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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 17 avril 2016

CHRISTINE SPENGLER : l'une des premières femmes reporter de guerre à la MEP

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Christine Spengler est l'une des rares femmes photographes de guerre. Elle a découvert sa vocation au Tchad, en 1970, en se retrouvant par hasard sur le théâtre d'un conflit.  Depuis, elle a promené son viseur au Vietnam, en Irlande du Nord, en Iran, en Amérique latine, en Afghanistan... Aujourd'hui, c'est aussi en plasticienne qu'elle agit : elle crée des photos-souvenirs, notamment en hommage aux disparus de sa famille, comme des modernes ex-voto. Elle expose ses photographies jusqu'au 5 juin à la Maison européenne de la photographie.

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samedi 16 avril 2016

PHOTOGRAPHIE. Trente ans de Chine à la MEP

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 Mai 1989, place Tiananmen, par Patrick Zachmann.

Pékin et Shanghaï, 1982. Le photographe Patrick Zachmann fait son premier voyage en République populaire de Chine : c’est une visite officielle, très encadrée. De mystérieux interdits régentent les rapports du photographe à ses sujets dans une ambiance orwellienne. Les photos saisissent pourtant une intimité troublante. Elles marquent le début d’une aventure avec la Chine qui durera trente ans. Sa fascinante exploration visuelle est présentée, à travers une centaine de photos, à la Maison européenne de la photographie (MEP), à Paris, dans l’exposition « So long, China. 1982-2015 ». Il capture une Chine qui s’ouvre, se transforme, se réplique en écho à elle-même : c’est une planète éclatée, dont les morceaux forment un puzzle mémoriel, culturel et politique. Parmi les moments fort de l’exposition : l’effervescence sur la place Tiananmen, pendant les deux mois de manifestations qui précèdent le 4 juin 1989. Car, avant le massacre, il y eut cette incroyable explosion de liberté et de solidarité, durant laquelle le régime fut à deux doigts de basculer. Zachmann y était. Brice Pedroletti

« So long, China. 1982-2015 », Maison européenne de la photographie, 5-7, rue de Fourcy, Paris-4e. Jusqu’au 5 juin. www.mep-fr.org

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vendredi 15 avril 2016

ARAKI : Exposition au Musée Guimet

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Seydou Keïta au Grand Palais

Placide au milieu d’une nuée de Bamakoises palabrant bruyamment, Seydou Keïta (1921-2001) donne la dernière touche à la pause d’une beauté en boubou qu’il installe comme une princesse sur un tapis volant devant un fond de tissu fleuri.

Le charmant monsieur dégage une main qu’il dispose avec élégance, incline légèrement la tête… puis clic-clac et la dame est dans la boîte ! Inutile de refaire la prise de vue, le plus célèbre des photographes africains parvenait à saisir la prestance de ses modèles du premier coup.

Comme en témoigne, dans l’exposition, ce documentaire de 1998 pour les besoins duquel, âgé alors de 77 ans, il avait accepté de reprendre son appareil et de reconstituer une séance photo dans la cour de son studio.

Le Tout-Bamako dans son studio

Apprenti menuisier auprès de son père dès l’âge de 7 ans, Seydou Keïta se découvre une passion pour la photographie à 14 ans, lorsque son oncle lui rapporte un appareil Kodak Brownie du Sénégal. Initié au tirage et à la prise de vue par le photographe instituteur de son village, il ouvre son studio en 1948 dans un quartier animé de Bamako.

Jusqu’à 1962, date à laquelle il est recruté comme photographe officiel du Mali devenu indépendant, Seydou Keïta réalise ainsi jusqu’à quarante portraits par jour. « Le Tout-Bamako venait se faire photographier chez moi, confiait-il. Se faire photographier était un grand événement, il fallait arriver à donner la meilleure image possible de la personne. Souvent ils prenaient l’air sérieux, mais je crois aussi qu’ils étaient intimidés par l’appareil, c’était nouveau. »

Les touchants petits contacts 13 x 18 d’époque ou les impressionnants tirages modernes révèlent que, seuls, en couple, en famille, jeunes ou vieux se prêtaient au jeu de la pose, choisissant parmi les accessoires mis à leur disposition dans le studio, qui un sac à main, qui une montre ou un chapeau.

