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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 22 juillet 2018

Le musée Camille-Claudel à Nogent-sur-Seine

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samedi 21 juillet 2018

A Monaco, Tom Wesselmann mis à nu

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Par Philippe Dagen - Le Monde

Une rétrospective de l’artiste pop américain à la Villa Paloma donne à voir ses travaux les plus expérimentaux.

Si l’on imagine le pop art new-yorkais comme une maison, la répartition des occupants par pièce paraît simple. Andy Warhol est au salon, où il reçoit des célébrités qu’il photographie en buvant du Coca. Claes Oldenburg est à la cuisine, où il prépare des viandes et des ­pâtisseries. James Rosenquist est au garage, où il fait briller la carrosserie de la Ford. Roy Lichtenstein est dans la chambre des adolescents, où il lit des comics. Et Tom Wesselmann est dans la chambre des parents, en compagnie d’une dame blonde et nue, sur son lit : ça ne fait aucun doute.

Au nom de Wessselmann (1931-2004) est associé le titre de la série qui l’a occupé l’essentiel de sa vie, les « Great American Nudes », dont le premier date de 1961. Les « Bedroom Paintings » en sont, comme on l’imagine, inséparables.

Lui consacrer une rétrospective est donc un exercice difficile, pour deux raisons. La première tient à la « spécialisation » de l’artiste, la ­répétition d’un motif unique étant susceptible de provoquer l’ennui. La seconde tient au sujet lui-même, l’obsession sexuelle étant capable du pire. L’exposition, qui occupe les trois étages de la Villa Paloma, à Monaco – beau bâtiment fin XIXe, avec vue imprenable sur les horreurs actuelles de la spéculation immobilière –, n’en est que plus remarquable.

Œuvres complexes

Elle règle vite le second point et corrige les idées reçues sur Wesselmann en s’intéressant à ses expériences plastiques les plus singulières. Elle n’accumule pas vainement les œuvres, n’en présentant qu’une trentaine, toutes sauf une empruntées au fond d’atelier de l’artiste qui, à l’évidence, tenait à conserver ses travaux les plus ­expérimentaux – à moins qu’ils n’aient été un peu trop bizarres pour ses collectionneurs. Autrement dit, on voit un Wesselmann très différent de celui que l’histoire de l’art définit par une femme nue dans un intérieur moderne.

Sur ce dernier point, il apparaît dès les œuvres du début des années 1960 que le sujet de Wesselmann n’est pas le corps de la femme comme objet de son désir, mais sa réduction aux signes ­visuels simplistes de la publicité, des magazines, du cinéma.

Qu’est-ce que « la » femme au temps de Marilyn Monroe et de Brigitte Bardot ? Une paire de seins, une paire de fesses, de très longues jambes, un sexe et une bouche ouverts. Tout autre élément anatomique est superflu, puisqu’elle n’a d’autre fonction que de satisfaire le désir en s’offrant ou en se vendant à la ­consommation. Elle n’a pas ­besoin d’yeux, puisqu’elle existe pour être regardée et non pour regarder. Wesselmann ne peint donc que des visages sans yeux ni narines, ovales vides à l’exception des lèvres, rouges et épaisses. Ces ovales sont encadrés par les courbes symétriques de la chevelure.

Le corps se réduit logiquement aux seins, aux cuisses, au pubis ou, parfois, à la main, tout cela en plat de couleur chair, sans nuances ni modulations. Il s’expose rarement dans sa totalité. Il est plus fréquent qu’une de ses parties soit seule représentée. Elle se trouve associée à des fruits, des fleurs ou un flacon. Ainsi glisse-t-on du nu vers la ­nature morte, le morceau de corps nu étant réifié, ce qui est logique puisque la femme est une chose aveugle et inerte.

Les découpages sont parfois si tranchants qu’il est impossible de recomposer l’unité anatomique, perdue dans l’éparpillement de ses parties. Sa violence est proportionnelle à celle que l’industrie de l’image fait subir à la femme. Dans les œuvres où Wesselmann s’intéresse au masculin, le procédé est aussi cru. L’homme n’est qu’un pénis dans une nature morte, motif qui se réduit même à un gland dont les contours sont découpés selon la technique du shaped canvas.

