à Arles une série de photos des journalistes que vous avez photographiés lors de vos interviews. Est-ce que c’était pour échanger les rôles ?

L’arroseur arrosé ? Je n’ai jamais pensé à ça. J’ai fait ces photos, je pense, pour prendre du recul par rapport à ce tourbillon médiatique qui m’a emportée après le succès du Fabuleux Destin d’Amélie Poulain, en 2001. J’avais besoin de trouver du sens à la promotion.

Bien sûr, c’est indispensable pour faire exister une œuvre, mais le processus était tellement fou que j’ai eu envie de garder quelque chose pour moi. J’ai pris plus de 800 photos sur lesquelles j’écrivais le nom du média et la date. Quand je les regarde aujourd’hui, ce que je trouve saisissant, ce sont tous ces regards posés sur moi par centaines, du jour au lendemain.

Comment ont réagi les journalistes ?

Sur les 800, un seul a refusé. Certains étaient un peu inquiets de savoir ce que j’allais en faire, comme si j’allais créer des poupées vaudoues et y planter des aiguilles ! Mais ce n’est pas mon genre. Ma photo est joyeuse et légère, c’est dans ma nature d’apporter un peu de dérision, d’humour.

Vous exposez aussi des autoportraits pris par dizaines. Pourquoi montrer ces images aujourd’hui ?

Depuis vingt ans, j’écris, je dessine, je photographie, je produis. Il m’a fallu toutes ces années pour que le puzzle prenne forme. Jusqu’ici, je réalisais juste un tirage contact et je m’arrêtais là. Les gens proches savaient un peu que je faisais ça, mais aucun n’a vu tout ce qui sera exposé à Arles. Même moi, ça va me faire un choc.

Mais j’ai eu profondément envie de parler avec ma propre voix, ou plutôt je l’ai toujours fait mais là j’ai eu envie qu’on l’entende. La photo est pour moi un travail extrêmement intime, je ne triche pas. C’est pour ça que je m’occupe de tout pour chaque image, je fais tout en argentique, sans retouche, je ne recadre pas. Mes autoportraits sont personnels jusque dans leur imperfection technique.

Pourquoi y a-t-il dans vos images autant de reflets, de dédoublements, de dissimulation, comme si vous vouliez vous cacher et vous montrer à la fois ?

Je ne sais pas du tout. C’était instinctif, pas réfléchi. La photo « mugshot » [portrait pris par la police après une arrestation] je ne l’avais pas planifiée, elle est venue comme ça. Et dans mes portraits mis en scène, je suis moi-même surprise qu’il y ait des atmosphères si différentes… Parfois je découvre mes images, alors que c’est moi qui les ai composées.

Et comment avez-vous fait pour fabriquer toute seule vos portraits mis en scène, qui visiblement ont demandé beaucoup de préparation ?

J’ai choisi des lieux toujours intimes, et je m’y suis adaptée. Je déclenchais à distance, et c’est compliqué avec mes deux appareils : avec mon Leica, il y a une poire et ça fonctionne une fois sur deux. Le Hasselblad dispose lui d’une commande infrarouge mais c’est un format carré…

Pour les accessoires, ce sont des objets qui m’appartiennent, ou bien que je fabrique : j’ai confectionné un costume d’officier avec des mèches de faux cheveux. Il y a de la pacotille, des choses qu’on m’a offertes… Tout a un sens, mais je ne révèle pas tout. Et je suis le plan que j’ai dans ma tête, c’est très précis. J’en ai encore une quarantaine d’autres à réaliser mais ça prend énormément de temps !

Le cinéma influence-t-il vos images ?

Non. Ça ne m’a jamais traversé l’esprit. La seule photo en lien avec le cinéma, c’est celle où je pose en train de lire un scénario, avec en fond le film Certains l’aiment chaud. Mais c’était une commande d’un magazine qui m’avait demandé un autoportrait pendant le Festival de Cannes. Et puis, c’est moi, je ne joue pas un rôle.

Pourtant, être actrice impose forcément un rapport particulier à son image…

Ce n’est pas tant lié à mon métier qu’au statut qui va avec. Il y a tout un monde qui se crée par la médiatisation. On est l’objet de fantasmes, on véhicule malgré soi certains clichés. Avant d’être moi, je suis leur. Quand vous êtes actrice de cinéma, votre image vous précède. Et j’ai toujours eu du mal avec le succès, la notoriété.

