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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 15 septembre 2017

Liu Bolin - Galerie Paris Beijing

GALERIE PARIS-BEIJING

LIU BOLIN

REVEALING DISAPPEARANCE

Opening on Thursday, September 7th / 6pm to 9 pm

Exhibition from September 7th to October 28th 2017

GALERIE PARIS-BEIJING

62, rue de Turbigo

75003 Paris, France

Revealing Disappearance witnesses the artist’s engagement on environmental issues. Since the beginning of his career, ecology has been a central topic of Liu Bolin’s artistic production. In 2011 he braved the polluted waters of the Yellow River in one of the most industrialised regions of his country, two years ago he organised a collective performance at the edge of a large artificial forest aimed to stop the spreading of the Gobi desert in the Northern territories of China.

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Raymond Depardon: "Le voyage m'a sauvé la vie"

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La Fondation Henri Cartier-Bresson propose une rétrospective intime de cette légende vivante de la photographie. Rencontre avec Raymond Depardon, un homme animé par la curiosité.

La Fondation Henri Cartier-Bresson, à Paris, invite le visiteur à "traverser" l'oeuvre de Raymond Depardon. Comment parcourir l'immense territoire exploré par le photographe français, de ses premiers tirages à la ferme familiale du Garet dans les années 1950, à ses escapades sur les hauts plateaux boliviens, en passant par ses reportages pour les agences et la presse ? Agnès Sire, la directrice des lieux et commissaire de l'exposition Traverser, a dégagé quatre pistes : "La terre natale", "les voyages", "la douleur" et "l'enfermement". Des thèmes qui se répondent, se croisent, se superposent. Difficile en effet de réduire une photo de Raymond Depardon à un seul de ces champs. Mais il faut bien tirer un fil pour dérouler la pelote d'images en noir et blanc et en couleurs que cet homme libre a constitué au fil des années, auscultant les marges du monde.

Au premier étage de la Fondation, on découvre sa "terre natale" : les paysans des campagnes françaises, ses parents, l'intimité de l'exploitation familiale qu'il saisit avec pudeur et discrétion. On arpente aussi le bitume parisien. "Paris, c'est un lieu où j'habite, une famille, une base arrière, une retraite pour réfléchir et fini les travaux en cours", peut-on lire à côté des clichés. Cette base, il l'a bien souvent quittée. "Les voyages" dévoilent le nomadisme de Depardon : New York, le Vietnam, la Mauritanie, l'Egypte, la Bolivie, Glasgow, l'ex-RDA... Une vie sur la route pour celui qui se revendique pourtant "casanier".

Le niveau suivant dévoile à quel point la photographie est avant tout une question de distance. Jusqu'où faut-il s'approcher pour témoigner de la "douleur" des peuples ? Lors de ses expéditions sur les théâtres de guerre, que ce soit au Liban, ou en Afghanistan, Depardon a su trouver la bonne distance pour capter la souffrance humaine. Un autre aspect de son travail est son attirance pour "l'enfermement". Avec son objectif, il s'est aventuré à l'intérieur d'un Hôpital psychiatrique à Turin, dans la prison de Clairvaux, au coeur du Tribunal de grande instance de Bobigny, au plus profond des âmes.

La photographie est une question d'ouverture, de lumière et de cadre. La pratiquer entre quatre murs, tient à la fois du paradoxe et de la logique. Un laboratoire de développement n'est-il pas une forme de cellule dans laquelle le photographe décide de s'enfermer volontairement ? Au milieu de la salle du deuxième étage, dans une vitrine, on découvre des documents personnels de Raymond Depardon, dont ses premiers tirages. Une image retient l'attention. Elle montre l'entrée des "Studios et Laboratoires ATOM - Tous genres de photographies". Sur la pancarte, punaisée à une porte et réalisée à la main, ont été collées presque avec naïveté des figures détourées au ciseau : une bouteille de vin, deux chats, un gardien de but en plein arrêt, une clocher d'église. On reconnaît le visage du jeune Raymond Depardon, celui de Brigitte Bardot. Pour L'Express, le photographe raconte les débuts de sa passion.

Que sont les Studios Atom?