Celle-ci, qui a été employée dans les années 1960 par Frank Stella et les minimalistes, consiste à découper le châssis sur lequel est tendue la toile selon la forme spécifique que l’artiste a déterminée préalablement. Il faut un dessin précis, un contreplaqué et une scie sauteuse, machine devenue banale après la seconde guerre mondiale.

Wesselmann est un virtuose de cette technique, avec laquelle il exécute des œuvres complexes, soit d’un seul tenant avec des ­contours très sinueux, soit faites de plusieurs parties à fixer séparément sur le mur ou à superposer dans l’espace. Découpage et démembrage s’accomplissent au sens propre, la matérialité de l’œuvre étant conforme à son sujet. Il arrive que l’on soit plus proche d’une enseigne publicitaire pour des cigarettes ou du prêt-à-porter, comme on en voit sur la ­façade d’un commerce, que d’un tableau, au sens habituel du mot.

De l’érotique au morbide

Il en est de même d’autres pro­cédés que Wesselmann introduit dans son atelier. Il se saisit du Plexiglas, qu’il moule et colore pour obtenir un bas-relief polychrome légèrement luisant, version moderne des masques mortuaires et cires anatomiques, basculement en un instant de l’érotique au morbide. Il emploie aussi le carton, pour construire une maquette de presque 150 centimètres de long, uniformément peinte en rose. Elle est d’une rare complication, avec ses formes dentelées, ses sinuosités et ses dômes.

Bâtiment ? Si l’on veut : projet pour un temple dédié au soutien-gorge, dont il a la structure, et destiné à recevoir des foules de fétichistes pour qu’ils se recueillent sous la coupole – un bonnet – ou fassent une procession le long des courbes – les rubans et attaches. On songe à Niki de Saint Phalle et sa Hon, sculpture d’une Nana de 23 mètres de long, dans laquelle on pénétrait par le sexe. Elle fut ­détruite au bout de trois mois, après bien des polémiques.

C’était en 1966, au moment où les Great American Nudes de Wesselmann devenaient de plus en plus schématiques et obscènes, aussi colorés que les Nanas de Saint Phalle et aussi satiriques qu’elles, mais d’une tout autre façon, plus dissimulée et insidieuse. Décidément, on a mal mesuré jusqu’ici l’intérêt et les sous-entendus des nus de Wesselmann.

Tom Wesselmann. La promesse du bonheur, à la Villa Paloma, 56, boulevard du Jardin-Exotique, Monaco. Tous les jours de 10 heures à 18 heures. Entrée : 6 €. Jusqu’au 6 janvier. nmnm.mc

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vendredi 20 juillet 2018

Actuellement au Centre Pompidou

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jeudi 19 juillet 2018

MEMORIA : PHOTOGRAPHIES DE JAMES NACHTWEY (derniers jours)

A la MEP jusqu’29 juillet 2018

L'exposition rassemble près de 200 photographies de celui que l'on peut considérer comme le photoreporter le plus prolifique de ces dernières décennies, un observateur exceptionnel des conflits de notre monde contemporain et probablement l'un de ses témoins les plus clairvoyants. Depuis quarante ans, James Nachtwey photographie la douleur, l'injustice, la violence et la mort. Cette mort si particulière qui ne connaît ni la plénitude de la vieillesse ni la chaleur des êtres chers, mais qui a les yeux d'un enfant, les mains émaciées d'une femme ou le visage d'un homme que la pauvreté a ravagé. Mais pour que jamais ne soient oubliées la souffrance et la solitude humaines, il crée des images d'une beauté vertigineuse, impeccablement cadrées et éclairées.

L'extraordinaire beauté et l'infinie tendresse qui en émanent sont autant de moyens de lutter et de résister.

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mercredi 18 juillet 2018

Toujours en cours au Palais de Tokyo...

