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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

vendredi 16 juin 2017

L'ancien chancelier allemand Helmut Kohl est mort à l'âge de 87 ans

Le père de la réunification allemande n'est plus. L'ancien chancelier Helmut Kohl est mort, vendredi 16 juin, à l'âge de 87 ans, à Ludwigshafen (Allemagne), a annoncé son ancien parti, la CDU. Le dirigeant conservateur a occupé ce poste entre 1982 et 1998, avant Gerhard Schröder puis Angela Merkel. Durant ses seize années au pouvoir, il a notamment contribué, avec le président français François Mitterrand, à favoriser le rapprochement franco-allemand.

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dimanche 11 juin 2017

Oradour sur Glane - Le président et le survivant

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Robert Hébras a survécu sous les corps mitraillés des autres villageois le 10 juin 1944.

De notre envoyée spéciale À Oradour-Sur-Glane (haute-Vienne) - Le Parisien

Pendant près d’une heure, il n’a presque plus concentré l’attention sur lui. Bien sûr, les habitants d’Oradour étaient venus voir ce nouveau président à qui tout semble réussir… Mais lors de la visite du village martyr, la force du témoignage de l’ultime survivant, Robert Hébras, l’a par moments emporté sur la curiosité suscitée par Emmanuel Macron, qui était là pour la première fois dans la région en tant que président. C’est à ce vieil homme de 91 ans que le chef de l’Etat avait promis de revenir. Et c’est à ses côtés, entouré de jeunes élèves, qu’il a traversé les ruines du village, laissé en l’état depuis sa destruction le 10 juin 1944 par les nazis.

Voyage dans le passé

« J’habitais ici avec ma mère et mes sœurs, raconte Hébras devant ce jeune public attentif. Quand la petite dernière est partie à l’école, je ne savais pas que c’était la dernière fois que je l’embrassais. » L’ancienne et la nouvelle génération déambulent. Les caméras sont là, le président serre un garçonnet dans ses bras. Un selfie ? Non, pas ici, dit-il. Le temps s’arrête pendant la minute de silence dans la nef de l’ancienne église où 450 femmes et enfants furent brûlés vifs. Puis les questions des jeunes reprennent de plus belle. Comme à l’école, ils lèvent la main, tout en marchant. « Comment survit-on après ça ? » demande un collégien. « Comme on peut », souffle le survivant. Lui ne s’est pas caché comme Martial, son copain garagiste, qui a senti le danger. Une discussion à bâtons rompus s’engage. La soif de questions ne s’épuise pas. Emmanuel Macron s’efface. Dans le rôle du passeur ou de l’instituteur, il distribue la parole. La chaleur est écrasante. « On va à la grange ? Les autres nous attendent au soleil », finit-il par lâcher avant son discours, une pointe d’impatience dans la voix. La grange, là où Hébras a miraculeusement survécu sous les corps mitraillés des autres hommes du village. Le temps de ce court voyage dans le passé, Macron n’était plus la vedette ni le maître des horloges. M.E.

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samedi 10 juin 2017

In memorem : Oradour sur Glane - 10 juin 1944

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Voir mes précédents billets

Le président de la République se rend ce samedi dans la ville martyre d'Oradou-sur-Glane (Haute-Vienne). Le 28 avril dernier, il avait promis au dernier survivant de revenir pour la journée de commémoration du 10 juin.

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mardi 6 juin 2017

Débarquement en Normandie : MARDI 6 juin 1944. Nous sommes le MARDI 6 juin 2017 - REMEMBER

Voir mes anciens billets sur le Débarquement en Normandie

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lundi 5 juin 2017

In memorem : six jours de guerre en 1967, puis 50 ans de blocage

L’immense victoire militaire de juin 1967 a définitivement placé Israël sur la carte du Proche-Orient. Elle a aussi ouvert la voie à la colonisation, principal obstacle aujourd’hui à une paix définitive avec les Palestiniens. 5 juin 6 juin 7 juin 8 juin 9 juin 10 juin

