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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 22 mai 2018

Isabelle Adjani à Cannes 2018

adjani cannes

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dimanche 20 mai 2018

Festival de Cannes

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Cannes 2018 : le jury s’est montré sensible aux causes à défendre

Par Jacques Mandelbaum - Le Monde

Mise à part la Palme d’or, attribuée au Japonais Hirokazu Kore-eda, le cinéma asiatique, qui a brillé lors de la 71e édition, n’a pas été récompensé à sa juste mesure.

Comme l’aura dit Edouard Baer lors de la cérémonie de clôture du 71e Festival de Cannes, samedi 19 mai : « On remballe ». Après douze jours de haute tension, d’amour, de misère et de souffrance imprimés en plus grand que la vie sur les écrans, de chefs-d’œuvre et de croûtes suspendus à un même rai de lumière, de tapis rouge et de défilés néo-babyloniens sur les marches du Palais, de selfies interdits mais contagieusement accrochés aux sourires de starlettes-minutes, de cortèges officiels conduits à cent mètres de là par des motards de la police chauffés à blanc, d’escabeaux et de badauds jetés en vrac sur la chaussée, d’agapes inaccessibles au commun des mortels.

On décroche les panneaux publicitaires, on désagrège les sigles des firmes ornant les balcons, on karchérise les détritus générés par les visiteurs, on balaie la poussière de la scène du Grand Théâtre Lumière, où l’actrice Cate Blanchett et son jury ont fait, comme chaque année, quelques heureux et au moins autant de malheureux, parmi lesquels les quatre représentants de la « French Team » (Stéphane Brizé, Yann Gonzalez, Christophe Honoré et Eva Husson). Tout cela passera vite, avant que cela ne recommence, presque aussi vite, pour la prochaine Palme d’or.

Films à sujets

Il faut d’autant plus prestement, à l’approche de la nuit froide de l’oubli qui va ensevelir ses dernières braises, donner une image, un cliché lui-même promis à une courte vie, de cette édition 2018. Le palmarès rendu par le jury en constitue la version officielle, qui se révèle particulièrement sensible aux films à sujets et aux causes à défendre.

Enfance saccagée pour la Palme d’or (Une Affaire de famille, du Japonais Hirokazu Kore-eda) et le prix du jury (Capharnaüm, de la Libanaise Nadine Labaki). Revanche afro-américaine avec le Grand Prix (BlacKkKlansman, de Spike Lee). Apurement des comptes soviétiques avec le prix de la mise en scène (Cold War, de Pawel Pawlikowski). Soutien à un créateur assigné à résidence et parabole christique sur l’injustice du monde pour le double prix du scénario (Trois visages, de l’Iranien Jafar Panahi et Heureux comme Lazzaro, de l’Italienne Alice Rohrwacher).

Il n’est pas jusqu’aux prix d’interprétation attribués à l’actrice kazakhe Samal Yeslyamova (Ayka, du Russe Sergey Dvortsevoy) et à l’acteur italien Marcello Fonte (Dogman, de l’Italien Matteo Garrone) qui ne récompensent, en même temps que la prestation de leurs récipiendaires, l’engagement social et politique des films qui les portent.

Quoique décernée par un autre jury, la Caméra d’or n’a pas échappé à cette fibre militante, en récompensant un premier long-métrage au thème LGBT, Girl, du Belge Lukas Dhont, porté par l’équivoque incandescence de son jeune acteur, Victor Polster. Il ne restait qu’à accorder à Jean-Luc Godard et à son Livre d’image une « Palme d’or spéciale », qui confirme davantage qu’elle ne la lève sa marginalité dans la profession.

TOUT DANS CE PALMARÈS ATTESTE D’UNE VOLONTÉ D’OUVERTURE AUX MAUX DU MONDE ET D’UNE INTENTION FORTEMENT REVENDICATIVE

Tout dans ce palmarès atteste donc d’une volonté d’ouverture aux maux du monde et d’une intention fortement revendicative, soulignée tant par les postures que les discours, au point que l’actrice italienne Asia Argento a littéralement tétanisé la salle par une intervention historiquement inouïe en ces lieux, dominée par la colère froide et l’appel, sinon à la vengeance, du moins à la justice.