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Photos : J. Snap

http://www.palaisdetokyo.com/

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Exposition Jan Fabre à la Galerie Templon Grenier Saint Lazare - derniers jours

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Jan Fabre est né en 1958 à Anvers en Belgique où il vit et travaille. Homme de théâtre et chorégraphe internationalement reconnu, Jan Fabre développe depuis vingt ans une œuvre plastique autour de matériaux divers : sang, encre bic, élytres de scarabées, os, animaux empaillés, marbre. Grand dessinateur, Jan Fabre réalise des sculptures et des installations qui explorent la question de la métamorphose, le dialogue entre art et sciences, le rapport de l’homme à la nature ou encore la question de l’artiste comme guerrier de la beauté.

JAN FABRE    

Folklore Sexuel Belge (2017-2018) Mer du Nord Sexuelle Belge (2018)

Jusqu'au 21 JUILLET 2018   

PARIS – Galerie Templon GRENIER SAINT LAZARE          

Pour l’ouverture de son nouvel espace parisien, la Galerie Templon donne carte blanche à Jan Fabre. Fidèle à son engagement auprès des artistes, la galerie inaugure un chapitre de son histoire en invitant le grand créateur pluridisciplinaire à investir ses nouveaux lieux en toute liberté. L’artiste belge a conçu spécialement pour les 250 m2 d’exposition la rue du Grenier-Saint Lazare un ensemble inédit d’œuvres de différents media – dessins, sculptures – dressant un portrait complexe, espiègle et subversif de sa Belgique natale. Depuis 30 ans, Jan Fabre s’est imposé internationalement en tant qu’artiste visuel, homme de théâtre et auteur

parmi les plus innovants de sa génération. La Galerie Templon, qui le représente depuis 2000 et a contribué à la reconnaissance de sa pratique plastique, est heureuse de confier ses clés à cet artiste complet qui a su repousser les limites des champs de la connaissance et de la création, un « guerrier de la beauté et chevalier du désespoir ». Folklore Sexuel Belge et Mer du Nord Sexuelle Belge sont les deux volets de la grande exposition conçue par Jan Fabre comme une déclaration d’amour critique à son pays. L’artiste entraîne le spectateur dans un voyage délirant à travers l’histoire et l’héritage culturel belge, explorant les liens complexes entre rituels, paysages, religion et sexualité. Près d’une cinquantaine de dessins dialoguent avec des sculptures – dont certaines monumentales – réalisées à partir d’objets de culte de l’Église catholique trouvés dans des brocantes, et des installations carnavalesques. Du plus austère au plus criard, du plus subtil au plus excentrique, les œuvres explorent toute la palette du symbolisme et des couleurs de l’art sacré jusqu’aux arts du spectacle dont Jan Fabre est l’un des fers de lance de l’avant-garde contemporaine. Sa dernière création théâtrale, Belgian Rules/Belgium Rules (2017), dissèque d’ailleurs l’identité belge pour examiner comment elle peut « se connecter plutôt que diviser », loin de toute tentation de fierté et de nationalisme. Artiste plasticien, homme de théâtre et auteur internationalement reconnu, Jan Fabre (né en 1958 à Anvers où il vit et travaille) développe depuis plus de trente ans une œuvre plastique autour de matériaux divers : sang, élytres de scarabées, os, animaux empaillés, marbre, Bic bleu. Grand dessinateur, il crée des sculptures et des installations qui explorent ses thèmes de prédilection : la métamorphose, le dialogue entre art et sciences, le rapport de l’homme à la nature, l’artiste comme guerrier de la beauté. Parmi ses expositions personnelles les plus marquantes des dernières années on peut citer sa rétrospective au Musée du Louvre (L’ange de la métamorphose), le Kunsthistorisches Museum de Vienne et le Musée d’art moderne de Saint-Etienne (Les années de l’heure bleue, 1986 – 1991, 2011) et l’Ermitage à St Petersbourg (Knight of Despair, Warrior of Beauty, 2016). Il présente aux musées royaux des Beaux-Arts de Bruxelles la série My Queens du 20 avril au 19 juillet 2018. La Fondation Maeght à Saint-Paul-de-Vence lui consacrera une grande exposition à partir du 30 juin 2018 : Ma nation : l’imagination.

