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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 24 décembre 2017

Concorde Art Gallery - save the date

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samedi 23 décembre 2017

Yann Arthus Bertrand

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jeudi 21 décembre 2017

Studio des Acacias

Jusqu’au 10 janvier 2018.

Le Studio des Acacias accueille la nouvelle exposition du photographe de mode visionnaire Sølve Sundsbø. « Sølve Sundsbø pour Numéro », première exposition solo inédite consacrée à l'artiste en France, explore deux décennies de collaboration entre le photographe norvégien et le magazine Numéro.

Paul-Emmanuel Reiffers, Fondateur du Studio des Acacias et Président de Mazarine Group, a souhaité inscrire ce nouveau chapitre à la programmation du Studio, résolument tournée vers la photographie et la scène artistique contemporaine.

Né en Norvège en 1970, Sølve Sundsbø est installé à Londres. Avec ses images expérimentales et oniriques, il s'est imposé rapidement comme l'un des principaux photographes de mode au monde et l'un des plus talentueux de sa génération. En couleur ou en noir & blanc, chacun de ses clichés répond à une esthétique intransigeante et très sophistiquée.

Son travail a été célébré dans de nombreuses expositions, mis à l'honneur dans les ventes aux enchères de Phillips de Pury et est conservé dans la collection permanente de la National Portrait Gallery à Londres.

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Le Pouce de César au coeur de sa rétrospective à Beaubourg

Le centre Georges-Pompidou rend un hommage au sculpteur César, disparu en décembre 1998 à 77 ans. L'oeuvre la plus symbolique de ce sculpteur, le Pouce, y est déclinée en de multiples exemplaires. Elle ne doit pas cacher le reste de son oeuvre, à commencer par les compressions et la mousse polyuréthane. Par ses choix de matériaux, César a toujours provoqué le scandale mais aussi montré la voie.

Contrairement à celui de son homonyme l'empereur romain, le pouce de César est toujours levé vers le ciel. Comme le signe de l'assentiment, d'un implacable optimisme, comme celui d'une immense vanité aussi. Dresser, partout, comme un totem, une infime partie de son propre corps démesurément agrandie. Savoir que partout, quand un passant croisera ce pouce, il entendra ce nom résonner dans sa tête : César.

César, le même que celui que l'on distribue fin février/début mars sous forme de compression dorée aux meilleurs acteurs et réalisateurs de l'année. Un pouce, dressé comme un symbole phallique, c'est une provocation. Et comme toute provocation, il fait parler. Il a surgi en 1965, d'une taille d'un mètre 85... énorme pour un pouce, modeste comparé à celui de 12 mètres installé dans le quartier de la Défense. Bientôt vingt ans après la disparition de l'artiste, le Pouce et ses empreintes digitales sont aujourd'hui célèbres dans le monde entier. Des débuts en autodidacte

La rétrospective consacrée à César par le Centre Georges-Pompidou jusqu'au 26 mars 2018 illustre le parcours de celui qui a commencé en autodidacte par travailler des matériaux de récupération tout simplement parce que la pierre coûtait trop cher. C'est le temps de la soudure, des morceaux de métal ramassés dans les décharges. Le temps aussi de la formation. Une visite à Pompéi le marque. La vision des corps figés lui donne l'idée du moulage. Une idée qui aboutira au fameux Pouce mais pas seulement. César proposera aussi deux doigts en forme de V, un poing fermé, un sein géant réproduisant celui d'une danseuse du Crazy Horse Saloon. Mais son chef d'oeuvre restera le Pouce. 130 oeuvres

L'exposition du Centre Georges-Pompidou rassemble 130 oeuvres de César. Une sorte de justice puisqu'il était le seul artiste important du mouvement du "Nouveau Réalisme" à ne pas avoir fait l'objet d'une telle rétrospective. Elle se compose de plusieurs sections chronologiques. Ses premières silhouettes humaines et animales en fers soudés, inspirées par Giacometti. Puis, les premières compressions, suivies des moulages et agrandissements de parties de corps humains, les expansions en mousse durcie, les "enveloppages" (César enfermait des objets divers dans du plexiglas, elle restaient visibles mais inatteignables), et enfin les dernières oeuvre de l'artiste marseillais : les compressions des années 70 avec notamment les automobiles.