Du conflit vieux de 50 ans, il reste des images, en noir et blanc le plus souvent. Celles de ces soldats israéliens au pied du mur des Lamentations à Jérusalem, souriants et presque ébahis d’avoir conquis si vite le lieu le plus saint du judaïsme. Ou celles de ces centaines de Palestiniens paniqués, bagages sur la tête, traversant le Jourdain pour se mettre à l’abri… On a du mal à imaginer combien la guerre des Six-Jours, du 5 au 10 juin 1967, fut un choc. Des deux côtés. Pour les dirigeants arabes et leurs armées (40 000 morts et prisonniers), c’est l’humiliation. Pour les Israéliens, c’est une divine surprise. En six jours d’une guerre éclair, l’État juif assure militairement son existence, moins de vingt ans après sa création dans un environnement hostile. L’euphorie est de courte durée. En 1973, une attaque surprise des pays arabes, le jour du Kippour, manque de tourner au désastre. Israël préserve ses acquis territoriaux de 1967 mais, désormais conscient qu’il faut négocier pour assurer son avenir, il va en faire une monnaie d’échange : c’est la terre contre la paix. L’Égypte est le premier pays arabe à signer, en 1979, un traité en bonne et due forme contre la restitution du Sinaï. Les accords d’Oslo, conclus en 1993 par le Palestinien Arafat et l’Israélien Rabin, partent du même esprit : une restitution progressive des territoires occupés de Gaza et de Cisjordanie en échange de garanties de sécurité pour l’État hébreu. Ils ont ouvert la voie au traité de paix avec la Jordanie, en 1994. Ils auraient pu déboucher sur la coexistence de deux États, si les extrémistes des deux bords ne s’en étaient mêlés. Les meurtriers attentats des islamistes du Hamas et l’assassinat de Rabin par un extrémiste religieux israélien ont fait dérailler le processus. Cela fait vingt ans que la communauté internationale tente de ranimer l’esprit d’Olso. En vain. Plus le temps passe, plus le cancer de la colonisation métastase. Et rend impossible la solution à deux États. En 1972, on comptait 10 000 Israéliens dans les territoires conquis en 1967. Ils sont maintenant plus de 600 000, dont 200 000 à JérusalemEst (lire ci-dessous) . Les premières implantations, près de la frontière internationale, avaient un objectif sécuritaire. Aujourd’hui, une bonne partie du gouvernement israélien les considère comme l’arme pour conserver la Judée-Samarie, nom juif de la Cisjordanie. Patrick ANGEVIN - Ouest France

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lundi 29 mai 2017

In memorem : John Kennedy

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In memorem : Le comédien Jean-Marc Thibault est mort

Principalement connu pour son duo au théâtre avec Roger Pierre et pour son rôle dans la série « Maguy », l’acteur s’est éteint dimanche à Marseille à l’âge de 93 ans.

Le comédien Jean-Marc Thibault, qui a longtemps formé avec Roger Pierre un des plus célèbres duos comiques du théâtre français, est décédé dimanche 28 mai à Marseille à l’âge de 93 ans, a annoncé sa famille à l’Agence-France-Presse (AFP).

« C’était un père et un homme formidable, un acteur que j’aimais beaucoup et qui m’a beaucoup aidé dans ma vie », a indiqué Alexandre Thibault, fils de l’humoriste également connu pour son rôle dans la série télévisée Maguy.

« Un acteur très populaire vient de nous quitter », a réagi la ministre de la culture, Françoise Nyssen. « Jean-Marc Thibault avait formé avec Roger Pierre, pendant des décennies, l’un des duos comiques les plus appréciés des Français. Leur complicité faisait merveille sur scène et au cinéma, et sur les écrans de télévision », a-t-elle ajouté dans un communiqué.

Mimes et chansons

Né le 24 août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux, dans l’Yonne, Jean-Marc Thibault grandit à Montreuil, en Seine-Saint-Denis, puis fait des études secondaires à Paris, avant d’intégrer le cours Simon. Son école sera surtout le cabaret, au côté de Roger Pierre, rencontré dans les studios de Radio-Luxembourg. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, ils débutent au Caveau de la République puis Chez ma cousine et ils ne se quitteront plus pendant trois décennies.

