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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 4 novembre 2016

Les 30 ans de Paris Première à l'Hôtel de Ville de Paris - exposition gratuite

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Concorde Art Gallery - save the date

"Sensual Paintings 3" du 05/11/2016 au 31/12/2016

Artistes :

Lucie Barra, Brice B., Nicolas Curmer, Paul Laurenzi, Denis Prenzel, Donald Sheridan, Vladimir Titov

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jeudi 3 novembre 2016

A Pigalle l’érotisme fout le camp

ENCHÈRES - La maison Cornette de Saint Cyr va vendre l’intégralité des pièces du musée de l’Erotisme à Pigalle. Visite de ce lieu baroque avant sa fermeture définitive dimanche.

Par   Yves Jaeglé

On se sent toujours un peu bête de découvrir un musée quand il ferme. Comme d’arriver pour le dessert. Mais que de gourmandises et de mignardises ! Dimanche à minuit, le musée de l’Erotisme, ouvert en 1997 dans le quartier Pigalle à Paris, fermera définitivement ses portes, après la dispersion de ses quelque 2 000 objets lors d’une vente aux enchères organisée par la très sérieuse maison Cornette de Saint Cyr  (lire ci-dessous).

On y allait peu, voire pas, dans ce musée bizarre à l’enseigne lumineuse comme ces lieux interlopes du quartier, ouvert jusqu’à 2 heures du matin — horaire un brin suspect — coincé entre un sex-shop et une boutique de souvenirs. S’il ferme, c’est parce que son public était constitué « à plus de 60 % de touristes, et qu’ils désertent », indique Jo Khalifa, le patron. Et le loyer devenait trop cher. Aucun autre espace bien situé n’a pu accueillir la collection. La chair est triste, comme disait Mallarmé.

De jolis petits lots

Mais rien n’est plus joyeux et bordélique — c’est le mot — que ces petits lots — oui, pardon, mais il y en a 650 promis à la vente, comprenant parfois des ensembles de cartes postales, figurines ou dessins érotiques — qui se baladent sur six étages. Un vrai bazar, où se côtoient le meilleur et, sinon le pire, du moins le plus baroque. Jo Khalifa a commencé sa collection au début des années 1980 : « J’étais prof de français au Japon et j’ai acheté quelques estampes licencieuses. J’ai continué en Asie avec des gravures et sculptures du Kama-sutra. Mais on a aussi exposé le grand dessinateur Albert Dubout, et nos amis de  Charlie Hebdo, Wolinski, Willem ou Charb. Du sexe, oui, mais avec humour. »

Khalifa, qui a un temps codirigé les lieux avec Alain Plumey, ex-acteur porno époque Brigitte Lahaie, refuse de verser dans le regret : « L’Etat ne nous a jamais aidés, sur ce genre de sujet il ne faut pas rêver. Mais on a fait du bon boulot en montrant comment le sexe est représenté dans le monde entier. » A part ici, en effet, où prend-on conscience que, du Sénégal au Pérou, de l’Inde à Paname, on ne pense qu’à ça, on le sculpte, on le dessine, on le photographie, on en fait des assemblages hétéroclites ? « Le talent de ce musée, ajoute Bertrand Cornette de Saint-Cyr, l’organisateur des enchères, c’est aussi d’être allé dénicher, chez des artistes africains plutôt versés dans le religieux, leurs rares pièces très érotiques. Comme un petit supplément coquin. »

La dispersion de poupées russes obscènes ou d’une tirelire en forme de fesses va juste nous arracher un sourire, de même que ce sexe africain, aussi incongru que beau, constitué d’une vulve-coquillages et de plumes d’oiseaux pour représenter les poils pubiens.

Mémoires de jeunes filles pas très rangées

Mais trêve de gauloiseries et fin des préliminaires, Jo Khalifa a un coup au cœur de voir se disperser son petit chef-d’œuvre, la collection Romi, nom de plume de Robert Miquel (1905-1995), journaliste à « Paris Match » et au « Crapouillot » qui avait réuni une documentation exceptionnelle sur les bordels des années 1930 : images des « filles » de Pigalle et des maquerelles appelées « Madame », toute cette vie oubliée qui affleure sur de simples cartes de visite ou publicités. « Oh là là ! Venez voir les Jolies Diablesses à la brasserie tenue par Madame Emma », « Chez Madame Yvonne à Chaumont »… Une fille de joie a noté sur une feuille volante les surnoms de ses clients et ce qu’ils ont dépensé, comme ce type appelé « Nom de Dieu », « sans doute ce qu’il proférait au lit », sourit le patron du musée. On dirait du Audiard.