De nouveaux codes pour la photo africaine

Brandissant un trophée sportif, s’accoudant à un poste de radio, enfourchant un scooter ou posant devant la Peugeot 203 du photographe. Autant de signes extérieurs de richesse mettant la touche finale à l’image que chacun voulait montrer de lui-même.

Seydou Keïta « marque la fin de l’époque coloniale et de ses codes de représentation pour ouvrir l’ère d’une photographie africaine qui, tout en puisant dans ses racines et dans son histoire; affirme sa modernité », analyse Yves Aupetitallot, commissaire de l’exposition, dans le catalogue.

Loin des clichés ethnographiques réalisés par les colons occidentaux, rendant ses « modèles actifs d’une démarche artistique », Seydou Keïta invente le style personnel et élégant qui fait de lui un formidable artiste… international.

Texte de Armelle Canitrot

Grand Palais, galeries sud-est, avenue Winston-Churchill, Paris.

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jeudi 14 avril 2016

Nobuyoshi Araki - Exposition au Musée Guimet

« Ecrivain en photographie » - Jusqu’au 5 septembre 2016

Le musée national des arts asiatiques – Guimet (MNAAG) présente une grande rétrospective de l’oeuvre du Japonais Nobuyoshi Araki. « Ecrivain en photographie ».

Dès la première salle, on comprend mieux le titre donné à l’artiste par Jérôme Neutres, co-commissaire de l’exposition. Non seulement Araki prend des photos comme il utiliserait les mots, mais il édite lui-même ses livres. Avant de faire des tirages ou d’exposer ses images, l’artiste les conçoit comme les pages d’un livre. En guise d’introduction, cette salle reconstitue la centaine d’ouvrages photographiques édités par l’artiste.

Le visiteur est ensuite accueilli par un bouquet d’artifices de fleurs. Un thème cher à l’artiste et intrinsèque à la culture japonaise – comme nous le montre une section de l’exposition qui met en valeur la collection de photographiques anciennes du MNAAG sur le Japon -. « Les fleurs choisies par Araki sont très organiques, pleines de vie car Araki est un photographe tourné vers la vie, l’érotisme », commente J. Neutres.

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Fleurs (Flowers), 1985 / 2008. Collection privée, New York © Nobuyoshi Araki/Courtesy Taka Ishii Gallery

Vient ensuite la signature stylistique de Araki : le journal intime. L’artiste a filmé sa passion pour sa femme Yoko. De leur mariage – section intitulée selon le livre éponyme « Voyage sentimental » – à sa mort, vingt ans plus tard, qui a donné lieu au livre « Voyage d’hiver ». Scandale provoqué en exposant le cercueil de son épouse.

Autre caractéristique essentielle de l’oeuvre de « l’écrivain photographe » : le kinbaku. Qu’il faut comprendre non pas comme  le ligotage humiliant de la femme mais comme une métaphore de l’acte même de photographier. En effet, selon l’artiste, cité par Jérôme Ghesquière co-commissaire de l’exposition : « La photographie, elle aussi, ligote les choses et les met dans une boîte. Vous voyez, on se rend compte qu’elle prend sa source dans le kinbaku, dans l’acte de ficeler des choses et des événements. D’ailleurs, je ligote les modèles moi-même, et après la session photo, c’est toujours moi qui défais les liens […] ».

