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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 15 octobre 2017

Francis Giacobetti s'expose chez Artcurial avant une vente aux enchères... - vu hier

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Photos prises avec mon Iphone 7

https://www.artcurial.com/pdf/presse/2017/cp-3339_Francis-Giacobetti.pdf

http://www.artcurial.com/fr/asp/fullCatalogue.asp?salelot=3339++++++14+&refno=10609549

En octobre, Francis Giacobetti s'affiche chez Artcurial. Du 14 au 16, profitez de l'exposition de 33 clichés du maître français de la photo de charme qui seront ensuite vendus aux enchères le 17.

Pour l'automne, Artcurial s'associe avec les éditions Assouline pour accueillir les oeuvres du fameux Francis Giacobetti au travers d'une exposition de 33 de ses clichés du 14 au 16 octobre de 11h à 19h.

Le photographe Francis Giacobetti chez Artcurial

Très connu pour la réalisation de l'affiche du film Emmanuel en 1974, il est aussi le co-fondateur du désormais renommé magazine Lui.

C'est d'ailleurs en grande partie grâce au talent du grand Giacobetti que Lui a rapidement suscité l'intérêt et les débats. Petit à petit, le magazine a pu exhiber les plus grandes personnalités dans des positions lascives ou dans des contextes luxurieux. Mais le photographe n'excelle pas que dans les photos de charme. Il est aussi réputé pour ses portraits composé d'un simple portrait en noir et blanc accompagné d'une capture de l'iris réalisée grâce à un appareil de sa fabrication.

Le photographe Francis Giacobetti chez Artcurial

Articurial organise, à la suite de l'exposition, une vente aux enchères le 17 octobre à partir de 19h. Un livre "Giacobetti" des éditions Assouline, rassemblant 200 images des travaux du photographe, sera également mis en vente au prix de 85€.

Francis Giacobetti chez Artcurial

Exposition du 14 au 16 octobre 2017

de 11h à 19h

Vente aux enchères le 17 octobre 2017

à partir de 19h

Lieu : Artcurial

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samedi 14 octobre 2017

Niki de Saint Phalle est également exposée en extérieur à ARTCURIAL

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Photo : J. Snap. Photo prise avec mon Iphone aujourd'hui

Posté par jourstranquilles à 21:46 - Expositions - Commentaires [0] - Permalien [#]

Les Femmes, femmes, femmes de Niki de Saint Phalle - vu hier

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Niki_de_Saint_Phalle

L’exposition (gratuite) « Belles ! Belles ! Belles ! » est à voir jusqu’au 25 octobre à la galerie Vallois (VIe).

On connaît ses femmes géantes, rondes et colorées qui animent la fontaine Stravinsky à Beaubourg. Mais qui se reconnaîtra dans ce couple marié aux cheveux gris qui tient en laisse une veuve noire comme on promènerait son chien ? La galerie Vallois, à Paris (VIe) présente une quinzaine d’œuvres de Niki de Saint Phalle. Dans ces créations, datant pour la plupart des années 1960-70, l’artiste dénonce l’hypocrisie du milieu bourgeois dans lequel elle a grandi et l’assujettissement de la femme. « Elle n’a pas besoin de mec », scande-t-elle dans une des interviews projetées sur un mur de la galerie qui permettent de mieux comprendre le travail de cette autodidacte passionnée et militante, disparue en 2002.

On retrouve quelques-unes de ses fameuses Nanas, immenses et magnifiques. L’une d’elle est un hommage à Rosa Parks, une autre à Billie Holiday. Saint-Georges terrassant le dragon est ici remplacé par une guerrière. Un très joli voyage à la découverte de cette « aventurière », comme elle se définissait elle-même, qui prônait la « provocation pour amener la communication ».

