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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 21 février 2017

Carlo Mollino et Helmut Newton, Nights in white satin

Qu’est-ce qui unit l’intimité lascive des tirages réalisés dans les années 40 par Carlo Mollino, génie complexe et électron libre, et les amazones modernes dont Helmut Newton glorifie l’érotisme provocant des années 80 ? La femme, muse dans toute la splendeur de son corps nu, offerte à nos regards. À travers dix-huit tirages anciens, la galerie Sage Paris présente une rapide histoire du nu et de son évolution, des images confidentielles de l’Italie d’avant-guerre aux clichés froids et stylisés, inspirés par la photographie de mode des années 80.

Carlo Mollino est un des esprits artistiques les plus fascinants de son époque. Connu de son vivant pour ses designs et son architecture, autant que pour ses exploits sportifs, le public découvre à sa mort en 1973 des centaines de photographies qu’il a réalisées tout au long de sa carrière, et gardées précieusement cachées. Cette découverte enchante autant qu’elle étonne les amateurs, et révèle encore une autre facette de l’homme et de l’artiste.

Ses photographies les plus célèbres sont celles produites au cours des années 1960, les Polaroids aux couleurs fanées qui représentent des jeunes femmes, vêtues ou non, portant accessoires, perruques et costumes, lançant un air lascif à l’appareil. Ces jeunes femmes ont été dites être des étudiantes, petites amies, danseuses, prostituées, beautés de la vie nocturne turinoise séduites et photographiées se dénudant, dans les décors familiers à Mollino. En effet, paravents, miroirs, lits, rideaux, chaises et mobiliers divers, sont ceux de la villa Zaira et ceux de sa dernière résidence dans la via Napione à Turin, véritable écrin à la manière des pyramides égyptiennes qu’il façonne pour l’accueillir dans l’au-delà, et dont on retrouve le mobilier et les éléments décoratifs dans certaines photographies. Ces Polaroid à l’ambiance baroque et surannée d’un boudoir ou d’un gynécée moderne, sont très étudiées. La composition, la lumière, sont savamment travaillées, de même que les images elles-mêmes sont adoucies, pour correspondre plus à l’idéal féminin de Mollino. Les teintes sont sourdes mais restent douces, les poses érotiques sont contrebalancées par des airs parfois presque angéliques. Sculpturales dans des décors minimalistes, les modèles sont sublimées, et l’ironique opulence de ces mises en scènes rompt avec le caractère licencieux des photographies, rendant parfaitement compte de l’esthétique très précise de l’artiste, faite d’oppositions et de contrastes, entre ombre et lumière, épure et baroque, ésotérisme et sensualité.

Helmut Newton est quant à lui un photographe majeur dont le style a bousculé et renouvelé l’image de mode avec une impétuosité inédite. Portraits, nus, photographies de mode, voilà comment résumer en trois mots son travail. Ces trois thèmes, ces trois directions, sont inextricablement liées, et la photographie de mode se mêle à la fois de nu féminin et de portrait érotique. Pour Newton, d’ailleurs, l’essence même du travail du photographe de mode est de ne pas faire de photographie de mode. Le commercial disparaît derrière un autre propos. « Je crois toujours que la photographie de mode parfaite est une photographie qui ne ressemble pas à une photographie de mode. C’est une photographie qui ressemble à une image tirée d’un film, qui ressemble à un portrait, peut-être une photo souvenir, ou encore un cliché de paparazzi, tout sauf une photographie de mode. » Pourtant, si la bonne photographie de mode ressemble à s’y méprendre à la photographie d’art, Newton se refusera à considérer son œuvre comme artistique. « La photographie de certaines personnes est de l’art. Pas la mienne. Si mes travaux peuvent être exposés dans des galeries ou des musées, c’est bien. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je les fais. » Son travail est celui d’un mercenaire moderne, un tueur à gages (« I’m a gun for hire ») qui met toute sa connaissance et son art au service de son commerce, au service du commerce des autres. Les autres, ce sont les plus grands magazines, Vogue français, italien, américain, australien, anglais et allemand, Elle, Playboy, Marie-Claire, Queen, Nova, Oui, ou encore Vanity Fair. À travers ces magazines, qui ont largement diffusé ses clichés, il déploie sa vision, son style, son idée de la Femme.

