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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 22 mars 2017

Festival de Cannes

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samedi 18 février 2017

Festival de Cannes. Les anti-corridas contestent la présidence d'Almodovar

Une pétition relayée par des associations anti-corridas, et qui a recueilli plus de 22.000 signatures, demande au président du festival de Cannes, Pierre Lescure, de « renoncer » à attribuer la présidence du jury 2017 au cinéaste espagnol, Pedro Almodovar (ci-dessus), présenté comme un « multirécidiviste aficionado, non repenti ». « Un grand festival de cinéma, tel que Cannes, mérite mieux que cette banalisation de l'horreur dont Almodovar est le symbole », est-il écrit dans la pétition.

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lundi 25 avril 2016

Le Jury du 69ème Festival de Cannes

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dimanche 17 avril 2016

Festival de Cannes 2016

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Festival de Cannes 2016

Opération déminage pour la sélection cannoise

Grand-messe parisienne qui donne chaque année le coup d’envoi officiel de la saison cannoise, la conférence de presse du festival de Cannes s’est tenue au matin du jeudi 14 avril dans la grande salle du cinéma Le Normandie, sur les Champs-Elysées. Dans leur numéro désormais bien rodé de duettistes, Thierry Frémaux et Pierre Lescure, respectivement délégué général et président du festival, s’étaient visiblement passé le mot : il s’agissait d’apaiser, de pacifier, de rassurer. Plus qu’aucune autre, de fait, cette édition, s’annonce semée de mines.

Première mine, les intermittents qui ont accueilli les journalistes avec force tracts et pancartes. Ils ont ouvert le bal en montant sur scène pour exprimer leur hostilité farouche à la loi El Khomri, leur angoisse quant à l’avenir de leur régime de protection sociale, leur solidarité avec tous les précaires, « avec ou sans papiers », et en brandissant, en guise de conclusion, la menace d’un blocage des festivals.

Deuxième mine, et pas la moindre, le risque terroriste qui pèse sur le festival et qui ferait actuellement l’objet, selon Thierry Frémaux, de nombreuses réunions entre la police et les autorités politiques des Alpes-Maritimes.

Troisième mine, les soubresauts qui ont marqué ces dernières semaines les relations entre Canal+ et le festival, et qui semblent avoir été à peu près canalisés.

Quatrième mine, la sélection officielle elle-même, dont il convenait de restaurer le prestige absolu après les attaques dont elle a fait l’objet en 2015 : de la part de cinéastes mécontents d’avoir été « relégués » dans la section Un Certain Regard et qui avaient rejoint La Quinzaine des réalisateurs en signe de protestation, des journalistes et de la twittosphère qui avaient largement souligné la place nouvelle que semblaient prendre les sponsors dans l’organisation et la communication du festival (notamment dans le discours d’ouverture de la conférence de presse de Pierre Lescure), et enfin de la part de critiques français et internationaux peu sensibles à l’orientation qu’avait prise la compétition, très tournée vers le marché, et pas toujours vers l’art.

En offrant une partie de son temps de parole aux intermittents, Pierre Lescure s’est d’abord épargné la tâche délicate de savoir s’il devait ou non remercier les sponsors. Se contentant de rappeler dans une petite pirouette que, Cannes étant un événement saisonnier, il relevait aussi d’une forme d’intermittence, il a vite passé la parole à Thierry Frémaux, lequel a déroulé la liste des 49 films qui auront cette année les honneurs de la sélection officielle.

« Café Society » de Woody Allen, avec Kristen Stewart et Jesse Eisenberg dans les rôles principaux.

Quatre films français sélectionnés

Ne boudons pas notre plaisir : le cru 2016, qui s’ouvrira avec Café Society de Woody Allen, avec Kristen Stewart et Jesse Eisenberg dans les rôles principaux, fait assez envie. Dans son ensemble, il n’en ressemble pas moins, toutefois, à un rétropédalage en bonne et due forme. On retrouve ainsi en compétition une vaste palette de grands auteurs étoilés (et seulement trois femmes) : les frères Dardenne pour la Belgique, qui avec Adèle Haenel continuent leur travail avec les jeunes et grandes actrices (La Fille inconnue), Pedro Almodovar pour l’Espagne (Julieta), Cristi Puiu pour la Roumanie (Sierra Nevada). Quatre films américains ont été retenus : Loving de Jeff Nichols, que Thierry Frémaux a décrit comme « un film d’époque, une histoire d’amour sur les mariages interraciaux », The Last Face, de Sean Penn, avec Charlize Theron et Adèle Exarchopoulos, Paterson de Jim Jarmusch, qui présente par ailleurs un documentaire sur Iggy Pop, Gimme Danger, en séance de minuit.

