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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 14 mai 2017

Des photos dans le rétro

Par Jean-Michel Normand

Sous l’œil des grands photographes, l’automobile devient objet de désir et d’histoires. A découvrir à la Fondation Cartier jusqu’au 24 septembre.

Autophoto n’est pas une exposition sur l’automobile. C’est une exposition sur l’automobile vue à travers le prisme de la photographie, et l’on en sort avec une sorte de vertige légèrement euphorique.

La voiture a profondément marqué le XXe siècle et cette manifestation, organisée jusqu’au 24 septembre à Paris à la Fondation Cartier pour l’art contemporain, en livre une vision foisonnante.

Dès les années 1900, le premier défi lancé aux photographes est technique : capturer le mouvement de cet engin qui file à des allures parfaitement inusitées. Saisie en 1912 lors du Grand Prix de Dieppe, la photo d’une Delage fonçant vers la ligne d’arrivée est coupée en deux et sa roue arrière déformée par la vitesse. Son auteur, Jacques Henri Lartigue, la considérera comme ratée avant qu’elle ne devienne un classique de la photographie automobile.

Elle prend la pose

En s’installant dans l’imaginaire collectif, la voiture s’impose comme un objet essentiel de statut social. Elle prend la pose, tout comme ses heureux propriétaires, qui n’ont peut-être pas tout à fait conscience qu’ils mettent en valeur l’objet de leur désir plutôt que le contraire.

Une série de clichés réalisés en studio dans les années 1950 montre des Chinois posant dans des voitures de carton-pâte, seul moyen de caresser le rêve d’accéder à l’automobile. Ironie du sort, aujourd’hui, la Chine immatricule plus de 25 millions de véhicules chaque année et est devenue le premier marché mondial.

L’exposition entraîne le visiteur vers des rivages plus décalés, comme cette photo de mariage fournie par les services de police car déclenchée à dessein par le photographe Jeff Guess et sa femme, flashés le jour de leur mariage pied au plancher devant un radar. Ou ces conducteurs tuant l’ennui au feu rouge, ces gros plans sur des voitures réparées à la va-vite ou la poésie un peu malsaine des clichés d’accidents de la route accumulés par un gendarme suisse tout au long de sa carrière, de tôles froissées en très gros plan.

Une petite sociologie personnelle

Lee Friedlander, inlassable portraitiste de l’Amérique, se sert lui de la voiture pour traduire le paysage contemporain façon kaléidoscope : il photographie depuis l’intérieur de l’habitacle d’une automobile, avec la double vision simultanée qu’offrent le pare-brise et le rétroviseur.

Andrew Bush, de son côté, a installé son appareil sur la vitre de sa voiture afin d’alimenter sa petite sociologie personnelle, s’interrogeant sur ce qu’un véhicule dit de celui ou de celle qui la conduit. Pour lui, « on impose au conducteur et aux passagers des histoires nées de notre propre vécu et de notre besoin de donner un sens au monde ».

Alejandro Cartagena a choisi un autre angle de vue. Il s’est posté sur une passerelle qui enjambe une route à grande circulation, au Mexique, pour photographier à la verticale le chargement – des hommes entassés dans la benne, au milieu de marchandises – des pick-up de passage.

Les dictatures, aussi, ont leur culture automobile. Fernando Gutiérrez aligne les photographies nocturnes et un brin lugubres de Ford Falcon abandonnées à travers l’Argentine. Une façon de rappeler que c’était ce modèle qu’utilisaient les forces de sécurité et les groupes paramilitaires dans les années 1976-1983. Une voiture qui reste comme l’un des symboles de la dictature militaire.

D’autres images, issues de reconstitutions organisées par la police est-allemande, racontent l’arrestation de dissidents ayant tenté de fuir la RDA cachés à l’arrière d’une voiture. Des photos essentiellement prises pour l’exemple et diffusées à des fins de dissuasion.

Autophoto, de 1900 à nos jours, rassemble plus de 500 œuvres de 100 photographes. L’exposition se tient à la Fondation Cartier pour l’art contemporain (261, boulevard Raspail, Paris 14e) jusqu’au 24 septembre. Entrée : 10,50 €. Tarif réduit : 7 €. « Autophoto », éd. Xavier Barral/Fondation Cartier, sous la direction de Xavier Barral et Philippe Séclier, 464 pages, 600 photographies. 49 €.

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samedi 13 mai 2017

Actuellement à la M.E.P.

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Mais non, il n’y a pas de races !

Discrimination Le musée de l’Homme accueille « Nous et les autres », une exposition qui dissèque les mécanismes du racisme pour mieux le dénoncer. Instructif.

