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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 17 décembre 2017

C'est ce soir sur France 2...

ce soir macron

Après sept mois de mandat, Emmanuel Macron répond aux questions de Laurent Delahousse dans une édition spéciale du 20h France 2

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Charlotte Gainsbourg

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samedi 16 décembre 2017

Débat : en quoi "Blow up" d'Antonioni serait-il "inacceptable" ?

Une professeure de l'université de Californie à Los Angeles (UCLA) Laure Murat, considère "Blow up" de Michelangelo Antonioni comme un parangon de violence faite aux femmes (Libération du 12 décembre). On s'interroge.

On vit une époque bizarre. Dans la foulée de l’affaire Weinstein, la parole des femmes se libère, d’autres affaires font surface, les violeurs et autres agresseurs sexuels sont cloués au pilori de l’opinion, bientôt peut-être de la justice. Il y a un avant et un après, les mentalités et comportements vont évoluer, du moins l’espère-t-on, et les hommes abusifs y regarderont à deux fois avant de forcer sexuellement une femme (ou un autre homme). Jusque-là, tout va bien, on se réjouit de ce changement de paradigme et on approuve sans réserve.

En revanche, ce qui inquiète, c’est de voir le cinéma victime collatérale de cette grande avancée dans les relations hommes-femmes. Dans Libération, une première salve fut tirée par un des chroniqueurs réguliers maison, Daniel Schneidermann : partant d’un angle intéressant (le sexisme et le regard masculin dans une partie du cinéma), le chroniqueur finissait par noyer le bébé dans l’eau du bain en reprochant à Almodovar d’avoir esthétisé un viol dans Parle avec elle (Almodovar ?! Le grand portraitiste des femmes, trans, gays et lesbiennes, réduit d’une phrase en symbole de la domination masculine), ou en cataloguant Belmondo harceleur de Jean Seberg dans A Bout de souffle, confondant allègrement acteurs et personnages, réalité et fiction. Le deuxième tir vient d’être envoyé par Laure Murat, professeure à UCLA, toujours dans Libération (12 décembre). Le titre de sa tribune a de quoi secouer tout honnête cinéphile : « Blow up, revu et inacceptable ».  Qu’est-ce qui est inacceptable dans ce chef-d’œuvre selon Laure Murat ? La façon dont se comporte le photographe et personnage principal du film vis-à-vis de ses modèles. L'universitaire ne tolère plus cet « étalage d’une misogynie et d’un sexisme insupportables », mais ajoute, « dont rien ne dit d’ailleurs qu’Antonioni la cautionne personnellement ».

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Cinéaste moderne

Laure Murat aurait peut-être du s’arrêter plus longuement sur la dernière partie de sa propre phrase. En effet, rien ne dit qu’Antonioni approuve son personnage. D’une manière générale, un auteur ne cautionne pas nécessairement tous les agissements de ses personnages de même que le sens général d’un film n’est pas réductible à la personnalité d’un de ses personnage.  Cette règle est peut-être encore plus vraie s’agissant d’Antonioni, cinéaste moderne : moderne, notamment parce que son regard marque une distance avec ses personnages, ne leur imprime pas une valeur morale absolue (bon ou méchant, ça n’existe pas dans son cinéma qui travaille les zones de gris et le mystère de l’existence). Antonioni n’a jamais recours au sentimentalisme, au pathos, et aux processus d’identification usuels du cinéma grand public et notamment hollywoodien (c’est la fameuse « froideur » antonionienne). Dans Blow up, il montre un photographe de mode qui se conduit en effet comme un petit coq égotiste, macho, désagréable avec ses modèles féminins (mais aussi avec son assistant masculin), mais le cinéaste n’indique jamais s’il en pense du bien ou du mal, laissant le jugement moral à la libre appréciation de chaque spectateur. Non seulement rien ne dit qu’Antonioni approuve son photographe, mais peut-être même qu’il en pense la même chose que Laure Murat, qu’il a précisément voulu montrer une domination masculine odieuse toujours à l’œuvre dans le cool swinging London et dans le milieu de la mode à travers ce photographe imbu de lui-même.