Carlo Mollino et Helmut Newton, Nights in white satin

Jusqu'au 8 avril 2017

Sage Paris

1 Bis Avenue Lowendal

75007 Paris

France

http://www.sageparis.com/

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lundi 20 février 2017

Galerie Laurent Strouk

#christianrobertissot #overdose #minimal #topart #💛

Une publication partagée par Galerie Laurent Strouk (@laurentstroukgalerie) le 19 Févr. 2017 à 4h17 PST

#peterblake #pop #uk🇬🇧 #popart #iloveyou #❤️

Une publication partagée par Galerie Laurent Strouk (@laurentstroukgalerie) le 19 Févr. 2017 à 4h19 PST

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La sensualité du monochrome retracée dans une expo à la gloire de Newton et Mollino

par Lise Lanot 

Jusqu'au 8 avril, la galerie parisienne Sage présente une « rapide histoire du nu » à travers de vieux tirages d’Helmut Newton et de Carlo Mollino.

 

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© Carlo Mollino

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 24 x 18 cm (© Estate of Carlo Mollino/Courtesy Galerie SAGE Paris)

La galerie Sage réunit dix-huit tirages anciens de Carlo Mollino, architecte, designer et touche-à-tout italien, et d’Helmut Newton, photographe de mode allemand de génie. Les deux hommes retracent à eux deux le XXe siècle : Mollino a vécu deux guerres mondiales avant de s’éteindre en 1973, tandis que Newton, né en 1920, a glorifié « l’érotisme provocant » des années 1980.

Comme le précise la galerie, ces photos de nus permettent de créer un pont entre les « images confidentielles de l’Italie d’avant-guerre » et les « clichés froids et stylisés, inspirés par la photographie de mode des années 1980 ». Le noir et blanc sublime les corps de ces femmes aux regards forts, aux poses parfois lascives et à la sensualité folle.

« Si un photographe prétend qu’il n’est pas un voyeur, c’est un idiot »

La galerie rappelle le rôle prépondérant de Newton dans le monde de la photo : « Un photographe majeur dont le style a bousculé et renouvelé l’image de mode avec une impétuosité inédite. » Son travail se concentre autour de trois pôles, portraits, nus et photographies de mode, que le photographe allemand refuse de considérer comme des œuvres d’art : « La photographie de certaines personnes est de l’art. Pas la mienne. Si mes travaux peuvent être exposés dans des galeries ou des musées, c’est bien. Mais ce n’est pas la raison pour laquelle je les fais. »

Photographe novateur et subversif, Newton crée des images qui portent un message d’émancipation féminine et de modernité. Il confirme d’ailleurs la position ambivalente du photographe, déclarant : « Si un photographe prétend qu’il n’est pas un voyeur, c’est un idiot. »

Au contraire, Carlo Mollino n’était pas connu pour ses photographies de son vivant : c’est à sa mort que l’on a découvert son trésor d’images. Majoritairement prises dans les années 1960, les photos présentent des jeunes femmes qui sont dites « des étudiantes, petites amies, danseuses, prostituées, beautés de la vie nocturne turinoise séduites et photographiées se dénudant, dans les décors familiers de Mollino ». À travers les photos de Mollino transparaissent la complicité et le lien entretenus par le photographe et son modèle.

 

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© Carlo Mollino

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 24 x 29,5 cm (© Estate of Carlo Mollino/Courtesy Galerie SAGE Paris)

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© Helmut Newton

Big Nude I, Paris, 1980. Tirage gélatino-argentique ancien, 40 x 30 cm, signé (© Estate of Helmut Newton/Courtesy galerie SAGE Paris)

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© Helmut Newton

Sans titre. Tirage gélatino-argentique ancien, 36,7 x 24 cm, signé (© Estate of Helmut Newton/Courtesy Galerie SAGE Paris)

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Helmut Newton, Elsa Peretti in a Bunny Costume by Halston, NYC, 1975, Tirage gélatino-argentique, 40 x 29,5 cm © Estate of Helmut Newton / Courtesy galerie SAGE Paris

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Elsa Peretti in a Bunny Costume by Halston, NYC, 1975, Tirage gélatino-argentique, 40 x 29,5 cm (© Estate of Helmut Newton/Courtesy galerie SAGE Paris)

 