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mercredi 20 décembre 2017

Une invitation à Martine d’Astier… Découvrir (ou redécouvrir ?) Lartigue

« Agnès b s’est souvenue d’une discussion que nous avions eue il y a une vingtaine d’années au sujet de Lartigue. Aujourd’hui, elle souhaite accueillir une exposition qui proposerait une nouvelle lecture de l’œuvre de ce photographe qu’elle aime tant ».

C’est l’occasion d’une exposition inédite pour plus d’un tiers des images présentées à la galerie du Jour, Paris, du 9 novembre au 7 janvier 2018—un choix de 130 photographies les plus intimes permettant de répondre à certaines questions fréquentes, de rendre hommage à Lartigue et ses modèles, et d’évoquer le processus de création de cette œuvre précoce et singulière à tous points de vue.

“Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment”, constate Lartigue dans son journal de l’année 1965. Émerveillement et mémoire qui flanche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner pendant 80 ans ces milliers d’instants fugitifs dont il saura nous montrer la beauté.

Retenir le temps qui passe en conservant ces moments si fragiles, prêts à disparaitre, c’est avant tout une narration, le roman rêvé de sa vie. Aucune spéculation ou intention sur l’effet à produire, cet enfant prodige photographie comme il respire. « Je prends à tort et à travers de stupides photographies et mon paradis sans ombre me semble invulnérable …parce qu’en moi, autre chose fait le reste. »

L’exposition permet d’approcher la démarche de Lartigue au plus près en illustrant ses thèmes les plus chers : L’enfance ; Bibi (sa première épouse), Dani (son fils unique), le mannequin Renée Perle (une de ses muses), Florette (sa compagne pendant près de cinquante ans), Picasso (chez qui Lartigue passe une journée à Cannes, le photographiant une centaine de fois), et ‘Moi’ (des autoportraits et images de son ombre).

Seront également présentées plusieurs pages d’albums ainsi qu’une projection 3D d’images choisies parmi les 4 500 plaques stéréoscopiques réalisées par Lartigue entre 1902 et 1928, préfiguration d’un long métrage en préparation, L’enfant des profondeurs; un diaporama comprenant 100 pages d’albums (1902 à 1986) ; et le film Le bandit et la fée Améliot, tourné en famille au Château de Rouzat pendant l’été 1914.

Exposition présentée du 10 novembre 2017 au 6 janvier 2018

Galerie du Jour – agnès b.

44, rue Quincampoix

75004 Paris

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CHRONOLOGIE

1894  Jacques Lartigue naît à Courbevoie, le 13 juin. Sa famille, fortunée, forme un milieu harmonieux, à l’esprit curieux et inventif. Son frère aîné, Maurice, surnommé Zissou, futur compagnon de ses jeux, est né en 1890.

1900  Effectue ses premiers essais en photographie avec l’aide de son père. Il commence à noter ses réflexions, ses impressions quotidiennes sur de petits morceaux de papier qui peu à peu constitueront son journal, poursuivi jusqu’à sa mort.

1904  Grâce à des appareils de plus en plus perfectionnés, il saisit d’étonnants instantanés, réalise des images en relief et découvre la possibilité de faire des surimpressions de « fantômes ».

1905  Henri Lartigue achète le château de Rouzat dans le Puy-de-Dôme qui deviendra le théâtre de toutes les inventions, performances et jeux des frères Lartigue, de leurs cousins et amis.

1910  Il commence à photographier les belles élégantes qui, à heures régulières, défilent pour faire admirer leurs nouvelles toilettes le long des avenues du Bois-de-Boulogne à Paris et au Champ de courses à Auteuil.

1911  Agacé par tous ceux qui prétendent qu’il fait toujours mauvais, Jacques Lartigue décide de noter le temps qu’il fait chaque jour sur un petit agenda. Il vend pour la première fois un cliché d’acrobatie aérienne au journal «La Vie au grand air». Il réalise un premier film à l’aide d’une caméra offerte par son père.

1914-1918  Le 3 août, l’Allemagne déclare la guerre à la France. Jacques Lartigue est ajourné pour raison de santélors du conseil de révision. Il suit quelques cours à l’Académie Jullian pour étudier la peinture qui restera son activité principale. En 1916, il met sa voiture de course au service des médecins militaires de Paris. Le 1er novembre de cette même année, il effectue son baptême de l’air à bord du « zinc» de son ami et pilote Jean Dary.