Quant à la scène de viol, il s’agit d’un jeu sexuel certes un peu brusque mais où les deux filles sont autant actives que l’homme : y voir un viol, c’est pousser le bouchon (et quand bien même serait-ce un viol, comment affirmer avec certitude que l’impavide auteur en ferait la promotion ?). Ce que Laure Murat omet de dire, c’est que Blow up est autant fasciné que distant face à ce swinging London, sa pop, son rock, sa libération sexuelle, et cette fascination critique se retrouve dans le regard posé sur le personnage joué par David Hemmings : le cinéaste ne fait rien pour susciter l'empathie du spectateur pour ce personnage opaque et désagréable. Le sujet de Blow up, c'est ce qu'on voit, croit voir ou ne voit pas dans une image. Au lieu de faire de ce film une publicité pour le viol avec un simplisme qui laisse pantois, la chercheuse aurait pu prolonger cette réflexion sur ce que dit ou cache une image, mais aussi resituer Blow up dans le contexte général de l’oeuvre du maestro qui a consacré sa vie de cinéaste à magnifier les femmes, à les filmer à égalité ou plus en valeur que les hommes, à mettre en crise la masculinité et le couple traditionnel bourgeois, à mille lieues de tous les clichés conscients ou inconscients sur les hommes prédateurs et les femmes proies.

La fiction n'est pas la réalité

Au-delà de Blow up, il faudrait selon Laure Murat, relire toute l’histoire de l’art, du cinéma, de la littérature à l’aune de l’affaire Weinstein, en faisant « l’analyse en profondeur de l’histoire des représentations, des discours, de leurs ambiguités et de leurs effets et avec une désacralisation de l’esthétisme, dont l’empire étouffe tout jugement » (c’est nous qui soulignons). Cette phrase-là laisse abasourdi.  « Désacraliser l’esthétisme », c’est vider l’art de sa substance, de sa raison d’être, c’est vouloir tuer l’art en le réduisant à du journalisme, à du commentaire sociologique, à de la réthorique politique ou morale dénuée de tout effort de transfiguration. « Analyser les discours, leurs ambiguités, leurs effets », pourquoi pas, mais à condition de ne pas faire dire à un film d’Antonioni ce qu’il n’a jamais dit. A condition de ne pas réduire à néant l’ambiguité, la part de mystère, qui fait souvent le prix des œuvres artistiques. A condition de ne pas vouloir transformer les œuvres en slogans militants ou en vecteurs obligés de correction politique. A condition aussi de ne pas imaginer que les effets des œuvres induisent automatiquement les comportements des spectateurs dans la vie. Désolé, j’ai beau adorer Blow up, je ne me suis jamais conduit dans la vie comme le personnage joué par David Hemmings, j’ai vu des dizaines de films mettant en scène des meurtres, des tueurs en série, des viols, des massacres, des bastons et je n’ai jamais frappé, tué ni violé quiconque.

On a l’impression d’enfoncer une porte mille fois ouverte mais répétons-le encore : il ne faut pas confondre le réel et la fiction, la réalité et le fantasme, les pensées et les passages à l’acte, le lieu du vécu et le lieu du symbolique. L’art en général, le cinéma en particulier, sont des endroits où se produisent un tas de choses interdites dans la vie et dans la société par la morale commune (et c’est heureux). Les Grecs appelaient cela la catharsis. On va au cinéma pour voir des gens s’aimer, triompher d’épreuves, porter haut le Bien, mais aussi éventuellement pour les voir se détester, se trahir, s’entretuer et semer le Mal, on y va pour voir des héros ou héroïnes mais aussi des bad girls et des bad boys, on y va pour voir et ressentir tout le spectre émotionnel possible y compris la peur ou l’inquiétude, pour y sublimer toutes nos mauvaises pensées et mauvaises pulsions, toutes nos angoisses, parce qu’elles reflètent nos vies ou au contraire parce qu’on ne tient pas à les vivre dans la vraie vie. On aime Psychose mais personne n’a envie d’être réellement Norman Bates ni sa proie. On aime Star wars ou James Bond sans forcément se prendre pour un super héros qui va tomber toutes les femmes d’un claquement de doigts. On sait faire le distingo entre les contes et la vraie vie.