L’autre grand pays représenté en compétition est évidemment la France, avec quatre films sélectionnés également : Ma Loute de Bruno Dumont, qui poursuit avec Fabrice Luchini, Juliette Binoche et Valeria Bruni Tedeschi, sa veine burlesco-policière en terres du Nord entamée avec sa série télé « Le P’tit Quinquin », Personal Shopper d’Olivier Assayas, avec Kristen Stewart, qui sera donc, comme l’a souligné le directeur du festival, « une des reines de Cannes », Mal de Pierre de Nicole Garcia avec Louis Garrel et Marion Cotillard, ainsi que Rester Vertical d’Alain Guiraudie.

Autant la sélection 2015 était anglophone, tendance europudding parfois, autant celle-ci s’annonce francophone puisque les films du Néerlandais Paul Verhoeven (Elle, avec Isabelle Huppert) et du Canadien Xavier Dolan (Juste la fin du monde, avec Marion Cotillard, qui mérite donc elle aussi sa couronne de reine cannoise, Léa Seydoux, Gaspard Ulliel, Vincent Cassel, Nathalie Baye…) parleront la langue de Molière.

Parmi les grands cinéastes cannois de la compétition, notons encore le Danois Nicolas Winding Refn avec The Neon Demon, « un film d’horreur cannibale chez les top models », le Roumain Cristi Puiu avec Sierra Nevada, le Coréen Park Chan-wook avec Agassi, le Philippin Brillante Mendoza avec Ma’Rosa, les Britanniques Ken Loach (avec I, Daniel Blake, « un film très loachien », dixit Thierry Frémaux), et Andrea Arnold (avec American Honey). Pour les surprises, il faudra se contenter de Toni Erdmann, de la cinéaste allemande Maren Ade, et d’Aquarius du Brésilien Kleber Filho Mendonça.

Un Certain Regard redevient un lieu de découvertes

Après plusieurs années passées à vouloir faire d’Un Certain Regard une section ouverte à des cinéastes renommés, Thierry Frémaux semble s’être résolu à la laisser redevenir un lieu de découvertes de réalisateurs ne jouissant pas encore d’une forte reconnaissance (l’Iranien Behnam Behzadi, les Françaises Delphine et Muriel Coulin, le Japonais Koji Fukada, l’israélienne Maha Haj, le cinéaste d’animation néerlandais Michael Dudok de Wit, l’Américain Matt Ross…) et de « petits films » de grands auteurs, comme ce serait d’après lui le cas de After the Storm de Hirokazu Kore-Eda.

On se réjouira de la présence, en séance spéciale, de La Mort de Louis XIV d’Albert Serra, avec Jean-Pierre Léaud dans le rôle du roi soleil à l’agonie, du Cancre, de l’inépuisable Paul Vecchiali, et du documentaire Hissène Habré, une tragédie tchadienne de Mahamat-Saleh Haroun. Sans oublier le retour, hors compétition, de Steven Spielberg, avec Le Bon Gros géant (adapté de Roald Dahl). Il cohabitera avec Money Monster de Jodie Foster, Exil du Cambodgien Rithy Panh, Goksung, « un film de vampires coréens » de Hong-Jin Na, et The Nice Guys de Shane Black, une comédie américaine au casting de choc (Ryan Gosling, Russell Crowe, Kim Basinger…), calibré pour le tapis rouge. Article de Isabelle Regnier - Journaliste culture, critique de cinéma

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mardi 2 février 2016

George Miller, réalisateur de "Mad Max", présidera le 69e festival de Cannes

Pour la première fois, le jury du festival de Cannes aura cette année un président australien. C'est le cinéaste George Miller qui a été choisi pour présider la compétition, ont annoncé les organisateurs dans un communiqué publié mardi 2 février. Le réalisateur, auteur de la célèbre saga Mad Max, succéde ainsi aux frères Coen.

A la fois réalisateur, scénariste et producteur, George Miller a vu sa carrière décoller en 1979 avec son premier long métrage, Mad Max, film d'action violent qui a lancé Mel Gibson, inconnu à l'époque. Jouant sur les codes du road movie, du western et de la science-fiction, le film a connu un succès planétaire.

"Je ne manquerais ça pour rien au monde"

Metteur en scène éclectique des Sorcières d'Eastwick, du film d'animation Happy Feet, pour lequel il a reçu un Oscar, et de Mad Max : Fury Road l'année dernière, George Miller, 70 ans, est le représentant d'un cinéma plus commercial et spectaculaire que ses prédecesseurs. L'Australien décernera la Palme d'or avec son jury à l'issue de la manifestation, qui se déroulera du 11 au 22 mai.

