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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 13 décembre 2017

Sophie Calle : « Ma maison est bourrée d’animaux empaillés »

Entre un ours empaillé et un cabinet d'armes précieuses, Sophie Calle s'est glissée dans les espaces baroques du Musée de la chasse et de la nature, à Paris, où elle invite la sculptrice Serena Carone. Chasseuse dans l'âme, toujours à l'affût de nouveaux destins, la plasticienne s'y trouve comme chez elle. - Photo : Laura Stevens (@misslaurastevens) - Lire notre entretien : http://bit.ly/2C66GVu - #SophieCalle #Art #Culture @musee_chasse_nature



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Par Emmanuelle Lequeux - Le Monde

La plasticienne expose au Musée de la chasse et de la nature, où elle invite la sculptrice Serena Carone.

Entre un ours empaillé et un cabinet d’armes précieuses, Sophie Calle s’est glissée dans les espaces baroques du Musée de la chasse et de la nature, à Paris. Chasseuse dans l’âme, toujours à l’affût de nouveaux destins, la plasticienne s’y trouve comme chez elle.

Elle explique ses affinités avec la singulière institution du Marais, qui développe depuis des années un beau programme d’art contemporain, et son choix d’inviter son amie artiste Serena Carone pour l’accompagner dans l’aventure.

Après le sommet de la tour Eiffel, le cimetière de Brooklyn, le luxueux hôtel La Mirande d’Avignon, vous voilà au Musée de la chasse !

Je n’y suis pas dépaysée, car ma maison est bourrée d’animaux empaillés. Chaque personne de mon entourage a son équivalent animal chez moi. Ma mère, c’est une girafe, mon père, un tigre. Chaque fois que quelqu’un entre dans ma vie, je cherche son correspondant : un castor masqué, un bélier, des bébés huskies. J’ai un couple d’amis que je représente par deux flamants roses couverts de bijoux. Mon amie Florence Aubenas, ce sont tous les renards de la maison. Serena ? Un petit singe paresseux, dans son lit.

Tous ces animaux, ça fait peur aux gens, a priori, mais quand ils sont chez moi, ils trouvent ça très joyeux. C’est la même chose pour ce musée, qui n’a finalement rien de morbide. La seule note morbide, c’est moi qui l’apporte : j’ai pendu un chat à un fauteuil.

Rien de morbide, mais le deuil de votre chat Souris fait, lui aussi, l’objet d’une œuvre.

C’est vrai. D’ailleurs, grâce au récit que j’ai fait au Monde de la mort de Souris, j’ai été désignée comme la pire artiste depuis mille ans par Alain Soral sur son site Egalité et réconciliation. Ils ont même fait une parodie de moi, chevauchant mon chat. Un véri­table honneur ! Vous imaginez, mille ans !

Rien de morbide, mais le ­parcours s’ouvre sur le regard de Bob Calle, votre père, grand collectionneur d’art, disparu récemment. Exposer, est-ce une façon de faire son deuil ?

Quand le musée m’a invitée, c’était une période où je n’avais plus beaucoup d’idées, car mon père venait de mourir. L’espace, plutôt grand, me faisait aussi un peu peur. J’ai donc proposé à mon amie Serena Carone de m’accompagner dans l’exposition.

Son vocabulaire est très animalier, c’était une évidence, et on a croisé nos univers. En plus c’était très gai, ça m’a portée. Mais c’est effectivement ma première exposition depuis la mort de mon père. La dernière qu’il ait vue, c’est celle que j’ai faite au Bal, et il avait beaucoup aimé. A ma grande surprise.

Pourquoi surprise ?

Moi-même, je n’étais pas sûre de cette exposition. Je marchais sur des œufs, ce qui m’arrive rarement. Je trouvais que j’avais manqué de suite dans les idées. Je me suis installée une nuit dans une cabine du péage de Saint-Arnoult, en demandant aux gens qui passaient : « Où voulez-vous m’emmener ? »

J’avais prétendu aller là où les gens me diraient d’aller, mais je n’étais pas du tout partie de chez moi avec un ­pyjama et une brosse à dents. Plutôt comme quelqu’un qui sait qu’il rentrera chez lui le soir venu. J’avais la flemme. Pas envie de me retrouver au fin fond de je ne sais où. J’ai donc réalisé ce projet en ­sachant que je n’irai pas au bout du jeu. Je n’étais plus prête à l’aventure comme je l’étais à 20 ans. Et pourtant mon père a adoré !

