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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 18 novembre 2017

Galerie Cinéma - Marcel Hartmann

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MARCEL HARTMANN

Marcel Hartmann connaît le milieu du cinéma mieux que quiconque. Il connaît les acteurs, les actrices, les plateaux et les envers du décor. On dit de lui qu’il est le photographe des stars mais c’est avant tout, comme il se définit lui-même, un enfant du 7ème art. C’est juste avant la 69ème édition du festival de Cannes, que Marcel connaît très bien pour l’avoir couvert de nombreuses fois, que l’on pourra découvrir son univers et ses inspirations.

Il commença sa carrière de photographe dans l’ombre des plus grands,

d’abord en tant qu’assistant de Dominique Isserman puis de Richard Avedon, Irving Penn ou encore de Peter Lindbergh. En 1992 Marcel Hartmann commence à photographier des personnalités pour des magazines et des marques prestigieuses comme Vogue, L’Optimum, Vanity Fair, Officiel ou encore Rolex et IBM… Il se spécialise très vite dans le portrait : au delà d’une technique maitrisée c’est sa capacité à créer

une relation de proximité et d’amitié avec ses modèles qui donne la force et le charme propres à ses images.

Loin des portraits d’acteurs figés, ses photographies empreintes de naturel et d’originalité nous montre une nouvelle facette de ses célèbres modèles. Derrière des jeux de texture, de lumière et de mise en scène particulièrement soignée, ses acteurs s’abandonnent et se perdent devant l’objectif de Marcel Hartmann, au point de devenir parfois difficilement reconnaissables.

Ces portraits seront visibles lors de l’exposition Moments, en regard du travail plus personnel de Marcel Hartmann, mené depuis des années sur les plateaux de tournage où il travaille avec des réalisateurs de renom comme Jacques Audiard, Bernaro Bertolucci, Thomas Vinterberg ou Emir Kusturica dont son dernier opus « On the Milky Way » avec Monica Bellucci. Une exposition construite par des associations d’idées, d’images et de personnalités présentées en duos sur les murs de la Galerie Cinema.

Dans la salle de projection, son ami Clément Sibony a présenté un film, Nigérian Portraits, qui éclaire la démarche personnelle de Marcel Hartmann autour des portraits qu’il réalise de jeunes femmes nigérianes se prostituant la nuit au bois de Vincennes.

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vendredi 17 novembre 2017

Les Femen vues par Bettina Rheims

PHOTOGRAPHIE

Fidèle à sa quête et à ses convictions, la photographe française Bettina Rheims présente à la galerie Xippas, des portraits des féministes activistes Femen. Un nouveau pavé dans la mare, qui ricoche sur l’actualité dominée par l’affaire Weinstein et ses encyclies. Rencontre.

Par Delphine Roche

Son œuvre photographique se lit comme un grand album de famille, peuplé surtout de femmes. Dans ce clan atypique : des anonymes, des pop stars, des androgynes, des créatures plantureuses. Devant sa caméra, elles jouent avec les codes de l’histoire de l’art, parfois avec les symboles de la religion, voire font l’amour. Pour tendre un miroir à la condition de la femme, Bettina Rheims ne s’est jamais laissé intimider par la perspective d’une potentielle polémique. Fidèle à sa quête et à ses convictions, la photographe française présente, à la galerie Xippas, des portraits des féministes activistes Femen.

Numéro : Quelle a été la genèse de ce projet ?  Avez-vous rencontré une Femen ?

Bettina Rheims : J’ai vu à la télévision un reportage sur Inna Shevchenko, la fondatrice des Femen en Europe. Auparavant, comme tout le monde, je n’avais aperçu les Femen que dans des images furtives et violentes d’elles en pleine action, en train de se faire embarquer par des policiers qui sont des hommes. Dans ces images, les militantes ne sont jamais vraiment incarnées… Je me suis dit que ces femmes étaient des guerrières incroyables, et que leur discours politique était vraiment intéressant. J’ai pensé qu’elles étaient un parfait sujet pour moi. Je photographie les femmes depuis de nombreuses années, connues ou anonymes, et j’ai le sentiment d’en faire des guerrières, de faire ressortir leur force. J’ai notamment beaucoup travaillé en Chine et au Japon, où j’ai peut-être aidé certaines femmes à comprendre qu’on pouvait exprimer sa force et rester féminine en même temps. J’avais envie de donner un visage aux Femen, de les incarner et de les présenter au monde.