1919-1921  Il épouse la fille du compositeur André Messager, Madeleine, rencontrée en 1917 et surnommée “Bibi”. Voyage de noces à Chamonix. Avec Bibi, il effectue au volant de l’Hispano-Suiza récemment acquise par son père, de nombreux voyages à travers la France. A cette époque, il réalise ses plus belles plaques autochromes dans le parc du Château de la Garoupe près d’Antibes. Le 23 août 1921, naissance de leur fils Dani.

1922  Première exposition de peintures à Paris, dans la galerie Georges Petit où Claude Monet est exposé. Il fait la rencontre de Kees Van Dongen, de Maurice Chevalier et d’Abel Gance. Le couple noue une amitié suivie avec le couple Sacha Guitry et Yvonne Printemps, amitié qui durera jusqu’en 1928.

1923  Son père, ayant eu des revers de fortune, vend le château de Rouzat. Jacques trouve un emploi mais, trop attaché à sa liberté, il démissionne au bout de trois jours.

1930  Jacques Lartigue rencontre Renée Perle, mannequin, qui sera sa compagne et son modèle pendant deux ans.

1931  Le divorce de Jacques Lartigue et de Madeleine Messager est prononcé.

1934  Il épouse Marcelle Paolucci, surnommée Coco.

1935-1939  La peinture est pour lui une nécessité pour gagner sa vie. Il commence d’ailleurs à se faire une certaine réputation dans le domaine. Comme Van Dongen et Picabia, il se lance dans la décoration de salles de gala, expose avec succès des portraits de ses amis illustres.

1939-1945  Le 3 septembre, la France entre en guerre contre l’Allemagne. Il rejoint la Côte d’Azur où se sont réfugiées de nombreuses personnalités du cinéma et du théâtre. Séparé de sa femme Coco, il se promet de rester célibataire mais rencontre Florette Orméa qui deviendra en 1945 sa troisième et dernière femme.

1951-1953  La guerre achevée, le couple désargenté vit difficilement, mais continue à être reçu chez leurs amis plus fortunés, comme Carven ou André Dubonnet. C’est chez ce dernier qu’il rencontre, en 1953, le jeune sénateur John F. Kennedy. Mort de ses deux parents.

1954  Jacques Lartigue est nommé vice-président de l’association de photographes, «Gens d’Images »,créée cette année-là. Certains de ses clichés paraissent dans les premiers numéros de Point de vue et Images du monde.

1955  Ses portraits photographiques de Pablo Picasso et Jean Cocteau à Vallauris font le tour du monde. Il participe à une exposition de « Gens d’Images » à la galerie d’Orsay à Paris avec Brassaï, Doisneau, Willy Ronis et Man Ray. Rencontre l’éditeur Robert Delpire qui soutiendra son œuvre fidèlement.

1957  Voyage à Cuba. Il est contraint de laisser ses toiles sur place en raison de la guérilla entreprise par Fidel Castro. Le couple poursuit son voyage vers le Mexique et la Nouvelle-Orléans.

1960  Acquisition et installation d’une petite maison parmi les fleurs à Opio, près de Grasse.

1962  Lors d’une halte à New York, il rencontre, par l’intermédiaire de Charles Rado de l’agence Rapho, le jeune directeur du Département des photographies du Museum of Modern Art de New York, John Sarkowski, qui s’enthousiasme pour son œuvre et programme aussitôt une exposition dans son musée.

1963  Exposition au Museum of Modern Art de New York: «The Photographs of Jacques Henri Lartigue». En novembre, parution d’un article de dix pages consacré à son œuvre, dans le même numéro de Life où apparaît le reportage sur l’assassinat à Dallas du président des Etats-Unis, John F. Kennedy. C’est à partir de cette date qu’il ajoute le prénom de son père au sien et se fait désormais appeler Jacques Henri Lartigue.

1966  Nouveau voyage à New York où il rencontre le photographe Richard Avedon et son assistant Hiro. La publication de L’Album de famille et son édition internationale font connaître l’œuvre de Jacques Henri Lartigue dans le monde entier.