Après mon certificat d'études, mon papa m'a trouvé un travail d'apprenti chez un photographe de Villefranche-sur-Saône. C'est comme ça que j'ai été initié au travail de laboratoire. J'ai créé le mien par la suite dans une pièce de la ferme. J'avais acheté un agrandisseur et je suivais des cours par correspondance. Pourquoi l'ai-je baptisé "Studios Atom" ? Je ne sais plus. C'était un nom court. Vers 1956, dix ans après Hiroshima, c'était un mot dans l'air du temps. J'avais découpé le visage de Brigitte Bardot dans une carte postale reproduisant une photo de Sam Levin. Et Dieu créa la femme, venait de sortir au cinéma. Le film avait déchaîné les passions. Tout tournait autour de Brigitte Bardot à l'époque. Les voisins m'avaient commandé des photos de leur famille nombreuse. Je développais mal, l'eau était très calcaire. J'apprenais. Mes parents ont deviné bien avant moi que je ne reprendrai pas l'exploitation familiale, que je ne serai pas agriculteur. Mais ils se demandaient bien d'où pouvait venir cette passion pour la photo.

Et vous, le savez-vous ? 

Je ne sais pas. Mes parents n'ont jamais pris de photos. Je n'avais même pas d'appareil. J'empruntais celui que mon frère avait eu pour son anniversaire. On l'aperçoit ici [Il montre une "carte chasseurs d'images deux toiles" sur laquelle on voit son visage, l'oeil rivé à un appareil]. Pour mes parents, cette passion devait venir de mon grand-père, Marius Depardon, que je n'ai pas connu. En 1900, il avait pris le PLM [l'ancienne ligne Paris-Lyon-Marseille] pour visiter à Paris l'Exposition Universelle au Grand Palais. Il était abonné à des revues comme Le Miroir 1914-1918 [NDLR: une revue photographique hebdomadaire]. Il était ouvert sur le monde moderne. Un jour, je suis allé à la Poste de Villefranche-sur-Saône, j'ai pris le bottin, j'ai consulté la rubrique "reporter photographe " et j'ai écrit à une dizaine d'entre eux. Et il y en a un, Louis Foucherand, qui m'a pris comme apprenti. J'avais un petit salaire, j'habitais dans le laboratoire. Voilà, comment à 16 ans, je suis monté à Paris.

Dans cette vitrine, nous découvrons quelques-unes de vos premières photos.

Comme beaucoup de photographes amateurs, j'utilisais un filtre rouge, ce qui donne des ciels très relevés. Je faisais moi-même les tirages. Sur ces images, qui montrent des ouvriers agricoles, j'ai écrit à la main "Le possédé", "le retardataire". "Le retardataire", c'était Sylvestre un ouvrier polonais qui travaillait à la ferme. Il m'appelait toujours "Champion". Je ne sais pas pourquoi. C'était un type formidable. 

Quelle est le dernier cliché que vous avez pris?

Il y a trois jours, une photo en couleurs d'une rue de Tokyo. Tokyo c'est forcément en couleurs. J'y ai actuellement une exposition sur les Jeux Olympiques de 1964 [NDRL : Depardon/Tokyo, 1964-2016, au Chanel Nexus Hall, jusqu'au 1er octobre]. On m'avait envoyé là-bas à l'âge de 22 ans. C'était une époque formidable pour le Japon.

Quel est votre prochain voyage?

Le Brésil. A nouveau pour une exposition. Je poursuivrai sans doute mon voyage en Amérique du Sud, probablement en Argentine ou en Bolivie. J'aime beaucoup les hauts plateaux: la Bolivie, l'Ethiopie, le Tibesti [NDLR: un massif montagneux au nord du Tchad]... Les populations y sont très attachantes. Ce sont des paysans, comme mes parents. Il paraît que c'est normal que je cherche toujours à faire des photos de paysans. Je me sens bien avec eux. Je suis timide et un peu introverti, mais dès qu'il y a un mec avec une charrue je m'approche de lui. Je n'ai pas peur. 

D'où vient l'envie de photographier tous ces gens?