Godard, Hitchcock, Scorsese

Si on analyse les discours et leurs effets sans tenir compte de l’esthétisme, en prenant l’affaire Weinstein comme nouveau baromètre absolu et le male gaze comme critère à charge et unique, en posant de surcroit une équivalence entre les agissements d’un personnage et ceux de l’auteur et/ou des spectateurs,  je crains que n’y survivent pas les œuvres de Godard, de Pasolini, d’Hitchcock, de Scorsese, pas plus que celles de Sade, de Flaubert ou de Bataille, ni celles de Bosch, de Degas, de Picasso ou de Bacon (liste évidemment non exhaustive). Quand Laure Murat parle du cinéma comme « promoteur du viol » ou reconducteur des violences sexistes, on a juste envie de rappeler que le viol et la violence sexiste existaient bien avant le premier vagissement des frères Lumière. Sauf à confondre causes et effets, le cinéma est au mieux ou au pire un reflet du monde, de la société, des courants de pensée de son époque, et surtout de l’imaginaire individuel des cinéastes. Ces derniers étant de plus en plus des femmes et des membres de la communauté LGBT, le cinéma évolue forcément et va continuer après cent ans d’indéniable domination masculine, laquelle n’a toutefois pas empêché que naissent des chefs-d’œuvre ni que s’expriment des cinéastes masculins non machistes et non dominants. Mille fois oui au féminisme, mille fois oui à l’égalité hommes-femmes, mille fois oui à la lutte contre les « porcs », mille fois oui au combat contre les codes masculinistes, mais non aux lectures erronées, anachroniques et simplistes des grands films, non à un révisionnisme tâtillon et procédurier qui voudrait envoyer une part de l’histoire de l’art devant le même tribunal que Harvey Weinstein. Que le regard change au fil des époques, soit, mais de là à rendre un chef-d'oeuvre inacceptable, non. Nous avons revu Blow up et n’y avons rien décelé d’inacceptable, au contraire : c’est un film indispensable pour toute personne aimant l’art cinématographique et curieuse de savoir ce qu’est une oeuvre qui résiste magnifiquement à l’épreuve impitoyable du temps

Le rôle du photographe de mode est directement inspiré de David Bailey qui, à l'époque, vivait avec Catherine Deneuve.

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Les Gardiennes - vu hier soir

Pendant la Première Guerre mondiale, les hommes ont quitté les villages pour le front. Les femmes reprennent le flambeau comme Hortense, travailleuse infatigable qui embauche Francine, une jeune femme de l’assistance publique, chargée de la seconder à la ferme. Sa propre fille Solange rechigne aux travaux des champs. Entre Hortense et Francine, un respect et une reconnaissance mutuels s’établissent d’emblée. D'ailleurs, après la guerre, Hortense aimerait garder la jeune femme auprès d'elle. Quand Georges, le fils d'Hortense, revient lors d'une permission, il tombe sous le charme de Francine. Alors que leur histoire démarre, il doit repartir à la guerre.

Les Gardiennes est adapté du roman d'Ernest Pérochon, écrit en 1924. Il a été tourné en Haute-Vienne, dont les paysages sont particulièrement adaptés au tournage d'un film d'époque. Il s'agit du huitième long-métrage de Xavier Beauvois, très présent au cinéma en tant qu'acteur depuis l'an dernier. Après l'excellente série Dix pour cent, le film marque la seconde collaboration à l'écran entre Nathalie Baye et sa fille Laura Smet.

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vendredi 15 décembre 2017

Emmanuel Macron sera l'invité du "20 heures" de France 2 dimanche soir - save the day...

