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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 13 juin 2016

AMSTERDAM - Helmut Newton : le Not Safe For Work s'expose au musée de la photographie

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Le musée de la photographie (FOAM) d'Amsterdam propose une rétrospective du célèbre photographe mode Helmut Newton, du 17 juin au 4 septembre.

J'aime bien Helmut Newton. Je suis une femme et j'aime bien Helmut Newton, né Helmut Neustädter, le 31 octobre 1920, à Berlin, mort en 2004 à West Hollywood. Cela dit, je viens de passer dix minutes à lire des commentaires sur un blog où des marxistes dénoncent la misogynie et le conservatisme de sa photographie. Apparemment, la révolution ne passera pas par son idée de la beauté. J'ai aussi regardé plein de films sur Helmut Newton sur Youtube. Voici une scène récurrente : c'est les années 1990. Newton, qui vit alors entre Monte-Carlo et Chateau Marmont à LA (où il se réfugie quand c'est l'hiver en Europe), arrive dans une nouvelle ville. Coups de téléphone angoissés à ses contacts. Il active son réseau pour trouver "des filles", généralement à gros seins. Puis, vient le jour de la séance photo. Newton demande à la fille d'avancer un peu la jambe, de se tourner un peu plus sur la droite, de redresser un peu le buste, de lever l'épaule gauche, d'avoir l'air d'être la reine du monde, la dirige avec une extrême précision. La scène filmée est souvent un peu ridicule : à quoi bon photographier des mannequins dans des poses aguicheuses près de la piscine d'un grand hôtel ? Et est-ce que ça ne sera pas un peu too much, cette image d'une fille dans un parking qui fait semblant de faire l'amour à sa Cadillac ? Mais clic, la photo de Newton marche à merveille, et justifie ses caractéristiques les plus problématiques : décors au luxe dégoulinant, talons qui font souffrir, ongles peints et mannequins se pliant en quatre pour satisfaire le regard masculin du photographe.

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X Ray Van Cleef Arpel pour le Vogue français (1995)

De juin à septembre, le Foam – le musée de photographie d'Amsterdam –, un des meilleurs lieux consacrés à la photo au monde, lui consacrera une grande rétrospective (succédant à celles d'Henri Cartier-Bresson, de Richard Avedon, de Diane Arbus et de William Klein). Il y aura plus de deux cent photos, des petits formats des années 1960 aux grands nus les plus connus.

La plupart des gens ont une idée en tête quand on mentionne Newton – ils pensent grandes femmes, longues jambes et talons aiguilles – et ils n'ont pas complètement tort, bien entendu, s'amuse Marcel Feil, commissaire d'exposition aux yeux bleus. Mais le sujet des photos empêche parfois de voir ce qui s'y cache, les origines de ce qui est montré."

"J'aurais adoré vous révéler que Newton a mené une existence parfaitement tranquille (…), qu'après une dure journée de travail passée à photographier des nus prussiens (...), il aime rentrer tôt chez lui pour dîner de bonne heure pendant qu'une troupe d'enfants se presse à ses pieds", écrivait Anthony Lane dans le New Yorker, au sujet de l'autobiographie publiée par le photographe en 2003. Ce n'est pas le cas. Membre d'une famille juive très libérale, le petit Helmut a grandi dans le Berlin de l'entre-deux-guerres, qui dansait sur un volcan. Il a connu les palaces où ses parents aimaient se rendre en villégiature, les piscines où il embrasse sa première petite amie, la nounou qui le console et le punit, la prostituée du coin de la rue qui avait des cheveux rouges et portait cravache. Il a, d'après son autobiographie, fui les persécutions nazies pour mener une existence de gigolo à Singapour, avant de se diriger vers l'Australie où il rencontre sa femme, June (qui se fit connaître comme photographe sous le pseudonyme d'Alice Springs). En le lisant, on se rend compte qu'un certain nombre de ses obsessions – les palaces, les piscines, les femmes icebergs, les trios amoureux, la violence – sont une recherche du temps perdu, version cul. Le photographe, qui se fait connaître quand il s'installe à Paris dans les années 1960, transporte ce Berlin-là partout avec lui.

Newton est encore sous-estimé comme portraitiste – alors que ses portraits peuvent rivaliser avec ceux d'Avedon, d'Irving Penn ou de Diane Arbus.