Rappelant avoir été violée par le producteur américain Harvey Weinstein durant le Festival de Cannes en 1997, elle a pointé un doigt sur la salle en prononçant cette diatribe : « Toute une communauté lui a tourné le dos, même ceux qui n’ont jamais dénoncé ces faits. Et parmi vous, dans le public, il y a ceux que l’on devrait pointer du doigt à cause de leur comportement envers les femmes, un comportement indigne de cette industrie, de n’importe quelle industrie. Vous savez qui vous êtes. Plus important encore, nous nous savons qui vous êtes. »

On comprendra que dans ce climat, les préoccupations artistiques aient pu passer au second plan. Non que les films récompensés ne soient pas dignes, pour certains d’entre eux, de leur prix. Le problème est que tous ne le sont pas et que la prime au sujet a manifestement brouillé la boussole esthétique nécessaire à une plus fine mesure du palmarès.

Mais si une chose manque ordinairement aux palmarès, c’est bien la cohérence esthétique, rares étant les jurys qui trouvent en eux-mêmes la capacité et l’audace de s’accorder en la matière. On en déduira que la synthèse politique est plus accessible que celle du goût.

Une édition en dents de scie

Cannes 2018 fut en tout état de cause une bonne année pour la compétition. L’édition, en dents de scie, présentait l’avantage de s’offrir à un jugement tranché plutôt qu’à l’indifférence inavouable qui accueille une sélection de basse intensité.

Il y eut, en un mot, du meilleur et du pire. Le meilleur marque le grand retour de l’Asie sur le devant de la scène. Non qu’elle avait disparu, mais sa présence ces dernières années dans les festivals internationaux était plus disparate. Elle s’est rassemblée cette année à Cannes, pour apparaître de nouveau comme le plus grand laboratoire de formes cinématographiques en activité.

La Palme d’or accordée au Japonais Hirokazu Kore-eda pour son délicat et impertinent mélodrame sur les fondements de la famille a du moins cette vertu de nous le rappeler.

Trois films en compétition – Les Eternels, du Chinois Jia Zhang-ke, Asako I & II, du Japonais Ryusuke Hamaguchi, Burning, du Coréen Lee Chang-dong – ont toutefois, à notre sens, dominé les débats esthétiques, l’intimisme radical qui les caractérise expliquant sans doute l’indifférence du jury à leur beauté. On pourrait d’ailleurs ajouter, hors compétition, le monumental documentaire de Wang Bing, Les Ames mortes, et, dans la section Un certain regard, le film-rêve de Bi Gan, Un grand voyage vers la nuit.

LES FILMS LES PLUS CATASTROPHIQUES DE CETTE COMPÉTITION SONT CONSTRUITS SUR UNE LOGIQUE DE L’ACCUMULATION ET DE LA SATURATION

Qu’est-ce qui rend ces artistes asiatiques si forts et si prenants ? Sans doute leur poétique du vide et du plein, ce sens foudroyant de l’ellipse et de la litote qui, accusant l’absence, rend la présence si intense.

Nul hasard si les films les plus catastrophiques de cette compétition sont a contrario construits sur une logique de l’accumulation et de la saturation : toujours plus de pathos, d’emberlificotements romanesques, de désinvolture avec le réel, de mauvais spectacle à bon compte. Les Filles du soleil, deuxième long-métrage d’Eva Husson, a concentré à cet égard tous les mécontentements, il y en eut pourtant d’autres.

Sélectionnée pour la première fois en compétition, la jeune réalisatrice gardera sans doute un mauvais souvenir de son passage. C’est que l’effet « montagnes russes » n’a pas non plus épargné les neuf nouveaux venus admis cette année en compétition, raison non suffisante pour disqualifier cette ouverture inédite. Leto, de Kirill Serebrennikov, Asako I & II, de Ryusuke Hamaguchi, Un couteau dans le cœur, de Yann Gonzalez et Ayka, de Sergey Dvortsevoy y furent du moins à leur place.