Politique intérieure, actualité internationale... Après sept mois de mandat, Emmanuel Macron sera l'invité du "20 heures" de France 2 dimanche soir

Une longue interview, pour aborder de nombreux thèmes de l'actualité. Le président de la République, Emmanuel Macron, sera l'invité du "20 heures" de Laurent Delahousse, dimanche 17 décembre sur France 2. Au cours d'un entretien d'environ 40 minutes, enregistré cette semaine, le chef de l'Etat s'exprimera sur ses premiers mois à l'Elysée, sur sa vision de l'exercice du pouvoir ou encore sur son rapport au temps et son destin personnel. Un entretien que vous pourrez regarder et commenter en direct sur franceinfo.

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jeudi 14 décembre 2017

Le Crime de l'Orient-Express - actuellement en salles

Pascal Le Duff

Film policier de et avec Kenneth Branagh, avec Johnny Depp, Michelle Pfeiffer, Daisy Ridley, Penélope Cruz, Willem Dafoe et Judi Dench.

Alors qu'il rêvait de vacances méritées après avoir évité de justesse une guerre de religion devant le Mur des Lamentations, Hercule Poirot doit enquêter sur un meurtre commis à bord de l'Orient-Express. Tous les passagers sont des suspects et une avalanche bloque l'avancée du train. Le célèbre détective belge devra éveiller tous ses sens pour résoudre cette étrange énigme.

Le prologue donne déjà une idée claire de la personnalité du nouveau Poirot, fidèle à ce que l'on en connaît mais plus complexe.

Plus grand dilemme de sa carrière

Cette ouverture enjouée et précise souligne son tempérament quasi maniaque, son esprit de déduction inégalé mais aussi ses nouvelles bacchantes, assez magistrales. Il est dépeint comme un être bienveillant qui voit le monde tel qu'il devrait être et en repère les imperfections pour les corriger. Son code moral est rigide, il désapprouve le meurtre sous toutes ses formes et ne tolère aucune exception. Farouchement attaché à la notion de bien et de mal, il devra pourtant revoir ses certitudes. Le récit s'ancre d'ailleurs plus sur la psychologie de Poirot et de ses proies que sur la résolution d'un assassinat.

Ici, il est un homme avant tout porté par une forme de mélancolie sourde devant faire face au plus grand dilemme de sa carrière.

Le jeu de Branagh tranche avec les précédentes incarnations de Poirot, notamment celle d'Albert Finney dans la dernière adaptation de ce même livre. Il respecte les intentions d'Agatha Christie, notamment sur son génie à saisir le moindre détail qui lui permettra de tout comprendre à une vitesse éclair, en particulier son art de se trouver au bon endroit au bon moment et de ne pas rater les indices précieux. Chaque parole ou action, avant ou après le drame, lui sera utile lors de la confrontation finale mise en scène ici comme une reproduction de la Cène.

Casting de première classe

Michelle Pfeiffer est une divorcée entreprenante recherchant son énième mari et flirtant avec Poirot, Johnny Depp un homme d'affaires antipathique aux moeurs douteuses, Daisy Ridley (doublement à l'affiche cette semaine, grâce à la sortie du nouveau volet de « Star Wars ») une demoiselle en détresse dotée d'une forte personnalité mais aussi d'une grande fragilité, Penélope Cruz une grenouille de bénitier, Willem Dafoe un médecin victime de ses préjugés...

Le casting de première classe est mis en valeur par la réalisation dynamique qui leur permet d'exister autrement que comme des archétypes utiles à l'intrigue. L'écriture est dynamique, les dialogues virtuoses, avec une impression de mouvement constant. En bloquant la troupe au bord d'un précipice, Branagh accentue l'impression de danger constant, le huis-clos ne se limitant pas à l'intérieur du train mais s'élargissant aux extérieurs. Malgré la dimension tragique du récit, la personnalité enjouée de Poirot s'illustre dans des dialogues enlevés.