http://jourstranquilles.canalblog.com/tag/galerie%20templon

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lundi 16 juillet 2018

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JOHNNY, L'EXPO QUI RALLUME LE FEU

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Par Emmanuèle Peyret – Libération

Une exposition de plus de 180 photos de l'idole des jeunes et d'objets lui ayant appartenu s'est ouverte dans le Marais à Paris. On s'y précipite.

Mais c’est le paradis, cette galerie Joseph so arty, dans la rue de Turenne: il est partout, sur deux étages, avec son regard laser qui te suit comme s’il était vraiment là. Il, c’est évidemment feu Johnny, disparu trop tôt le 6 décembre (il aurait eu 75 ans le 15 juin) et à qui deux proches ont décidé de rendre ce bel hommage. Ghislaine Rayer – son ancienne assureure, qui l’a sauvé de pas mal d’emmerdes après 1989 quand Nathalie Baye l’a quitté – et Patrice Gaulupeau – son cameraman pendant quinze ans et ami de trente ans, qui a sorti en 2017 le magnifique opus biographique le Regard des autres (1) – ont collecté pendant près d’un an 180 photos des plus grands noms (Raymond Depardon, Patrick Demarchelier, Bettina Rheims, André Rau, Sylvie Lancrenon, Alberto Korda, Claude Gassian, Renaud Corlouër, le Studio Harcourt, et bien sûr celles des deux photographes historiques de l’idole, Jean-Marie Périer et Tony Frank). Dont une bonne trentaine d’inédits, «comme celle que vous avez là sur le chevalet, son premier 45 tour primé, allez vite voir» sourit le commissaire Gaulupeau.

Des origines à 2007

«Cette photo-là n’a jamais été vue non plus» : Johnny est debout, jeune et splendide devant l’Arc de triomphe, nippé comme Bébel dans Pierrot le fou. «Avec des contacts depuis trente ans au cœur de son staff, explique Gaulupeau, c’est plus simple de rassembler du matériel, et d’avoir l’accord des photographes.» Du coup, c’est un festival, de 1925 avec une magnifique photo de Léon, son père qui ne l’a jamais été, avec la grand-mère Marie, les cousines, jusqu’en 2007. Après, rideau. Ghislaine Rayer, co-commissaire : «On ne voulait pas le montrer affaibli et vieillissant, ou malade. Il était félin, solaire, intense, d’un magnétisme fou, d’un charisme éblouissant, que les photos ne rendent pas tellement, même quand elles sont sublimes.» On parle la même langue tout à fait objective sur la personne, c’est parfait. «On a voulu montrer tout ce que cette icône avait fait d’extraordinaire, et beaucoup de gens découvrent des choses qu’ils ne connaissaient pas sur lui, comme des jeunes qui ne l’ont vu que vieux et ne savent pas comme il était flamboyant, d’une personnalité intense.» On ronronne d’aise. Et on refait un tour pour revoir ce photomaton superbe de 1949, ce cliché en 1959 où il est accoudé, déjà bouleversant de tristesse, sur un des murets (un cœur est gravé dessus) de l’église de la Trinité, son quartier de jeunesse, les copains en 1956 en Allemagne, ou encore avec son chien Doudou (oui, bon, il aurait pu trouver mieux). En 1943 dans les bras de sa mère. Les clichés de 1957 où on sent venir les figures de style (je me roule par terre, je tiens ma guitare comme ça, etc.), qui vont devenir mythiques. Avec Eddy, resplendissants de jeunesse. Avec Marlene Dietrich, Dalí, Yves Saint Laurent, ou encore au service militaire, qui nous vaudra l’exquise «Je suis un soldaaaaaaaaaaaaat, comme d’autres là-baaaaaaaas».