Ces femmes qui sont des activistes, ont-elles accepté facilement de se prêter à votre vision ?

J’ai rencontré Inna Shevchenko pour lui expliquer que mon projet consistait à faire passer les Femen du monde éphémère des news, à celui pérenne de l’art. Inna a accepté d’appeler des filles du monde entier à venir poser pour moi, sous plusieurs conditions : “Nous ne voulons pas devenir des images girly, nous ne voulons pas qu’on nous enlève notre combat. Nous ne nous déhancherons pas, et nous ne nous mettrons pas à terre”. Cette dernière condition faisait référence à une de mes photos de Madonna.

“Je viens d’une génération où les droits des femmes étaient acquis, nous avions le droit de voter, le droit à l’avortement. J’ai pensé, comme de nombreuses femmes, qu’on pouvait baisser les armes.”

Leurs corps, bien que nus, ne sont pas donc pas érotisés.

Voilà. Leur propos est justement de se réapproprier leurs corps, ces corps féminins qui existent souvent, dans notre culture, avant tout dans le regard de l’autre, dans le regard de l’homme, comme objets de désir. Le corps de ces femmes est celui d’un sujet actif, d’un acteur politique. Serge Bramly et moi avons choisi des slogans parmi ceux qu’elles avaient déjà utilisés sur le terrain. Toutes les images, même celle où Marguerite pose dans une culotte blanche tachée de sang, reprennent des actions de leur combat.

“Certaines ont réussi à mieux s’accepter en transformant leur corps en pancarte et en arme.”

Ce ne sont pas des portraits d’un combat, mais bien de femmes combattantes.

Tout à fait. Pour la lumière et les couleurs, je me suis appuyée sur une petite figurine de combattante de l’époque de Mao : il s’agissait d’adopter les codes de l’iconographie révolutionnaire et politique. On m’a souvent demandé si j’étais une féministe, et je n’ai jamais compris pourquoi : pour avoir la réponse, il n’y a qu’à regarder mon travail. Je n’ai pas besoin de me revendiquer comme telle. Je viens d’une génération où les droits des femmes étaient acquis, nous avions le droit de voter, le droit à l’avortement. J’ai pensé, comme de nombreuses femmes, qu’on pouvait baisser les armes. Aujourd’hui, nous voyons bien à quel point ces acquis sont précaires, et que le chemin à parcourir reste long. Il était important pour moi de réaliser cette série de portraits, pour participer au combat. Et comme pour corroborer mon propos, l’affaire Weinstein a éclaté deux jours après l’envoi du communiqué de presse de l’exposition.

Devenir Femen a-t-il aidé certaines de ces femmes à aimer leur corps ?

Certaines ont réussi à mieux s’accepter en transformant leur corps en pancarte et en arme. Car l’industrie de la mode n’aide pas vraiment les femmes : les quelques tentatives pour rendre justice au corps féminin se noient dans la masse. On fabrique toujours des générations d’anorexiques.

Si l’industrie de la mode n’est pas le lieu du changement, l’art peut-il jouer ce rôle ?

L’art peut changer la perception des choses, changer les regards. Je me souviens d’une exposition de ma série “Gender Studies” [consacrée aux androgynes, qui questionnait dès les années 80 la définition du masculin et du féminin] dans une ville assez conservatrice d’Allemagne. Un couple de visiteurs entre dans une des salles, et l’homme veut ressortir tout de suite. Il dit à sa femme : “On ne va tout de même pas regarder ça”. La femme convainc son mari de rester cinq minutes et finalement, une demi-heure plus tard, ils étaient toujours dans cette salle, en train de discuter. Quand les gens parlent d’une œuvre, ils ouvrent la porte à un questionnement. Alors on peut se dire, en tant qu’artiste, qu’on n’a pas perdu son temps.

Naked War, de Bettina Rheims, à la galerie Xippas, jusqu’au 25 novembre

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Bataille, les guerrières de Bruno Fournier

Des combattantes qui brandissent leur nudité comme un symbole de liberté absolue, en lutte contre un monde coercitif. Certaines sont armées de boucliers qui prennent la forme d’accessoires inattendus : jante, sèche-cheveux, corde, crâne, stéthoscope, mégaphone… D’autres crient, courent, écartent les jambes, s’allongent, s’isolent ou réfléchissent. À la campagne, dans un appartement, à la mer, dans un studio photo. Où qu’elles soient, quelles qu’elles soient, ces femmes s’imposent comme des créatures conscientes d’une condition humaine tiraillée entre puissance et vulnérabilité. Au cœur de cette écriture artistique imprégnée d'une maîtrise amoureuse du mouvement se côtoient trois thèmes chers au photographe : dérision, force et nudité. La photographie de Bruno Fournier se distingue ainsi par un mouvement qu’il explore encore davantage dans un travail plus personnel. Ces femmes battantes sont réunies pour la première fois dans Bataille, un ouvrage d’art dont le nom évoque le champ, précieux, du lâcher prise.

