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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 5 mars 2018

L’iconographie de Mai-68 s’affiche aux Beaux-Arts

Par Harry Bellet - Le Monde

Une exposition relate cette période de l’histoire ou l’art et les luttes sociales et politiques furent mêlés.

C’était inévitable : le cinquantenaire des événements de 1968 va être l’occasion de commémorations multiples. Une des premières à ouvrir le bal, comme elle le fit à l’époque, est l’Ecole nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris.

C’est en son sein que furent créées les fameuses affiches qui fleurissaient à l’époque sur les murs de la capitale et titillaient le pouvoir en place. Fameuses, mais mal connues : l’exposition ­ « Images en lutte » le démontre en en faisant un accrochage presque exhaustif, du célèbre « La chienlit, c’est lui ! », avec une silhouette du général de Gaulle qui a tout de la marionnette, et d’autres, plus ­confidentielles. Voire inédites, puisque bon nombre de projets ne furent pas imprimés : un ­comité décidait chaque soir de celle qui passerait à l’atelier de ­ sérigraphie qui, sous la houlette de Guy de Rougemont, exécutait les tirages durant la nuit. Les ­affiches refusées sont là, comme les autres. Leurs auteurs sont, pour l’essentiel et par leur volonté réitérée, anonymes.

Mais l’exposition va plus loin que cette simple évocation. De par sa tranche chronologique – 1968-1974 –, qui déjà peut surprendre. Ces dates se justifient, ­disent Philippe Artières et Eric de Chassey, les commissaires, par le lieu qui l’accueille : l’Ecole des Beaux-Arts a connu deux grandes descentes de police. La première en juin 1968 (à 4 heures du matin), pour évacuer « l’atelier populaire » qui produisait les affiches appelant aux luttes, la seconde en février 1974, date à laquelle les forces de l’ordre mirent fin aux ­assemblées générales hebdomadaires que les mouvements féministes et homosexuels y tenaient depuis 1971.

Rangées depuis un demi-siècle

Le héros de l’exposition, en quelque sorte, c’est donc la police… Le CRS (SS), bien sûr, casqué, bouclier dressé, matraque brandie, mais aussi la police de la pensée, l’ORTF bâillonnée (la télévision a l’interdiction de filmer les manifestations pour ne pas donner des idées aux téléspectateurs), la presse écrite perçue comme étant aux ordres du pouvoir. Aujourd’hui, les réseaux sociaux pourraient pallier le problème.

A l’époque, les solutions passent par le tract et l’affiche. Certaines affiches, et notamment celles de la Gauche prolétarienne, surprendront par leur état de fraîcheur, et pour cause : beaucoup sont ­conservées aux Archives nationales, mais sous scellés de la Préfecture de police (en fait, collection de la Cour de sûreté de l’Etat !), bien rangées depuis un demi-siècle, et il a fallu une autorisation ministérielle pour les en faire ­sortir… On se demande d’ailleurs si c’est bien prudent, tant certains slogans sont toujours d’actualité, comme ce « Paysans grévistes, non aux intermédiaires ».

Car ceux qui ne veulent voir dans mai-68 qu’une poussée de fièvre estudiantine se leurrent. Toute la France d’alors est mobilisée, les agriculteurs, les marins-pêcheurs, les bateliers, comme les ouvriers, les cheminots, les métallos. Avec des solidarités qui aujourd’hui peuvent faire rêver, comme cette affiche qui, en sept langues, réclame un même salaire pour les travailleurs français et immigrés.

Dessins simples mais percutants

On vient de la France entière, de l’EDF comme de chez ­Kodak, pour demander aux artistes occupant les Beaux-Arts une affiche spécifique à « sa » grève, à l’occupation de « son » usine. Le plus souvent, elle est prête le lendemain matin, grâce à l’énergie des camarades peintres qui, après validation par le comité, impriment toute la nuit. Cette promptitude nécessaire et les limites techniques de la sérigraphie de l’époque favorisent des dessins simples, en aplat, efficaces, percutants, et si possible universels. L’usine a toujours la même toiture en dents de scie, le poing est toujours levé, seul le slogan change.