Peut-être a-t-il senti qu’enfin vous preniez moins de risques, et qu’il pouvait partir tranquille ?

Je ne crois pas, il ne calculait pas comme ça. Il voulait que je prenne des risques, que ce soit radical. Dès que c’était trop joli, ou dans un cadre décoratif, ça l’énervait. Il disait : « Souviens-toi, Sophie, accroche avec des punaises ! »

Pour les cartels du Musée de la chasse, j’ai déniché dans une boutique d’Arles une série de cadres très moches, avec des petits chiens sculptés. Le directeur du musée, Claude d’Anthenaise, les adore. Mais je ne suis pas sûre que mon père aurait apprécié !

Quand il n’aimait pas l’une de vos œuvres, vous le disait-il franchement ?

Et même violemment ! D’ail­leurs il ne me disait jamais qu’il aimait. Il était très dur. Quand il avait tout aimé, il trouvait toujours un moyen de contourner, une poussière. Par exemple, il disait : « Je n’aime pas le cadre de la deuxième photo, là… » Et je lui répondais : « Oui, mais les 400 autres, qu’en penses-tu ? »

Serena Carone a notamment sculpté ici votre tombeau. Vous y apparaissez couverte de fleurs, en majesté. Quelle impression cela fait-il de se voir en figure mortuaire ?

Vous savez, je commence à m’acheter des trous un peu partout, au cas où. J’ai toujours voulu être enterrée au cimetière du Montparnasse, que je traversais tous les jours pour aller à l’école. Beaucoup de mes amis y sont, mon père, ma mère. Tous les ans, on allait boire du champagne avec mon père sur sa future tombe. Mais la loi a changé, et l’on ne peut plus investir à l’avance dans un tombeau.

Donc moi, je sens que n’aurai pas le droit d’être enterrée là. Alors je multiplie les tombeaux. Et sur mes stèles, j’écrirai peut-être : « Est-elle vraiment là ? » Je ne veux pas seulement un trou, je veux l’investir à l’avance. Ecrire une histoire, enquêter sur mes voisins… C’est comme ça que j’ai acheté un caveau au cimetière de Bolinas, en Californie, où j’ai fait mes pre­mières photos de tombe, où j’ai commencé ma carrière d’artiste. Quand j’ai demandé au directeur comment je serais rapatriée, il m’a répondu : « Si c’est des cendres, par Fedex. Si c’est le corps entier, par UPS. »

J’ai fait aussi un projet au cimetière de Brooklyn, où je propose aux gens de venir dé­poser des secrets, et ils m’ont donné la tombe ! En fait, je souffre du syndrome du FOMO (Fear of ­Missing out), cette crainte de rater quelque chose qui me pousse à sortir tout le temps, à tout voir. Même pour ma tombe, j’ai peur que ça soit mieux ailleurs !

« Beau doublé, Monsieur le marquis ! », de Sophie Calle et son invitée Serena Carone. Musée de la chasse et de la nature, 62, rue des Archives, Paris 3e. Tél. : 01-53-01-92-40. Du mardi au dimanche, de 11 heures à 18 heures, 21 h 30, les mercredis. De 6 € à 8 €. Jusqu’au 11 février. Chassenature.org

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"Super Putin"

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Moscou (Russie). 6 décembre. Exposition "SuperPutin" à l'Ultra Modern Art Museum (UMAM) de Moscou. Vladimir Poutine est candidat à sa propre succession. L'élection présidentielle aura lieu en mars 2018. #superputin #vladimirpoutine #poutine #unam #moscou #russie

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Galerie Sakura - L'art dans la peau

L'art dans la peau

Jusqu’au dimanche 28 janvier 2018

LIEU : Galerie Sakura (Paris 75004)

HORAIRE : De 12 à 20h

PRIX : GRATUIT

Tout comme l’art, le tatouage a maintenant ses propres courants, ses propres styles, de l’abstrait au portrait, du figuratif à l’hyperréalisme, en passant par le primitif et le moderne. Alors si vous rêvez d’un nouveau tatouage, venez trouver l’inspiration à la galerie Sakura !