« Belles ! Belles ! Belles ! Les femmes de Niki de Saint-Phalle », galerie GP. et N. Vallois, 33 et 36, rue de Seine, Paris (VIe). Jusqu’au 25 octobre, du lundi au samedi de 10 h 30 à 19 h 30. Entrée libre. galerie-vallois.com

Photos ci-dessus : J. Snap

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Philippe Mayaux à la Galerie Hervé Loevenbruck - vu hier soir

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PHILIPPE MAYAUX / PIERRE MOLINIER

22.09.2017 – 14.10.2017

Au premier abord, les affinités qui lieraient Pierre Molinier (Agen, 1900 – Bordeaux, 1976) et Philippe Mayaux (Roubaix, 1961) n’apparaissent pas comme une évidence mais plutôt comme un mariage arrangé. En effet, que ferait un photographe célèbre notamment pour ses œuvres érotiques en noir et blanc avec un peintre connu surtout pour ses tableautins pop hauts en couleur ? A priori pas grand-chose. Pourtant, dans une nouvelle phase de son travail, Philippe Mayaux a vraiment désiré cette union et la galerie Loevenbruck lui a donné l’occasion de fêter cette noce macabre à laquelle il nous convie. Macabre parce que nous serons alors les témoins d’un profond changement dans l’image que nous nous faisons de notre corps, de nos désirs et de la liberté de les vivre. Macabre car leurs affinités seront révélatrices d’un méchant divorce entre nous et notre nature. Les œuvres du photographe choisies par le peintre font toutes partie de la même série de photomontages, où le corps est disons refaçonné par l’artiste en recherche de sa forme idéalisée, fantasmée. La variabilité des proportions, la multiplication des membres (Curieuse, 1965 ; Curieuse [variante], vers 1968), l’inversion des faces et des profils (Hanel 2, 1967), la « symétrisation » du devant et du derrière (Je suis content, 1965) sont les manipulations, les collages chirurgicaux qu’opère Molinier dans sa quête d’incarnation de la beauté. Un « redécoupage » nécessaire, un artifice indispensable pour corriger le réel et rendre cette nouvelle nature des choses vraisemblable. Ainsi l’homme peut-il devenir la femme et cette femme peut-elle se métamorphoser en une déesse aux mille bras et aux mille jambes, la véracité de la photographie nous le prouvant, là face à nous (Les Jeux, 1966 ; Méditation vampirique, 1967). De même, l’incarnation de cet amour fou, à la fois destructeur et créatif, s’étale dans une dimension et un espace/temps étirés, c’est- à-dire que Molinier nous montre la même créature dans un laps de temps durant lequel plusieurs expressions et mouvements de son corps se sont superposés dans une image unique de réification (Le Triomphe des tribades ou Sur le pavois, 1969 ?). Ce choix de Mayaux n’est évidemment pas anodin au vu de sa série de nouvelles peintures « Les Nourrices ». Lui aussi veut modifier l’ordre naturel du vivant pour le remodeler à son image en se servant de la chair des corps comme d’une terre glaise génétique dans un laboratoire de l’impossible. Lui aussi multiplie les membres et les organes, les triture pour les bouleverser et les réadapter à de nouvelles fonctions, les réassembler en machines-outils, en nourrices donc. Lui aussi croit à une transsexualité des êtres en imaginant des hybrides contenant les deux organes de reproduction dans un corps unique (La Génitrice, 2017). Il utilise pareillement la technique du collage et du montage pour parvenir à transformer par le simple jeu de la symétrie la pose en double hélice d’une odalisque en un brin d’ADN, multipliable à l’infini (La Nourrice, 2017). Cependant, à travers les mêmes gestes, Philippe Mayaux décrit une autre époque, la nôtre, celle qui ne laisse plus aucune place à la singularité du désir et qui ne voit dans