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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 1 octobre 2016

Exposition

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jeudi 29 septembre 2016

Art 42, un lieu pour le street art hébergé à Paris par Xavier Niel

Prisé des touristes et amateurs de promenades urbaines, le street art aura à partir de samedi un lieu d'exposition permanente à Paris, "Art 42", dans l'école des métiers du numérique de Xavier Niel. L'heure de la reconnaissance pour le mouvement né dans la rue ou le signe d'un certain embourgeoisement ?

"Aujourd'hui, on voit le street art comme une représentation de la liberté, mais c'est très faux. C'est un mouvement complètement intégré", estime Paul Ardenne, historien de l'art contemporain. Pour ce spécialiste de l'art urbain, l'engouement autour du street art  vire  à la "récupération gentille". Il déplore le manque d'analyse critique face à une pratique devenue, selon lui, très consensuelle.

Né à la fin des années 1960, le street  art  a longtemps été associé au vandalisme, à la dégradation et à la contestation, mais il a perdu une partie de son aura sulfureuse. Une situation encore renforcée par l'ouverture de musées.

Plusieurs lieux de ce genre existent, à Amsterdam ou à Saint-Pétersbourg. Un autre est prévu l'an prochain à Berlin. Parallèlement, le monde de l'art s'ouvre aux artistes issus de la rue : deux graffeurs (Lek et Sowat) ont intégré la Villa Médicis en 2015 et une exposition sur Banksy vient de se tenir à Rome.

Nicolas Laugero-Lasserre va prêter 150 oeuvres

"L'essence du street art, ce sont des murs militants, mais en parallèle il y a un travail d'atelier. Il y a une cohérence des deux", estime Nicolas Laugero-Lasserre, qui va prêter 150 oeuvres de sa collection pour donner naissance au premier "musée" du genre en France.

C'est en vendant des oeuvres que les artistes vivent et paient leurs déplacements pour imprimer leurs marques sur les murs du monde entier, souligne ce passionné, en réponse à ceux qui imaginent uniquement un art éphémère, réalisé en extérieur, souvent dans l'illégalité.

Tombé "dedans" en arrivant à Paris, le quadragénaire a amassé au fil des années une collection de sérigraphies, photos ou pièces réalisées en atelier d'artistes comme Shepard Fairey (l'affiche "Hope" de Barack Obama), Blu, connu pour avoir recouvert de peinture noire une de ses fresques à Berlin pour éviter de favoriser la spéculation immobilière, ou Space Invader. Les incontournables  JR et Banksy sont également de la partie, ainsi que des artistes émergents moins connus du grand public.

Des visites guidées par un étudiant,  dans des salles de cours

Après avoir longtemps fait tourner ces oeuvres dans des expositions, c'est dans les murs de l'école des métiers du numérique de Xavier Niel - fondateur de l'opérateur téléphonique Free et septième fortune de France - qu'elles seront désormais accrochées. Un choix délibérément atypique.

Au beau milieu des salles de cours, où quelque 3.000 étudiants apprennent à coder, trôneront des oeuvres à plusieurs milliers d'euros que les aficionados pourront admirer gratuitement le mardi soir (de 19h à 21h) et le samedi après-midi (de 11h à 15h).

"La gratuité, c'est essentiel, c'est l'ADN du mouvement", insiste le collectionneur, soucieux de créer un lieu original.

"Art 42" ouvrira ses portes samedi pendant la Nuit blanche. Les visites se feront uniquement accompagnées d'un guide, qui sera un étudiant formé aux subtilités du street  art, l'idée étant de faire découvrir les oeuvres autant que le lieu.

Mettre le street art dans des boîtes ?

"Plus on parlera du street  art, mieux c'est", estime Mehdi Ben Cheikh, un galeriste parisien à l'origine de la Tour Paris 13, un immeuble qui est devenu une vaste exposition éphémère avant d'être démoli.

Pour celui qui a aussi contribué à réveiller une bourgade tunisienne via des fresques, il n'est toutefois pas "tout à fait l'heure de mettre le street art dans des boîtes". A la théorie, il préfère toujours la rue.

