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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 18 août 2017

Dans les salles : Une Femme douce Drame de Sergei Loznitsa

Une femme reçoit un colis qu'elle avait envoyé à son mari, en prison pour un crime qu'il n'a pas commis. Inquiète, elle se rend là où il a été incarcéré mais il a été déplacé. Déterminée à le retrouver, elle multiplie les démarches fastidieuses et les rencontres déplaisantes. L'Ukrainien Sergei Loznitsa plonge une galérienne sans nom dans une bataille perdue d'avance contre une administration kafkaïenne. Obstinée, elle ne parle que quand elle y est contrainte. Elle s'enfonce dans les recoins de la Russie profonde et croise des êtres de plus en plus louches qui l'entraînent dans les bas-fonds.

L'austérité de ce chemin de croix de 2 heures 20 pourra rebuter les plus patients, guère aidés par le visage impassible à l'excès de l'actrice de théâtre Vasilina Makovtseva présente dans chaque plan, parfois juste en dehors du champ de la caméra. Le voyage de ce conte russe, inspiré de la nouvelle « La douce » de l'écrivain russe Fiodor Dostoïevski, est pour le moins épuisant, mais il s'agit d'un des films les plus marquants du dernier Festival de Cannes.P.L.-D.

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jeudi 17 août 2017

VOYAGE AU BOUT DE L’ENFER POSTSOVIETIQUE : « Une femme douce »

Sergei Loznitsa, ingénieur ukrainien devenu cinéaste soviétique (il a étudié au VGIK moscovite) au moment de l’éclatement de l’URSS, s’acharne à disséquer ce corps malade qui ne veut pas mourir, l’empire soviétique. Après l’avoir longtemps fait sur le mode du documentaire, il est passé à la fiction en 2010. Présenté à Cannes en mai, Une femme douce suit le trajet dantesque d’une femme qui tente de retrouver son mari, disparu dans les méandres du système carcéral russe.

Mal accueilli à Cannes, ce film empli de colère, souvent monocorde, se suivra d’un œil plus bienveillant si l’on a vu les documentaires qui l’ont inspiré, réédités en ce moment par les éditions Potemkine. La salle d’attente emplie de voyageurs endormis qui désespèrent d’arriver à leur destination, les passagers à l’arrêt d’une ligne de bus qui font le bilan dérisoire d’une journée passée à esquiver les pièges d’un système absurde, Loznitsa ne les a pas inventés, il les a simplement fait passer du réel à l’imaginaire. Thomas Sotinel

Film franco-allemand de Sergei Loznitsa. Avec Vasilina Makovtseva, Marina Kleshcheva, Lia Akhedzhakova (2 h 23).

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Bientôt au Théâtre Edouard VII

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mercredi 16 août 2017

Au cinéma ce soir...."120 battements par minute" en avant-première - Cinéma d'Etel

Au début des années 1990, le jeune Nathan assiste pour la première fois à une réunion de l'association Act Up Paris, qui fait de la prévention et lutte pour les droits des séropositifs. Au cours de cette réunion pleine de disputes et de tensions, il découvre des militants hétéroclites mais très motivés par leur combat. Devenu adhérent, il apprend son mode de fonctionnement, ses prises de parole codées et s'y investit de plus en plus, participant à des groupes de réflexion, mais aussi à des interventions percutantes dans des laboratoires pharmaceutiques. Peu à peu, il se rapproche de Sean, un séropositif aux idées radicales...

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Critique - « Une femme douce » : humiliée et offensée dans l’enfer postsoviétique

Par Jacques Mandelbaum

Le réalisateur ukrainien Sergei Loznitsa asphyxie son troisième long-métrage sous son amertume.

L’AVIS DU « MONDE » – POURQUOI PAS

Retour de la compétition cannoise, où il n’a pas recueilli que des compliments, Une femme douce est le troisième long-métrage de fiction de Sergei Loznitsa. A 52 ans, cet Ukrainien, qui l’a connu au temps de sa « splendeur », s’est fait l’explorateur d’un système soviétique tombant en charpie, et aussi du regain de tous ses vices dans le monde postsoviétique.

Dans Une femme douce – qui fait plus penser au Château de Kafka qu’à la nouvelle homonyme de Dostoïevski –, l’ambiance est d’emblée soviétique. Champs de blé, chanson populaire lyrique en fond sonore, baraque en bois isolée, bus hors d’âge, héroïne fatiguée qui en descend.

L’argument se noue à la poste, où la femme vient chercher un retour à l’expéditeur, colis envoyé à son mari en prison et refusé sans explication. On ne le sait pas encore, mais le début de l’enfer commence ici. Dans ce retour inexpliqué, dans l’obligation où elle est de le payer, dans la méchanceté de la grosse blonde peinturlurée qui, de l’autre côté du guichet, lui signifie son mépris. D’autres guichets et d’autres salauds se dresseront, innombrables, sur son chemin, dès lors qu’elle aura décidé, inquiète, d’aller porter elle-même le paquet à son mari.

LE SYSTÈME QUE SERGEI LOZNITSA STIGMATISE, LOIN D’ÊTRE ABATTU, PERDURE, SOUS D’AUTRES ORIPEAUX, PLUS QUE DE RAISON

Voyage infernal et dantesque, qui voit la pauvre femme, percluse dans une incompréhension et une douleur muettes, chercher à rencontrer l’emprisonné et se heurter, de scène en scène, à l’éventail complet des rétorsions d’un système oppressif qui réduit la société à une geôle. Le bus rempli de mégères venimeuses. Le train occupé par des patriotes obtus. Les matons sadiques. Les flics corrompus. Les matrones perverses. Les alcooliques déments. La pègre partout, et les filles qui vont avec. Le tout dans un environnement sordide où la délégation pour les droits de l’homme, tenue par deux délégués tremblants, relève de la pure bouffonnerie.