Je ne comprenais pas que certaines choses me déstabilisent : les avant-premières, les interviews, les soirées… Je me sers de ce statut qui me dépasse, je joue avec. Les autoportraits existent depuis toujours dans l’histoire de l’art. Mais ce qui fait ma particularité de photographe, c’est le regard intime que je porte sur tout cela : je suis bien placée pour jouer avec ce que je représente.

Quel genre de photographie vous ­a marquée ?

Plutôt des trucs d’aventuriers ! Enfant, j’étais fascinée par Dian Fossey, je me voyais en Amazonie en train de photographier les primates ! Après j’ai découvert Martin Parr, Diane Arbus, André Kertész, Brassaï… Et Annie Leibovitz, qui expose cet été à Arles. Son expo à Paris en 2008 est une des plus belles que j’ai vues : elle montrait des photos de sa famille et son travail de magazine. Il y avait un côté très intime, et en même temps très équilibré, très maîtrisé.

« Superfacial », exposition d’Audrey Tautou, abbaye de Montmajour, Arles (Bouches-du-Rhône), jusqu’au 24 septembre, de 10 heures à 18 h 30.

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Exposition Guy Bourdin - FEMINITIES

En partenariat avec Chloé.

Femininities – Guy Bourdin ? C’est un événement et il est signé Chloé. En ce mois de juillet, la célèbre Maison française dévoile son tout nouveau lieu artistique non loin de son siège parisien dans le 8e arrondissement. Et le programme fait rêver : dans un immense immeuble haussmannien se succèderont tout au long de l’année événements et expositions mettant à l’honneur l’histoire, les créations et la vision des femmes de la Maison Chloé à travers ces 65 dernières années : de la fondatrice Gaby Aghion aux filles Chloé d’aujourd’hui.

Pour sa toute première exposition temporaire, la Maison Chloé n’a pas choisi de faire les choses à moitié : c’est le célèbre photographe français Guy Bourdin qui est mis à l’honneur. C’est un lien fort qui existe entre le photographe et la Maison. Pour preuve, ce dernier a créé le plus grand nombre d’éditoriaux de mode mettant en avant les créations Chloé.

Judith Clark, commissaire d’expo et scénographe a imaginé un parcours singulier et un jeu de mise en scène habile qui oppose deux types de féminité : celle d’images chocs, explosives voire controversées du photographe de mode, et celle carrément plus chic bohème représentée par les vêtements de ces mêmes images. Le contraste est bluffant, offrant une toute nouvelle vision du travail du talentueux artiste.

Les visiteurs pourront alors circuler dans une expo bien pensée et originale, située rue de la Baume. De l’entrée jusqu’aux showrooms, ils découvriront une pléiade d'objets, de vêtements et de photographies. Le point de départ ? Une salle bien nommée "Chloé Girls - The Anthology A-Z", et dont l'installation permanente vous fera découvrir les créations devenues des icônes de la maison. Vous saurez alors comment, dès 1952, en décidant de se lancer dans le prêt à porter de luxe, Gaby Aghion a réinventé l'élégance sous le signe de la liberté, avec ses directeurs artistiques : Karl Lagerfeld et Stella McCartney.

Bref l'expo, immanquable et gratuite, se déroulera du 4 juillet au 6 septembre. Elle sera accompagnée d’un catalogue créé par John Morgan Studio. Les billets seront disponibles ici, et sur inscription. Chaque visite se fera par groupes de 12 personnes avec un conférencier, pour une ambiance résolument intimiste. Si on pouvait résumer, et en deux mots seulement, on dirait : allez-y !

Quoi ? • L'exposition Femininities − Guy Bourdin à la Maison Chloé

Quand ? • Du 4 juillet au 6 septembre 2017

Où ? • 28 rue de La Baume, Paris 8e

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samedi 8 juillet 2017

Fiat 500 : c’est toujours la dolce vita

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Automobile. Exposition et série spéciale célèbrent les 60 ans de l’une des voitures les plus iconiques, la Fiat 500. Retour dans le passé pour un modèle toujours en phase dans son époque.