Frère de cœur et dames émues

Un clone de Johnny erre dans l’expo, l’air désespéré au point qu’on n’ose pas l’aborder, mêmes tatouages et coiffure que son frère de cœur, photographiant tout systématiquement. Déchirant. Au fond sur les murs, Johnny qui clope (deux dames : «ah la la le pauvre, il fumait beaucoup, ça l’a tué, hein»), un extrait d’article où il déclare «Je suis un personnage tragique», en 1985, époque Tennessee où il est à l’apothéose de sa sublimitude. Et Johnny à la plage, dans sa Cadillac (chanson culte) en 2012, l’air désespérément triste à New York devant un café. Etc., etc. Il y en a 180, on te dit, mais on ne t’a pas tout dit.

Dans la vitrine, d’improbables tenues à fleurs nous regardent, qui rappellent vaguement celles d’Elvis. Bingo : créés à l’origine pour le King par le designer Nudie Cohn, ces trois costumes ne seront jamais portés par Elvis, mort d’une crise cardiaque en août 1977. Johnny les a achetés chez Nudie à Los Angeles. Retouchés à ses mensurations, il les portera pour un show télé au Japon puis pour une émission de Maritie et Gilbert Carpentier. On a aussi le costume de l’entrée en scène du Parc des Princes 2003, créé par Jean-Paul Gaultier (on y était, c’était ses 60 ans), le smoking blanc à notes de musique brodées de Christian Dior (1976), des tenues de scène de l’Olympia 1964, de Bercy 1987, du concert de Vegas en 1996 et le blouson qu’il porte sur la photo du double album de 2003, A la vie, à la mort, noir avec des petites bandes blanches. Le tout appartenant à un collectionneur privé.

Harley, Triumph, guitares

Et cette moto d’un bleu laser si particulier? C’est la Laura Eyes, «fabriquée spécialement à partir de la couleur des yeux de Johnny et de sa fille», souligne Patrice Gaulupeau. Une Harley Davidson qui servit de monture à Johnny pour une des entrées en scène des concerts du Stade de France en 1998 (oui, on y était). Des voitures aussi, il en était fou, une belle petite Triumph dont on caresse (en douce) le volant, mais c’est moins émouvant que ce petit mot écrit à la main où il demande à «Sacha» d’aller lui acheter le Journal du dimanche ou Télé 7 jours, signé «Johnny». Des blousons aussi, sa voix évidemment puisque des postes de télévision retransmettent (pas assez fort) des concerts, et voilà qu’on se met à chanter tout haut devant les cinq guitares rassemblées ici et là par Patrice Gaulupeau, et entre autres chez son ancien secrétaire, Sacha Rhoul (le voilà, le Sacha du petit mot) : la mythique guitare créée par le célèbre luthier Jacobacci pour les concerts de «L’ange aux yeux de laser» du Pavillon de Paris en 1979. Autre guitare fameuse, la «100%», créée pour fêter le succès de l’album Sang pour Sang avec David, une toute rouge dont l’idole n’a pas joué souvent.

On voit aussi des affiches de cinéma qui rappellent sa carrière d’acteur, dont le formidable l’Homme du train avec Jean Rochefort, Jean-Philippe avec Fabrice Luchini, le très regrettable Terminus où il roule avec les cheveux teints en quasi blanc dans un très très gros camion, etc. Pas de mention du navet psyché les Poneyttes où il lui manque une dent, c’est dommage.

Deux étages comme ça. A la fin, on est un peu sonnée. Et oui, Patrice Gaulupeau, on va aller vérifier sur les murets de la Trinité si le petit cœur entre ses mains est toujours gravé dans la pierre. Comme lui dans nos cœurs ? Non, je vais pas le dire.

(1) Editions Michel Lafon, 2017.

L’exposition est à voir à la galerie Joseph, 116, rue de Turenne, Paris 75003, en deux sessions : une d’été, du 11 juillet au 23 septembre, et une d’hiver, du 9 octobre au 13 janvier 2019.