Il faut aller vers les peintures pour trouver un peu plus de subtilité. On en produit peu en mai, on ne peut pas être au four et au moulin, mais sitôt les Beaux-Arts évacués par les autorités, et un dernier pied de nez (l’affiche « La police s’affiche aux Beaux-Arts, les Beaux-Arts affichent dans la rue »), ils retournent – sauf les « établis », ceux qui, comme Buraglio, renoncent à la peinture pour partir ­bosser et militer en usine – à l’atelier.

Fromanger, Rancillac, figuratifs, mais aussi Julio Le Parc, ­abstrait géométrique, les Buren-Mosset-Parmentier-Toroni (BMPT), les artistes du groupe Supports-Surfaces, qui questionnent la matérialité de leur travail, tous se mettent au boulot.

C’est une des jolies idées de cette exposition que de ne pas se limiter à des figurations qui prennent parfois des allures de réalisme socialiste. Même au Salon de la jeune peinture, pourtant historiquement figuratif, toutes ces tendances cohabitèrent, un temps, lorsque notamment il était présidé par Gilles Aillaud, pour lequel « toute forme est bonne si elle n’a pas elle-même pour fin ».

Les maoïstes sont aux anges

Ainsi, la section que les commissaires de l’exposition nomment « L’ailleurs fantasmé » confronte un tableau parfaitement abstrait de Julio Le Parc, intitulé La Longue Marche – Jean Dewasne en avait peint un aussi, avec le même titre, absent de l’exposition, à un tableau parfaitement réaliste de Rancillac montrant les hiérarques du Parti communiste chinois brandissant le Petit Livre rouge devant un Mao Zedong ­débonnaire.

La Chine maoïste et sa Révolution culturelle, dont on ne veut pas voir les méfaits, le Cuba de Fidel Castro, paradis ­tropical du socialisme, sont opposés aux méchants impérialistes américains, alors en pleine guerre du Vietnam, et les artistes s’en donnent à cœur joie : Erro décrit l’invasion meurtrière d’un ­intérieur américain par des ­Vietcong vengeurs, Aillaud un aviateur US fait prisonnier par une jolie combattante révolutionnaire, quand Le Parc conçoit un jeu de fléchettes où le cœur de la cible est un horrible Oncle Sam.

Les maoïstes sont aux anges, les trotskistes à l’usine. Et les anars ? « Les anarchistes possèdent parmi tous le plus érudit savoir sur l’histoire ouvrière du XIXe siècle, et il n’est pas une insurrection qu’ils ne connaissent », écrit Philippe ­Artières. C’est peut-être leur main qu’il faut voir dans cette affiche montrant les visages de Dieu, Marx, Lénine, Staline et Mao avec la mention « Il n’est pas de sauveur suprême », et dans cette autre au terrible mais lucide slogan « Vous avez voté : vivotez ! »

Une grande générosité

Par-delà des errements, voire des erreurs qu’il est aisé de ­conspuer rétrospectivement, les protagonistes de cette époque font preuve d’une grande générosité.

Ils vont en délégation à Besançon soutenir les personnels de l’usine de montres Lip, peignent une série en hommage à des ­mineurs tués par un coup de grisou, se mobilisent après l’assassinat, en 1972 à Billancourt, de l’ouvrier et militant maoïste Pierre Overney – Ipousteguy lui sculpte ainsi un monument funéraire, jamais érigé pour cause d’érection conquérante du défunt tel qu’il le représente. Ils se constituent aussi en coopérative comme les Malassis pour raconter le triste destin d’une famille paysanne ruinée – les vaches mortes pattes en l’air sont un poème visuel – dont les enfants ­finissent en prison, à l’armée ou à l’usine…

Et puis la révolution prend une autre tournure : au « Jouissez sans entraves » qui égayait les murs de Paris en 1968 succède le « Prolétaires de tous pays, caressez-vous ! » avec la création, en 1971, du Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) et de son journal L’Antinorm.