Cela permet de relativiser ses propres problèmes. Le voyage m'a sauvé la vie. Les chagrins d'amours, nos difficultés de petit européen, finalement ce n'est pas très grave. C'est bon de le rappeler. J'ai beaucoup parcouru l'Afrique et l'Amérique du Sud. J'ai encore du plaisir à faire des photos, à découvrir le monde. Je repense à ce grand-père parti à Paris. Ce qui l'a poussé c'est la curiosité. Au XIXe siècle, les hommes étaient de grands curieux. On le voit très bien dans les films des Frères Lumière qui viennent d'être restaurés. Si vous enlevez les moustaches et les sabots, tout est super moderne. Les cameramen réalisent des travellings dans des bus, des bateaux. La curiosité c'est le plus important. Vous savez, je ne connais pas de photographes qui sont très à l'aise dans la vie avec les gens. Ou alors, il y a le contraire, les fanfarons. J'ai connu ça un peu à Paris-Match. C'est une autre technique quand on n'est pas trop sûr de soi. Mais qu'est-ce qui pousse quelqu'un à faire des photos, à se rendre sur un marché à photographier les gens ? Henri Cartier-Bresson disait qu'il fallait faire comme l'artillerie, tirer, puis dégager. L'important, c'est de ne pas insister. 

Pourquoi ce titre, Traverser ?

Agnès Sire à la fin de son travail de sélection m'a dit : "Je ne vois d'autres mots que Traversée". J'ai dit "oui, mais alors à l'infinitif", pour montrer qu'il faut être actif, bouger, avancer. Reculer, même à la rigueur. Je suis plutôt casanier, être photographe de presse m'a forcé à voyager. Aujourd'hui, je n'ai plus de tensions quand je prends un avion. Je suis très calme. C'est grâce au photojournalisme. Même dans une grande ville étrangère, je me débrouille. Avec la presse, on passe d'une princesse à un fait divers. J'étais très timide, replié sur moi-même. La photo m'a beaucoup servi personnellement.

Traverser. Fondation Henri Cartier-Bresson, Paris (XIVe). Jusqu'au 17 décembre.

Catalogue aux Editions Xavier Barral, 260 p., 39 €.

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mercredi 13 septembre 2017

Actuellement à la Concorde Art Gallery

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Rachel Bergeret - Peintre

Joli brin de femme à l’allure stylée et pétillante d’humour, Rachel Bergeret est née en 1975 près de Grenoble. Très vite inspirée par la Mode et la création artistique, elle va débuter comme styliste avant de s’orienter vers les Arts Plastiques. Elle développe ses premières collections en corsetterie, robes de mariée et du soir. La mode est une passion et c’est durant douze années qu’elle va collaborer à de nombreuses collections entièrement brodées. Pour ce faire elle se rend chaque saison en Inde où elle prend la direction de la création. Parallèlement, elle continue de peindre et travailler l’illustration. En 2003, elle inaugure sa première exposition «FEMME FOETUS» à Paris. C’est en 2009 avec sa « griffe picturale » qu’elle donne la pleine mesure de son talent en créant son personnage fétiche, «La midinette». En 2011, elle choisit la peinture comme unique activité professionnelle et approche différentes techniques artistiques. On sent indubitablement la touche couture dans les tableaux de Rachel Bergeret, les silhouettes sont effilées et les associations de matières sont insolites. Chacune de ses collections est un feu d’artifice d’inventivité imprégnée de ses voyages en Inde, des tendances, et de son amour pour le monde burlesque. La quête de liberté semble guider son œuvre figurative : elle trouve son plein épanouissement en dressant le portrait d’une femme assumée qui pose la question de son rôle dans la société...Avec un grand soucis du détail, elle aime aborder ce thème avec légèreté et dérision. En 2013, elle inaugure sa galerie éponyme au cœur du Marais où elle y présente un véritable travail de plasticienne. Sa peinture devient sculpture. Forte, de son parcours de styliste, l’artiste modèle véritablement les drapés de ses héroines qui jaillissent du support. Cette peinture en volume, ornée de feuille d’or, de collages et de matières sort du tableau pour mieux venir chercher le spectateur. Fin 2014, elle décide de rencontrer son public en lui offrant des happening de sa peinture. Sous forme de Live Painting. Elle souhaite ainsi créer un pont entre la démarche street artiste et la peinture traditionnelle. Son but : faire rentrer cette forme d’art éphémère et monumentale dans nos intérieurs. Elle surprend ainsi ses clients collectionneurs en proposant une peinture intuitive et vibrante sur de très grands formats.