notre chair que de la marchandise et du temps disponible. Il dépeint le lieu fragile qu’est devenu le corps par lequel passent les forces destructrices de l’économie désireuse de nous posséder totalement et de nous changer en ventre ou en sexe ou en tournevis. Selon lui, ce corps est la dernière des conquêtes du système des objets, la dernière nature à envahir. Par conséquent, la sexualité libertaire exprimée par Molinier renforce son absence dans les corps exposés de Mayaux, réduits à présent à de simples fonctions premières et soumis à des canons de beauté exclusifs. Une forte affinité se dégage également de l’attirance qu’ils ont pour le clair-obscur : stratégie dont usent les deux artistes pour dévoiler l’intime. Cette lumière toute de contrastes diffuse dans leurs œuvres respectives une inquiétante étrangeté, un climat métaphysique qui mue les corps en figurines, en poupées ou en masques et fait que les êtres et les choses se confondent. Cette intimité se retrouve également dans l’importance qu’ils donnent au modèle, unique et presque toujours le même : celui du quotidien et de l’intérieur. Pour Molinier, possédant semble-t-il un fort don d’ubiquité, ce sera lui-même puisqu’il est déjà deux et pour Mayaux ce sera sa femme puisqu’il ne fait qu’un avec elle. Ce modèle ne fait pas partie du monde en général, des autres, qui ne serviraient que de prétexte ou de figurants à un projet, il est là, il est le projet et on le reconnaît. Et il ne peut y en avoir d’autre parce qu’il est idéal. De cette manière et dans cette intimité, ils s’autorisent l’impensable. Tel le cobaye, le modèle sert alors à des expériences dangereuses pour autrui. Molinier en fait un mannequin hybride qu’il habille selon ses fantasmes les plus personnels et les plus interdits tandis que Mayaux, au lieu d’idéaliser la beauté du corps de son modèle, le représente trituré et étalé sur une nappe immaculée à la manière d’une nature morte, prêt à être sacrifié dans un consentement forcé tel l’Agnus Dei de Francisco de Zurbarán, « … conduit à l’abattoir ; […] muet devant le tondeur, il n’ouvre pas sa bouche ». Il est désormais une abstraction, une monnaie d’échange. Enfin, une des affinités qui relient ces deux artistes est un jeu étrange du hasard et de la résonance. Un portrait réalisé par Molinier montre une succession de visages tournant de gauche à droite en se métamorphosant (Les Hanel 1, 1968). Philippe Mayaux, qui ne connaissait pas encore ce travail, était en train de peindre une série de portraits de sa femme (Le Carnaval des sentiments, 2017) où justement le regardeur assiste à un film au ralenti, à un mouvement de son visage de la gauche vers la droite qui se déforme à mesure de ses émotions les plus extrêmes. La beauté naturelle de la figure du modèle se mute soudain en masques de carnaval des sentiments. Paradoxalement, les multiples affinités qui existent dans leurs œuvres révèlent combien l’image de notre corps a évolué entre les deux générations. Celle de Molinier incarnait son émancipation et sa libération quant à sa sexualité et à son choix du « genre », et cet affranchissement du désir était révolutionnaire en soi, ce qui fait que cet œuvre si personnel est aujourd’hui iconique et emblématique, quand le corps de Mayaux devient un corps/fiction, un corps/science, froid, détruit, impersonnel, reproductible et déshumanisé, où les figures objectives de la sexualité se changent en pictogrammes quasi abstraits, en images explicites de la copulation et du fonctionnement mécanisé du désir et des sentiments. Marcel Toussaint Remerciements à la galerie Christophe Gaillard. Informations complémentaires : Alexandra Schillinger, alexandra@loevenbruck.com