Travesti, Michel ­Journiac décrit, en photographies, 24 heures de la vie d’une femme ­ordinaire, tandis que les femmes, elles, réclament la maîtrise de leur corps et de leurs choix, à travers, notamment, le Mouvement pour la liberté de l’avortement et de la contraception, et publient des ­revues joyeusement militantes, comme Les Pétroleuses, Le ­torchon brûle, journal ­ « menstruel », ou le plus radical SCUM (Society for Cutting Up Men). Ce n’était qu’un début, comme on disait alors : l’actualité montre que le combat continue.

Images en lutte. La culture visuelle de l’extrême gauche en France (1968-1974). Palais des Beaux-Arts, 13, quai Malaquais, Paris 6e. Du mardi au dimanche de 13 heures à 19 heures. Entrée 4 € et 7,50 €. Jusqu’au 20 mai.

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Actuellement à la M.E.P....

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dimanche 4 mars 2018

EXPOSITION "DÉTENUES" DE BETTINA RHEIMS - vu hier

Jusqu'au 30 AVRIL 2018

EXPOSITION

Bettina Rheims expose ses « Détenues » dans les châteaux de Vincennes et de Cadillac

Exposition « Détenues » de Bettina Rheims au château de Vincennes du 9 février au 30 avril 2018 et au château de Cadillac du 1er juin au 4 novembre 2018

Encouragée par Robert Badinter, la photographe Bettina Rheims a réalisé en 2014 une série de portraits de femmes incarcérées, intitulée « Détenues ».

Ce projet, soutenu par l’administration pénitentiaire, confronte l’univers carcéral avec celui de la création artistique ; dans un dialogue complexe, il interroge la construction et la représentation de la féminité dans les espaces de privation de liberté et d’enfermement.

De ces rencontres, volontaires, sont nés des portraits saisissants qui nous renvoient au regard que nous portons sur la détention.

La série « Détenues » offre une fenêtre de conversation avec l’univers sensible et peu connu de la détention. Ces femmes photographiées en prison, dans un studio improvisé, ont pu s’engager avec la photographe dans une démarche de reconstruction de leur identité féminine et amorcer un travail de restauration de leur image.

« Il me fallait aller à la rencontre de femmes qui n’avaient pas fait le choix de vivre entre quatre murs. Nous avons beaucoup parlé. Elles se sont racontées, et j’ai tenté de leur offrir un moment hors de ce temps-là ». Bettina Rheims, novembre 2016.

Au total, une cinquantaine de photographies sont exposées au château de Vincennes et au château de Cadillac où l’installation photographique renoue avec le passé carcéral de ces deux monuments et l’histoire des prisons pour femmes en France.

Le donjon de Vincennes sert dès le XVe siècle de prison d’Etat, et reçoit notamment, jusqu’en 1784, des prisonnières politiques. A la Révolution française, le pavillon du Roi devient à son tour – brièvement – un lieu d’incarcération destiné aux femmes dites de mauvaise vie.

Le château de Cadillac quant à lui, est converti en prison pour femmes en 1818. Des femmes condamnées à des peines diverses y sont incarcérées. De 1890 jusqu’en 1952 le château de Cadillac devient « école de préservation de jeunes filles » où sont placées de jeunes mineures considérées comme délinquantes.

Exposition au château de Vincennes :

Date : du 9 février au 30 avril 2018

Horaires : les horaires de la Sainte Chapelle de Vincennes sont susceptibles de changer. Nous vous invitons à les consulter dans la rubrique dédiée.

Tarif : 9€ / 7€

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A propos de Bettina Rheims

De sa série sur les stripteaseuses de Pigalle (1980) qui marque le début de sa carrière, au cycle sur la vie de Jésus dans « I.N.R.I. » (1998), des portraits d’animaux empaillés dans la série « Animal » (1982) à son travail sur le genre dans « Gender Studies » (2011), la photographie de Bettina Rheims bouscule l’iconographie et les thèmes traditionnels.

L’une des séries majeures, « Chambre Close » (1990-1992) – la première en couleur – marque le début de sa collaboration avec le romancier Serge Bramly.

Plusieurs institutions ont consacré des expositions rétrospectives à son travail : le Kunsthal, Rotterdam et le Moscow House of Photography, Moscou (2006), le C/O Berlin et le FORMA, Milan (2008), la Maison Européenne de la Photographie de Paris et le Fotografiska Museet de Stockholm (2016).