Les gens connus, que ce soient des acteurs ou des politiques par exemple, font très attention à protéger l'identité qu'ils se sont construite. Newton joue avec eux. Il se sert de sa propre célébrité pour les montrer tels qu'ils ne voulaient pas être montrés. Ses portraits sont souvent très surprenants", déclare Feil. Et d'évoquer la célèbre photo de Jean-Marie Le Pen, que Newton avait convaincu de poser avec ses dobermans, ou celle d'une Leni Riefenstahl de 98 ans, en train de se repoudrer, les yeux morts. On se souvient aussi d'un portrait de Margaret Thatcher, qu'elle a détesté (elle ne sourit pas) et de Claus von Bülow, qui pose en blouson de cuir noir, un léger sourire aux lèvres, alors que sa femme est dans le coma.

Invité dans l’émission Apostrophes en 1979, Newton fait face à l'écrivain Susan Sontag, qui lui déclare qu'en tant que femme, elle trouve ses photos misogynes. Le photographe lui répond qu'il adore les femmes – déclaration fréquente chez les misogynes, lui rétorque Sontag. Impossible de séparer Newton de la période de chamboulement et de libération sexuelle qui commence dans les années 1960, explique Feil. Il perce à Paris, qui est plus permissive et moins prude que le Londres d'alors. "Il montre un monde où les femmes sont en contrôle. Elles sont libres, fières de ce qu'elles sont, et elles dominent la photo. Et simultanément, elles sont montrées comme des fantasmes masculins stéréotypiques", ajoute le commissaire d'exposition. La rétrospective est donc à proscrire pour ceux que les images de femmes transformées en objets font souffrir. Pour tous les autres, et particulièrement ceux qui s'intéressent à l'influence du surréalisme sur la photographie, ces rêves éveillés d'un petit garçon mi-sadique mi-léger nous paraissent hautement recommandables. "Ôtez-moi la vie, mais pas mon shopping Saint-Laurent !" croit-on encore l'entendre s'exclamer.

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Apprentissage chez Yva

Âgé de 16 ans, Newton a été apprenti au Studio Yva (nom d'artiste d'Else Neuländer), photographe de mode et portraitiste célèbre, qui pratiqua beaucoup la technique surréaliste de l'exposition multiple. Après avoir été forcée de travailler dans un hôpital juif (comme technicienne radiographie, ironiquement), Else Neuländer fut déportée avec son mari en 1942 et mourut dans les camps.

Du sexe oral dans une Chevrolet à Singapour

On ne va pas vous décrire la scène (trouvable dans l'autobiographie de Newton), mais il nous semble qu'elle éclaire d'un jour singulier beaucoup de ses photos mettant en scène un trio amoureux. On se contentera de dire qu'elle implique du rouge à lèvres.

Un croupion de poulet

Pour un shooting bijoux destiné au Vogue français en 1994, Newton photographie des mains ornées de bijoux Bulgari dépiautant un poulet. Scandalisés par la photo, les représentants de la marque menacent de cesser d'acheter de la publicité dans le magazine.

Un dénouement hollywoodien

Newton est mort d'une crise cardiaque, en 2004, au volant de sa voiture, alors qu'il s'apprêtait à quitter Chateau Marmont. Il a heurté un mur, rentrant, du même coup, dans la légende hollywoodienne qui l'avait tant fasciné.

Article de Valeria Costa-Kostritsky

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Actuellement à la Concorde Art Gallery - Marc Jallard

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Marc Jallard - Peintre

Mon travail est une continuité de portraits imaginaires. Le visage ou portrait est le centre du tableau, tout ce qui tourne autour n’existe que pour tenter de faire diversion sans jamais y parvenir.

Au contraire, les vêtements les motifs, les animaux, le fond du tableau, toute cette enluminure reste secondaire. L’unique importance c’est le visage qui est le grand sujet du tableau.

Si le temps me le permettait, je pense que je ferais aussi des paysages comme là fait le peintre Balthus, car j’aime tous les grands thèmes de la peinture. Je parle de Balthus mais je pourrais parler de pleins d’autres artistes qui me sont tout aussi chers.