Cécile Strouk

Cécile Strouk est une auteure spécialisée en photographie. Elle vit et travaille à Paris.

Bruno Fournier, Bataille

Autoédition

40€

Exposition du 10 au 12 novembre 2017

Studio le Petit Oiseau

3 impasse Mont Louis

75011 Paris

France

http://brunofournier.com/

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jeudi 16 novembre 2017

Jacques Henri Lartigue revisité par Agnès b.

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Se souvenant d’une discussion datant d’une vingtaine d’années au sujet de Jacques Henri Lartigue, la créatrice Agnès b. et la commissaire Martine d’Astier décide aujourd’hui d’accueillir une exposition qui propose une nouvelle lecture de l’œuvre de ce photographe qu’elles aiment tant.

Cette discussion est l’occasion d’une exposition inédite pour plus d’un tiers des images présentées, un choix de 145 photographies les plus intimes permettant de répondre à certaines questions fréquentes, de rendre hommage à Lartigue et ses modèles, et d’évoquer le processus de création de cette œuvre précoce et singulière à tous points de vue. « Depuis que je suis petit, j’ai une espèce de maladie : toutes les choses qui m’émerveillent s’en vont sans que ma mémoire les garde suffisamment », constate Lartigue dans son journal de l’année 1965.

Émerveillement et mémoire qui anche, passion pour la vie et blessure secrète devant l’impermanence des choses, il n’en faut pas plus à Lartigue pour glaner et collectionner pendant 80 ans ces milliers d’instants fugitifs dont il saura nous montrer la beauté. Retenir le temps qui passe en conservant ces moments si fragiles, prêts à disparaitre, c’est avant tout une narration, le roman rêvé de sa vie. Aucune spéculation ou intention sur l’effet à produire, cet enfant prodige photographie comme il respire. « Je prends à tort et à travers de stupides photographies et mon paradis sans ombre me semble invulnérable... parce qu’en moi, autre chose fait le reste. »

L’exposition permet d’approcher la démarche de Lartigue au plus près en illustrant ses thèmes les plus chers : son enfance, Bibi (sa première épouse), Dani (son fils unique), le mannequin Renée Perle (une de ses muses), Florette (sa compagne pendant près de cinquante ans), Picasso (chez qui Lartigue passe une journée à Cannes, le photographiant une centaine de fois), et ‘Moi’ (quelques un de ses autoportraits). Sont également présentées plusieurs pages d’albums ainsi qu’une projection 3D d’images choisies parmi les 4 500 plaques stéréoscopiques réalisées par Lartigue entre 1902 et 1928, préfiguration d’un long métrage en préparation L’enfant des profondeurs ; un diaporama comprenant 100 pages d’albums (1902 à 1986) ; et le film Le bandit et la fée Améliot, tourné en famille au Château de Rouzat pendant l’été 1914.

Martine d’Astier

Martine d’Astier est une auteure et commissaire d’exposition spécialisée en photographie. Elle a notamment travaillé aux côtés de Robert Delpire et de Jacques Henri Lartigue à partir de 1981 et dont elle dirige la fondation.

Une invitation à Martine d’Astier : découvrir (ou re-découvrir) Jacques Henri Lartigue

10 novembre 2017 au 6 janvier 2018

Galerie du jour Agnès b.

44 rue Quincampoix

75004 Paris

France

http://www.galeriedujour.com/

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mercredi 15 novembre 2017

Matthieu Ricard actuellement à la Hune

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ricard (10)Reportage photographique : Jacques Snap

 

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lundi 13 novembre 2017

Macparis à partir de demain...

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Naked War : Bettina Rheims a photographié les Femen

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Lorsque la photographe Bettina Rheims rencontre les Femen, ça donne une exposition, « Naked War », et surtout un autre point de vue, artistique et esthétique, sur l'action de ces militantes féministes.