1970  Publication de « Diary of a Century », ouvrage de Lartigue conçu par Richard Avedon, qui paraîtra en français en 1973 sous le titre « Instants de ma vie ».

1974  Le Président de la République française, Valéry Giscard d’Estaing, à peine nommé, demande à Jacques Henri Lartigue de réaliser la photographie officielle de son septennat.

1975  L’exposition « Lartigue 8×80», préparée par Robert Delpire et présentée au musée des Arts décoratifs de Paris, constitue la première rétrospective française de son œuvre. Parution du premier tome de ses mémoires.

1976  Exposition au Seibu Art Museum de Tokyo.

1979  Jacques Henri Lartigue signe l’acte de donation à l’Etat français de l’ensemble de son œuvre photographique (négatifs et albums originaux).

1980  Une exposition réalisée par « L’Association des Amis de Jacques Henri Lartigue » dans le cadre de l’Année du patrimoine accueille la donation dans les Galeries nationales du Grand Palais à Paris. Intitulée «Bonjour Monsieur Lartigue», elle reçoit 35.000 visiteurs en un mois et, depuis, a circulé dans le monde entier.

1981  Ouverture d’une salle d’exposition permanente au Grand Palais.

1984  Les expositions se multiplient : «Pages d’albums », au Grand Palais, Londres, à la galerie Olympus de Londres, «Le Passé Composé, les 6×13 de Jacques Henri Lartigue» au musée Réattu d’Arles, à l’occasion des Rencontres internationales de la photographie où Lartigue est fêté par ses pairs puis au Museum of Modern Art deux ans plus tard.

1986  Au Grand Palais, une exposition est consacrée aux vues stéréoscopiques sous le titre « Le Troisième œil de Jacques Henri Lartigue ». 12 septembre : mort de Jacques Henri Lartigue à Nice, à l’âge de 92 ans.

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mardi 19 décembre 2017

La Belle Vie numérique ? Les bugs font leur expo.

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vendredi 15 décembre 2017

Musée des Arts Décoratifs

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jeudi 14 décembre 2017

Triomphe de César à Beaubourg

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Près de 1800 personnes se sont précipitées au Centre Pompidou pour découvrir une rétrospective attendue depuis des décennies. Seulement 150 convives, collectionneurs, historiens de l'art et proches ont dîné ensuite au cœur des collections.

Dès 19h, ce lundi 11 décembre à Beaubourg s'annonçait particulier, pour ne pas dire historique. Malgré la pluie froide d'hiver, une foule incroyable se pressait pour accéder à la Galerie 1 au niveau 6, soit tout en haut de l'escalator dessiné comme un trait rouge par les architectes Renzo Piano et Richard Rogers, il y a 40 ans. Là, les attendait un grand homme de l'art qui était tout petit, un artiste expansif dans tout son décorum bohème, un personnage parisien qui incarnait Saint-Germain-des-Prés en ses heures glorieuses de l'après-guerre, un trublion né à Marseille monté à Paris avec son accent, son charme espiègle et ses expressions intraduisibles, un gai luron qui cachait son angoisse sourde dans une frénésie de travail. Bref, un mythe.

Paris avait donc enfin rendez-vous avec César, né César Baldaccini le 1er janvier 1921 à Marseille dans le quartier populaire de la Belle-de-Mai, «l'équivalent de Saint-Denis», dit-il dans un des nombreux films d'archives où il œuvre directement à l'usine de Villetaneuse (Seine-Saint-Denis). La rétrospective marque presque les 20 ans de sa disparition, de terrible maladie, le 6 décembre 1998 chez lui à Paris.

Cet événement fut longtemps l'Arlésienne des expositions. Artiste populaire, fêté, reconnu dans la rue, présent un peu partout dans l'espace public, César n'avait pas eu les honneurs de Beaubourg.

La rétrospective spectaculaire que lui consacrent, jusqu'au 26 mars, le monument parisien et le directeur du Musée national d'art moderne (Mnam), Bernard Blistène, est une sorte de revanche posthume à la Monte Cristo.

Un seul être vous manque et tout est dépeuplé?