L’une des caractéristiques de Balthus, c’est d’avoir toujours peint sous l’influence de maîtres tels que Piero Della Francesca ou bien Poussin et ceci en pleine époque surréaliste où l’on finissait d’abattre l’art bourgeois, figuratif et pompier. Alors qu’à New York en 1947 Jackson Pollock inventait le dripping, Balthus lui peignait encore et toujours des nus. C’est ainsi que cette peinture là peut survivre, en étant une création personnelle et intemporelle qui doit avoir la faculté d’être surprenante et de qualité tout en ne s’attachant à aucune mode.

La qualité c’est l’émotion magnifique ou monstrueuse qui résulte d’un travail. Une autre caractéristique de Balthus c’est d’avoir eu un très grand imaginaire qu’il n’a pas maîtrisé et c’est ça aussi la force de la peinture, c’est la capacité de transmettre quelque chose de non maîtrisé par le peintre. La peinture se construit avec l’aide de celui qui sait la regarder, si celui qui sait la regarder n’y voit rien, alors la peinture est à jeter.

C’est aussi un artisanat la peinture, je suis artisan quand je peins, j’ai besoin de choses techniques, fabriquées minutieusement avec attention et délicatesse. J’ai besoin du savoir-faire manuel de l’artisan qui a d’abord passé toute sa jeunesse à apprendre son métier. J’ai la chance extraordinaire d’avoir du métier dans les mains, je suis obligé de m’en servir, de le peaufiner au fil du temps. J’ai choisi ce vieux mode d’expression qu’est la peinture, car c’est dans la logique de mon parcours.

http://www.concorde-art-gallery.com/

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dimanche 12 juin 2016

Le Voyage à Nantes...

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samedi 11 juin 2016

Actuellement à la Concorde Art Gallery - Philippe Jacquot - Peintre

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Philippe Jacquot - Peintre

Né le 23 avril 1966 dans la Marne en France. Après un passage par la décoration, c’est en 1990 qu’il décide de se consacrer uniquement à la peinture. Son expérience passée lui permet de maîtriser la peinture sur verre, sur tôle, ainsi que sur matériaux collés, lui procurant ainsi la possibilité de sortir du support classique de la toile et du papier.

Parmi les différents thèmes qu’il a traités, les personnages et particulièrement les femmes demeurent son sujet de prédilection. Dans chaque toile, il recherche esthétisme, légèreté, douceur et subtilité par le biais de la courbe et du travail de la lumière. Sa maitrise technique de la peinture, lui permet de passer avec aisance d’un style réaliste composé de glacis successifs, à un autre plus abstrait créé par des coups de pinceau énergiques de couleurs vives. Ce mélange peut apparaitre sur la même toile.

Sa recherche permanente de nouveaux sujets, d’atmosphères et de techniques originales, l’entraîne à créer des séries de peintures qui peuvent n’avoir aucun lien entre elles. Il peint librement suivant son humeur et son inspiration en se moquant des conventions. Il ne veut pas s’enfermer dans un soit disant «style», l’ouverture amène à l’évolution. Certaines de ses toiles se trouvent dans des collections privées en France et à l’étranger. On peut les voir depuis une vingtaine d’années dans des expositions personnelles et collectives, dans des salons régionaux, nationaux et internationaux tels que le Salon des Indépendants et le Salon des Artistes Français à Paris,le salon d’Automne de Lunéville,le salon international du Puy en Velay,le salon Artoulouse à Toulouse, le Ve Salon privé de Dormans, le salon ADAC de Châtillon, le salon «Passerelle» maison des arts de Châtillon, le Grand Marché d'art Contemporain de la Bastille à Paris. Il expose à la galerie Cafmeyer à Knokke le Zoute en Belgique, à la galerie Ces- arts à Paris, à la galerie Mulot à St-Gilles Croix-De-Vie et à la finaosta galleria à Aoste (Italie). Différentes distinctions dont le prix du public et d’encouragement du jury au salon d’automne de Dormans 2005, premier prix au salon d’automne de Dormans 2006, grand prix du jury au salon international du Puy en Velay 2007 et invité d’honneur 2008,troisième prix à Artoulouse 2013 Cotation Artprice.

« Je peins pour vous montrer ce que j’ai vu de beau »

http://www.concorde-art-gallery.com/expositions.html

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mercredi 8 juin 2016

NOBUYOSHI ARAKI

NOBUYOSHI ARAKI

Jusqu’au lundi 05 septembre 2016

Tous les jours et fêtes sauf mardi de 10h à 18h.