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Les 500 ans du Havre

LANG & BAUMANN - INSTALLATION

La Porte Océane, ensemble emblématique de la reconstruction du Havre a été dessinée par Auguste Perret et achevée en 1956. Ses deux tours symétriques, de part et d'autre de l'avenue Foch, forment une ouverture sur la mer.

Jouant avec cette perspective, les artistes Sabina Lang et Daniel Baumann ont apposé une structure blanche rectangulaire dans l'axe des immeubles, sur la plage. La sculpture émerge des galets comme un immense portique se découpant sur l'horizon. Monumentale et élégante, l'œuvre d'un blanc éclatant sait trouver le point d'équilibre entre objet usuel et ovni, ajout fonctionnel et instruction de l'absurde.

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Concorde Art Gallery

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Carole Assié - Peintre

Née à Toulouse en 1977 fait ses études en arts en jurant à ses parents de devenir enseignante en arts plastiques.

Ma licence en poche …Je m’échappe …C’est sûr je veux devenir peintre avec toujours cet intérêt pour le corps féminin comme une musique enivrante…Un mystère à résoudre… D’abord très sage , la dentelle , les froufrous pour plaire et survivre à la vie d’artiste, une hypocrisie latente, beaucoup trop d’alimentaire…

Aujourd’hui j’en suis sûre tout le monde a une vie sexuelle et ce n’est pas une honte !

A une époque où les gens consomment, consument tout et cela sans tolérance pour autrui, belle contradiction ! Je m’exprime enfin dans une peinture sensuelle, féminine, la femme est présentée sous son meilleur jour, l’amour étant ce qu’il est, baignant dans une douce lumière mais aussi de fortes matières pour écraser des corps fragiles, des liens dont on ne se défait jamais .Ainsi chaque femme peut s'identifier dans cette peinture alliant matières brutes et finesses des traits, l'image d'une femme plurielle, fragile cachant un instinct de séduction, de désir cette maladie incurable dont on souffre tous…. Le tout dans une ambiance intime..

"Lorsque je vous parle de moi, je vous parle de vous..."Victor Hugo

L’intérêt de la peinture et j’ai mis du temps à l’accepter, chacun y trouve son interprétation par rapport à son vécu….

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mardi 12 septembre 2017

Exposition Design et artisanat d'art

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Photos : J. Snap

Du 6 au 30 septembre 2017, 70 designers et artisans d'art originaires de Paris et Berlin investissent l'Hôtel de Ville de Paris le temps de l'exposition "Design et artisanat d'art". Une manifestation qui offre les cadres somptueux de la Salle des Prévôts et du Salon des Tapisseries comme écrin à leurs créations.

Après une édition inaugurale en 2015, l’exposition "Design & Artisanat d’art" revient du 6 au 30 septembre 2017 dans les salons de l’Hôtel de Ville de Paris. Organisée par la Chambre des métiers et de l'artisanat de Paris, en partenariat avec la Chambre des métiers de Berlin, l'événement a pour but de promouvoir le travail de designers et artisans d'art installés des deux côtés du Rhin. Pour cette deuxième édition, ce sont 70 créateurs contemporains parisiens et berlinois qui ont été conviés à participer à cet événement.

Ébénistes, céramistes, marqueteurs, laqueurs, couturiers, créateurs de luminaires ou de vélos, et bien d’autres, y présenteront leurs créations, entre savoir-faire ancestral et innovation, sur plus de 800 m2.

Ce sera aussi l'occasion d'échanger avec eux sur leur technique ou leurs inspirations puisque les créateurs se relaieront tout au long de l’exposition pour vous présenter leur travail. Vous apprendrez ainsi que la ficelle utilisée par Miriam Josi pour créer ses porte-revues est recyclée, et provient de l’industrie textile suisse, ou encore que Frédéric Jastrzebski a attendu la cinquantaine pour réaliser son rêve et relancer l’entreprise de cycles sur-mesure créée par son arrière-grand-père en 1912.

Des films sur les métiers d’art seront également projetés afin de vous faire découvrir l'envers du décor et peut-être de faire naître en vous des vocations.

Nouveauté de cette deuxième édition, l’exposition "Design & Artisanat d’art" sera intégrée à la Paris Design Week.