César avait pourtant eu le Pavillon français de la 46e Biennale de Venise en 1995, grâce à l'insistance de Catherine Millet, tête d'ArtPress et femme de conviction qui lutta pour l'imposer aux institutions françaises et internationales: elle était là, lundi soir, tout sourire, dans sa sage robe prune d'héroïne bunuélienne. César avait eu son exposition au Jeu de Paume en 1997 grâce à l'historien de l'art et grand critique, Daniel Abadie: il était là, rond et jovial, qui discutait avec le jeune galeriste des Nouveaux Réalistes, George-Philippe Vallois, et savourait la reconnaissance d'un artiste qu'il défend depuis toujours (l'exposition continua sur sa lancée jusqu'en 1999, alla à Malmö, Milan, Mexico, Sâo Paulo et Montevideo). César exposa pourtant sa Suite milanaise, quinze coques de voitures Fiat Marea peintes de couleur monochrome selon la gamme du constructeur, à la Fondazione Mudima de Milan, du 15 mai au 10 novembre 1998 (elle fut présentée l'année suivante à Nice, Dijon et Bâle): elle est là cette Suite milanaise qui clôt en beauté le parcours.

1800 bronzes en 25 ans

Le gros du public, et quel public, restait longtemps, tout étonné de redécouvrir un homme aussi public que César.

Quelque 1800 personnes se sont empressées de venir à ce vernissage bondé et murmurant. Il ressemble, par son affluence, à celui, légendaire et beaucoup plus chic, de la première exposition César à la galerie Claude Bernard en 1959: chic en marine et œil vert, Claude Bernard était là lui aussi, plutôt du côté des Fers soudés et des sculptures défiant la pesanteur de leurs ailes de métal que de celui des Compressions et des Expansions qu'il rejeta d'instinct, se fâchant alors violemment avec son cher artiste.

Bronzés comme des transfuges de Marrakech, les galeristes Pierre et Marianne Nahon qui lui succédèrent dans la carrière de César, se désolaient «qu'il n' y ait qu'un seul bronze dans cette rétrospective, , alors que César en créa une quarantaine en vingt-cinq ans, chacun tiré à douze exemplaires, soit près de 1800 pièces disséminées dans le monde de l'art».

Pierre Nahon vient d'ailleurs de publier César, l'âge de bronze qui dresse un portrait vif du disparu: «Une barbe poivre et sel, broussailleuse, presque aussi compacte que ses compressions de filasses; au-dessus, deux yeux gris, graves, interrogateurs; c'est César au milieu des années 70 revenu à Paris, avec ses sabots, sa chemise à fleurs, son gilet de paysan, un peu étranger encore à son atelier de Montparnasse» (Éditions Galilée).

Pareille affluence n'est pas coutumière dans une exposition du Centre Pompidou, classiquement découpée en une succession de plus ou moins petites salles. «La jauge était de 400 personnes maximum en même temps pour Paul Klee, L'ironie à l'œuvre, souligne sa commissaire, Angela Lampe.

La scénographie complètement ouverte de la rétrospective César - une idée de Bernard Blistène, atténuée par Stéphanie Busuttil, dernière compagne de l'artiste et présidente hyperactive de la Fondation César, mise en œuvre avec talent par Laurence Le Bris - ouvre grand le regard. Il peut ainsi s'offrir une vision panoramique de l'œuvre. Cet espace large permet au public de se promener comme il l'entend, aussi longtemps qu'il l'entend, des Empreintes aux Championnes, des Fers soudés, beautés archaïques, aux Enveloppages si pop que tout le monde découvre avec stupeur.

L'Esturgeon, spectaculaire fer forgé et soudé de 1954 ouvre la visite comme un panneau de signalisation sorti de la nuit des temps: acheté à l'artiste dès 1955, ce trésor du Centre Pompidou était une révélation pour beaucoup, même pour Georges-Philippe Vallois qui ne le connaissait «qu'en photo».

L'éditeur José Alvarez, créateur des Éditions du Regard, de retour de Washington où exposait Anselm Kiefer, et l'artiste Gérard Fromanger.

D'Amos Gitai à Yoyo Maeght

Beaucoup de curiosité et d'étonnement, donc, dans ce public qui brassait toutes les catégories d'amateurs.