Musée des Arts asiatiques Guimet 

6 place d'Iéna 
75016 Paris 

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lundi 6 juin 2016

Jacques Chirac - Musée du Quai Branly

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samedi 4 juin 2016

Nobuyoshi ARAKI au Musée Guimet

Nobuyoshi ARAKI

Jusqu’au lundi 05 septembre 2016

Tous les jours et fêtes sauf mardi de 10h à 18h. Ouverture exceptionnelle le 14 mai de 10h à 16h45. Fermé le 1er mai.

Musée des Arts asiatiques Guimet 

6 place d'Iéna
75016 Paris 

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Jacques Chirac et son sosie exposés au Musée du Quai Branly

Le hasard avait si bien fait les choses qu’il aurait été dommage de se priver du clin d’œil. Un sosie de Jacques Chirac hantera l’exposition qui lui sera dédiée au Musée du Quai Branly à partir du 21 juin : il s’agit d’un masque traditionnel du théâtre japonais dont la ressemblance avec l’ancien chef de l’Etat est saisissante. Un comble pour ce fanatique de la culture japonaise.

L’intégration du masque dans l’accrochage s’est imposé à Jean-Jacques Aillagon, le commissaire de l’exposition, lors de sa préparation, il y a un peu plus d’un an. La photo de l’objet, prise par un visiteur du musée Georges-Labit, à Toulouse, et postée sur les réseaux sociaux, connaissait alors « une immense fortune sur Internet », résume celui qui fut le monsieur culture de Jacques Chirac tout au long de sa carrière (de la Mairie de Paris, où il dirigeait les affaires culturelles au poste de ministre de la culture sous sa présidence).

Un démon de farce

En mars 2015, en effet, les yeux se braquaient sur l’étonnant masque toulousain, et le conservateur du musée fut très sollicité par les médias pour expliquer l’origine de l’insolite objet. Il s’agissait d’un masque de théâtre en bois de l’époque d’Edo datant de la fin du XVIIIe siècle et rapporté à la fin du XIXe siècle à Toulouse par l’ethnologue Georges Labit.

S’il est alors présenté par le musée comme le masque représentant le démon Obeshimi, l’objet apparaît aujourd’hui dans le catalogue de l’exposition parisienne sous le nom de Buaku, sorte de caricature populaire d’Obeshimi : un démon comique fou et grimaçant. Les deux personnages font partie des plus de 130 types de masques du théâtre traditionnel japonais. Un répertoire utilisé indifféremment dans le théâtre nô (drame lyrique), kabuki (drame épique) et kyogen (farce). Le masque toulousain, référencé comme un masque kyogen, pouvait ainsi apparaître lors des intermèdes dans le théâtre nô.

Jean-Jacques Aillagon s’amuse de cette « rencontre providentielle entre la caricature de Jacques Chirac aux Guignols de l’info – qui l’avait d’ailleurs rendu sympathique pendant la campagne présidentielle de 1995 –, et ce caractère du buaken ». Il a en réalité choisi de mettre deux autres exemplaires du personnage dans l’exposition (l’un issu d’une collection privée, l’autre prêté par Musée des Confluences à Lyon), « pour montrer que ce n’est pas une exception », même si la ressemblance du modèle toulousain est particulièrement « frappante ».

« Nippolâtrie »

Ayant habité à Toulouse, Jean-Jacques Aillagon connaissait ce masque avant sa soudaine notoriété. Il « amusait beaucoup Jacques Chirac », confie-t-il. Le musée toulousain en a depuis presque fait une mascotte, et a d’ailleurs annoncé sur Twitter le départ pour Paris de sa curiosité :

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Save the date - Exposition Ralph Gibson

Mille mercis Jacques pour votre soutien à cette nouvelle galerie
Beau week-end
Nathalie
À l'occasion de l'ouverture de la galerie Thierry Bigaignon
Ralph Gibson présentera une série inédite : Vertical Horizon
Vernissage jeudi 9 juin à partir de 18h en présence de l'artiste
Vertical Horizon 10 juin-27 août
Galerie Thierry Bigaignon
Hôtel de Retz, 9 rue Charlot, Paris III

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vendredi 3 juin 2016

Bruce Labruce (à découvrir...)

Posté par jourstranquilles à 15:54 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]