Un ouvrage rétrospectif qui rassemble plus de 500 photographies réalisées durant 35 ans de sa carrière, a été publié par les Editions Taschen en 2016.

En 1995, Bettina Rheims a réalisé le portrait officiel du Président de la République Jacques Chirac. Il la décore des insignes d’officier de la Légion d’honneur pour l’ensemble de son travail en 2007.

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David Goldblatt - Exposition au Centre Pompidou jusqu'au 13 mai 2018 - vu le 1er mars

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Né en 1930, David Goldblatt parcourt inlassablement l’Afrique du Sud, depuis presque trois quarts de siècle. À travers ses photographies, il raconte l’histoire de son pays natal, sa géographie et ses habitants. Il examine ainsi scrupuleusement l’histoire complexe de ce pays, lui qui fut témoin de la mise en place de l’apartheid, de son développement, puis de sa chute. Lauréat du Hasselblad Award (2006) et du prix Henri Cartier-Bresson (2009), David Goldblatt est aujourd’hui considéré comme l’un des photographes majeurs du 20e siècle, mais pour bien d’autres raisons qu’une simple fidélité à son sujet. L’artiste limite chaque travail personnel à un lieu particulier, dont il a une très bonne connaissance. Cette parfaite maîtrise du terrain lui permet de trouver la forme la plus juste pour exprimer toute sa complexité. Si son approche documentaire le relie à des maîtres tels Dorothea Lange, Walker Evans, August Sander ou encore Eugène Atget, Goldblatt n’a jamais voulu adopter des solutions photographiques déjà existantes.

La singularité de l’art de Goldblatt réside, plus largement, dans son histoire personnelle et sa vision de la vie. Né dans une famille d’immigrés juifs lituaniens fuyant les persécutions, il est élevé dans un esprit d’égalité, de respect et de tolérance vis-à-vis des personnes d’autres cultures et d’autres religions. Dans sa maison natale, remplie de livres, les différences d’opinions se discutent. Ses frères aînés le sensibilisent aux questions sociales et l’introduisent à la pensée de gauche. En témoignent ses premières photographies réalisées entre 16 et 18 ans - dockers, pêcheurs, ouvriers miniers. Le sujet de la mine l’intéresse tout particulièrement : devenu jeune photographe professionnel, il réalisera plus tard une série autour des mines en déclin, voire abandonnées, de sa région natale. Ces photographies constituent la matière de son premier livre photographique, On the Mines, qu’il signe avec Nadine Gordimer. À cela s’ajoutent sa curiosité et sa volonté de comprendre, plutôt que de bannir les attitudes qu’il ne partage pas. C’est ce qui l’a poussé, après l’avènement de l’apartheid, à poser son regard sur les petits agriculteurs afrikaners qu’il croisait dans la boutique de vêtements de son père. Ces images sont publiées en 1975 dans son deuxième livre, intitulé Some Afrikaners Photographed. Le désaccord avec la politique raciale de l’apartheid et les abus du gouvernement actuel sont à la source d’une longue série d’images entreprise il y a presque quarante ans, intitulée Structures. Les photographies des bâtiments et des paysages, accompagnées de légendes informatives détaillées, encouragent une réflexion sur le rapport que les formes de ces environnements entretiennent avec les valeurs sociales et politiques des individus ou des groupes sociaux qui les construisent et les habitent.

David Goldblatt répète souvent que la photographie n’est pas une arme et qu’elle ne devrait se rapprocher d’aucune propagande, même dans un but louable. Le langage photographique qu’il a privilégié est, dans la lignée de cet esprit, à la fois simple et intense. En prenant le temps, en utilisant un appareil moyen format, en posant l’appareil sur le trépied, et en mettant ses opinions au second plan, Goldblatt donne un espace à la personne ou au lieu photographié, exprimant ainsi leurs idées et leurs valeurs.