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dimanche 19 février 2017

Galerie Laurent Strouk

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Palais de Tokyo

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Exposition : Le pouvoir de la propagande nazie - Hôtel de ville de Paris (vu avant-hier)

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Reportage photographique : Jacques Snap

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samedi 18 février 2017

Au musée des Arts Forains

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LAB 14 - Boulevard Montparnasse - derniers jours

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LAB 14 140 boulevard Montparnasse 75014 Paris ACCÈS metro4 : Vavin Bus 91 : Arrêt Campagne première Gare Montparnasse OUVERTURE AU PUBLIC JUSQU'AU 26/02/2017 Horaires : Du Mercredi au Dimanche de 13h à 20h Fermeture billetterie 19h30 du mercredi au dimanche Nocturne jeudi et samedi 22h FERMETURE LE LUNDI ET MARDI Visites guidées : Sans inscriptions, se présenter à l’accueil 5-10 min avant. Tarif unique : 2 € Possibilité de grignoter sur place. Performances, concerts, apéro mix, table ronde, librairie, espace jeux, goodies… ARTANA EVENT Hanna Ouaziz 06.30.79.79.09 contact@artana-event.com

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Actuellement à la Concorde Art Gallery

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Galerie Agnès B - vu hier soir

« Cette exposition explore les triomphes hédonistes de ceux qui se reconnaissent comme victorieux dans le miroir du cours de l’histoire. Leur accession au plaisir dépend de leur projection de douleur sur le vaincu, ou l’expression courante du plaisir que l’on tire du malheur des autres. Alors que les vainqueurs font étalage de leur arrogance et remportent leurs trophées, les perdants sont considérés comme insignifiants et marginalisés. L’exposition VICTORY raconte la victoire d’un homme sur un autre, à quoi ressemble cette victoire, et les effets qu’elle exerce sur les perdants ».

Cleon Peterson

« Il n’existe pas de témoignage de civilisation qui ne soit pas en même temps un témoignage de barbarie ».

Walter Benjamin

Pour sa première exposition personnelle en France, Cleon Peterson présente à la galerie du jour agnès b. l’exposition VICTORY. Cette nouvelle série de toiles, oeuvres sur bois et sculptures inédites plongent le visiteur dans l’univers oppressant de l’artiste, « ce monde noir que chacun de nous porte en soi ». Le travail de Cleon Peterson souligne une nouvelle réalité, celle d’un monde où l’humanité et ses valeurs sont malmenées par le chaos et l’idéologie guerrière. Compassion et empathie paraissent être de lointains souvenirs dans une société où l’idée de l’autre comme étranger s’installe. Au centre de cette machine destructrice se cacherait une impulsion moteur, celle d’imposer au monde un seul et même idéal. Chorégraphie en noir et blanc du corps dans l’affrontement, cauchemar, violence physique et mentale : Cleon Peterson n’offre aucun échappatoire dans un monde en crise et délitement.

Né en 1973, Cleon Peterson grandit à Seattle. Gravement asthmatique, il se plonge dans le dessin lors de ses longues hospitalisations puis traine dans la rue avec son frère, le photographe Leigh Ledare. Enfants terribles, ils sont surnommés « Les Rats de l’Avenue ». Dans les années 90, une jeunesse mouvementée passée entre N.Y.C et la Côte Ouest en a fait le témoin du désordre humain qu’il dépeint aujourd’hui, un fantasme graphique épuré poussant au paroxysme la tension qui se joue au quotidien dans les territoires de pauvreté et de violence urbaine. « Je peins une réalité que tout le monde n’a pas forcément vécue mais qui existe, qui fait partie de notre monde. Il y a un genre de vie primaire qui va de pair avec cette misère ».

Il obtient sa première exposition personnelle à Los Angeles en 2009 et ne cesse de multiplier les projets depuis. Après la réalisation d’une fresque de 50 mètres au Palais de Tokyo en 2014, c’est pour le parcours de Nuit Blanche 2016 qu’il est invité par Jean de Loisy à réaliser une peinture monumentale de 700m2 sur le parvis de la Tour Eiffel..

À l’occasion de cette exposition, une sérigraphie signée et numérotée sera éditée en 100 exemplaires, disponible exclusivement à la galerie du jour agnès b.

http://www.galeriedujour.com/expositions/0301_cleon/cp_fr.pdf

http://www.galeriedujour.com/expositions/0301_cleon/index.html

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