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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mardi 17 octobre 2017

Sylvia Kristel (in memorem)

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Sylvia Kristel est une actrice et mannequin néerlandaise , née le 28 septembre 1952 à Utrecht et morte le 17 octobre 2012 à Amsterdam. Elle est connue pour avoir tenu le rôle principal dans cinq des sept films (au cinéma) de la série Emmanuelle dans les années 1970 et 1980.

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Photos : Francis Giacobetti

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samedi 14 octobre 2017

Cité radieuse - Marseille

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Un Bataclan encore convalescent

Par Stéphane Davet - Le monde

Un an après sa réouverture, accompagnée d’un concert hommage de Sting, la salle parisienne pâtit encore de la tuerie perpétrée le 13 novembre 2015.

A un mois du premier anniversaire de sa réouverture, qui avait été accompagnée, le 12 novembre 2016, d’un concert hommage de Sting, un an après les attaques djihadistes du 13 novembre 2015, le Bataclan peut tirer un premier bilan de son retour à sa vie de salle de spectacle.

Avec près de 80 000 spectateurs venus assister à une cinquantaine de concerts ou autres spectacles, la salle du 50, boulevard Voltaire, dans le 11e arrondissement de ­Paris, dont la capacité d’accueil a augmenté de 200 places (1 700 aujourd’hui, contre 1 500 avant 2016), mais dont le décor a été refait à l’identique, affiche, d’après la société de production Alias, cogérante du lieu, un taux de remplissage de plus de 90 %. Toutefois, elle connaît une baisse de plus de 20 % du nombre d’événements organisés, comparé au rythme d’avant le drame.

JULES FRUTOS, COFONDATEUR ET DIRECTEUR D’ALIAS : « LES PREMIERS MOIS ONT ÉTÉ LOGIQUEMENT DIFFICILES, CAR IL A FALLU NOUS REMETTRE DANS LE CALENDRIER »

« Les premiers mois ont été logiquement difficiles, car il a fallu nous remettre dans le calendrier », admet Jules Frutos, cofondateur et directeur d’Alias. Une barrière autant psychologique que pratique. « Pendant les travaux, nous n’étions évidemment pas submergés d’appels de producteurs désireux d’y faire jouer leurs artistes », reconnaît-il. Les tournées se construisant plusieurs mois à l’avance, la programmation de la salle parisienne a repris au ralenti, les six premiers mois de sa réouverture.

Si certains artistes, comme Marianne Faithfull, Pete Doherty ou Vianney, ont rapidement accepté de s’y produire dans un acte de soutien quasi militant, d’autres ont hésité, marqués par ce trauma, à l’instar de Francis Cabrel. « Ce drame a touché de manière directe ou indirecte un très large cercle de musiciens », dit Jules Frutos, citant l’exemple de la chanteuse Zazie qui, avant de rejouer au Bataclan, a dû convaincre les membres de son groupe, dont un des amis a été victime de l’attaque terroriste.

« Ignoble de rouvrir cette salle »

La frilosité a même pu tourner à l’hostilité, comme dans le cas de Nicola Sirkis, le chanteur d’Indochine, qui, le 7 septembre, dans un entretien au Parisien, déclarait avoir trouvé « ignoble de rouvrir cette salle », avant d’ajouter : « Je ne retournerai jamais au Bataclan (…). Il fallait en faire un sanctuaire. » Une réaction qui a choqué Jules Frutos. « Transformer cette salle en mausolée aurait été un échec pour la vie et une ­victoire intolérable pour ceux qui ont ­ commis ces crimes », affirme celui qui a vécu l’horreur du drame sur place, quelques heures après les attaques.

Un sentiment partagé par la chanteuse française Fishbach qui, après avoir rempli deux fois la Cigale, à Paris, jouera, le 27 octobre, au Bataclan. « Il faut refaire de cette salle un lieu de vie », déclare celle qui avait sorti son premier disque quatre titres le 6 novembre 2015. Elle appréhende un peu l’ambiance du ­concert, mais se dit persuadée qu’elle et le public en ressortiront « émus et gagnants ».