Toujours pimpante, souvent colorée, forcément sympathique, elle suscite le même engouement malgré ses 60 ans. Six générations au cours desquelles elle a, naturellement, agrandi sa famille. Et su rester coquette, en s’associant avec Gucci, Diesel, en osant toutes les modes, les tendances et en cultivant une certaine idée d’une Italie, son pays d’origine, chic. Comme avec une autre icône de la Dolce vita, Riva... avec laquelle elle s’est aussi acoquinée.

Bref, 60 ans qu’elle fait partie de notre quotidien, sans que le temps n’ait d’emprise sur elle... On craque toujours autant pour elle. La Fiat 500, née le 4 juillet 1957, célèbre donc actuellement son anniversaire. Et même d’une double façon : une exposition retrace l’histoire de la Bella à Paris alors que Fiat commercialise une série spéciale Fiat 500 Anniversario.

À l’aube des années 60, le responsable du bureau d’études de Fiat, Dante Giacosa, imagine une voiture du peuple à la sauce italienne. Accessible, économique, de moins de trois mètres de long mais offrant de l’espace.... La Fiat 500 voit ainsi le jour sous le nom de Nouvelle Fiat 500, histoire de la distinguer d’un modèle vendu entre 1936 et 1955 déjà sous le patronyme de Fiat 500. Cette nouvelle Fiat se devait d’accompagner le boom économique italien et motorisé de l’Italie en quatre roues. Quatre millions d’exemplaires sont produits avant que Fiat ne se réinvente il y a dix ans tout juste, à la faveur de son cinquantenaire.

Bienvenue au village

Soit, avec les ans et les contraintes sécuritaires, elle a un peu grossi mais ses courbes restent aussi sensuelles que celles d’une Giga Lollobridgida, ses coloris aussi alléchants qu’une glace italienne. Bref le succès de cette seconde version est au rendez-vous. Quelque 2 millions d’exemplaires se sont d’ailleurs écoulés. Et la saga n’est pas près de s’arrêter ! Pour la retracer, on file donc à Paris, rond-point des Champs-Élysées au Motor Village, le show room du groupe Fiat (qui comprend dans son giron, Jeep, Alfa Romeo, Maserati, Abarth). Conçu comme un théâtre à l’italienne, cet espace, ouvert en 2010, concilie restaurants, boutique, expositions, sur cinq niveaux.

Pour célébrer les 60 ans de la Fiat 500, le Motor Village a été pensé comme un village, avec sa place, son école, une plage et, bien sûr, un atelier mécanique, le tout dans un esprit années 60. On baigne dans cette atmosphère délicieusement rétro pour découvrir quelques-unes des déclinaisons les plus emblématiques de la petite italienne. Parmi elles, la Fiat 500C Riva avec sa couleur de carrosserie spécifique « Evenig Blue », identique à celle du mythique Aquariva Super, et sa planche de bord avec insert en acajou. La Fiat 500 Gamine, un roadster au look rétro qui rappelle la voiture de Oui-Oui, à tel point que la société de la romancière Enid Blyton se procura un exemplaire en 1969 pour promouvoir des produits du petit personnage. L’Abarth 595 Pista évoque, dans un décor très soigné, un garage, et souligne que la Fiat 500 n’a pas seulement intéressé les plus grands carrossiers mais également les préparateurs mécaniques. Une Fiat 500 L de 69 et une 500 Jolly de 72 accompagnent ce voyage dans le temps.

Un voyage qui n’est pas terminé. La Fiat 500C 60th célèbre les 60 ans de cette indémodable star automobile à l’instar de la Fiat 500 Anniversario, une série spéciale qui évoque le charme à l’italienne et un esprit vintage. Vert riviera ou Orange Sicilia pour les teintes extérieures, logo et intérieur exclusifs, jantes chromées 16’’ blanches, elle est déjà disponible en berline (à partir de 15 590 €) et en cabriolet (à partir de 17 590 €). Un style rétro mais bien dans son époque, cette série spéciale intègre une technologie embarquée. C’est aussi ça le secret de cette 500 ! Être bien dans son époque !

INFOS PRATIQUES

Exposition « Bendenuti al Villaggio », Motor Village, Rond-point des Champs-Élysées à Paris, jusqu’au 19 septembre. Ouvert tous les jours : de 11 h à 20 h du lundi au jeudi, de 11 h à 21 h les vendredis et samedis, de 11 h à 19 h le dimanche. Entrée gratuite.

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Concorde Art Gallery - Jean-Pierre de Crignis - actuellement

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Jean Pierre DE CRIGNIS

Artiste peintre.