Par  Christophe Levent

Pourquoi parle-t-on de racisme alors qu’on naît tous libres et égaux ? » « Vient-on bien d’Afrique ? » « La discrimination positive est-elle une solution ? »… Sur un grand mur noir, les questions s’empilent. A celles-là et quelques autres, l’exposition « Nous et les autres » du musée de l’Homme (Paris XVI e) tente d’apporter des réponses pour éclairer un sujet sensible : le racisme.

Rouvert en octobre 2015 après six ans de travaux, le musée de l’Homme se place, ainsi, pour cette première grande exposition temporaire, au cœur de sa mission : présenter le genre humain dans sa diversité anthropologique, historique et culturelle. Avec les moyens d’aujourd’hui : interactivité, immersion, scénographie spectaculaire.

De préjugés au racisme institutionnalisé

Dès l’entrée, une grande projection audiovisuelle à 360° met en scène une vingtaine de personnages, dans la rue ou dans le métro, à la station « Cliché ». Ils sont tous différents : noir, blanc, jaune, marron… « Il s’agit de mettre en lumière les trois étapes qui conduisent au racisme. La catégorisation, la hiérarchisation et l’essentialisation. Voir comment on passe de la première, assez normale pour nous permettre d’ordonner le monde, aux préjugés puis comment les stéréotypes s’ancrent dans le temps, commente Carole Reynaud-Paligot, historienne et co-commissaire de l’exposition. Exemple : les Noirs sont de bons danseurs… »

La démonstration continue dans la salle suivante, une salle d’attente d’aéroport, équipée d’écrans. Un petit jeu permet de se tester : cet homme blanc en costume, vous le pensez cadre supérieur ? Il est comédien… Et en plus, il danse bien : il apprend les claquettes ! De quoi mieux comprendre le phénomène des préjugés.

La seconde partie, historique, s’attache à montrer comment ces préjugés, sous des pressions politiques, économiques, nationalistes et colonialistes, ont été érigés en racisme institutionnalisé. La science, avec l’invention des « races », viendra au secours des esclavagistes à partir du XVII e siècle. Les murs s’ornent ici des livres qui illustrent ces recherches, comme « Sur le cerveau du nègre comparé avec celui de l’Européen et de l’orang-outang » (1837), mais aussi, en affiche, des stéréotypes véhiculés par l’imagerie coloniale. Trois films montrent les horreurs perpétrées sur ces fondements : la ségrégation raciale aux Etats-Unis après l’abolition de l’esclavage, le génocide conduit par l’Allemagne nazie et les massacres au Rwanda, commis par les Hutus contre les Tutsis… Glaçant.

En fin de parcours, place à la génétique. Trois écrans permettent de faire le point sur les connaissances actuelles. Alors oui, nous venons tous d’Afrique et nous sommes donc tous noirs au départ ! « Les migrations, le climat et l’alimentation permettent seuls d’expliquer les différences actuelles », argumente Evelyne Heyer, spécialiste d’anthropologie génétique et autre commissaire de l’exposition.

Non, les « races » n’existent pas. « La similitude entre deux humains est de 99,9 %. Il y a six fois plus de différences entre deux races de chiens qu’entre deux hommes, commente la chercheuse. Et bien sûr, il n’y a rien dans l’ADN d’un humain qui puisse définir son caractère ou ses capacités morales. »

« Nous et les autres. Des préjugés au racisme », au musée de l’Homme, Palais de Chaillot (Paris XVI e) jusqu’au 8 janvier 2018. Tlj sauf le mardi, de 10 heures à 18 heures. Billet couplé avec la Galerie de l’Homme : 12 € et 10 €. Gratuit jusqu’à 18 ans.

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Gérard Rancinan à Venise

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vendredi 12 mai 2017

Gérard Rancinan est (aussi) à Venise

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Au MAC VAL

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Exposition. « La Bretagne traite mal ses roux »

Quand un roux photographie des roux... Pascal Sacleux expose actuellement ses clichés à l'aéroport de Rennes.

Article de Philippe Créhange

Agent d'escale à l'aéroport de Rennes, Pascal Sacleux est aussi photographe. Il expose en ce moment ses clichés. Thème : les roux.

C'est une exposition originale que propose actuellement l'aéroport de Rennes. Au moment de l'enregistrement de leurs bagages, les voyageurs peuvent observer une trentaine de photographies grand format, accrochées aux murs et représentant... des rousses et des roux, âgés de 6 mois à 70 ans

« Il y a des gens qui sont très malheureux »

On doit cette série de clichés d'anonymes, pris à l'aéroport, à Pascal Sacleux. « J'ai voulu photographier mes semblables », confie ce roux, qui a fait des minorités une de ses spécialités. Avec un objectif bien précis en tête : « Je veux que les gens s'habituent à regarder les roux en face et que les roux s'habituent aussi à s'aimer car on ne leur fait pas une bonne publicité dans la société ».