Disparition et présence évaporée

Enfin, parmi la prolifération des sujets et des figures générés par les films, c’est avec netteté que se détache cette année le motif de la disparition. Disparition d’une mystérieuse blonde à Los Angeles (Under the Silver Lake, de David Robert Mitchell), d’une fiancée avec laquelle on vient de s’établir (Asako I & II, de Ryusuke Hamaguchi), d’une fille crapuleusement enlevée (Everybody Knows, d’Asghar Farhadi), d’un garçonnet victime de la barbarie islamiste (Les Filles du soleil, d’Eva Husson), d’une amie d’enfance qu’on venait de séduire (Burning, de Lee Chang-dong), d’un nourrisson abandonné à la maternité (Ayka, de Sergey Dvortsevoy), d’un homme pour lequel on s’est sacrifié et qui vous rejette (Les Eternels, de Jia Zhang-ke).

Ce leitmotiv de la présence évaporée s’accorde sans doute avec ce que l’époque comporte d’indéchiffrable. Il n’en reste pas moins qu’elle est vieille comme le cinéma et dispensatrice d’éclatants chefs-d’œuvre (Sueurs froides, d’Alfred Hitchcock, L’Avventura, de Michelangelo Antonioni) au rayon moderne.

Un personnage qui disparaît dans un film est toujours la promesse palpitante d’une quête, en même temps que le signe du constant commerce avec l’absence qui donne son aura à la présence cinématographique. On retrouve ici la raison pour laquelle le cinéma asiatique a si singulièrement brillé sur ce Festival de Cannes, à défaut d’y être récompensé à sa juste mesure.

Jacques Mandelbaum

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Le réalisateur Luc Besson visé par une plainte pour viol

Le réalisateur Luc Besson est visé par une plainte pour viol, déposée vendredi 18 mai par une actrice, selon une information d’Europe 1 confirmée par l’Agence-France-Presse (AFP) samedi. Une enquête a été ouverte et confiée au premier district de police judiciaire. « Luc Besson dément catégoriquement ces accusations fantaisistes », a réagi auprès de l’AFP son avocat, Thierry Marembert. « C’est quelqu’un qu’il connaît, avec qui il n’a jamais eu de comportement déplacé », a-t-il ajouté. Selon Europe 1, c’est une comédienne de 27 ans qui accuse M. Besson d’avoir abusé d’elle. Les faits se seraient produits jeudi soir lors d’un rendez-vous au Bristol, un palace parisien situé près des Champs-Elysées. « La plaignante, qui connaît le producteur depuis plusieurs années, raconte avoir bu une tasse de thé puis s’être sentie mal et perdre connaissance. A son réveil, en fin de soirée, lui seraient revenus en mémoire des attouchements et pénétrations », explique Europe 1. Auditionnée dans la foulée avant de déposer plainte, elle a affirmé entretenir une relation intime avec le réalisateur de 59 ans depuis environ deux ans et s’y être sentie obligée, compte tenu de leurs rapports professionnels, selon des sources judiciaires à l’AFP. En déplacement à l’étranger, M. Besson n’a pas été entendu par les enquêteurs, selon une source proche de l’enquête.

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samedi 19 mai 2018

La Palme d’or pour Kore-Eda, le Grand Prix pour Spike Lee : le palmarès du 71e Festival de Cannes

Clap de fin pour le 71e Festival de Cannes, samedi 19 mai. Le jury, présidé par l'actrice australienne Cate Blanchett, a décerné son palmarès, déjouant parfois les pronostics. Franceinfo vous donne les principaux prix de cette édition.

La Palme d'or pour "Une affaire de famille", de Kore-Eda

Le film Une affaire de famille, du Japonais Hirokazu Kore-Eda, a remporté la Palme d'or du Festival de Cannes. Première Palme d'or japonaise depuis L'Anguille de Shohei Imamura en 1997, Une affaire de famille raconte l'histoire d'une famille qui vivote et chaparde dans les magasins, qui recueille une fillette maltraitée.

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Cannes, mutation ou déclin ?

cannes22

Par Thomas Sotinel - Le Monde

Alors que le Festival, qui s’achève samedi avec la remise de la Palme d’or, se sent à l’étroit sur la Croisette, la presse hollywoodienne remet en cause sa légitimité.

La veille du dévoilement du palmarès du 71e Festival de Cannes, samedi 19 mai, l’onglet « Cannes » avait disparu de la page d’accueil du site du Hollywood Reporter, la plus influente des publications liées à l’industrie cinématographique américaine. Comble d’infamie, c’était pour laisser la place à un onglet « mariage princier ».