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mardi 12 décembre 2017

Petter Hegre

 

 

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lundi 11 décembre 2017

Lulu Gainsbourg

 

 

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dimanche 10 décembre 2017

J’ai dîné avec Miss France à Châteauroux

Par Frédéric Potet - Le Monde

Avant le grand soir de l’élection, le 16 décembre, les reines de beauté font un tour de chauffe dans la préfecture de l’Indre, après avoir passé quinze jours en Californie.

J’ai dîné avec Miss France. Enfin bon, ce n’était pas un dîner en tête à tête aux chandelles. Et ce n’était d’ailleurs pas seulement avec Miss France, mais avec celles qui aimeraient bien lui succéder, dans une semaine, à Châteauroux : trente jeunes femmes de 18 à 24 ans, « entraînées » par TF1 aux arts du maintien et de la chorégraphie, en vue de l’élection que diffusera la chaîne, samedi 16 décembre.

Originaires des différents coins de l’Hexagone et de l’outre-mer, les belles ont passé quinze jours au soleil de Californie avant de rejoindre les frimas du Berry. Los Angeles-Châteauroux, le choc est violent. Il faut passer cela pour devenir reine.

« Tester leur capacité à échanger »

Le dîner a lieu, ce soir-là, dans les salons VIP de La Berrichonne de Châteauroux, le club de football local. Vingt-huit tables ont été réservées par presque autant d’entreprises des environs, qui ont payé chacune 1 500 euros pour avoir la compagnie d’une ou deux candidates.

Celles-ci toucheront du bout des lèvres à leur assiette (foie gras et lentilles vertes, sandre à la crème de patate douce, fromages, vins légers…), le but de la soirée étant surtout, pour elles, de faire étalage de leur aisance au milieu d’un parterre de patrons issus en partie du BTP et de l’immobilier. « L’idée est de tester leur capacité à échanger », indique Sylvie Tellier, la directrice générale de la société Miss France.

Depuis leur installation, fin novembre, à l’Hôtel Best Western, les élégantes n’ont pas chômé. Elles sont allées nourrir des girafes au zoo de Beauval (Loir-et-Cher), ont inauguré la patinoire installée pour les fêtes dans le centre-ville de Châteauroux, paradé dans les rues à bord de Jeep (clin d’œil à l’ancienne base militaire de l’OTAN), éteint un avion en flammes dans un centre de formation pour pompiers d’aéroport, pagayé sur l’Indre dans des canoës et soupé, aux chandelles cette fois, dans la salle à manger du château de Valençay, cher à Talleyrand.

« Localiser Châteauroux sur une carte »

Autant de scènes filmées qui seront retransmises le 16 décembre. Les édiles locaux estiment à vingt minutes le temps d’antenne cumulé où il sera question de Châteauroux et de sa région pendant l’émission.

« Vingt minutes en prime time un samedi soir sur TF1, c’est quelque chose que nous ne pourrions jamais nous payer en temps normal », dit Alexis Rousseau-Jouhennet, le directeur de l’office du tourisme, accroché à l’espoir que les téléspectateurs puissent ensuite « localiser Châteauroux sur la carte » et venir y séjourner. L’investissement municipal, comprenant les frais d’hébergement et de restauration des équipes, s’élève à 140 000 euros.

La chaîne n’a pas accepté pour autant toutes les propositions de la ville. L’une d’elles consistait à mettre des pistolets entre les mains des miss lors d’une initiation au tir sportif (dans un équipement légué lui aussi par les Américains). Une autre aurait conduit la petite troupe au milieu d’un domaine viticole, à Reuilly. Poudre et alcool n’ont jamais fait bon ménage avec des émissions de grande écoute à la télévision.

Encadrées par deux chaperons chargés de veiller à ce qu’elles ne s’aventurent pas seules en ville, dépossédées de leur téléphone portable du matin jusqu’au soir, les nymphes ont encore une semaine d’entraînement avant le grand soir. « Dors dès que tu peux », a conseillé, ce soir-là, à chacune Alicia Aylies, la Miss France en titre, avant de participer à l’embrasement du gâteau, sur l’air d’Allumer le feu, de Johnny Hallyday.

https://www.instagram.com/missfranceoff/

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