Né en 1959 à St germain en laye, il rentre au Théâtre National de Chaillot en 1981 sous la direction d’Antoine Vitez avec pour fonction de s’occuper des décors ( construction, mise en peinture, et bien sur en scène et en tournée ). Il travaille avec Jérôme Savary, Jean-Pierre Vincent, Jérôme Deschamp, et d'autres avec des stages de scénographie, de construction de décors, d’effets spéciaux à l’école Boulle et surtout un passage de six mois à l’IPEDEC, prestigieuse école de trompe l’œil, qui va bouleverser sa vie.
Après onze années de bons et loyaux services consacrées au théâtre, il devient peintre décorateur indépendant. Inscrit à la Maison des Artistes en 1994, il passe par tous les niveaux de la peinture déco : trompe l’œil bien sûr, mais aussi copies de toiles, restaurations de décors et panoramiques, décors peints pour le cinéma et le théâtre, ciels, ornementations, affiches tout cela en France, aux U.S.A, en Italie, en Belgique, en Suisse, au Mexique. Il fini par ne plus faire que des tableaux originaux avec une production de toiles personnelles de plus en plus importante, en fait plusieurs centaines à ce jour, souvent exposé en galerie, réunissant les techniques classiques de l’huile, de l’acrylique, de l’aquarelle, des pigments mais aussi avec des effets techniques plus modernes, sur des thèmes souvent très représentatifs.
Il trouve dans la peinture un biais pour exprimer la douceur d’un voyage ou la sensualité de l’être humain, l’équilibre d’une nature vivante où le réalisme à sa place de choix, avec une polyvalence de techniques pour justement exprimer l’émotion ressentie.

Quelques lieux d’expo :

Démonia, Grand Palais, Galerie des Pyramides, Galerie mot’art, Galerie Arfang, Hôtel de ville du Pecq et son Salon des Arts ( prix du public, prix de la ville, prix du thème), Fairmont Hotel à San Francisco, Vinci, Salon de l‘Auto, Rétromobile, ….

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Street Art à la Cité Universitaire - ATTENTION : derniers jours

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vendredi 7 juillet 2017

Éric Morin. Scénographe du Fonds Leclerc

leclerc fondsPhoto Claude Prigent

Hervé Corre - Le Télégramme

Son travail consiste à mettre celui des autres en valeur. Sauf qu'ici, les autres c'est Miró, Giacometti, Chagall ou, aujourd'hui, Picasso. Depuis 2011, Éric Morin, 52 ans, est le scénographe du Fonds Leclerc à Landerneau (29) où ses propositions semblent systématiquement susciter unanimité et enthousiasme au sein du monde de l'art.

C'est une longue et fine silhouette qui se promène dans les grands espaces de la halle des Capucins. Discret, voire effacé, l'homme passe inaperçu au milieu de la foule qui assiste, nombreuse, aux différents vernissages. Peu savent qu'ils viennent de croiser celui qui met en scène toutes les expositions du Fonds Leclerc (sauf celle de Yann Kersalé).

Pourtant, ancien directeur de la fondation Maeght et commissaire d'une précédente rétrospective consacrée à Marc Chagall, Jean-Louis Prat disait de lui en 2016 : « Éric Morin, c'est un génie ». Diantre. Il ne nous est pas donné de rencontrer un tel spécimen tous les jours. Cela vaut peut-être la peine de s'en approcher des fois que, par capillarité, nous soyons aussi à notre tour touchés par la grâce. On peut rêver.

Amateur d'art et d'architecture

Originaire de Nantes, ce Rennais d'adoption a une double formation : à la fois ancien des Beaux-Arts et diplômé en architecture. Et, apparemment, cela tombe plutôt bien. « La scénographie, qui est la mise en espace des oeuvres, est justement à la croisée de ces deux domaines », explique-t-il.

La scénographie, voilà plus de dix ans maintenant qu'Éric Morin la pratique dans tout le Grand Ouest : le musée de Bretagne ou l'Écomusée à Rennes, le musée départemental breton à Quimper, le Hangar à bananes à Nantes et, depuis la création de celui-ci, le Fonds Leclerc.