Forte charge émotionnelle

Si les premiers mois ont souvent été marqués par des concerts à forte charge émotionnelle, Jules Frutos constate avec soulagement un retour à la vie normale d’une salle de concerts, dans un lieu qui a hautement renforcé ses dispositifs de sécurité, notamment en renforçant le personnel, en augmentant le nombre de ­caméras vidéo et en installant un poste de surveillance à l’intérieur même du Bataclan.

L’esthétique rock y a repris ses repères, mais la salle n’a pas retrouvé la polyvalence qui en faisait régulièrement un endroit de location pour des fêtes et un des principaux lieux parisiens pour les spectacles d’humour. « Ce type de programmation posait logiquement plus de problèmes que les concerts », admet Jules Frutos.

Si des soirées dansantes, comme La Nuit des Follivores et celle des Crazyvores, ont fini par reprendre leur rythme bimensuel, les humoristes ont encore du mal à ­venir faire rire au Bataclan. Alias doit, certes, faire face à la concurrence de nouvelles salles s’ouvrant au stand-up, comme celle du 13e Art (Paris 13e), mais le Bataclan souffre surtout, dans ce cas, de son récent trauma. Après Paul Taylor et ­Yassine Belattar, Mathieu Madenian sera, le 21 octobre, l’un des premiers à revenir y chatouiller nos zygomatiques.

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vendredi 13 octobre 2017

in memorem - Père Lachaise - Enfants déportés

Anne Hidalgo : Au Père Lachaise pour l'inauguration du monument en hommage aux 11 450 enfants et adolescents juifs déportés de France. Face à l'inhumanité, chacun peut garder ou reprendre espoir dans la nature humaine en posant son regard sur l'enfance cachée, respectée, sauvée.

pere lachaise

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mardi 10 octobre 2017

Nécrologie : Jean Rochefort, acteur inoubliable d’« Un éléphant ça trompe énormément »

Par Thomas Sotinel - Le Monde

Le comédien, âge de 87 ans, est mort dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 octobre. Il a tourné dans environ 120 films au cours de sa carrière, longue d’une soixantaine d’années.

Sa présence si constante (sa première apparition sur une scène parisienne remonte à 1953) au théâtre, à la télévision et au cinéma, son ironie bienveillante avaient engendré une familiarité entre l’artiste et ses publics sans équivalent en France. Pour les amoureux du théâtre des années 1960, il était l’interprète d’élection d’Harold Pinter, pour les adultes de l’après-Mai 68, il était le mâle en plein désarroi des films d’Yves Robert, pour les enfants de la fin du XXe siècle, le gentil oncle qui narrait les aventures de Winnie l’Ourson sur le petit écran. La disparition de Jean Rochefort, mort dans la nuit du dimanche 8 au lundi 9 octobre, à Paris, à l’âge de 87 ans, rappelle une évidence : il fut l’un des meilleurs acteurs français des soixante dernières années.

Sa vocation remonte à 1947. Il a 17 ans, il habite Nantes avec ses parents – issu d’une famille originaire de Dinan, Jean Rochefort est né le 29 avril 1930, dans le 20e arrondissement de Paris. Son père le verrait bien comptable. L’adolescent vient à Paris. A la Gaîté-Montparnasse, pas loin de la gare, il découvre Liliom, de Ferenc Molnar, dont le spectacle le décide à contrarier ses parents.

Il s’inscrit au Conservatoire de Nantes, puis à celui de Paris. Dans la capitale, il a pour condisciples Jean-Paul Belmondo, Philippe Noiret et Jean-Pierre Marielle. « Ni vraiment beaux ni vraiment laids, on nous cantonnait dans la catégorie des “inclassables” voués aux rôles de composition », a-t-il raconté au Figaro, en 1964.