Elle "reste essentielle pour les artistes, c'est ce qui les inspire. Il y a encore beaucoup d'endroits dans le monde où le street  art est illégal" ou fait l'objet de condamnations, confirme Magda Danysz, une spécialiste de street  art qui détient une galerie à Paris et à Shanghai et a publié une "Anthologie du street art" (éditions Alternatives, Gallimard)

Preuve en est, le fameux Monsieur chat, qui recouvre les murs de Paris de matous hilares, risque trois mois de prison ferme pour de nouvelles peintures sur les parois en travaux d'une gare.

MAGDA DANYSZ : LE STREET ART ENCORE REJETÉ PAR LES INSTITUTIONS

Le street art peine encore à être reconnu dans le milieu de l'art contemporain, déplore la galeriste Magda Danysz

Comment est né le street art ?

Ca commence à New York, à la fin des années 1960 avec des tags (signatures) faits avec des bombes de peinture industrielle, dans le métro. Puis on va ajouter des éléments stylistiques. Les bombes vont ensuite se développer (avec un plus grand choix de couleurs notamment) et on passe à la fresque (graffiti). Au milieu des années 1980, le pochoir et le graffiti se rencontrent et ça donne encore d'autres pratiques. Aujourd'hui, ça bourgeonne : on trouve autant les mosaïques d'Invader que les fresques de Shepard Fairey ou les oeuvres de Vhils (qui fait des portraits sur les murs au marteau-piqueur). Si l'illégalité fait partie du mouvement, elle n'a rien d'obligatoire. En revanche, la "crédibilisation" d'un artiste se fait par la rue, même un passage très court.

Est-ce de l'art ?

Ce n'est pas un secret : il y a un rejet de la part de certaines institutions artistiques. L'histoire de l'art se répète: chaque fois que vous avez un mouvement artistique qui chamboule les idées reçues, il y a un Salon des refusés (qui présenta les oeuvres de Manet, jugées alors trop modernes, ndlr). Il faut dire qu'en matière de street art, on mélange le festival amateur avec des artistes historiques. Pour le grand public, c'est un énorme tout, où des talents différents vont se mélanger. Mais le street art , ce n'est pas trois graffitis sur un terrain vague. C'est un phénomène artistique qui a réussi à orner tous les murs de la planète. Il s'agit en outre d'un reflet de notre monde international et d'une société sururbanisée.

Quel est l'avenir du mouvement ?

La rue reste essentielle pour les artistes, c'est ce qui les inspire. Il y a encore beaucoup d'endroits dans le monde où le street art est illégal. La pénalisation de la détérioration est encore très élevée, mais ça fait partie du mouvement et de l'adrénaline des artistes. En termes de reconnaissance, on attend encore la grande exposition sur le sujet. Une exposition au centre Pompidou, par exemple. A un moment, il y aura bien un directeur de biennale issu de ce mouvement, qui manque d'une forme de théorisation pour convaincre les sceptiques. Il y a toujours eu beaucoup de livres de photos sur le street art, comme le fameux "Subway Art" en 1984, et Instagram a encore démultiplié les choses, mais peu d'ouvrages s'attardent sur sa valeur artistique."

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Hergé au Grand Palais

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mercredi 28 septembre 2016

Hergé : la bande-annonce de l’exposition au Grand Palais

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Musée Marmottan

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Hergé disséqué au Grand Palais

Civilisations anciennes et primitives, grands maîtres de la peinture et artistes avant-gardistes, cinéma, peinture, photographie… Toutes les sources d’inspiration d’Hergé sont réunies. En même temps que la plus grande réunion de planches originales.

Hergé , du 28 septembre au 15 janvier, au Grand Palais, à Paris.

http://www.grandpalais.fr/fr/evenement/herge

Le #Tintin préféré de #riadsattouf est dans @le.parisien.fr ! Et vous, le préférez comment #Tintin? #expohergé #herge #paris

Une photo publiée par Le Grand Palais (@le_grand_palais) le 22 Sept. 2016 à 12h10 PDT

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mardi 27 septembre 2016

Exposition : Hergé au Grand Palais

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Dans les petits secrets du héros à houppette

Tout commence par une surprise. Dans les premières salles de l’exposition « Hergé » au Grand Palais, vous ne croiserez ni Tintin, ni Milou. Pour surprendre ou, peut-être, justifier ce choix de faire l’événement avec un dessinateur de BD, les Galeries nationales présentent une série de toiles abstraites, sous l’influence évidente de Miró et Dubuffet.