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dimanche 15 juillet 2018

Actuellement au Cent Quatre

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M.E.P. = « MEMORIA. Photographies de JAMES NACHTWEY » Exposition jusqu’au 29 juillet 2018 - (vu hier)

Réalisée en étroite collaboration avec James Nachtwey et Roberto Koch, cette exposition est la plus grande rétrospective jamais dédiée au travail du photographe.

À travers son regard personnel, elle propose une remarquable réflexion sur le thème de la guerre, dont la portée est nécessairement collective. Dix-sept sections différentes constituent le parcours de l’exposition, formant un ensemble de près de deux cents photographies.

Elle rassemble ainsi les images de celui que l’on peut considérer comme le photoreporter le plus prolifique de ces dernières décennies, un observateur exceptionnel de notre monde contemporain et probablement l’un de ses témoins les plus clairvoyants.

Jusqu’au 29 juillet 2018 - James Nachtwey (niveaux +3 et +2) Cette importante exposition consacrée au photojournaliste américain JamesNachtwey prend la forme d’un parcours rétrospectif. Né en 1948, ce photographes s’est très tôt attelé à couvrir les conflits contemporains, donnant naissance à des reportages saisissants capturés dans le monde entier.

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A la M.E.P. : Réalisée en étroite collaboration avec James Nachtwey et Roberto Koch, cette exposition est la plus grande rétrospective jamais dédiée au travail du photographe. À travers son regard personnel, elle propose une remarquable réflexion sur le thème de la guerre, dont la portée est nécessairement collective. Dix-sept sections différentes constituent le parcours de l’exposition, formant un ensemble de près de deux cents photographies.

Elle rassemble ainsi les images de celui que l’on peut considérer comme le photoreporter le plus prolifique de ces dernières décennies, un observateur exceptionnel de notre monde contemporain et probablement l’un de ses témoins les plus clairvoyants.

James Nachtwey, dont la carrière est jalonnée par de nombreux prix et récompenses dans des domaines variés, est mondialement reconnu comme l’héritier de Robert Capa. Sa force morale et ses engagements sociaux et civils l’ont mené à consacrer sa vie entière à la photographie documentaire. Il n’a de cesse de photographier la douleur, l’injustice, la violence et la mort. Mais pour que jamais ne soient oubliées la souffrance et la solitude humaines, il crée des images d’une beauté vertigineuse, impeccablement cadrées et éclairées, et aux effets quasi cinématographiques. L’extraordinaire beauté et l’infinie tendresse qui en émanent sont autant de moyens de lutter et de résister.

Dans une posture toujours de compassion, il saisit des scènes et des contextes variés : en Bosnie, à Mostar, où un tireur d’élite vise à travers une fenêtre, la famine au Darfour, les malades de la tuberculose ou bien encore les terribles effets de l’agent orange au Vietnam.

Les photographies de l’exposition sont issues des reportages les plus significatifs de James Nachtwey : Le Salvador, les Territoires palestiniens, l’Indonésie, le Japon, la Roumanie, la Somalie, le Soudan, le Rwanda, l’Irak, l’Afghanistan, le Népal, les États-Unis avec entre autres un témoignage singulier des attentats du 11 septembre, ainsi que de nombreux autres pays. L’exposition s’achève sur un reportage traitant de l’immigration en Europe, aujourd’hui plus que jamais d’actualité.

James Nachtwey dépeint la guerre depuis 40 ans, montrant sans détour le sort des populations qui en font la terrible expérience. Ses images révèlent une humanité mutilée par la violence, dévastée par les maladies et la faim, une humanité qui, par nature, semble se fourvoyer.

« J’ai été un témoin. Un témoin de ces gens à qui l’on a tout pris – leurs maisons, leurs familles, leurs bras et leurs jambes, et jusqu’au discernement. Et pourtant, une chose ne leur avait été soustraite, la dignité, cet élément irréductible de l’être humain. Ces images en sont mon témoignage. »

James Nachtwey

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