Un musée flingué, c’est triste ? « Mais non, d’autres feront mieux que nous. On aura été précurseurs », sourit Jo Khalifa. A l’entrée, le guichetier, fataliste, s’apprête à « chercher du boulot ».

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eros

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samedi 29 octobre 2016

Exposition Mexique 1900 - 1950

Grand Palais

La plus grande manifestation consacrée à l’art mexicain depuis 1953. Diego Rivera, Frida Kahlo, Rufino Tamayo, autant de représentants de la bouillonnante créativité artistique et culturelle qui a marqué le Mexique tout au long du XXe siècle.

Le Museo Nacional de Arte de Mexico s’associe au Grand Palais pour consacrer à l’art mexicain une rétrospective inédite.   Mexique 1900-1950 nous fait découvrir une nation avant-gardiste à la créativité étonnante. La perspective balaye le XXème siècle et couvre toutes les disciplines : peinture, sculpture, architecture, musique, littérature et cinéma.

L’exposition illustre comment les croyances populaires du XIXème siècle ont remarquablement inspiré l’art mexicain dans sa modernité. Elle éclaire la Révolution Mexicaine entre 1910 et 1920 sous un nouvel angle qui dépasse largement le conflit armé. L’approche politique de l’art a elle aussi la part belle grâce aux masques délirants de Germán Cueto ou aux portraits symboliques de Robert Montenegro.

La dernière partie s’émancipe des frontières territoriales. Elle montre l’influence dominante d’artistes comme Marius de Zayas, Miguel Covarrubias ou de célèbres muralistes tel Diego Rivera de New York à Los Angeles. Jamais un aussi grand rassemblement de l’art mexicain n’avait été organisé depuis 1953. La réunion de ses plus grands artistes du XXème siècles et de ses figures actuelles comme Gabriel Orozco rend compte d’un désir incessant de transformation et de mouvement. 

Visite libre jusqu'au 23 janvier 2017

Tous les jours sauf le mardi de 10h à 20h.  Nocturne le mercredi jusqu'à 22h

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jeudi 27 octobre 2016

Ste Anne d'Auray : Ce sont les derniers jours pour visiter une belle exposition

Temps et espace

Dans la galerie du cloître, c’est un véritable voyage dans le temps et l’espace qui est proposé. Au rez-de-chaussée, on s’imprègne de la vie des Bretons au XIXe siècle et grâce aux deux tud-kozh (grands-parents), on découvre des œuvres par le jeu, en breton et en français. Ces mamm-gozh et tad-kozh (grand-mère et grand-père) accompagnent également au premier étage, à la découverte de l’histoire du sanctuaire où devinettes et questions ponctuent la visite.

Les rites des hommes

Et enfin, les photographies de Ferrante Ferranti embarquent aux quatre coins du monde pour un voyage humain et spirituel, où les rites des hommes sont parfois plus proches qu’il n’y paraît…

14 516 visiteurs !

14 516 personnes ont déjà été charmées par cette expérience et partagent leurs émotions.« C’est magnifique, nous finissons notre séjour par une visite superintéressante. Nous garderons un bon souvenir. Merci, félicitations, ces expositions nous ont interpellés au plus profond et surpris », est-il écrit dans le livre d’or.

Plus que 6 jours

La galerie du cloître est ouverte tous les jours, de 14 h à 18 h. Avec quatre expositions à découvrir : le trésor, vivre et mourir en Basse-Bretagne, Sainte-Anne-d’Auray, histoire d’un sanctuaire, de 1625 à nos jours et empreintes du sacré, photographies de Ferrante Ferranti. Des parcours pour les enfants jalonnent cette déambulation et des visites guidées sont également proposées à 15 h : histoire du sanctuaire et à 16 h, vivre et mourir en BasseBretagne.

Renseignements : academie-musique-arts-sacres.fr.

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Not Afraid Of Love de Maurizio Cattelan - exposition à la Monnaie de Paris

monnaie de paris

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Exposition à la MEP

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mercredi 26 octobre 2016

Mexique 1900-1950

Jusqu’au 23 janvier 2017. Mexique 1900-1950 : Diego Rivera, Frida Kahlo, José Clemente Orozco et les avant-gardes, aux Galeries nationales du Grand Palais . Un vaste panorama de la modernité mexicaine, depuis les prémices de la Révolution jusqu’au milieu du XXe siècle, complété par des interventions d’artistes contemporains.