Premiers succès au théâtre

Ecarté des emplois de jeune premier, Jean Rochefort échoue de plus au concours final de l’Ecole de la rue Blanche. En 1953, il rejoint la compagnie théâtrale Grenier-Hussenot, à laquelle il collaborera pendant sept ans. Il y côtoie Yves Robert, sous la direction duquel il tournera à huit reprises.

Au début des années 1960, son nom commence à se hisser sur les colonnes Morris : il joue Génousie, de René de Obaldia, sous la direction de Jean Vilar, ou Le Comportement des époux Bredburry, de François Billetdoux, est remarqué par la critique. En 1961, il fait sa seule apparition sur la scène du Théâtre national populaire, tenant le premier rôle dans Loin de Rueil, comédie musicale inspirée d’un roman de Raymond Queneau, mise en scène par Jean Vilar.

Peu après, sa carrière théâtrale prend son essor. Delphine Seyrig, étoile montante des scènes parisiennes, exige qu’il soit son partenaire dans Cet étrange animal, adaptation de nouvelles de Tchekhov par Gabriel Arout, mise en scène par Claude Régy. Non seulement le spectacle est un succès critique et public, mais il oblige l’acteur, qui ne fait pas confiance aux postiches, à se laisser pousser une moustache qu’il gardera pour le restant de ses jours, ne la rasant qu’à de rares occasions, comme pour jouer le marquis de Bellegarde dans Ridicule, de Patrice Leconte, en 1996.

Avec Delphine Seyrig, Jean Rochefort se rend à Londres auprès du dramaturge Harold Pinter pour le convaincre de leur accorder les droits de deux de ses pièces, La Collection et L’Amant, qu’ils interpréteront en 1965 sous la direction de Claude Régy.

Remarqué au cinéma dans « Cartouche »

Dans les années qui suivent, ses apparitions au théâtre s’espacent pour s’interrompre tout à fait pendant la décennie 1970. Lentement mais sûrement, Jean Rochefort est en train de devenir une figure majeure du cinéma français. A la télévision, il a déjà été remarqué dans La Dame de pique, mis en scène par Stellio Lorenzi d’après Pouchkine en 1958, ou dans Le Mariage de Figaro, de Beaumarchais, version Marcel Bluwal, en 1961.

Sur le grand écran, son premier rôle d’importance est une catastrophe. Sorti en 1961, Vingt mille lieues sur la Terre, film franco-soviétique à la gloire de l’URSS, lui impose Léon Zitrone comme partenaire et un séjour prolongé en Sibérie, qu’il évoquera dans son livre de souvenirs, Ce genre de choses, paru chez Stock en 2013.

Il faut attendre 1962 pour qu’il soit remarqué sur le grand écran. Jean-Paul Belmondo, ex-condisciple, l’impose aux producteurs de Cartouche, réalisé par Philippe de Broca, dans lequel Rochefort incarne La Taupe, second du bandit redresseur de torts.

Cette première réussite aura une autre conséquence : les nombreuses séquences équestres du film, qui font que Jean Rochefort termine le tournage avec « des bandages partout, plusieurs fractures », éveillent chez le comédien une passion pour le cheval. Passion qui le mènera plus tard à se faire éleveur, à participer à des concours hippiques ou à commenter cette discipline lors des Jeux olympiques d’Athènes, en 2004. Cette ferveur est coûteuse au point d’avoir poussé Jean Rochefort à accepter des « scénarios lamentables [devenus] après un coup d’œil à [son] compte en banque, tout à fait acceptables ». Il surnommait ces participations alimentaires ses « films avoine ».

En cette décennie 1960, Jean Rochefort enchaîne les seconds rôles, chez de Broca (Les Tribulations d’un Chinois en Chine, 1965, Le Diable par la queue, 1969) ou dans la série des Angélique, de Bernard Borderie, dans laquelle il joue Desgrez, chef de la police et soupirant de la marquise. De cette période, on garde le souvenir d’une apparition saisissante dans Qui êtes-vous Polly Magoo ?, de William Klein (1966), et d’un premier premier rôle, longtemps resté sans lendemain, dans un film noir, Symphonie pour un massacre (1963), qui marque les débuts du réalisateur Jacques Deray.