C’était la conclusion logique d’une série d’articles publiés par le Hollywood Reporter et son principal concurrent Variety. Le premier avait énuméré les « Cinq signes d’un festival qui décline » – parmi lesquels l’absence de stars et la disparition des fêtes les plus somptueuses –, le second enjoignait à la manifestation cannoise de choisir entre « évoluer ou s’étioler ».

Bref, vue de Beverly Hills, la Croisette semble avoir perdu tout attrait. Ce divorce entre le cinéma hollywoodien, celui qui alimente les nominations aux Oscars, et le cinéma d’auteur du reste du monde, qui fournit le gros des rangs des sélections cannoises, est encore aggravé par l’éloignement des nouveaux acteurs du secteur.

Netflix, banni de la compétition, a retiré ses films. Plus inquiétant, pas plus que son concurrent Amazon, la plateforme n’a pratiquement rien acheté sur le marché du film, cette grande foire qui compte presque autant pour l’importance de Cannes dans la vie du cinéma mondial que le Festival lui-même.

Hausse des accréditations

A cette interrogation récurrente sur la compatibilité entre Cannes et l’ordonnancement de l’année cinématographique telle que le régissent les Oscars, est venue s’ajouter la réapparition d’un autre serpent de mer : dans un entretien aux Echos, Jérôme Seydoux, patron de l’une des majors françaises, Pathé, s’est prononcé pour la démolition du Palais des festivals, structure massive surnommée le bunker qui abrite la manifestation depuis 1983, et dont la capacité d’accueil des projections et devenue insuffisante. Une démolition qui entraînerait un hiatus plus ou moins prononcé dans l’organisation du Festival.

La compilation de ces griefs – auxquels on pourrait ajouter ceux des médias, dont le travail a été perturbé par la réforme des horaires des projections de presse –, conduit à poser la question de l’érosion du statut d’une manifestation qui reste, loin devant ses concurrentes immédiates, les festivals de Berlin, Venise et Toronto, la plus importante de son genre.

Dans son bureau du bunker, Pierre Lescure, le président du Festival, qui a succédé à Gilles Jacob en 2014, ne croit pas plus, chiffres à la main, au déclin qu’au désamour des Américains. « Le [nombre des] accréditations, au Festival et au marché, est en hausse, soit 41 517 jeudi soir, une progression de plus de 3 % par rapport à 2017 », fait-il remarquer, ajoutant que « 3 740 Américains sont accrédités, dont 2 111 au marché du film, ce qui en fait la nation la mieux représentée, devant la France ».

« Le centre de gravité de la saison s’est déplacé »

Le président convient toutefois, comme Thierry Frémaux – le délégué général l’avait fait lors de l’annonce de la sélection –, que le calendrier des Oscars, remis fin février, ne joue pas en faveur du Festival de Cannes. « Certains [studios, producteurs ou vendeurs internationaux] ne veulent pas s’exposer en mai. Mais citez-moi un seul grand film américain que nous aurions raté », demande Pierre Lescure.

Ce à quoi un vétéran européen du marché du film, qui préfère garder l’anonymat répond « le centre de gravité de la saison s’est déplacé en septembre (ce qui avantage la Mostra de Venise et Toronto). Pour qu’une société veuille venir à Cannes, il faut qu’elle soit sûre d’y trouver la symbiose entre les cinémas européen et américain. Ce n’était pas le cas cette année. Il y a une décorrélation entre ce que les gens désirent négocier sur le marché et ce que programme le Festival ».

Il n’y avait que deux films américains en compétition – Under The Silver Lake, deuxième long-métrage d’un quasi-inconnu, David Robert Mitchell, et BlacKkKlansman, du vétéran Spike Lee. Quant à la traditionnelle gâterie à grand spectacle, Solo, elle avait été dévoilée lors d’une avant-première à Los Angeles avant d’arriver sur la Croisette.