Les deux fantaisistes conjuguent textes, mimes et chansons et utilisent une multitude d’accessoires. Leur succès les entraîne dans la France entière. Leur popularité grandit encore avec la création d’émissions de variété pour la télévision, notamment « La Grande Farandole » et « Deux sur la 2 ».

Leur association se poursuit dans des longs-métrages pour le cinéma notamment dans La Vie est belle (1956), Vive les vacances (1958), Les Motards (1959), Faites donc plaisir aux amis (1969) ou En grandes pompes (1974). Le duo, très célèbre dans les années 1960, se sépare en 1975, avant de se reformer brièvement en 1984 puis en 1990.

Jean-Marc Thibault a aussi poursuivi une carrière en solo au cinéma, tournant dans 70 films, et à la télévision notamment de 1983 à 1994 dans la célèbre série Maguy, ce qui lui vaudra une grande popularité auprès d’un public plus jeune.

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Jean-Marc Thibault
Acteur

Comme Tsilla Chelton (1919-2012), actrice qui restera, aux yeux du grand -public, la tyrannique vieille dame de Tatie Danielle (1990), le film d'Etienne Chatiliez, en dépit d'une longue carrière au théâtre où elle fut une spécialiste d'Eugène Ionesco, Jean-Marc Thibault demeurera dans le coeur de beaucoup de téléspectateurs l'acteur d'un seul rôle : Georges Boissier, le mari de Rosy Varte, dans Maguy.
Le feuilleton-sitcom, créé par Jean-Guy Gingembre et Stépha-ne Barbier, où jouait le comédien - qui est mort à Marseille le 28  mai, à l'âge de 93 ans -, fut l'un des grands succès de la télévision. Sa diffusion, sur France 2, chaque fin d'après-midi dominicale, captiva un très vaste public tout au long des huit saisons et des quelque 333 épisodes qui s'échelon-nèrent du 8  septembre 1985 au 11  décembre 1994. Cette dernière année fut constituée d'inédits et de rediffusions avant que le créneau horaire de Maguy  ne soit -récupéré par l'émission sportive " Stade 2 ".
Débonnaire, volontiers pris en étau entre deux femmes à poigne et à caractère (Rosy Varte et la domestique jouée par Marthe Villalonga), Thibault incarnait un personnage qui ressemblait -à son physique de sympathique bon vivant. Et ce rôle lui colla - pour son bonheur ou son malheur - à la peau.
Pourtant, Jean-Marc Thibault, né le 24  août 1923 à Saint-Bris-le-Vineux (Yonne), avait connu la célébrité bien avant Maguy, à travers le duo d'artistes de music-hall et de comiques qu'il constitua en  1946 avec Roger Pierre (1923-2010). Les deux comparses, qui avaient le même âge (ou presque : Thibault était " l'aîné de six jours ", comme aimait à le rappeler Pierre), allaient écrire quelque 3 000 sketches pour les salles et cabarets parisiens qu'ils écument et où ils font leurs armes.
Leur notoriété devra beaucoup à la télévision, dont ils accompagnent les débuts, participant notamment à l'émission de variétés en public " 36 chandelles " (1952-1958), de Jean Nohain, puis au divertissement " Les Grands Enfants " (1967-1970), de Maritie et Gilbert Carpentier. En  1944, Jean-Marc Thibault était apparu pour la première fois au cinéma, dans Premier de cordée, de Louis Daquin. Le duo est à l'affiche de La vie est belle (1956) - qu'ils coréalisent - ou de Vive les vacances (1958) et Un cheval pour deux (1962), qu'ils coécrivent et que réalise Jean-Marc Thibault. On les verra, ensemble et séparément, dans quantité d'autres films. Thibault apparaîtra une dernière fois au cinéma dans Mademoiselle Chambon (2009), de Stéphane Brizé.
Un homme de gauche
A Pierre Bouteiller, en  1973, dans le cadre de l'émission de télévision " A bout portant " (disponible sur le site Ina. fr), Pierre et Thibault, l'un finissant la phrase de l'autre, diront : " On s'amuse surtout car on ne peut plus dire qu'on travaille. Nous sommes arrivés à un stade ou nous n'écrivons plus. Dès qu'on a une idée, on la met en scène mais, au fond, c'est le public qui nous donne le tempo (...) et qui nous permet de trouver des idées en cours de route, car on improvise beaucoup. " Trois ans après cet entretien filmé, le duo se sabordait pour vivre des carrières séparées.
Jean-Marc Thibault, beau-frère de Lionel Jospin, était aussi connu comme homme fortement engagé à gauche. " On était de gauche dans ma famille depuis 1848 ! ", dira-t-il à Thierry Ardisson, en  1992, au cours de l'émission " Double jeu ". Socialiste mais pas communiste : " J'ai connu dans le maquis des communistes qui étaient des gens très -courageux, et très disciplinés. Mais parfois trop disciplinés, et cela me faisait peur. Alors qu'on ne savait pas grand-chose sur les stalinistes, j'ai tout de même senti que ce n'était pas ce qu'il y avait de mieux... On n'impose pas le bonheur avec des armées. "
Renaud Machart