Les commissaires ont eu carte blanche pour sélectionner les oeuvres. Mais une section a été réalisée par Araki : son atelier. Il se représente avec des centaines de photographies autour de lui, du sol au plafond. Car, explique Jérôme Neutre, « Araki est un photographe compulsif. Il photographie comme il respire ; il appuie sur le déclencheur à chaque battement de son coeur ». Aucune photo n’est isolée, elle vient forcément par en groupe de cent. « Il est impossible de répertorier son oeuvre », ajoute Sophie Makariou, présidente du MNAAG.

En abordant les dernières salles de l’exposition (à partir de la section 7), on perçoit une évolution dans la démarche de l’artiste. D’écrivain en photographie, il mue en photographe plasticien. L’artiste a toujours travaillé en argentique, il n’a jamais touché au numérique. Mais, à l’image de ses contemporains qui utilisent Photoshop pour retoucher leurs travaux, Araki se met à gratter, peindre et faire des collages avec ses oeuvres.

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 Amour de KaoRi (KaoRi Love), 2007. Peinture acrylique sur deux tirages noir et blanc. Collection privée, New York © Nobuyoshi Araki/eyesencia

« Souvent, j’essaie, de prendre une photographie parfaite, mais j’y ajoute aussi, à dessein, une sorte d’imperfection. Uniquement pour éviter de prendre une photographie parfaite. On le sait, il n’y a rien de pire que la perfection », écrit Araki dans Moi, la vie, la mort (p.144).

La fin de l’exposition évoque de nouveau puissamment la mort. Atteint d’un cancer, l’artiste semble déjà tourné vers l’au-delà, observant le ciel non plus du bas mais du haut.

L’artiste a d’ailleurs choisi de clore l’exposition sur son propre tombeau. « Pour la série Tokyo Tombeau, je souhaite montrer mes photos comme une peinture japonaise sur rouleau, en les juxtaposant les unes à côté des autres, sans encadrement, tout en longueur. C’est une combinaison entre les photos de mes débuts et celles de l’au-delà. »

Le voeu des commissaires est de faire changer le regard du visiteur occidental sur Araki. Mission accomplie ! Loin de l’image légère et fleurie qui me restait de la très belle exposition organisée au Barbican Center sur Araki en 2005, je suis ressortie en ayant pleinement conscience de la dimension mortuaire qui traverse l’oeuvre de l’artiste. De ses fleurs flétries aux tombeaux en passant par ses photographies de cieux. Heureusement, le magnifique bouddha japonais choisi dans les collections du musée Guimet par Araki pour son tombeau, vous transmet sa bonne énergie pour repartir le sourire aux lèvres !

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Exposition James Bond à partir du 16 avril....

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Sabine Pigalle expose actuellement à la Galerie Acte 2

Sabine Pigalle est née en France en 1963. Son travail se concentre sur la réinterprétation des mythes. Histoire religieuse, mythologies, peinture primitive et aussi maniérisme sont à la fois source d’inspiration et matière première pour son exploration artistique.

Sabine Pigalle produit des photographies hybrides, principalement dédiées à l'art du portrait, qui combinent le contemporain avec des références à l'art antique. Jouant avec les détails, combinant les références au moyen de techniques de juxtapositions et de collages multiples, tant visuels que temporels, Sabine Pigalle nous propose un travail sur la mémoire.

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9 rue des Arquebusiers – 75003 Paris

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mercredi 13 avril 2016

Grand Palais — Seydou Keïta

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Seydou Keïta (1921-2001) est aujourd’hui considéré comme l’un des plus grands photographes de la deuxième moitié du XXe siècle. La valorisation de ses sujets, la maîtrise du cadrage et de la lumière, la modernité et l’inventivité de ses mises en scène lui ont valu un immense succès.

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mardi 12 avril 2016

Exposition au Grand Palais : Seydou Keïta

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Galerie Templon - Exposition Franz Ackermann

http://www.danieltemplon.com/pdf/artist/pdf_bio_103_us.pdf

http://www.danieltemplon.com/new/artist.php?la=en&artist_id=103&display_bio=1

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Reportage photographique : Jacques Snap

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