Au premier plan à partir de 1972

C’est à partir de 1972 que Jean Rochefort passe au premier plan dans le cinéma français. Son apparition en colonel du renseignement dans Le Grand Blond avec une chaussure noire marque le début d’une fructueuse collaboration avec Yves Robert, son ex-camarade de la compagnie Grenier-Hussenot, pendant que Serge Korber lui offre un grand rôle dramatique dans Les Feux de la Chandeleur, avec Annie Girardot. Présenté à Cannes, le film y est mal reçu, mais connaît un succès public.

Avec Yves Robert, Jean Rochefort tourne Salut l’artiste (1973), Le Retour du grand blond (1974) et surtout le diptyque Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977). A deux reprises, il est Etienne Dorsay, fonctionnaire, produit épanoui des « trente glorieuses », dont la virilité est remise en question par l’infidélité, fantasmée ou réelle, qui mine son couple. Sa capacité à subir toutes les avanies sans renoncer à son élégance, sa vulnérabilité discrètement mise en évidence font de Dorsay le personnage le plus représentatif du travail de Jean Rochefort à cette époque.

Par ailleurs, Bertrand Tavernier lui offre le beau rôle de policier dépressif de L’Horloger de Saint-Paul (1974), puis celui de l’abbé Dubois dans Que la fête commence (1975), qui vaudra à Jean Rochefort d’être désigné meilleur second rôle masculin lors de la première cérémonie des Césars en 1976.

En revanche, sa collaboration avec Patrice Leconte commence sous des augures moins favorables. Adapté des enquêtes du commissaire Bougret, de Gotlib et Goscinny, Les vécés étaient fermés de l’intérieur (1976) est un échec artistique et commercial malgré la présence de Coluche. Le tournage est si tendu qu’interprète et réalisateur ne se parleront plus jusqu’à ce que Leconte propose à Rochefort le premier rôle de Tandem, en 1987.

Des choix éclectiques

Dans la filmographie pléthorique (environ cent vingt titres) de l’acteur surgissent des œuvres un peu oubliées – le très émouvant Un étrange voyage, d’Alain Cavalier (1981), des apparitions inattendues chez Luis Buñuel, dans Le Fantôme de la liberté (1974), et chez Robert Altman (Prêt-à-porter, 1994) ou des rôles taillés sur mesure comme celui du commandant dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer, qui lui permet d’obtenir le César du meilleur acteur en 1978.

Dans les années 1990 et 2000, Rochefort reste fidèle à Yves Robert (Courage fuyons, Le Bal des casse-pieds), à Patrice Leconte (Ridicule, Le Mari de la coiffeuse), tout en donnant leur chance à de jeunes réalisateurs comme Régis Wargnier (Je suis le seigneur du château, 1989), Pierre Salvadori (Cible émouvante, 1993) ou Philippe Lioret (Tombés du ciel, 1993). Il revient au théâtre pour créer Art, de Yasmina Reza, en 1998, interprète en 2004 des sketchs de Fernand Reynaud qu’il avait côtoyé un demi-siècle plus tôt sur les scènes des cabarets de la rive droite. Cet éclectisme le conduit également sur les routes d’Espagne, où il doit incarner Don Quichotte sous la direction de Terry Gilliam, aux côtés de Johnny Depp.

Mais, en 2001, le tournage de The Man Who Killed Don Quixote vire à la catastrophe. Victime de violentes douleurs dans le dos, Jean Rochefort doit abandonner le plateau, qui est par ailleurs emporté par la crue soudaine d’une rivière. Chroniquée dans le documentaire Lost in la Mancha (que le comédien s’est toujours refusé à voir), cette débâcle tient Rochefort éloigné des plateaux pendant deux ans.