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Exposition "Soulèvements" au Jeu de Paume

« Soulèvements » : un atlas poétique de la révolte

L’exposition, qui s’ouvre au Jeu de paume, mêle de façon magistrale des médiums de toutes origines.

« Dès Jean Vigo ou Eisenstein, puis Rossellini ou Kalatozov (dans ce film admirable qui s’intitule « Soy Cuba »), le cinéma a magnifiquement représenté les soulèvements. La cinéaste Maria Kourkouta a conçu ce « remontage » pour l’exposition avec un sens du rythme qui donne l’impression que les images elles-mêmes sont des ouragans de désir politique. »

« Dès Jean Vigo ou Eisenstein, puis Rossellini ou Kalatozov (dans ce film admirable qui s’intitule « Soy Cuba »), le cinéma a magnifiquement représenté les soulèvements. La cinéaste Maria Kourkouta a conçu ce « remontage » pour l’exposition avec un sens du rythme qui donne l’impression que les images elles-mêmes sont des ouragans de désir politique. »

Le ciel est lourd, les temps sombres… Mais plutôt que d’attendre et de se soumettre, se lever, se soulever. Telle est la leçon, magistrale, qu’offre le Jeu de paume avec « Soulèvements », symphonie d’images orchestrée par le philosophe Georges Didi-Huberman. Un chant des partisans fait exposition, une manifestation iconographique ? Pas question, pour cet éminent penseur de l’image, de nous dire pourquoi et comment lever le poing. Son exposition reconstruit plutôt la geste du peuple, dresse l’épopée de la révolte, pour l’analyser à travers les images qu’elle a engendrées, ou qui l’ont suscitée.

Articulée en cinq chapitres, elle mêle tous médiums et toutes origines et remonte à la Révolution française pour embrasser jusqu’aux printemps arabes, en passant par la Commune de Paris, chère au cœur de ce commissaire peu commun. Refusant toute chronologie, elle juxtapose de poétiques invites à s’insurger, comme les dessins d’Henri Michaux, à des reportages évoquant toutes sortes de colères, des Mères argentines de la place de Mai aux luttes anti-apartheid, en passant par les cinétracts de Mai 68.

Que nous disent ces centaines d’images ? Que le soulèvement est « un geste sans fin, sans cesse ­recommencé, souverain comme peut être dit souverain le désir lui-même », résume le commissaire d’exposition dans le catalogue. Celle-ci se construit comme une vague à la force irrépressible, qui se lève doucement. C’est une tempête brassée au lavis par Victor Hugo, ou Tadeusz Kantor qui s’imagine en chef d’orchestre de la mer, queue-de-pie et bras ouverts devant l’océan. Ce sont des draps qui se meuvent au vent sous le regard de Man Ray, ou des objets qui entrent tout seul en lévitation par la malice du Suisse Roman Signer. Soit le soulèvement comme la délicieuse menace d’un tremblement de la terre, toujours possible, jamais prévisible.

IL NE S’AGIT PAS DE JUGER DE LA VALIDITÉ IDÉOLOGIQUE DE TELLE RÉVOLTE, MAIS D’EXAMINER LA PUISSANTE ICONOGRAPHIE DE CE DÉSIR EN MARCHE

Puis les corps se prêtent peu à peu au jeu, dans un second chapitre où la danse fait lever les bras au ciel, et la misère universelle dresser le poing des ouvriers, saisis par les superbes gravures de Käthe Kollwitz dans l’Allemagne de 1900. Fierté prolétaire magnifiée au Mexique par la photographe Tina Modotti, révolutionnaire saisi en plein envol sur sa barricade par Gustave Courbet en 1848, grève des usines Citroën sous l’œil de Willy Ronis en 1938… C’en est fini de l’abattement. Les pierres volent dans les manifestations anticatholiques d’Irlande, dont témoigne Gilles Caron, et les bras se lèvent pour les droits civiques des Afro-Américains avec les Blacks Panthers.