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mardi 23 mai 2017

Mort de Roger Moore : comment James Bond est né parce que Ian Fleming s'ennuyait

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Roger Moore, connu pour ses rôles de James Bond, est mort ce 23 mai. L'occasion de se rappeler comment Ian Fleming avait imaginé son personnage d'espion au célèbre matricule, en 1952. L'acteur britannique Roger Moore est mort à l'âge de 89 ans. Il était connu notamment pour avoir prêté ses traits au célèbre agent James Bond, à sept reprises, à égalité avec Sean Connery. Le 27 novembre 1997, l'émission Ciné club se consacrait à la figure de James Bond au cinéma. Au micro de Florence Marguier, le critique de cinéma Yves Goux évoquait notamment la naissance du célèbre matricule 007 dans l'imagination de l'écrivain Ian Fleming, en 1952, avec l'écriture de son premier roman d'espionnage, Casino Royale.

Selon Yves Goux, et d'après les propres propos de Ian Fleming, c'est pour se distraire de l'ennui du mariage que celui-ci s'était mis à écrire des romans d'espionnage : "En réalité, c'était un journaliste, son métier fonctionnait relativement bien, et un jour il était en train de s'ennuyer dans sa nouvelle propriété et il s'est dit 'Je vais écrire quelque chose'."

Parce qu'il avait fait carrière dans le renseignement, Ian Fleming s'est nourri de son expérience pour écrire "le roman qui [allait] effacer tous les autres romans d'espionnage", revendiquait-il en toute modestie.

Le nom de James Bond, qui est un nom tellement connu maintenant, en fait c'est un nom d'une simplicité élémentaire qu'il a choisi d'abord parce qu'il voulait un nom qui ne soit pas un nom ronflant comme Simon Templar ["Le Saint", de Leslie Charteris, également interprété par Roger Moore à la télévision, NDLR], Peregrine Carruthers... Beaucoup d'auteurs voulaient toujours trouver un nom un peu spécial pour leur personnage, et lui au contraire, il voulait quelque chose de très simple. En fait James Bond, finalement, ce n'est jamais qu'un Daniel Dupont, ou un Jacques Martin - excuses pour lui - . C'est un nom très banal, c'est ce qu'il voulait, un nom qui soit simple, qui soit viril, et qui sonne bien. Yves Goux

Le matricule 007 vous semble toujours mystérieux ? Dans cette archive de 1997, Yves Goux revenait également sur les interprétations du matricule 007. "Certaines personnes disent que c'était soit les derniers chiffres du numéro de téléphone de son agent, soit un matricule qu'il avait inventé en se disant 'Le double zéro désigne le droit de tuer' (...) et alors le 7, c'est tout simplement le numéro de série de James Bond, parce qu'il y a d'autres agents."

Mon personnage principal, James Bond, je n'ai jamais vraiment voulu en faire un héros. Je voulais qu'il soit une sorte d'instrument discret manié par les services gouvernementaux, qui se trouverait plongé dans des situations fantastiques, et qui s'en sortirait plus ou moins bien à coups de revolver. Ian Fleming

Hélène Combis-Schlumberger

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