On savait Loznitsa capable d’un certain sardonisme, mais il faut avouer qu’il en met ici une dose si forte qu’elle asphyxie le film sous son amertume. C’est aussi sans doute que le système qu’il stigmatise, loin d’être abattu, perdure, sous d’autres oripeaux, plus que de raison.

Farcesque et tragique

Victime de la stupidité des puissants et de la cupidité hargneuse des médiocres, l’héroïne subit de bout en bout un sort qui fait d’elle l’emblème de l’immémoriale humiliation du peuple russe, du sacrifice qu’on ne sait quelle force obscure du destin lui assigne depuis la nuit des temps. Jusqu’à ce qu’une fin baroque, farcesque et tragique à la fois, située dans une datcha onirique, convie tous les personnages du film, rassemblés autour d’un banquet, à faire l’apologie du système.

Comment, à ce moment-là, qui tente in extremis d’emporter le film sur les ailes de la fantasmagorie, ne pas penser que Loznitsa a sans doute tenté le grand œuvre qu’Alexeï Guerman, en son temps et sur le même sujet, avait réussi avec Khroustaliov, ma voiture ! (1998) ? Film non moins rageur, non moins sarcastique, non moins vitupérant, mais pétri, pour tout dire, d’une humanité qui manque à celui-ci. Ce rendez-vous manqué ne devrait pas faire oublier l’immense talent de l’auteur de My Joy (2010), road movie cataclysmique, et de Dans la brume (2012), film de guerre mélancolique et empoisonné.

Deux actualités rappellent par surcroît à la mémoire, l’une un versant méconnu de son œuvre gagnant à ne plus l’être (huit de ses documentaires, dépouillés et pleins d’un humour absurde, à découvrir aux Editions Potemkine), l’autre une analyse fouillée de son œuvre dans la revue Images documentaires (n° 88/89, juillet 2017). De quoi s’occuper dans l’attente du suivant.

Film franco-allemand de Sergei Loznitsa. Avec Vasilina Makovtseva, Marina Kleshcheva, Lia Akhedzhakova (2 h 23). Sur le Web : www.hautetcourt.com/film/fiche/312/une-femme-douce

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lundi 14 août 2017

Auray - Matinée musicale. L'orgue s'invite au marché

Dans le but de faire découvrir l'impressionnant orgue de Saint-Gildas d'Auray, les Amis de l'orgue ont mis en place les concerts de l'été chaque lundi du 17 juillet jusqu'au 14 août. Dernière chance d'en profiter ce lundi !

L'association Les Amis de l'orgue de Saint-Gildas d'Auray, créée en 2010, a pour but de faire vivre cette pièce patrimoniale en la faisant connaître au plus large public.

Dans cette démarche, les concerts de l'été ont repris le 17 juillet et se poursuivent tous les lundis matin, jusqu'au 14 août. Lundi dernier, Jean-François Haberer à l'orgue, accompagné de Céline Jacob à la flûte à bec et au cornet à bouquin, ont interprété des morceaux de la musique baroque italienne associant ces trois instruments.

Michel Jézo ce lundi 14

Une matinée musicale très appréciée des nombreuses personnes réunies dans l'église Saint-Gildas. Lundi 14 août, pour le dernier récital, Michel Jézo s'installera face au majestueux clavier. Cet organiste, titulaire de la cathédrale de Vannes et de la basilique de Sainte-Anne-d'Auray, interprétera Brahms, Schumann et Mendelssohn.

Pratique : Église Saint-Gildas, le lundi, de 11 h 15 à 12 h.

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dimanche 13 août 2017

Ste Anne d'Auray - Ce soir, dernier rendez-vous pour le son et lumière

Depuis plus d’une semaine, le spectacle « 1625… Le mystère de sainte Anne » est un succès. Plus de 3 000 spectateurs ont assisté à cette reconstitution historique, jouée par 180 acteurs.

Le rendez-vous

Vendredi soir a affiché complet et, désormais, les comédiens s’apprêtent à donner, ce dimanche soir, la dernière représentation.« Nous avons accueilli vendredi des paroissiens de Saint-Louis de Lorient, venus en bus spécialement affrété pour l’occasion. Avant la représentation, ils ont eu une visite guidée de la basilique, avec l’histoire d’Yvon Nicolazic », indique Patrick Geindre, le responsable communication du spectacle. Le son et lumière attire les familles.« Ce spectacle est une véritable transmission de l’histoire aux jeunes générations, mais aussi aux vacanciers français et étrangers. »

Pas une goutte de pluie

Ce dimanche, à 22 h, le metteur en scène, le père Frédéric Fagot, lancera l’ultime représentation. Les 25 tableaux seront joués une dernière fois, pour le plus grand plaisir des spectateurs mais aussi des acteurs, qui dérouleront, un brin nostalgique, l’histoire d’Yvon Nicolazic, paysan témoin des apparitions de sainte Anne. D’autant plus, suivant les dires des organisateurs, sainte Anne a bien été présente.« La météo a été bien capricieuse toute la semaine, mais jamais il n’a plu durant l’un de nos spectacles. Sainte Anne nous protège », conclut Patrick Geindre.

A 22 h, à Pont-er-Groah (derrière la basilique). Tarifs : 15 €, 7 € pour les moins de 12 ans.

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samedi 12 août 2017

Michael Wolf, l'émergence du projet photographique - Rencontres de la Photo d'Arles 2017

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Crazy Horse de Paris

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vendredi 11 août 2017

Si vous n'avez rien d'autre à faire...

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