Elles sont toutes signées Hergé qui, entre 1960 et 1964, s’essaya à la « grande » peinture, un peu pour fuir la gloire écrasante de Tintin. Aussi parce que l’homme est un passionné de peinture contemporaine, comme le prouve sa collection qui s’étale sur les murs, de Roy Lichtenstein à Poliakoff en passant par son portrait signé Andy Warhol.

Un hommage ludique

Passé cette introduction enrichissante, bienvenue dans le 9  e art. Au fil des salles, thématiques, on découvre tous les talents d’Hergé — excellent graphiste publicitaire, par exemple —, ainsi que ses héros, ses sources d’inspiration, à travers plus de 400 documents originaux, planches, maquettes, vidéos, photos et objets personnels.

Pour ceux qui connaissent le musée Hergé de Louvain-la-Neuve en Belgique, il n’y aura guère de découvertes. L’ensemble des œuvres en sont issues, ou des archives de la veuve d’Hergé, Fanny Rodwell. Les autres apprendront beaucoup sur le processus de création d’Hergé et sur ses nombreuses dimensions.

Le Grand Palais a tenu à rendre cet hommage ludique : immenses cases de «Tintin» sur les murs, escalier repeint aux couleurs des albums, maquettes, ambiances sonores et même une immense salle à selfies en fin de parcours. De quoi donner à tous l’envie de se replonger dans les 24 albums du reporteur à la houppette et — peut-être — de les regarder d’un autre œil…  C.L.

« Hergé » au Grand Palais (Paris VIII  e), jusqu’au 15 janvier 2017. Du lundi au dimanche de 10 heures à 20 heures (22 heures le mercredi et fermeture le mardi). Tarif : 13 € et 9 €. Gratuit pour les moins de 16 ans. www.grandpalais.fr.

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lundi 26 septembre 2016

« Tout est art ? » : Ben au Musée Maillol

« Tout est art ? »

Jusqu'au 15janvier 2017 au Musée Maillot, 59-61, rue de Grenelle, 75007 Paris

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« Tout est Ben » au Musée Maillol à Paris qui présente pour sa réouverture une rétrospective de l'agitateur niçois partagée entre installations proliférantes et sélection d'oeuvres clés mettant en lumière sa réflexion sur l'art.

Avec sa graphie caractéristique et ses interrogations ironiques (« À quoi sert l'art ? »), « Ben est connu sans l'être », souligne Oliver Lorquin, directeur du Musée Maillol. « L'image de Ben, c'est ce qu'on trouve sur les trousses et les agendas des collégiens. Nous avons voulu montrer qu'il y a un Ben qui est aussi un artiste conceptuel, que ses concepts artistiques sont à l'avant-garde de son temps », renchérit Andres Pardey, commissaire de la partie historique. Si « tout est art », Ben fait art de tout : il collecte des cageots de légumes et y inscrit des phrases entendues sur les marchés. Il assemble sur un tableau noir des photos trouvées, déchirées, des « photos dans la photo ». Titre de l'installation : « Il n'y a pas de photos ratées. »

Franchement conceptuel, un espace blanc où sont alignées des pendules surmontées de mots simples « timeless time », « soon », « never ».

Plus grinçant, un mur regroupe « le Mondrian du pauvre », le « Yves Klein du pauvre »... des images triviales ayant un rapport parfois lointain avec ces créateurs.

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Charlotte le Bon expose à la Galerie Cinéma

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http://www.lebonlebon.com/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Charlotte_Le_Bon

http://www.gala.fr/stars_et_gotha/charlotte_le_bon

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dimanche 25 septembre 2016

MAGRITTE - Centre Pompidou

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