À Landerneau, c'est d'ailleurs par un travail d'architecte qu'il a fallu débuter. Nous sommes en 2011, soit un an avant le premier accrochage. « J'ai commencé à intervenir alors que le gros oeuvre se terminait à la halle des Capucins. L'espace était encore totalement vide et il me fallait soumettre une proposition muséographique pour habiller ce lieu. Ce qui m'a tout de suite intéressé, c'était d'avoir un plateau libre, sans murs porteurs. J'ai notamment proposé un principe de parois mobiles et réutilisables qui rendent l'espace modulable à l'infini », poursuit Éric Morin.

Skate-park moquetté !

On se souvient de l'exposition « 3e scène de l'Opéra de Paris » (2016), pour laquelle le lieu avait pris les airs d'un énorme skate-park moquetté avec ses creux et ses bosses. Avec celle dont bénéficia l'illustrateur Lorenzo Mattotti (2015), il s'agit certainement là de la scénographie la plus spectaculaire d'Éric Morin. Car il fallait sans doute un regard plus aiguisé, un oeil plus aguerri pour apprécier les jeux d'échelle et de perspective développés pour les oeuvres de Giacometti (2015). « C'était un grand défi, un vrai challenge parce qu'il s'agissait de sculptures auxquelles il fallait donner de la lisibilité. Pour rayonner, elles avaient besoin d'espace vide autour d'elles ».

Organisée en chapitres chronologiques, l'exposition Picasso, à voir actuellement, a fait l'objet d'un autre traitement. « On ne voulait pas que ces sections soient closes, imperméables, complètement fermées comme des boîtes. On voulait au contraire susciter un dialogue, un va-et-vient entre elles. J'ai donc imaginé, disons, non pas des meurtrières, mais des sortes de failles en diagonale qui permettent à des oeuvres de différentes sections d'entrer en résonance ».

L'objectif, lui, reste toujours le même : « Il s'agit de créer des situations de présentation, d'imaginer le point de vue du visiteur et le parcours de celui-ci ». Mais, il y a les contraintes. Éric Morin ne décide pas de l'artiste exposé. Ce n'est pas lui qui a réalisé les oeuvres, qui les a sélectionnées ou a déterminé leur nombre. Il doit aussi composer avec les volumes, les lumières et l'atmosphère d'une salle qui, à Landerneau, offre heureusement espace (1.000 m²) et liberté (modulable). Par ailleurs, la nature des pièces exposées induit aussi parfois quelques obligations : « Les oeuvres sur papier ne peuvent pas être éclairées par plus de 50 lux ». Sans parler de l'aspect sécurité qui oblige une nécessaire mise à distance du public.

D'abord le bonheur des visiteurs

Mais, au final, c'est quoi une belle scénographie ? « On doit être au service des oeuvres. La scénographie est forcément très présente mais doit presque s'effacer. Il faut une certaine retenue, ne rien surjouer, penser au public. S'il ne peut pas voir les oeuvres ou comprendre le discours du commissaire, c'est raté. Il convient d'éviter ce qui est trop bavard, trop démonstratif et qui risque de noyer l'artiste ». Et quand on lui fait remarquer que son travail passe sans doute inaperçu aux yeux du plus grand nombre, il ne s'en émeut guère : « On se dit tout simplement que c'est réussi lorsque les visiteurs sortent heureux ».

Pratique

Exposition jusqu'au 1 ernovembre 2017, au Fonds Leclerc, aux Capucins, à Landerneau. Tous les jours de juin à août de 10 h à 19 h et de septembre à novembre de 10 h à 18 h. Entrée : 8 €; tarif réduit : 6 € et gratuit pour les moins de 18 ans.

Renseignements au 02.29.62.47.78.

mail : contact@fhel.fr.

Internet : www.fonds-culturel-leclerc.fr

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jeudi 6 juillet 2017

Concorde Art Gallery - Emmanuel Khatchikian (actuellement)

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Emmanuel KAT, peintre autodidacte, est né en région parisienne en 1962. Les arts graphiques et la photographie lui donnent l'opportunité de travailler sur l'un des thèmes qu'il affectionne particulièrement : le corps de la femme. Afin d'en restituer la douceur , il couche les corps harmonieux et alanguis sur des fonds contrastés, inspirés, en partie, de l'iconographie street-art, et en accentue l'intention érotique. Sa distorsion des codes du pop-art et sa palette de couleur élargie nous fait découvrir sa vision de l'absolu féminin, ce savant mélange de fragilité humaine et de sensualité animale. 

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