Victimes de quolibets quand ils sont enfants, sans compter les réputations sans fondements sur leur mauvaise odeur supposée ou leur sexualité débridée quand ils sont plus grands, les roux n'ont pas toujours la vie facile. Y compris en Bretagne, où on en compte pourtant beaucoup. « La Bretagne traite mal ses roux. C'est historique. C'est tellement ancré dans les croyances que c'est toujours le cas aujourd'hui en 2017. Il y a des gens qui sont très malheureux en Bretagne parce qu'ils sont roux », affirme Pascal Sacleux.

Un livre et un festival ?

En tant que roux, le photographe a lui-même été choqué, lorsqu'à 17  ans, un garçon s'est approché de lui et l'a humilié en public. « Il m'a dit devant tout le monde que " les roux, c'est comme les noirs, ça sent le chien mouillé quand il pleut " ». Une insulte et une bêtise qui l'ont sans doute inconsciemment poussé à afficher des roux sur les murs bien des années plus tard.

L'exposition se tient à l'aéroport de Rennes jusqu'au 15 juin. Et après ? « J'espère qu'elle va bouger », confie le photographe qui lance, par ailleurs, un appel à tous les roux et rousses de Bretagne qui seraient d'accord pour se faire prendre en photo. Car après l'exposition, il pense déjà à un livre. Et pourquoi pas, demain, un festival des roux. « Ça existe déjà en Écosse. Mais j'aimerais que cela soit un festival ouvert, pas uniquement réservé aux roux. Il ne faudrait pas non plus que ça fasse ghetto », insiste Pascal Sacleux.

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https://www.facebook.com/PascalSacleuxPhotographe/?fref=ts

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jeudi 11 mai 2017

Actuellement au MAC VAL

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mardi 9 mai 2017

Exposition à la Concorde Art Gallery

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http://www.concorde-art-gallery.com/expositions.html

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National Geographic, 125 ans de légende dans une exposition

Le magazine National Geographic célèbre ses 125 ans d’expéditions à travers le monde dans une exposition installée dans la galerie de minéralogie du Muséum national d’Histoire naturelle, à Paris, un lieu habituellement fermé au public. La sélection met en avant les clichés les plus emblématiques du mensuel : des expéditions phares aux parcours d’explorateurs comme Dian Fossey, le commandant Cousteau, etc. aux portraits iconiques comme celui du colonel Massoud signé Reza ou encore la jeune afghane par Steve McCurry.

L’histoire du National Geographic débute en 1888 lorsqu’un petit groupe d’aventuriers, de scientifiques et d’explorateurs se lance à la découverte du monde, de ses merveilles et de ses mystères. Ils marcheront dans des jungles inaccessibles, atteindront les pôles, plongeront dans des abysses, conquerront l’Himalaya, découvriront les secrets du monde animal, regarderont vers les étoiles. Très vite, ils racontent et photographient ce qu’ils voient dans un modeste bulletin qui deviendra le National Geographic. Après plus de 125 ans d’existence, le magazine est diffusé dans 75 pays, en 33 langues dans 36 éditions différentes.

Transmettre la connaissance de la planète par le biais de la photo, telle est depuis toujours la volonté du National Geographic. Cette mission a permis au magazine de s’imposer comme une référence en matière de photographie, allant même jusqu‘à faire évoluer la pratique, notamment concernant les animaux et le monde sous-marin.

La scénographie de l’exposition a été pensée comme un voyage immersif où le visiteur peut s’imprégner de chaque photo et vidéo grâce à des procédés innovants et interactifs. Le public peut ainsi déambuler dans six espaces spécifiques et thématiques : l’exploration géographique, la recherche des mondes disparus, découvrir deux expéditions phares (la Croisière Jaune et l’expédition Megatransect), les photographes emblématiques du National Geographic, le monde animal et le parcours de deux femmes (Jane Goodall et Dian Fossey), les portraits iconiques (le colonel Massoud par Reza ou la jeune afghane par Steve McCurry). Des extraits de films et des vidéos viennent ponctuer le parcours de l’exposition, comme le film réalisé par Leonardo di Caprio ou encore celui du photographe Joel Sartore à propos de son travail sur les animaux en voie de disparition.

La légende du National Geographic

Jusqu'au 18 septembre

Galerie de minéralogie, Jardin des plantes

36 rue Geoffroy-Saint-Hilaire

75005 Paris

France

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