Cité dans le communiqué du festival, George Miller dit son "immense plaisir" de présider le jury. "Etre au cœur de ce festival chargé d'histoire qui dévoile les joyaux du cinéma mondial, débattre des heures passionnément avec mes compagnons de jury, c'est un grand honneur, déclare-t-il. Je ne manquerais ça pour rien au monde !"

george

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dimanche 24 mai 2015

Festival de Cannes

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La Palme d’or pour Dheepan , de Jacques Audiard (photo) , les prix d’interprétations à Emmanuelle Bercot ( Mon Roi ) et Vincent Lindon ( La loi du marché ). Le jury du Festival de Cannes, présidé par les frères Coen met à l’honneur le cinéma français.

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Festival de Cannes : Jacques Audiard remporte la Palme d’or pour son film "Dheepan"

Le jury du Festival de Cannes, présidé par les frères Coen, annonce, dimanche 24 mai, les grands vainqueurs de cette 68e édition. La Palme d'or a été attribuée à Jacques Audiard pour Dheepan.

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Festival de Cannes - Joel et Ethan Coen (Présidents du jury du Festival de Cannes 2015)

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Dès hier soir, les deux présidents Joel et Ethan Coen, et leur sept jurés, se sont enfermés dans un endroit tenu secret afin de décider du palmarès de cette 68e édition. La villa qui abritait les secrets des délibérations les années précédentes a été remplacée par un autre lieu, à cause de plusieurs photos indiscrètes tweetées par Gilles Jacob. «Imprévisibles», «drôles», «décontractés», depuis leur nomination à la tête du nouveau jury, les frères Coen ne se sont pas bâti une réputation de père fouettard. Au contraire. Certains cinéphiles et ardents défenseurs du Festival redoutaient même leur manque de sérieux. À juste titre? Selon une source proche du jury, il semblerait en effet que les deux réalisateurs aient laissé les jurés assez, voire même très libres.

Après avoir été aperçus tous ensemble (mais à deux tables différentes) à la soirée d'ouverture du Festival le 13 mai, les membres du jury se sont ensuite dispersés chacun de leur côté. Les frères Coen se sont faits plutôt discrets et n'ont pas écumé les soirées. Nous les avons vus à celle organisée par Kering le 18 mai dernier. Les deux présidents étaient accompagnés ce soir là de Guillermo del Torro, Jake Gyllenhaal, Rokia Traoré et Sophie Marceau.

Mais dans les jours qui ont suivi, les jurés n'ont pas assisté aux mêmes projections des films en compétition. En ordre dispersé, l'on a pu voir Guillermo del Toro à la première projection presse de Mon roi de de Maïwen, tandis que Sophie Marceau a foulé le tapis rouge, seule, le 20 mai pour Mountains may depart puis le lendemain pour The Assassin. Des soirées, les jurés en ont fait aussi. Mais toujours en étant éparpillés. Tandis que Sienna Miller et Jake Gyllenhaal se sont rendus à la fête de Calvin Klein le 21 mai, les deux acteurs, accompagnés de Xavier Dolan, ont aussi fait acte de présence à la soirée de l'amfAR le même soir. «J'ai bien enligné les fêtes, j'ai bien bamboché», a avoué sans rougir le réalisateur de Mommy au magazine Grazia.

Palme du président le plus sévère

Il est rare dans l'histoire de Cannes que les membres du jury avancent si peu groupés. Trop laxistes les Cohen? En 2013, à l'époque où Steven Spielberg tenait les rênes du jury (alors composé de Daniel Auteuil, Vidya Balan, Naomi Kawase, Nicole Kidman, Ang Lee, Cristian Mungiu, Lynne Ramsay et Christoph Waltz), le réalisateur américain avait semble-t-il un peu plus la main sur ses jurés.

Mais c'est sans conteste à Isabelle Adjani que revient la palme du président le plus sévère. En 1997, après avoir demandé à composer son jury (en choisissant notamment Tim Burton et Nani Moretti), l'actrice a mené son équipe à la baguette et a élaboré un emploi du temps digne d'une troupe de scouts: petit-déjeuner à 7h30, projection à 8h30, conférence de presse de 11h, puis débrief dans la foulée, et ce tous les jours, avec l'ensemble du jury réuni. A contrario, les frères Coen n'auraient pas organisé beaucoup de réunions de leur jury depuis le début de cette édition. Faut-il craindre un palmarès inconhérent et à côté de la plaque? Verdict aujourd'hui dans la soirée...

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Festival de Cannes

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