Philippe Mayaux (3)Pour Pierre Molinier voir mon précédent billet

 

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vendredi 13 octobre 2017

Daniel Buren à la Galerie Kamel Mennour... vu ce soir

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Kamel Mennour et Daniel Buren (ci-dessus) 

Photos ci-dessous : J. Snap

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Buren

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jeudi 12 octobre 2017

Galerie Loevenbruck

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http://www.loevenbruck.com/

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Le MoMA, un américain à Paris

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Par Philippe Dagen - Le Monde

La Fondation Vuitton accueille des œuvres iconiques – et d’autres moins connues – du musée new-yorkais.

Le Museum of Modern Art (MoMA) de New York est le sanctuaire de l’idée d’art moderne. Il le doit à son histoire, celle de collectionneuses et de collectionneurs qui se sont fait les missionnaires de cette idée. C’est aussi une histoire propre à New York, cette ville devenue elle-même, par son architecture et sa frénésie, le symbole d’un monde nouveau.

Aussi se rend-on au MoMA en pèlerinage. On y avance comme dans un Sacro Monte italien, d’une chapelle à l’autre, d’une image sainte à l’autre. Adoration des patrons saint Paul Cézanne et saint Paul Gauguin, transe devant Les Demoiselles d’Avignon, prière muette devant les icônes de Matisse, Mondrian et Malevitch, transports mystiques dans lesquels précipitent Rothko et Newman, reliques de l’angélique et démoniaque Duchamp. Le MoMA, c’est le Vatican de la modernité, et ses conservateurs ont la gravité et la dignité d’un clergé.

L’expérience ne saurait être aussi complète à la Fondation Vuitton, mais elle demeure sensible, parce que l’accrochage conserve le principe d’une ascension et que le musée a envoyé nombre de ses objets les plus sacrés.

Sans doute manque-t-il sa pièce la plus précieuse, ces Demoiselles qui, sans doute, ne sortiront plus de la basilique de la 53e rue – à moins que ne menace un désastre. Mais, dès l’entrée, le fidèle est face à de très grands saints à la nudité héroïque : le Baigneur, de Cézanne, statue antique, et le Jeune Garçon au cheval, de Picasso, dont certains pensent qu’il est le tableau le plus harmonieux du monde.

Suggérer oppositions et corrélations

Suivent des œuvres moins universellement célèbres mais non moins importantes, la Gare Montparnasse, de Giorgio De Chirico, les trois Etats d’âme, d’Umberto Boccioni, le triptyque Le Départ, de Max Beckmann.

Ces peintres sont en compagnie de photographes – Lisette Model, Man Ray, Walker Evans, Alfred Stieglitz – du cinéaste Sergueï Eisenstein, des affichistes de la Révolution russe et de ceux de la guerre d’Espagne.

Ainsi est-il rappelé que le MoMA a été conçu dès ses débuts comme un musée complet à vocation didactique, et non comme un pur rassemblement de chefs-d’œuvre. Ce qui n’empêche qu’ils se succèdent à un rythme accéléré : deux Jackson Pollock, dont La Louve, la mythique Woman I de Willem de Kooning, qui n’était plus venue à Paris depuis 1984, et, face à sa débordante présence physique et sexuelle, Onement III, de Barnett Newman, abstraction spirituelle par excellence.

Même abondance et même volonté de suggérer oppositions et corrélations entre œuvres exactement contemporaines à l’étage suivant, qui traite du pop art et du minimalisme, dans leurs relations avec la société de consommation et l’architecture new-yorkaise, résumée par un fragment de la façade de l’ONU. Sa géométrie s’accorde à celles d’Ellsworth Kelly et Carl Andre – mais on se demande pourquoi ni Donald Judd ni Sol LeWitt ne sont là car la démonstration aurait été plus convaincante.

Peut-être est-ce pour ménager de la place à des artistes que le MoMA, dans ces décennies 1960 et 1970, n’achetait pas, et pour lesquels il a fallu depuis procéder à de nombreux rattrapages, qui sont du reste avoués sans ambages dans les cartels. Dans ces salles, c’est le cas de Lygia Clark, qui avait deux défauts, être femme et brésilienne, et de Romare Bearden, qui en avait deux autres, être noir et lutter pour les droits civiques.

Une histoire de la création plus ouverte

Dans cette période, le MoMA était régulièrement dénoncé pour sa conception étroite de l’art moderne : une affaire d’hommes blancs, autant que possible indifférents aux luttes politiques et sociales.

Collectionneurs et conservateurs finirent par en tenir compte et l’œuvre de Bearden présentée, un nu de femme noire en patchwork de tissus et papiers, entra dans les collections en 1970, premier nu noir à pénétrer au MoMA depuis sa fondation, quarante ans plus tôt. A Paris, il est accroché à côté d’une héroïne blanche et geignarde de Roy Lichtenstein : c’est parfait.

La volonté d’écrire désormais une histoire de la création plus ouverte, grâce à une politique d’acquisition plus diverse, domine les deux derniers étages. Ce n’est plus le cortège des héros virils, mais une pluralité d’hypothèses et directions variées.