De la styliste Chantal Thomas, frange toujours bien noire, au céramiste, ébéniste, architecte d'intérieur, décorateur et designer, Olivier Gagnère. Du cinéaste israélien Amos Gitai, solitaire et concentré en diable derrière son écharpe rouge et noire, à l'artiste Jacques Villeglé, pétillant et rieur, avec son foulard de gentilhomme.

De François de Ricqlès, président de Christie's, fuyant les questions sur le Salvator Mundi de Léonard de Vinci vendu au prix record de 450,3 millions de dollars, le 15 novembre 2017 chez Christie's à New York, à François Sarkozy, frère cadet de l'ex-président de la République, élégance impeccable et sombre des beaux quartiers.

D'Adrien Maeght, sourire fané et front plissé d'héritier, à Yoyo Maeght, sa fille cadette et son challenger. D'Emmanuel Clavé, tous cheveux dehors comme une rock star, petit-fils du peintre Antoni Clavé et conseiller en patrimoine artistique, aux artistes joyeux d'une France jadis contestataire, Jean-Pierre Raynaud et Gérard Fromanger.

De Diane à Bernar Venet qui racontaient leur dernière visite à César, comment ils l'avaient «fait rire en lui racontant les déboires d'Arman avec ses 9 maîtresses et son épouse». De Jean-Paul Claverie, éminence de la Fondation Vuitton, tout heureux du succès de son exposition Le MoMA à Paris, à Guillaume Durand, personnalité télévisuelle mais ce soir-là, surtout le fils de Lucien Durand, né le 14 juillet 1920, fondateur de la galerie Lucien Durand qui fut la première à montrer César (on l'avait annoncé, mais l'âge s'est imposé).

Crazy Horse au menu

De Daniela Luxembourg, visage «nude» qui défend l'œuvre de César sur le marché américain et dans les collections huppées de New York, à Alfred Pacquement, qui fut un directeur du Mnam de 2000 à 2013 tendance minimaliste, donc sans mettre César à son programme (fair-play, il admirait le résultat). D'Albert Elbaz, merveilleux couturier qui laissa l'image d'un rêve fluide et féminin à la maison Lanvin, à la star des pâtissiers, Pierre Hermé, jeune marié comblé, qui soupirait que Ladurée ait emporté les macarons à empreintes et le gâteau en forme de sein, marron glacé et fine couche d'or, qui sont de délicieux produits dérivés César. Heureux élu des affaires, Francis Holder (Ladurée, Paul, etc) marchait le front haut, comme un guerrier.

À 21 heures, 150 convives quittèrent la rétrospective César pour gagner les collections permanentes où 14 tables avaient été dressées au milieu des chefs d'oeuvre. Un privilège absolu, jusque-là réservé aux dîners de gala de la Société des amis du Musée national d'art moderne (son nouveau président depuis septembre, Léopold Meyer, était là).

Sur une proposition de Stéphanie Busuttil, fine silhouette de sirène en pantalon noir à nageoires et léger corsage d'organza vert cru, ce dîner César, financé par la fondation, avait mis le midi au cœur des tables blanches: frais mimosa, romarin et thym bien verts.

Chaque table avait un nom de série: Serge Lasvignes , président du Centre Pompidou, était comme il se doit à la table Centaure, avec l'épouse de l'"artiste, Rosine Baldaccini, longs cheveux blancs et beau regard caché sous les sourcils; Bernard Blistène, commissaire de la rétrospective, architecte de son beau catalogue à fenêtres et directeur du Mnam, à la table Championne (il fit, sans notes, un discours épatant, digne du Prix d'éloquence du barreau); la blondissime Stéphanie Busuttil, légataire de l'œuvre et femme de tête derrière son joli minois nacré, à la table Fanny-Fanny; son époux, le galeriste belge bien connu d'ArtBasel et de toutes les grandes foires contemporaines, Sébastien Janssen, haute stature et sourire d'enfant, à la table Expansion; Jean-Pierre Raynaud, haut comme une girafe, à la table Expansion.

Chacun mangea religieusement son dessert, petit sein en or dont le galbe fut moulé sur le sein d'une danseuse du Crazy Horse par César le manuel. L'art, c'est décidément tous publics.

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Miss Tic - save the date

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mercredi 13 décembre 2017

Miss Tic - save the date

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