Il revient dans L’Homme du train, de Patrice Leconte, avec pour partenaire Johnny Hallyday. On le voit ensuite chez Edouard Baer (Akoibon), Guillaume Canet (Ne le dis à personne) ou Samuel Benchetrit (J’ai toujours rêvé d’être un gangster). En 2015, Jean Rochefort avait incarné un vieillard qui perd la raison dans Floride, de Philippe Le Guay, avec une précision et un humour qui n’empêchaient pourtant pas que l’on croie à la maladie du personnage.

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lundi 9 octobre 2017

L’acteur Jean Rochefort est mort

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Hospitalisé en août, le comédien, qui avait commencé sa carrière dans les années 1950, est mort à 87 ans dans un hôpital parisien dans la nuit de dimanche à lundi.

Le comédien Jean Rochefort, un des acteurs les plus populaires du cinéma français, est mort dans la nuit de dimanche à lundi 9 octobre, a annoncé sa famille. L’acteur, qui avait commencé sa carrière dans les années 1950, est mort dans un hôpital parisien, il était hospitalisé depuis le mois d’août. Jean Rochefort a marqué le cinéma français pendant plusieurs décennies, du petit au grand écran.

Immédiatement reconnaissable à sa voix chaude et sa belle moustache, Jean Rochefort a tourné près de 150 films, aussi bien de cinéma d’auteur que populaire. Sa longue carrière a été couronnée de trois Césars, pour ses rôles dans Que la fête commence en 1976, Le Crabe-Tambour en 1978, et un César d’honneur en 1999.

De « Cartouche » au « Grand Blond »

Il faut attendre 1961 pour qu’il soit remarqué sur le grand écran. Jean-Paul Belmondo, ex-condisciple, l’impose aux producteurs de Cartouche, réalisé par Philippe de Broca. Le comédien va ensuite enchaîner les seconds rôles, chez Broca (Les Tribulations d’un Chinois en Chine, 1964, Le Diable par la queue, 1968) ou dans la série des Angélique, de Bernard Borderie.

Jean Rochefort s’est ensuite fait connaître dans Le Grand Blond avec une chaussure noire, début de sa collaboration avec Yves Robert. Avec lui, l’acteur a tourné Salut l’artiste (1973), Le Retour du grand blond (1974) et surtout le diptyque Un éléphant ça trompe énormément (1976) et Nous irons tous au paradis (1977). Il restera fidèle au réalisateur dans les années 1990 et 2000. En 1973, il a tourné dans L’Horloger de Saint-Paul, de Bertrand Tavernier, un film qu’il considère comme un tournant majeur dans sa carrière.

Un recueil de souvenirs

Dans la filmographie pléthorique de l’acteur, surgissent des œuvres un peu oubliées – le très émouvant Un étrange voyage, d’Alain Cavalier (1981), des apparitions inattendues, chez Buñuel, dans Le Fantôme de la liberté (1974), et chez Robert Altman (Prêt-à-porter, 1994), ou des rôles taillés sur mesure comme celui du commandant dans Le Crabe-Tambour, de Pierre Schoendoerffer, qui lui permet d’obtenir le César du meilleur acteur en 1978.

En 2013, il a publié Ce genre de choses, son premier livre, autobiographique, un recueil de souvenirs sur sa vie, son arrivée à Paris, son amour du théatre et de la scène. « La peur de la mort, ça c’est pas marrant. Je ne voudrais pas claquer tout de suite parce que j’ai encore plein de choses à faire », racontait-il à l’époque.

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In memorem : Jacques Brel

 

 

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vendredi 6 octobre 2017

Nécrologie : La romancière et actrice Anne Wiazemsky est morte

Par Raphaëlle Leyris, Mathieu Macheret - Le Monde

Agée de 70 ans, elle était la petite-fille de François Mauriac et fut la muse et épouse de Jean-Luc Godard.