Ainsi le regard va-t-il de la reconstitution d’une installation d’Edward Krasinski, artiste polonais longtemps méconnu car enfermé à l’Est jusqu’en 1989, à l’appropriationnisme de Sherrie Levine, d’une affiche satirique de Barbara Kruger à un exercice de virtuosité photographique de Jeff Wall.

Il est néanmoins possible d’apercevoir le fil politique et critique qui court de Cady Noland raillant le patriotisme américain au drapeau africain-américain de David Hammons et à September, de Gerhard Richter – tentative de peinture du 11-Septembre –, du papier peint AIDS du groupe General Idea à Insurance, de Cameron Rowland, qui renvoie indirectement à la compagnie d’assurances maritime Lloyd’s, qui assurait les navires négriers.

Il est cependant un autre fil, dont le MoMA ne semble pour l’heure pas capable de se délivrer malgré ses efforts : la fâcheuse habitude de penser que le destin de l’art se joue toujours aux Etats-Unis, comme dans les années 1950.

Parmi les artistes les plus jeunes exposés, la nationalité américaine domine de façon écrasante. Non que les artistes choisis ne soient pas tous dignes de l’être : Trisha Donnelly, LaToya Ruby Frazier et Kerry James Marshall le méritent. Et l’Afrique ? Le Proche-Orient ? La Chine ? L’Europe ? MoMA, encore un effort pour être vraiment contemporain !

« Etre moderne : le MoMA à Paris », Fondation Louis-Vuitton, Paris 16e. Jusqu’au 5 mars 2018.

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mardi 10 octobre 2017

Exposition à Berlin : Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

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Nature et paysage, mode et nu : le photographe français Jean Loup Sieff s’est essayé avec virtuosité à différents genres tout au long de sa carrière et s’est ainsi illustré comme l’un des grands photographes français de la 2e moitié du 20e siècle. La galerie berlinoise Galerie 36 lui consacre à depuis le 28 septembre 2017 une exposition personnelle intitulée Lignes ombrées. Avec un ensemble de 48 œuvres, celle-ci offre une vision intime du travail de l’artiste en exposant des photographies moins connues du public. Cette sélection met ainsi en valeur la singularité de ce photographe qui a poussé les limites de la photographie en noir et blanc, non seulement par son attrait pour les objectifs grands et très grands angles mais également par ses contrastes saisissants, ses noirs profonds avec un grain particulier et ses mises en scène subtiles et pleines d’humour.

L’exposition compile des images personnelles mêlant des tirages d’époque et des tirages modernes de la fin des années 1960 aux années 1990. Des paysages poétiques, souvenirs de voyage et des nus féminins où le photographe a célébré la jeunesse avec un regard pour des détails et des mises en scène intimistes. L'exposition est un appel au voyage où les étendues linéaires et contrastées qui parcourent les photographies guident le regard du spectateur. Que ce soit des dunes de sable ou des pans de falaises, une vue de dos ou une partie d’un nu féminin, Jean Loup Sieff a composé ses sujets au gré de lignes incurvées, de structures fluides ouvrant de nouvelles perspectives par des contrastes forts et de superbes jeux d’ombre et de lumière. « Certaines de ces images font parties du livre de Jean Loup Sieff sur la Vallée de la mort parut en 1978 », explique Jean-Jacques Naudet, directeur de L’Œil de la Photographie. « Une anecdote à ce propos : Jean Loup était venu au magazine Photo avec son éditeur nous présenter le livre. À un moment ce dernier se tourne vers nous et déclare : il n’y a pas assez de photos de nus, Jean Loup pourquoi n iriez-vous pas à la mer de sable d’Ermenonville en faire quelques-uns ? Blême, Jean Loup quitta la pièce. J’ai le sentiment que cet éditeur évita de très peu ce jour-là une rouste formidable ! »