Le distributeur Jean Labadie, qui dirige Le Pacte – quatre films en compétition cette année –, « ne croit pas une seconde que Cannes ait perdu en importance ». Tout comme une consœur d’un quotidien américain, qui écartait les craintes de ses confrères hollywoodiens en rappelant la « résilience » dont le Festival a fait preuve face aux crises qu’il a traversées en bientôt trois quarts de siècle. Un optimisme qui s’appuie, pour le premier, sur les bénéfices qu’il retirera de la sélection des films qu’il distribue, et, pour la seconde, sur la qualité de la majorité des œuvres qu’elle a pu découvrir depuis le 12 mai.

Cannes, station réservée au « 1 % »

Reste qu’on ne peut pas répondre par l’optimisme à toutes les questions soulevées par les tenants de la thèse du déclin.

Sur la question des plateformes de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) – Netflix, Amazon, Hulu et les autres –, Pierre Lescure parie sur « l’ardente obligation de s’adapter à la réalité de vos désirs et de votre manière de consommateur. Cette obligation vaut pour tout le monde, pour Netflix, comme pour les exploitants et l’ensemble du système vertueux français, qui a aussi ses blocages ». Les exploitants de salles, représentés au conseil d’administration du Festival, ont lourdement pesé dans la décision qui a conduit à l’absence de Netflix.

Autre blocage, celui que provoquent l’exiguïté de la ville de Cannes et son caractère de plus en plus accentué de station réservée au « 1 % » – une remarque empruntée au Hollywood Reporter, expert en matière de très grande richesse.

Pour y remédier, Pierre Lescure espère persuader les hôteliers et les bailleurs cannois d’aligner leurs prix sur ceux de Toronto ou de Berlin, manifestations organisées dans des métropoles aux immenses ressources d’hébergement. Car si les majors et les producteurs hollywoodiens estiment que Cannes ne leur rapporte pas assez d’argent, la plupart des festivaliers, professionnels ou cinéphiles trouvent que le Festival leur en coûte trop.

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vendredi 18 mai 2018

Festival de Cannes... même pour elle !

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Nabilla a tout misé sur un dos nu qui laissait peu de place à l'imagination. (Cannes, le 15 mai 2018.)

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mercredi 16 mai 2018

Lars von Trier

 

#quoteoftheday : sacré Lars 💥😂 I have never killed anybody but if i did it would be a journalist ⚡️ #salegosse #larsvontrier #takeyourprozac - trés chaos @sngier_soahc



38 Likes, 6 Comments - @delfival on Instagram: "#quoteoftheday : sacré Lars 💥😂 I have never killed anybody but if i did it would be a journalist ⚡️..."

 

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Cannes 2018 - “The House that Jack Built”, un Lars von Trier aussi provoc' qu'idiot

Pour son retour à Cannes, lui qui avait été déclaré “persona non grata”, Lars von Trier met en scène un tueur en série qui considère le meurtre comme un art à part entière. Parsemé de scènes ultraviolentes et pseudo-ironiques, le film ne dépasse pas le stade de la provocation bas de plafond.

Un serial killer (Matt Dillon) tue essentiellement des femmes, parce qu’elles sont têtes à claques (Uma Thurman) ou bêtes à manger du foin (Riley Keough) : tel est, grossièrement résumé, le sujet du nouveau film de Lars von Trier. Le type s’attaque, aussi, aux enfants de certaines mères qu’il a séduites : ainsi « taxidermise »-t-il un petit garçon qu’il transforme en une sorte de «  mini-homme qui rit » à la Victor Hugo – ou en petit clown inquiétant à la Stephen King, si vous préférez… Il menace aussi de tuer avec une seule balle quelques hommes, alignés dans sa chambre froide…

Comme dans Nymphomaniac (2015) où Charlotte Gainsbourg se confessait à un confident, le tueur s’adresse à un personnage du nom de Verge, invisible très longtemps, qu’on découvrira, à la fin, sous les traits de Bruno Ganz, à la fois Virgile et Hermès guidant le héros dans les enfers…

Comme toujours, le propos de Lars von Trier – très sot, en définitive – est encombré de réflexions philosophiques plus ou moins oiseuses sur l’architecture, la peinture, la beauté des «  stukas » (les fameux bombardiers allemands pendant la Seconde Guerre mondiale) et, surtout, le meurtre considéré comme un Art à part entière. Le tout évidemment pétri d’ironie. Sauf que l’on sent le cinéaste tout fier et tout faraud de jouer, une fois de plus, les provocateurs (fatigués). Et d’affirmer, par la bouche de son serial killer, en cette année post-Weinstein, que ce sont les hommes actuels qui sont les victimes, les méprisés, les rejetés de la société…