 

Liste des artistes exposés :

Phil Barclay | Billy Butcher | Mason Denaro | Toby Dixon | Victo de Mello | Travis Durden | Andreou Errikos | Nicolas Guichard | Greg «Leon» Guillemin | Michael Hall | Alex Konahin | Kimbei Kusakabe | Julia Kuzmenko | Wayne Maguire | Ramon Maiden | Phillip Marsden | Jonathan May | Marc Ninghetto | Joana Pereira | David Prior | Raul Raichtaler | Nina Red | RedApe | Ng Rhonson | Jack Romo | Christian Saint | Amit Shimoni | Juliette Teal | Austin Tott | David Van Der Veen | Eduardo Vieira | Dito Von Tease

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mardi 12 décembre 2017

Exposition Rancinan cet été à La Baule

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GOPR0781Photos prises avec une Gopro - J. Snap

 

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Etienne Daho

Etienne Daho nous coince dans sa bulle à la Philharmonie où il déroule sa grande fresque pop made in France, subjective mais érudite. Idole transgénérationnelle, il est tout comme nous un grand fan de ses pairs. C'est d'ailleurs en organisant un concert des Stinky Toys dans sa ville rennaise qu'il a rencontré Elli et Jacno, lesquels l'encouragèrent à donner de la voix au début des années 1980. Il était donc le conteur idéal pour raconter la pop hexagonale sans avoir le complexe d'écarter de sa sélection la variété ou l'underground.

Exposer la musique est un casse-tête de scénographe qui ne donne pas toujours de belles réussites en galerie. Ici, plutôt que de mettre sous vitre les chaussettes sales de Christophe ou le fil dentaire de Camille, l'exposition ‘Daho l'aime pop’ prend le parti de tout miser sur la voix d'Etienne Daho ruisselant dans nos écoutilles. Ne prétextez donc pas vouloir préserver votre brushing, votre banane ou votre crête et cédez à l'appel de l'audioguide ! Le phrasé de Daho est gravé dans notre mémoire collective et son récit est particulièrement bien écrit. Il navigue savamment de la vague existentialiste à Michel Berger, du punk de La Souris Déglinguée aux Tokow Boys, en passant par Véronique Sanson, Boris Vian et Mirwais. La scène rennaise, qu'il connaît bien, a droit à un portait bien peigné.

 La scène nouvelle n'est pas en reste : Daho fond pour Jacques, L'Impératrice et Christophe Chassol, parmi plein d'autres. Le tracé chronologique de cette pop, mot pétaradant qui englobe tout ce qu'on veut bien lui offrir, s'affiche visuellement par un très simple système de photographies sur support cartonné. Feu-Johnny se retrouve sur un format identique au groupe Marie et les Garçons qui eut une existence éclair. Pour satisfaire les mirettes, rendez-vous dans l'espace Daho Lab où l’on découvre le travail en noir et blanc d'Etienne Daho photographe. Il fait défiler sous son objectif ses chouchous plus ou moins connus, de La Femme à Calypso Valois dont il est le parrain. Enfin, un espace jukebox invite à s'attarder pour écouter ces titres qui vous étaient encore inconnus, comme les punks de Lucrate Milk ou Dashiell Hedayat.

PAR CHARLINE LECARPENTIER

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dimanche 10 décembre 2017

Etienne Daho

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vendredi 8 décembre 2017

Gérard Musy, l’œil fertile

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Gérard Musy commence à photographier dès la fin des années 1970. Entre New York, Londres et Paris, il plonge dans l’effervescence des lieux nocturnes. Dans les backstages des défilés, les fêtes et les boites de nuit qui illuminent les années 1980 ou le mystère du milieu S/M, Gérard Musy transfigure le désir, la beauté et le fantasme en photographies éclatantes et vibrantes. Avec enthousiasme, le photographe cherche à la fois à faire corps avec le sujet et à s’effacer lui-même dans une volonté d’empathie totale. Mêlant les séries au fil des années, de la mode au fétichisme, des voyages aux arbres, le photographe construit un travail multiple, dans une fluidité et une énergie vitale qui inspire chacune de ses images.

Avec cette exposition à la galerie Esther Woerdehoff à Paris, le photographe d’origine suisse, aujourd’hui installé dans la capitale française, nous propose un voyage à travers quarante ans de tirages, dans un jeu de reflets et d’échos. On passe d’une photographie à l’autre par des liens visuels et ces répétitions d’éléments formels donnent le sens de la continuité, une séquence ininterrompue. C’est un monde d’apparences, de femmes en tenues d’apparat, une exhibition, dans un jeu de rythmes figuratifs, dans un équilibre précaire entre ordre et désordre.