Né de parents d'origine polonaise, Jean Loup Sieff a découvert sa passion pour la photographie à Paris dans les années 1940 lorsqu'il a reçu une caméra comme cadeau pour son 14ème anniversaire. Sa percée se produit quelques années plus tard lorsqu’il est engagé par le magazine Elle. Pendant de nombreuses années, il collabore avec les magazines les plus prestigieux (Vogue, Harper’s Bazaar, Esquire ou encore Paris Match). Il continue en parallèle ses travaux personnels. Il n’est donc pas surprenant que Sieff soit resté un photographe de mode dans nos mémoires, une catégorisation qu'il a combattue avec véhémence tout au long de sa vie. Outre les photographies de mode bien connues, Sieff a laissé une œuvre riche en portraits, reportages, paysages et nus féminins où son regard, à travers l´objectif, a constamment poursuivi les formes pures et l'agencement d´éléments organiques.

Jean Loup Sieff, Lignes ombrées

28 septembre – 16 décembre 2017

Galerie 36

Chausseestraße 36

10115 Berlin

Allemagne

http://galerie36berlin.com/

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Exposition à New York : Andres Serrano, Torture

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Andres Serrano, Torture

La carrière influente et transgressive du photographe américain Andres Serrano continue à repousser les limites de la photographie et de l’éthique, dans cette série récente qui examine sans faiblir la relation entre traumatisme et mémoire, violence et représentation. Torture se déploie sur fond du scandale d’Abou Ghraib et des conséquences des photographies bouleversantes témoignant des abus perpétrés sur les prisonniers. Les images de Serrano montrant des hommes cagoulés naissent de notre subconscient collectif incorporé au matraquage visuel des médias de masse. Ces œuvres montrent la profondeur de la cruauté humaine et de l’indignation, attestant des extrêmes que nous pouvons atteindre lorsque nous avons le pouvoir sur un autre être humain.

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Plusieurs sujets de Torture ne sont pourtant pas seulement des symboles, puisqu’ils montrent quatre individus et leurs histoires personnelles. Kevin Hannaway, Patrick McNally, Brian Turley et Francie McGuigan faisaient partie d’un groupe connu sous le nom d’« Hommes encagoulés », des Irlandais qui ont été arrêtés et ont subi les affronts des mains de l’armée britannique en 1971. Ils ont en effet été les victimes de l’expérimentation de nouvelles méthodes d’interrogation, devenues plus tard célèbres sous l’appellation infâme « les cinq techniques » : maintenir debout contre un mur, encagouler, soumettre au bruit, priver de sommeil, et priver de nourriture et de boisson. Des portraits individuels les montrent en gros plan portant des cagoules sombres sur le visage – les compositions étroitement cadrées semblent au premier regard des abstractions. Les plis du tissu rappellent le charbon ou les falaises montagneuses, empêchant le spectateur de déterminer l’échelle, l’espace ou l’identité des sujets représentés. Fatima (2015), œuvre consacrée à la femme soudanaise arrêtée dans son pays natale car accusée d’entretenir des liens avec les rebelles, n’est pas moins réaliste. Cette femme a été battue, torturée au couteau, puis violée pendant sa détention par la police.

Ces photographies dépourvues de sujets humains transmettent pourtant l’impression d’une présence corporelle. Des gants détrempés de sang sont tendus contre un mur, un couloir sinistrement éclairé semble briller d’une force primordiale ; une chaise placée devant une grande croix de bois suppose à la fois la contemplation religieuse et la punition solitaire. Des dispositifs menaçants – Chaîne de fer, The Clink Prison Museum, Londres, Royaume Uni (2015), et Masque de torture IV, Hever Castle, Kent, Royaume Uni (2015) – sont montrés comme des natures mortes inertes qui invitent le spectateur à imaginer leur rude mise en action. Le rôle que jouent les images dans la vie contemporaine – leur circulation et leur censure – restent un sujet de discussion en cours et controversé. Les photographies de Serrano ne sont jamais hésitantes ; elles sont inébranlables dans leur insistance à fouiller plus avant le lien déconcertant entre décence et représentation.

Andres Serrano, Torture

Jusqu'au 4 novembre 2017

Galerie Jack Shainman

513 W 20th St

New York, NY 10011

USA

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