Des essais de jeunesse jusqu’aux images les plus récentes, l’exposition rétrospective que consacre le Centre Pompidou à l’œuvre de David Goldblatt offre, pour la première fois en France, un parcours inédit de plus de 50 ans de photographie. Réunissant plus de deux cents photographies, une centaine de documents inédits ainsi que des films où Goldblatt commente ses photographies, elle permet au public de plonger dans cet œuvre fascinant qui apprend à regarder avec un œil conscient et analytique. Comme l’écrivait Nadine Gordimer, grande auteure et amie du photographe : « La ‹ chose essentielle › dans les photographies de Goldblatt n’est jamais un morceau, ou le raccourci visuel d’une vie ; elle est empreinte par le désir de communiquer, grâce à la connaissance et la compréhension, la totalité du contexte de cette vie, dans laquelle ce détail, parmi et plus que tous les autres, est signifiant. Et c’est la présence de ‹ chose essentielle › – et non pas le détail en soi – qui maintient l’équilibre dans la totalité, entre la généralité de ce qui a été vu à de maintes reprises et ce qui est vu de manière singulière. »

« David Goldblatt ne saisit pas le monde avec l’appareil. Il cherche à se débarrasser des idées préconçues sur ce qu’il voit avant de les sonder davantage avec son instrument de prédilection – l’image photographique. » Nadine Gordimer, 1983

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samedi 3 mars 2018

Déesses Femen - exposition - save the date

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Exposition - jusqu'au 3 mars 2018 (dernier jour aujourd'hui)

ATAE YÛKI

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SCÈNES DE LA VIE JAPONAISE EN SCULPTURES DE TISSU

Avec ses sculptures de tissu, l’artiste japonais ATAE Yûki, né en 1937, nous ouvre les portes d’un univers unique.

À l’occasion de son 80e anniversaire, ses œuvres seront exposées pour la deuxième fois à Paris : l’occasion d’opérer un retour sur une carrière riche de 50 années d’activité artistique à travers ses œuvres les plus représentatives, ainsi que de découvrir ses récentes créations.

Au Japon, les expositions des œuvres de ATAE Yûki, organisées dans toutes les grandes villes du pays, attirent de très nombreux visiteurs. À l’étranger, outre Paris, New York et São Paulo ont accueilli ses œuvres qui réveillent une nostalgie enfouie au plus profond de chacun d’entre nous, accessible par-delà les frontières et les différences culturelles.

Pour cette exposition, ATAE Yûki a réuni plus de 100 sculptures de tissus réparties en cinq sections : Un monde nostalgique, Hommage au cinéaste Yasujirô Ozu, Mémorial de l’ère Showa (1926-1989), etc.

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www.atae-yuki-paris.fr

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César - La rétrospective jusqu'au 26/03 au Centre Pompidou ( vu jeudi 1 mars)

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Reportage photographique : J. Snap

César - La Rétrospective - Centre Pompidou

Un vibrant hommage pour le 20e anniversaire de la disparition du grand sculpteur français César Baldaccini, dit César. On connait ses « Fers soudés », « Compressions », « Empreintes » et « Expansions ». Cette grande rétrospective montre que, derrière la modernité de la machine, la main du sculpteur est toujours visible.

Après des débuts à l’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Marseille, sa ville natale, César (1921-1998) s’installe à Paris. Il mène une vie très modeste et à défaut de pouvoir travailler le marbre, récupère des matériaux dans les décharges de ferrailles pour réaliser ses premières sculptures. Il innove, en empruntant à l’industrie la technique de la soudure à l’arc. Il s’inspire de la forme même du matériau et récupère toutes sortes d’objets pour leur donner une nouvelle existence. Le « Poisson », « La Vénus de Villetaneuse » et « La Ginette » comptent parmi ses œuvres les plus célèbres. César intègre le mouvement des Nouveaux Réalistes en 1961 aux côtés de Jean Tinguely, Yves Klein ou encore Arman, Raymond Hains et Martial Raysse. Ces artistes très divers sont soudés autour d’une idée commune, définie par Pierre Restany comme « le recyclage poétique du réel urbain, industriel ou publicitaire ». César conçoit des sculptures violentes qui portent un regard critique sur la société industrialisée de surconsommation. Ses « Compressions » réalisées à l’aide d’une presse hydraulique présentent toutes sortes d’objets de tôle et de métal compressé. Depuis 1975, les fameuses statuettes devenu icônes récompensent les acteurs du cinéma français chaque année lors de la Nuit des César. Grâce à l’agrandissement pantographique, les « Empreintes humaines » lui permettent de cartographier le corps humain à grande échelle. Les « Expansions » coulées et figées sont comme autant de sculptures hors du temps. Toute sa vie, l’artiste n’aura de cesse de créer et diversifier son art au moyen de matériaux mis à sa disposition. Ces nombreuses expériences sont comme des chantiers sur lesquels il aimait aller et revenir, guidé par une réflexion sur la sculpture moderne. « Je suis devenu moi-même le jour où j’ai osé faire certaines choses que je croyais interdites. Pour créer, il faut avoir une grande fraicheur, une grande naïveté. Ce qu’on appelle le feu sacré. Dans l’atelier, vous vous oubliez, et le matériau vous transforme. Soudain, une chose vous entraîne à une autre et ainsi de suite. En réalité, quand on est un artiste, on s’amuse. » César