Elle n’avait aucune nostalgie de sa jeunesse, mais le dernier visage d’Anne Wiazemsky aura été celui de ses 20 ans. Dans Le Redoutable, le rôle de celle qui, en 1968, était la muse et l’épouse de Jean-Luc Godard est tenu par la comédienne Stacy Martin – le film est à l’écran depuis le 13 septembre. L’adaptation par Michel Hazanavicius de ses livres Une année studieuse et Un an après (Gallimard – comme toute son œuvre –, 2012 et 2015) avait amusé l’ancienne comédienne devenue écrivaine et réalisatrice.

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Mais en se concentrant sur « JLG », le film ne disait rien d’une part essentiel de ses romans, qui racontaient comment l’amour avait émancipé la jeune femme de son milieu, et comment elle avait ensuite réussi à s’émanciper de cet amour, frondeuse sacrément déterminée derrière sa pâleur rousse, ses yeux ronds et son abord timide – phrases courtes et heurtées. Anne Wiazemsky est morte le 5 octobre des suites d’un cancer. Elle avait 70 ans.

Son œuvre raconte largement son histoire, celle des siens. A commencer par ses parents, qui se sont rencontrés à Berlin en 1945 (Mon enfant de Berlin, 2009) : sa mère, Claire Mauriac, fille de l’écrivain François Mauriac, s’était engagée dans la Croix-Rouge et travaillait au service des personnes déplacées, dont l’un des officiers était Yvan Wiazemsky, d’ascendance russe et princière, immigré après la révolution de 1917.

Anne Wiazemsky naît dans la ville allemande le 14 mai 1947. Elle et son frère Pierre (le futur dessinateur Wiaz, de deux ans son cadet) passent une jeunesse nomade, notamment à Genève et Caracas, dans les pas de leur père diplomate. Ils reviennent en France peu avant la mort de ce dernier, en 1962. La veuve s’installe avec ses enfants chez François Mauriac. Une immense affection lie la jeune fille à son grand-père, entretenue par des discussions sur « la littérature, le bien, le mal », racontera-t-elle, mais pas « la religion », sujet de discorde depuis qu’Anne a perdu la foi.

Sept films avec Godard

Eduquée chez les sœurs de Sainte-Marie de Passy à Paris, elle rencontre le cinéma en 1965, quand Florence Delay, qui a joué Jeanne d’Arc pour Robert Bresson, lui présente le réalisateur. Il lui confie le rôle d’une petite paysanne dans Au hasard Balthazar (1966), attiré par son inexpérience et son jeu d’une « blancheur » intense. C’est pendant le tournage qu’elle rencontre Jean-Luc Godard, tête brûlée de la Nouvelle Vague qui n’oubliera pas de sitôt son visage juvénile et sa présence butée.

Anne Wiazemsky devient, après Anna Karina, la nouvelle muse de Godard, qu’elle épouse en juillet 1967, accompagnant le virage militant de son cinéma dans le sillage de mai 1968. Parmi les sept films qu’ils tourneront ensemble en 1967, puis entre 1968 et 1972 au sein du groupe Dziga Vertov, elle sera tour à tour étudiante maoïste (La Chinoise, où elle brandit face caméra le petit livre rouge), icône révolutionnaire (Sympathy for the Devil, 1969) ou ouvrière en grève (Tout va bien, 1972).

Après ces débuts sous l’égide d’ogres radicalement novateurs, Anne Wiazemsky ne quitte plus la galaxie d’un cinéma moderne, exigeant, intellectuel, à forte teneur politique. Elle est sollicitée par les auteurs italiens les plus subversifs du moment, rencontrant la révolte de Pier Paolo Pasolini (Théorème, 1968 ; Porcherie, 1969), l’insolence de Marco Ferreri (La Semence de l’homme, 1969) ou le baroque halluciné de Carmelo Bene (Capricci, 1969).