Infos pratiques :

Exposition Design et artisanat d'art

Jusqu'au 30 septembre 2017

Horaires : de 10h à 19, du lundi au samedi

Lieu : Hôtel de Ville - Salle des Prévôts et salon des tapisseries

Horaires : 10h-19h lundi-samedi

Entrée libre et gratuite

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lundi 11 septembre 2017

Les 500 ans du Havre

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Inauguré en 1961, le musée d’art moderne André Malraux abritel’une des plus riches collections françaises d’œuvres impressionnistes fauves, signées Boudin, Degas, Manet, Monet, Renoir, Pissaro, Dufy ou Van Dongen.

Tout en verre et métal, cet édifice à l’architecture novatrice construit en bord de mer, est l’œuvre des architectes Guy Lagneau, Michel Weill, Jean Dimitrijevic et Raymond Audigier. Il est chapeauté d’un paralume en aluminium imaginé par Jean Prouvé et sa façade est ornée d’une sculpture monumentale de Henri-Georges Adam, Le Signal. Cette œuvre pionnière en béton pèse 220 tonnes pour 23 mètres d’envergure.

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Le Havre. L'œuvre de Monet retrouve son décor originel

C'est ce tableau, « Impression, soleil levant », qui a donné son nom au mouvement des impressionnistes.

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« Impression, soleil levant », l'emblématique toile ayant donné son nom à l'impressionnisme, est exposée, depuis hier et jusqu'au 8 octobre, auHavre où l'avait peinte Claude Monet, il y a 145 ans, posté devant la fenêtre de sa chambre d'hôtel donnant sur le port.

La venue auHavre du célébrissime tableau constitue le dernier temps fort des festivités du 500e anniversaire de la création du port et de la ville. Le chef-d'oeuvre, qui ne sort que rarement de Paris, a été prêté par le musée Marmottan Monet.

Le tableau, installé seul le long de la grande paroi vitrée du musée d'art moderne André Malraux (MuMa) avec, en toile de fond, la mer et le mouvement des navires, est baigné par la lumière naturelle. Cette lumière normande, tant prisée par Monet et les autres impressionnistes. « Il a toute sa place ici », a reconnu Christian Châtellier, le restaurateur du tableau.

Véritable icône de la peinture moderne, cette huile sur toile de petite taille (50 cm de hauteur sur 65 cm de largeur) a été longtemps sous estimée. Son histoire a été précisément retracée et détaillée dans une exposition qui lui était consacrée à Marmottan, en 2014.

On s'accorde désormais pour considérer que Monet, revenu de Londres, brosse en très peu de temps, le 13 novembre 1872 au matin, ce qu'il voit depuis sa chambre, face au port, à l'hôtel de l'Amirauté, aujourd'hui disparu : des barques au premier plan, des quais, des écluses, des voiliers, l'ensemble enveloppé par la brume et les fumées et transpercé par un soleil orangé se reflétant sur l'eau.

Reconnaissance tardive

« C'est une peinture très fluide, esquissée, d'un seul geste rapide, qui pose le motif. Cela ressemble à la façon de peindre des Japonais », explique Géraldine Lefebvre, historienne de l'art havraise.

En 1874, Monet propose cinq toiles, dont celle-ci, pour une exposition à Paris d'une trentaine de peintres, en rupture avec l'académisme de l'époque. On lui demande un titre et il suggère « Impression ». Le rédacteur du catalogue de l'exposition rajoutera « soleil levant ». C'est en voyant ce titre que le journal satirique Le Charivari dénigrera ces peintres avant-gardistes, les qualifiant d'« impressionnistes ». Les artistes s'approprieront cette appellation, faisant fi de son caractère péjoratif. Mais, pour eux, ce tableau ne sera jamais un modèle. Il restera d'ailleurs longtemps oublié, dans des collections privées, avant d'être légué à Marmottan en 1940. L'intérêt pour les Impressionnistes en général, et notamment pour ce tableau, sera relancé dans les années 60 par les Américains.