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Visite libre jusqu'au 26 mars 2018 Tous les jours sauf le mardi, de 11 h à 21 h, le jeudi jusqu’à 23 h

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Reportage photographique : J. Snap

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mardi 27 février 2018

Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Divine Violence - exposition au Centre Pompidou (vu hier)

Le Centre Pompidou accueille une installation monumentale de deux artistes contemporains, Adam Broomberg et Oliver Chanarin : intitulée "Divine Violence", cette oeuvre est à voir gratuitement dans la Galerie des Photographies, au niveau -1 du musée, du 21 février au 21 mai 2018.

Adam Broomberg (né en 1970 en Afrique du Sud) et Oliver Chanarin (né en 1971 au Royaume-Uni) forment un duo d'artistes des plus singuliers. D'origine sud-africaine, ils travaillent depuis 20 ans un art extrêmement politique, radical et, disons-le, bouleversant. Les découvrir à Paris, à l'occasion du vingtième anniversaire de leur collaboration et à travers un puissant geste artistique, est une chance.

Le Centre Pompidou présente donc durant trois mois une installation monumentale intitulée Divine Violence, qui met l'accent sur la violence contenue dans les textes sacrés de la Bible. Installée dans la Galerie des Photographie, l'oeuvre est composée de 57 cadres correspondant chacun à un livre de la Bible et rassemblant les 724 feuillets de l’ouvrage. Des images contemporaines complètent les textes.

Le visiteur, ainsi immergé dans les textes et les images, voit ses repères confondus. Impossible de tout lire ou de tout voir... Mais l'idée est ailleurs. Les deux artistes se sont inspirés de la Bible personnelle de l'écrivain Bertolt Brecht, qu'il a abondamment annoté et illustré d'images découpées dans les journaux durant la Seconde Guerre mondiale. Eux utilisent des images issues de l'Archive of Modern Conflict, tissant des liens douloureux entre les guerres et le texte sacré.

Passionnant !

Informations pratiques :

Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Divine Violence

Au Centre Pompidou

Du 21 février au 21 mai 2018

Entrée libre

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Dans sa Galerie de photographies, le Centre Pompidou présente pour la première fois une pièce monumentale et majeure des artistes Adam Broomberg et Oliver Chanarin, Divine Violence, récemment entrée dans les collections. Cette installation, composée de cinquante-sept cadres correspondant chacun à un chapitre de la Bible met en relation la violence manifeste exprimée dans le Livre avec celle des images du monde aujourd’hui. Pour cette série, les deux artistes s’inspirent de l’exemplaire personnel de Bertold Brecht et reprennent la Bible du roi Jacques (1611) qu’ils illustrent chapitre par chapitre, sans explication ni commentaire, à l’aide d’impressions de photographies issues de l’Archive of Modern Conflict. Sur chaque page de texte le duo souligne en rouge un passage en correspondance avec l’image choisie et confronte le texte saint aux photographies anonymes et mettent ainsi en évidence les icônes et les stéréotypes visuels de la violence.

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lundi 26 février 2018

Palais de Tokyo - expositions

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dimanche 25 février 2018

CESAR actuellement au Centre Pompidou...

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