En France, elle poursuit sa carrière de comédienne avec les « petits frères » de la Nouvelle Vague, comme Philippe Garrel (L’Enfant secret, 1979) ou André Téchiné (Rendez-vous, 1985), mais se prête aussi au jeu d’expériences purement poétiques, avec Marcel Hanoun (La Vérité sur l’imaginaire passion d’un inconnu, 1974) ou Adolfo Arrieta (Grenouilles, 1981). Elle apparaît également dans les œuvres à portée féministe de Michèle Rosier (Mon cœur est rouge, 1977) et Delphine Seyrig (Sois belle et tais-toi, 1981).

Une femme « étrangère à la nostalgie »

Au mitan des années 1980, ses rôles au cinéma se raréfiant, la comédienne, passée par le cours de théâtre d’Andréas Voutsinas, se tourne un temps vers les planches, jouant pour la scène Les Larmes amères de Petra Von Kant (de Rainer Werner Fassbinder) ou Penthésilée (d’Heinrich von Kleist). Un détour par la télévision, notamment dans Le Pain noir, de Serge Moati (1974), l’encourage, trente ans plus tard, à passer de l’autre côté de la caméra, pour réaliser ses propres documentaires, consacrés à des figures féminines admirées, comme celle, unique en son genre, de la productrice Mag Bodard (2005), ou celle, tutélaire, de Danièle Darrieux (2007).

En même temps qu’aux scènes de théâtre, Anne Wiazemsky passe à l’écriture, la petite-fille de Mauriac s’autorisant, la quarantaine venue, cette « transgression » – « la vraie », dira l’ex- égérie mao. Grande lectrice de Colette, elle érige en devise cette phrase de La Naissance du jour : « Imagine-t-on à me lire que je fais mon portrait ? Patience, c’est seulement mon modèle. » Elle puise dans son enfance et son adolescence la matière de Des filles bien élevées, son premier recueil de nouvelles (1988), comme des romans Mon beau navire (1989), ou Marimé (1991).

Si elle confie qu’il lui semble « toujours bizarre » de se dire écrivain, la reconnaissance lui arrive rapidement. Canines (1993), qui raconte le monde du théâtre, lui vaut le prix Goncourt des lycéens ; Hymnes à l’amour (1996), où elle revient sur son enfance mais aussi sur des passions vécues par ses parents, est couronné du Grand Prix RTL-Lire. En 1998, Une poignée de gens, qui évoque le pan russe de sa famille, remporte le Grand Prix de l’Académie française.

Contrairement aux êtres qu’elle dépeint dans ce livre, il n’y a rien de passéiste dans les textes d’Anne Wiazemsky – « Je suis étrangère à la nostalgie », dit-elle. Quand elle revient sur un épisode de son passé, c’est avec le constant souci d’y retrouver les sensations de l’instant, de restituer la vie même, et pas son regret. Elle y parvient admirablement dans Jeune fille (2007), sur ses débuts dans le cinéma, comme dans Une année studieuse et Un an après, qui replongent dans l’effervescence des années 1960 sans se placer en position de surplomb par rapport à leurs personnages – mais, pas sans témoigner d’une vraie malice.

Ces romans livrent au passage un beau portrait de François Mauriac, ce « Bon Papa » dont elle donne une image merveilleusement espiègle et lucide. De lui, elle disait au Monde, en 2012 : « Il m’a toujours aidée à tourner le dos au conformisme. » Toute sa vie, Anne Wiazemsky a continué d’observer ces leçons de liberté.

Dates :

14 mai 1947 Naissance à Berlin

1966 « Au hasard, Balthazar », de Robert Bresson

1967 « La Chinoise », de Jean-Luc Godard

1968 « Théorème », de Pasolini

1979 « L’Enfant Secret », de Philippe Garrel

1988 « Des filles bien élevées » (Gallimard)

1993 « Canines », prix Goncourt des lycéens

1998 « Une poignée de gens », prix de l’Académie française.