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Les 500 ans du HAVRE

CHIHARU SHIOTA - ACCUMULATION OF POWER (dans l'Eglise Saint Joseph)

Chicharu Shiota a habillé d'un tourbillon de laine rouge l’intérieur de l'église Saint-Joseph. L’artiste japonaise a coutume d’utiliser ce matériau comme moyen d'exploration des relations entre les êtres humains et leur sentiment d'appartenance. Elle a représenté son pays à la 56e Biennale de Venise en 2015 et son œuvre est exposée dans le monde entier.

«Une église est un lieu où les gens prient et se confessent. C'est également un lieu rempli d'énergie spirituelle, perceptible même pour les personnes qui ne sont pas croyantes. Dans mon esprit, chacun  conserve cette énergie au plus profond de soi. L'église, elle, symbolise un lieu de puissance collective, où se concentrent pensées, vœux, idées et prières.

Le tourbillon en laine rouge incarne ce pouvoir spirituel des personnes passées par l'église, accumulé comme dans une tempête. Sa position au-dessus de l'autel et du prêtre symbolise la puissance intérieure de ces personnes, chaque énergie individuelle venant renforcer l’ensemble » Chiharu Shiota

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Eglise Saint Joseph

Erigée en mémoire des victimes des bombardements de la Seconde Guerre Mondial, l'église Saint Joseph est considérée comme l'oeuvre majeure d'Auguste Perret (assisté de RaymondAudigier et des Georges Brochard). Elle domine la ville de sa tour lanterne octogonale en béton brut qui culmine à 107 mètres. A l'intérieur, la lumière du jour filtre à travers 12768 verres colorés conçus par le maitre verrier Marguerite Huré.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Perret

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Musée Camille Claudel à Nogent sur Seine

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http://www.museecamilleclaudel.fr/

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samedi 9 septembre 2017

Chloe Wise - ALMINE RECH GALLERY

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L’exposition « Of False Beaches And Butter Money » à la galerie Almine Rech, à Paris, dévoile le travail pluridisciplinaire de Chloe Wise. Mêlant la sculpture, la peinture et le dessin, l’installation et la vidéo, la jeune artiste canadienne explore les rapports entre l’art, la société et la consommation.

Les œuvres de Chloe Wise mettent en lumière le mercantilisme de la vie contemporaine

Les œuvres hyperréalistes de Chloe Wise soulignent avec pertinence les innombrables fausses représentations sur lesquelles repose la société de surconsommation. En usant de multiples médiums comme la peinture, le dessin, la sculpture, l’installation et la vidéo, mais aussi dans une perméabilité constante entre la vie personnelle et son personnage public via les moyens modernes et numériques de communication, l’artiste s’intéresse aux liens entre la perception et l’amélioration de soi ou encore entre la création d’une image et son authenticité.

Les œuvres de Chloe Wise mettent en lumière la façon dont les individus s’adaptent au mercantilisme qui contamine toutes les facettes de la vie contemporaine. Pour cela, elles abordent en particulier les domaines de la mode et de la gastronomie, la nourriture servant de code à la plasticienne pour illustrer les rapports complexes entre la consommation, le bien-être et la jouissance ou encore les questions de genre.

La nourriture est au centre d’une exploration des fausses représentations

Les tableaux et sculptures réunis dans l’exposition « Of False Beaches And Butter Money » se réapproprient l’imagerie des produits laitiers en révélant un caractère inutile voire nocif pour la santé qui se pose en rupture avec l’iconographie traditionnelle véhiculant une vision pastorale et romantique idéale. Une dichotomie se pose comme emblème de la relativité de toute véracité. La nourriture est au centre d’associations surprenantes : les peintures intitulées Virgo Triennal et Gluten Freedom adoptent le style classique du portrait bourgeois pour mieux le détourner. Des femmes assises y posent en tenant élégamment dans leurs bras et leurs mains des fruits et des briques de lait d’amande ou de lait chocolaté.

Des sculptures en forme de natures mortes déforment elles aussi les représentations traditionnelles en insérant les notions de fugacité et de destruction annoncée dans ces compositions d’apparence raffinée. Sur de hauts socles recouverts de peaux de vache sont disposés d’élégantes pièces de vaisselle côtoyant des fruits, du lait dégoulinant sur le tout, évoquant la dégradation naturelle à venir.

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Reportage photographique : J. Snap

http://www.alminerech.com/bibliography/3760-chloe-wise

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