Pour cette exposition, Gérard Musy a exploré ses archives, à la recherche de tirages vintage, la plupart inédits, et de grands formats spectaculaires qui leurs répondent sur les murs de la galerie. Choc des couleurs, lignes graphiques, ombres et lumières, les photographies dialoguent de séries en séries. Beyond, Lustre, Lamées, Leaves, Lontano/ Lejano, Back to Backstage, une composition d’images se dévoile, instantanés aléatoires de la réalité, jaillissements de lumière sensuelle, une euphorie photographique !

Gérard Musy, L’œil fertile

November 29 to December 23, 2017

Galerie Esther Woerdehoff

36 rue Falguière

75015 Paris

France

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www.ewgalerie.com

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jeudi 7 décembre 2017

Eiji Ohashi et les lumières du bord des routes

Une nuit de tempête, rentrant chez lui dans la neige et le blizzard, Eiji Ohashi ne put se diriger que grâce à la lumière des distributeurs automatiques de boissons qui ponctuaient sa route. Il se dit qu’elles brillaient pour lui. Depuis ce jour, il se mit à voyager dans tout le Japon, recherchant les distributeurs dans les lieux les plus improbables. Il se rendit compte que bien plus que de simples machines, ils étaient symboliques de la société japonaise.

Le Japon est probablement aussi le pays où l’on trouve le plus de distributeurs automatiques. Il y en a à tous les coins de rue, dans le moindre village, et parfois au milieu de nul part. Les distributeurs automatiques contribuent très nettement à l’effort constant des japonais de rendre la vie plus pratique, plus facile. Cependant, ces machines, tout comme les hommes, doivent être rentables. Le photographe en t la découverte en retournant dans un coin perdu qu’il avait photographié quelques mois auparavant. Une des deux machines qu’il avait vue lors de son premier passage avait disparu.

Les photographies de Ohashi remettent en cause les valeurs de la société japonaise. Le photographe explique : « La mentalité sérieuse et très méthodique des japonais a été un facteur clef dans la prolifération des distributeurs automatiques, mais ces mêmes qualités contribuent dans le même temps à rendre la société japonaise oppressante et suffocante. Cette recherche se poursuit en permanence, mais nous n’avons pas besoin de ce degré de facilité pour vivre. Plutôt, nous devrions rechercher quel est le fondement du bonheur, maintenant que nous avons atteint un tel degré de confort. »

Pour Eiji Ohashi, les distributeurs automatiques sont très ambigus. Alors qu’ils mettent en exergue les défauts de notre société, il dit : « Un des messages que je voudrais transmettre dans mon travail, est mon rêve d’un monde où chacun pourrait briller ». Finalement un peu comme les machines qu’il photographie avec tant de passion.

Eiji Ohashi, Roadside Lights

8 décembre 2017 au 13 janvier 2018

Galerie &co119

119 Rue Vieille du Temple

75003 Paris

France

https://8co119.co/

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mardi 5 décembre 2017

Les Nuits Parisiennes

Les Nuits Parisiennes, voici le thème de la grande exposition de l'Hôtel de Ville, du 25 novembre 2017 au 27 janvier 2018. Dans cette exposition, on découvre les différents visages de Paris la nuit, du XVIIIe siècle à nos jours et ce en plus de 300 œuvres -tableaux, photos, films et documents d'archives. Les restaurants, cabarets, théâtres et cinéma n'auront plus de secrets pour vous.

Paris, ville lumière ! Du 25 novembre 2017 au 27 janvier 2018, l'Hôtel de Ville de Paris nous entraine dans les lieux de la nuit parisienne à travers une grande exposition gratuite à retrouver dans les salons d'exposition rue Lobau.

Pour cette exposition, plus de 300 documents ont été rassemblés par les équipes de la mairie : des affiches, des photos, des films d'époque, des tableaux et des chroniques de journaux, tous dévoilant les visages de Paris la Nuit.

Si on connait la passion de Doisneau pour les balades nocturnes dans la capitale, le photographe n'est pas le seul à immortaliser Paris la nuit. Anonymes et professionnels des arts profitent des spots de la ville aux milles lumières pour réaliser des oeuvres surprenantes, ou juste immortaliser une expérience vécue.

Infos pratiques :

Les Nuits Parisiennes, l'exposition gratuite à l'Hôtel de Ville,

Jusqu'au 27 janvier 2018,

Lieu : Hôtel de Ville, 4 rue de Lobau, 75004 Paris

Horaires : 10h-18h30 du lundi au samedi

Gratuit

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lundi 4 décembre 2017

Les nuits parisiennes - actuellement à l'Hôtel de Ville - rue Lobau

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