De tels rapprochements peuvent surprendre, entre ces extrêmes inconciliables ? Il ne s’agit pas ici de juger de la validité idéologique de telle révolte, mais plutôt d’examiner la puissante iconographie de ce désir en marche. Ce qui n’empêche pas de penser le monde ­actuel, de crise des réfugiés en montée des extrémismes. Bien au contraire…

Parfois il suffit d’un rien pour mettre le monde en mouvement : un poing qui frappe une table où se trouve un verre de lait, peu à peu vidé par tant d’énergie, comme le suggère le film frappant de Jack Goldstein. Souvent c’est juste un cri, motif cher à Georges Didi-Huberman, qu’a tant inspiré Le Cuirassé Potemkine, d’Eisenstein. Hurlement de Jochen Gerz, qui va jusqu’à l’épuisement, ou murmure que fredonnent des bouches ano­nymes filmées par Lorna Simpson. Entre la plainte sourde et le lent crescendo vers la colère, leur chant muet accompagne longtemps.

Mais le cri ne suffit pas au soulèvement, il lui faut bientôt les mots. Ils se lèvent en milieu de parcours, à l’étage. Simples coups de poing, parfois, comme le « Mierda » que dessine en calligramme le poète espagnol Garcia Lorca, juste avant d’être assassiné par les franquistes. Ou les irruptions dada, à la présence elle aussi obligatoire dans ce parcours, tant « dada soulève tout », comme le clamait un célèbre tract de 1921. Il est aussi, bien sûr, des discours plus nourris : Victor Hugo encore, ou les surréalistes en ordre de bataille contre le monstre fasciste. Mais parfois les mots ne suffisent plus, ou sont brutalement tus : sous la dictature brésilienne des années 1970, Artur Barrio a composé un terrible livre de chair, où la viande s’est substituée au papier.

Se coucher, se taire ? Pas question, suggère alors Didi-Huberman en fin de parcours : quel que soit le contexte, la situation, reste toujours la force du désir. C’est bien lui, malmené, fatigué, qui pousse les migrants à marcher encore et encore, comme les a filmés en Grèce Maria Kourkouta : plan fixe traversé de leurs silhouettes lourdes, portées vers des hors-champs qu’ils espèrent meilleurs. Soleil politique, dit un merveilleux petit dessin de Marcel Broodthaers : il s’agit bien de cela, se lever encore et toujours, malgré tout.

C’est d’ailleurs tout Paris qui suit le mouvement, en version numérique. Sur le site Internet de l’exposition, une vingtaine d’institutions culturelles ont été invitées à enrichir ce fonds iconographique et théorique. Là encore, il n’est question que d’une chose : le désir de ne pas se soumettre ; le désir, pour ne jamais se soumettre.

« Soulèvements », Musée du Jeu de paume, place de la Concorde, Paris 8e. Du mercredi au dimanche, de 11 heures à 19 heures ; le mardi jusqu’à 21 heures. Jusqu’au 15 janvier 2017. soulevements.jeudepaume.org

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http://soulevements.jeudepaume.org/

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lundi 24 octobre 2016

Martin Parr : « La musique ajoute du sens »

La star anglaise de la photo Martin Parr, 64 ans, nous raconte les coulisses de cette exposition.

Vous connaissiez M ?

M.P. Non, pas avant ce projet. Mais quand mon agence Magnum, qu’il avait contactée, nous a mis en relation, je suis allé à un de ses concerts et j’ai été impressionné. D’habitude, je n’écoute pas de musique.

C’est étonnant pour un Anglais de grandir sans musique…

Je sais ! J’en écoute juste un peu quand je fais la vaisselle… Et je crois que j’ai un disque de Daft Punk. Vous voyez, j’appelle encore ça un disque, c’est vous dire si je suis de la vieille école.

Qu’appporte M à vos images ?

Les photos fonctionnent toutes seules, mais la musique y ajoute du sens. C’est une nouvelle expérience, un challenge. J’adore tenter de nouvelles choses comme ça.

Vous êtes une superstar de la photo, on aurait pu vous imaginer collaborer avec un groupe mondialement connu ?

Oui, j’aurais pu prendre un Rolling Stones, pour me sentir jeune ! Mais quel âge a Mick Jagger ? 80 ? (73 ans). C’est dingue… Je me demande quand il prendra sa retraite. Quand il mourra !

Mais vous avez commencé presque en même temps. C’est pour ça qu’on imaginerait une musique pop sur vos premières photos…

Oui, j’ai commencé dès les années 1960. La première photo de moi dans l’expo, j’avais 16 ans. J’avais déjà décidé de devenir photographe à 13 ou 14 ans.

Propos recueillis par Y.J.

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