2007 « Jeune fille »

5 octobre 2017 Mort

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jeudi 28 septembre 2017

Le fondateur du magazine "Playboy", Hugh Hefner, est mort à l'âge de 91 ans

Créé en 1953, son magazine a accompagné la révolution sexuelle des années soixante et n'a jamais cessé de se renouveler au fil des époques. Hugh Hefner, fondateur du magazine érotique Playboy, est mort mercredi 27 septembre, à l'âge de 91 ans, a annoncé le groupe Playboy Enterprise. L'Américain, que le magazine Time a appelé "le prophète de l'hédonisme pop", "s'est éteint paisiblement à son domicile", précise le communiqué. Hugh Hefner vivait entouré de jeunes femmes blondes dans son manoir, la "Playboy Mansion". Il s'était marié pour la troisième fois en 2012, à l'âge de 86 ans, à une jeune femme de 60 ans sa cadette, Crystal Harris.

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Le fondateur de « Playboy », Hugh Hefner, meurt à l’âge de 91 ans

Le fondateur du magazine de charme est décédé mercredi dans sa villa de Los Angeles, la fameuse « Playboy Mansion ».

Hugh Hefner, fondateur du magazine Playboy dans les années 1950, est mort mercredi 27 septembre au soir dans sa villa à Los Angeles, la « Playboy Mansion », a annoncé le magazine via son compte Twitter. Il est décédé de causes naturelles, « paisiblement » entouré des membres de sa famille.

« La vie est trop courte pour vivre le rêve de quelqu’un d’autre » : c’est avec cette légende, sous un portrait de Hefner, célèbre pour sa tenue d’intérieur en satin rouge, que le magazine a salué la disparition de son fondateur. Il avait 91 ans.

Qualifié un jour par le magazine Time de « prophète de l’hédonisme pop », Hugh Hefner vivait entouré de jeunes femmes blondes dans son manoir. Il s’est marié en 2012, à l’âge de 86 ans, à une jeune femme de 60 ans sa cadette, Crystal Harris, sa troisième épouse.

Interrogé en 1992 par le New York Times sur ce qui le rendait le plus fier, il avait répondu : « D’avoir changé les attitudes face au sexe. »

Révolution sexuelle

Hugh Hefner a créé Playboy en 1953. Le premier numéro contient des photos de Marilyn Monroe nue, prises quelques années auparavant. L’éditorial promet « de l’humour, de la sophistication et de l’épicé ». Le magazine acquiert rapidement de la notoriété avec ses photos de femmes dénudées, atteignant une diffusion d’un million d’exemplaires en cinq ans. Il contribue à la révolution sexuelle des années 1960, et il a servi de base à son fondateur pour bâtir un empire commercial fondé sur son mode de vie libertin.

Dans les années 1970, le magazine atteint des pics à 7 millions d’exemplaires, avant de chuter sous l’effet de la concurrence puis d’Internet. Il est désormais vendu dans plus de vingt pays à travers le monde, selon Playboy Enterprises.

La fin du nu

En 2015, le magazine avait décidé de prendre un nouveau tournant et de ne plus publier de photos de femmes nues. « Cette bataille a été menée et gagnée, disait le patron de l’entreprise, Scott Flanders, au New York Times. Tout le monde est aujourd’hui à un clic de n’importe quel acte sexuel imaginable, gratuitement. Tout cela est donc dépassé. »

La direction souhaitait s’éloigner de la presse adulte, pour s’affranchir des limites qu’une telle catégorie pose aux annonceurs et aux filtres Internet. Elle souhaitait atteindre un plus grand public, plus jeune, imaginant Playboy comme un produit plus aguicheur et branché, à la manière d’un Lui en France. Un choix motivé par la chute des ventes, passées de 5,6 millions d’exemplaires en 1975 à 800 000 en 2015. L’expérience avait été abandonnée quelques mois plus tard.

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vendredi 22 septembre 2017

In memorem : Liliane Bettencourt

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