"Délivrez-nous du mâle". "Les seins nourrissent la révolution". "L'avortement est sacré". Des slogans provocateurs sur des corps nus... Et sur les murs d'une galerie d'art du Marais, à Paris. Le message des Femen peut-il infiltrer l'art contemporain ? Pour Bettina Rheims, la réponse est oui. La photographe expose ses clichés d'une vingtaine de militantes du groupe féministe, ces "héroïnes modernes" qu'elle a convaincues, il y a quelques mois, de poser devant son objectif dans son studio parisien.

"Jusque-là, je rencontrais des femmes et j'en faisais des guerrières. Cette fois-ci, j'ai rencontré des guerrières, et j'ai eu envie de leur donner un visage, de les incarner, de souligner leur féminité, explique la portraitiste, qui voit ce projet comme une sorte d'aboutissement. J'ai eu l'impression que tout le travail que je mène depuis quarante ans autour des femmes s'incarnait en elles."

Défier les institutions

Inna Shevchenko, la présidente des Femen, a vite compris l'intérêt d'une telle "expérience" : "Faire entrer ces slogans dans une galerie, un lieu où de tels messages sont rarement présents, c'était une opportunité, un moyen de partager notre propos auprès d'un public moins politisé, peut-être moins féministe. Les droits des femmes doivent s'infiltrer partout, surtout là on ne les voit pas d'habitude." Les Femen n'ont jamais fait l'unanimité - encore récemment, un livre du journaliste Olivier Goujon, Femen : histoire d'une trahison (éd. Max Milo, 384 pages), les critiquait avec virulence.

Mais depuis leur naissance en Ukraine il y a près de dix ans, on s'est habitués à les voir défier les institutions (politiques, religieuses...), dans la rue, les seins barrés de formules chocs. "Pour cette collaboration avec Bettina Rheims, on savait qu'il s'agissait de son regard à elle posé sur nous, mais on a exigé qu'elle nous prenne telles que nous sommes, avec nos propres poses et nos propres slogans, souligne Inna Shevchenko. Cela reste très différent de ce qu'on fait d'habitude, lorsqu'on met en avant le contenu de nos messages, leur sens politique. Là, c'était un travail en studio, avec toute une équipe attentive à l'aspect esthétique de notre action. Ça donne des images plus glamour que d'habitude, et peut-être que certaines de nos militantes ne se sont pas complètement reconnues. Mais moi, je ne vois aucune contradiction entre le fait d'être féminines et le fait d'être des guerrières."

Une exposition qui coïncide avec l'affaire Weinstein

Bettina Rheims l'admet, elle a été troublée par la coïncidence entre l'ouverture de l'exposition et le contexte de libération de la parole des femmes suite à l'affaire Weinstein : "'Délivrez-nous du mâle' , le slogan que porte Sarah Constantin (qui est également une collaboratrice de Grazia, ndlr) sur la photo que j'ai faite d'elle, prend un autre sens, une autre force. C'est incroyable." Les Femen savent qu'elles sont attendues sur le sujet.

"Nous avons nos plans", confirme leur porte-parole, avant de conclure tristement : "Certains se demandent pourquoi les femmes ne prennent la parole que maintenant. Mais elles parlent depuis longtemps ! Ce qui a changé, c'est que la société est désormais prête à les entendre. Notre objectif reste de tirer la sonnette d'alarme sur les nombreux sujets que la société continue d'ignorer." La guerre nue n'est pas finie.

"Bettina Rheims. Naked War", jusqu'au 25 novembre à la galerie Xippas, Paris 3e.

Voir mon reportage en cliquant ICI

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Miss Tic actuellement à la Galerie Lelia Mordoch

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misstic (7)Photos : J. Snap

 

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samedi 11 novembre 2017

Une expo de Kanako à Paris

Une expo de Kanako à Paris 22 rue de Picardie, dans le Marais. Comme un sentiment de déjà-vu en passant devant la Galerie Glénat : vous n'avez pas rêvé, ce sont bien des dessins de Kanako que vous voyez à travers la vitrine. 

Chez My Little, cela fait 9 ans que Kanako nous émerveille avec ses illustrations poétiques et aujourd'hui, la galerie Glénat expose ses oeuvres à Paris, jusqu'au 25 novembre, dans le 3e.

Soixante dix dessins originaux sont exposés dans 3 salles, sur les thèmes des toits de Paris, des vacances et de l'enfance. A vendre. 3,2,1 ... Partez !

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vendredi 10 novembre 2017

WORLD PRESS PHOTO - à la Galerie Carla Sozzani

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