Le plus réussi, en définitive, est un épilogue de vingt minutes, où Lars von Trier rend hommage, en s’inspirant de Solaris et de Stalker, à l’un de ses maîtres cinématographiques : Andreï Tarkovski. Dommage seulement qu’il lui emprunte un peu de sa forme, mais pas son esprit.

on n’aime pas du tout The House that Jack built, de Lars von Trier (Danemark-France, 2h 35). Scénario : L. Von Trier sur une idée de Jenle Hallund. Avec Matt Dillon, Uma Thurman, Bioéthanol Fallon Hogan, Riley Rough, Bruno Ganz.​​​​​​

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FESTIVAL DE CANNES, LE THÉÂTRE DES PETITES HUMILIATIONS

A Cannes, si l’on est star, on trouve toujours plus star que soi. D’où de petits désagréments qui peuvent faire d’une prestigieuse montée des marches un calamiteux chemin de croix.

Le trait était outré mais il n’avait pas tort. Lors de la cérémonie d’ouverture du festival de Cannes 2018, le 9 mai dernier, Edouard Baer se moquait du public endimanché qu’il avait devant lui : "Qu’est-ce qui s’est passé ? A quel moment ça a merdé dans votre carrière ? Vous êtes là au festival de Cannes, mais clairement vous n’êtes pas du bon côté."  Celui des membres du jury, confortablement installés sous la lumière des projecteurs, voulait-il dire. Eh oui, à Cannes, même si l’on croit être dans "The place to be", on finit toujours par réaliser qu’il y a une situation plus enviable que la sienne. Cela vaut pour les journalistes qui n’ont pas décroché le bon badge (le bleu et pas le rose) pour voir les films en sélection officielle ou la bonne invitation pour la bonne soirée ("Et merde, Kristen Stewart est à la plage Magnum, et pas chez Albane. T’as pas une place ?"). Cela vaut aussi pour les présentateurs valets de Canal Plus (Didier Allouch and co) qui tentent désespérément d’harponner les stars à leur sortie de limo et n’ont parfois même pas droit à un regard. Mais cela vaut surtout pour les actrices qui voient des mannequins (Chantel Jeffries, Kendall Jenner…) leur voler la vedette lors de l’exercice dit de la "toupie", qui consiste à tourner sur soi-même en robe de bal devant les photographes, juste avant la montée des marches. Tournicoti, tournicoton ! A ce moment précis, tous les autres invités doivent s’arrêter pour laisser les derviches tourneuses s’exprimer, et parmi ces invités, d’autres actrices moins connues qui n’ont pas le droit de tournicoter seule sur le red carpet et qui rongent leur frein en souriant.

Pourtant elles devraient se réjouir d’échapper à cette épreuve qui n’est pas sans danger. Lors de la montée des marches précédant la projection du film d’Asghar Farhadi, Julianne Moore et Isabelle Adjani ont bien failli se rentrer dedans tant elles tournicotaient, chacune se demandant si les applaudissements étaient pour l’une ou pour l’autre. A un moment, Isabelle a fait à Julianne la grâce de l’attendre pour une pose en duo (est-ce que Julianne savait qui était Isabelle ? Pas sûr…). Et puis en haut des marches, patatras ! Le maître d’hôtel Thierry Frémaux s’est attardé davantage avec Julianne qu’avec Isabelle qui, après une bise furtive à Pierre Lescure, avait l’air de se demander à quel saint se vouer et par quelle porte entrer. Bien sûr tous ces petits moments de solitude captés ça et là par la caméra n’échappent pas aux mauvais esprits qui voient surtout, au-delà de ce défilé de célébrités plus ou moins bien habillées, une écœurante foire aux vanités. Car nous savons très bien, au fond, que le seul endroit enviable à Cannes, c’est la salle de cinéma, quand les lumières s’éteignent et que retentissent les premières notes du Carnaval des animaux de Saint-Saëns.

Erick Grisel

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mardi 15 mai 2018

Festival de Cannes

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