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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 30 août 2017

« La Chine préférerait un voisin plus calme, mais la crise l’arrange »

Entretien : Philippe Le Corre, chercheur à la Harvard Kennedy School.

Encore un tir nord-coréen, encore une provocation…

C’est le 80e tir de missile depuis la mort de Kim Jong-il (en 2011), le père de Kim Jong-un. La situation devient extrêmement dangereuse. On n’est pas sûr du degré de technicité des militaires nord-coréens. On n’est également pas à l’abri d’un accident sur une ville d’Hokkaido.

La Chine a obtenu l’arme nucléaire contre la volonté des États-Unis (1964). Considère-t-elle normal que son voisin l’obtienne ?

Elle n’y est pas favorable. Il y a certes un aspect « pays vassal », mais le côté irresponsable et hors de contrôle de Kim, pour rester au pouvoir, n’est pas une bonne chose pour la Chine. D’un autre côté, elle ne veut pas non plus d’une péninsule coréenne réunifiée.

Pékin peut-elle faire plier Kim Jong-un, seule ?

Les Chinois ne cessent de répéter qu’ils n’ont pas un impact aussi fort que l’on croit, sur les décisions de Pyongyang. C’est la grande interrogation. Est-ce que Kim Jong-un écoute vraiment ce que dit Pékin ? Il n’a jamais rencontré Xi Jinping. Il a rencontré une fois un membre du comité permanent du bureau politique chinois. Kim Jong-un fera tout pour amener les États-Unis à négocier. Le problème nucléaire nord-coréen ne s’arrêtera pas. On va vivre avec cette menace.

Pékin a pourtant accepté d’appliquer 100 % des sanctions des Nations unies…

La Chine détient la clé de l’essoufflement du régime nord-coréen. Elle a la possibilité de décider de fermer sa frontière. Mais trois millions de Chinois d’ethnie coréenne vivent du commerce avec la Corée. Si tout cela s’arrête brutalement, ils protesteront. La Chine ne veut pas de troubles sociaux avant le 19e congrès du Parti, en octobre.

Quel intérêt pour la Chine de suivre les résolutions internationales ?

La grande négociation entre Washington et Pékin a lieu en parallèle. Si la Chine n’utilise pas son veto au Conseil de sécurité des Nations unies, cela veut dire qu’elle juge que les États-Unis doivent faire un geste : comme ne pas imposer de sanctions économiques contre les produits chinois sur le sol américain. Cette crise arrange bien les Chinois, ils en tirent parti. Elle leur permet de faire levier sur d’autres sujets, dont le différend militaire en mer de Chine du Sud.

Recueilli par Christelle GUIBERT.

chine etetas unis corée

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lundi 21 août 2017

La veuve du Nobel chinois réapparaît dans une vidéo

Liu Xia, veuve du prix Nobel de la paix chinois Liu Xiaobo, décédé le mois dernier, est réapparue dans une vidéo publiée vendredi sur le site Internet YouTube (photo) , où elle explique« être en convalescence à l’extérieur de Pékin » , et« demande du temps » pour faire son« deuil » .Ses proches, qui étaient restés sans nouvelles d’elle depuis les obsèques de son mari dissident, le 15 juillet dernier, estiment que Liu Xia est« gardée au secret par les autorités chinoises » .

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dimanche 20 août 2017

Détente en trompe-l’œil entre la Corée du Nord et les Etats-Unis

une de charlie hebdo

Par Philippe Pons, Tokyo, correspondant Le Monde

Pyongyang a ajourné un tir mais fustige les manœuvres militaires de Séoul et Washington.

Salué comme une « sage décision » par Donald Trump, l’ajournement d’un tir de missiles dans les eaux de l’île américaine de Guam, dans le Pacifique, décidé le 15 août par Kim Jong-un, a amorcé une désescalade. Elle risque d’être de courte durée avec le début, lundi 21 août, des manœuvres militaires américano-sud-coréennes annuelles de grande envergure – elles mobilisent quelque 10 000 hommes – perçues à Pyongyang comme la préparation d’une invasion.

Alors que Washington envoie des messages contradictoires, le président sud-coréen, Moon Jae-in, a déclaré le 17 août, au cours d’une conférence de presse pour ses cent jours au pouvoir, qu’il « n’y aura pas de seconde guerre de Corée », ajoutant qu’il s’opposerait « à toute action militaire unilatérale des Etats-Unis ».

La suspension du projet de tir n’est pas une reculade de Pyongyang devant « le feu et la fureur » promis par Donald Trump. Ce n’est pas la première fois que la République populaire démocratique de Corée (RPDC) monte au créneau pour ensuite laisser retomber la tension et revenir à la charge. Il faut donc s’attendre à de nouvelles provocations.

Par son annonce, le 9 août, qu’elle était prête à tirer quatre missiles à une cinquantaine de kilomètres au large de l’île de Guam, qui abrite d’importantes installations militaires américaines, la RPDC a provoqué une réaction violente du président américain, alors que par le passé de telles menaces n’avaient pas provoqué tant d’émoi. Notamment parce qu’elles paraissaient relever de la rodomontade. Les échanges enflammés entre Pyongyang et Washington ont relancé les spéculations sur les capacités nucléaires et balistiques de la Corée du Nord.

La plupart des analystes estiment qu’il faut désormais faire face à une réalité : la RPDC est en train de prendre place parmi les puissances nucléaires. Les dirigeants de Pyongyang ont obtenu – peut-être au-delà de leurs espérances – ce qu’ils cherchaient : les Etats-Unis prennent au sérieux leurs menaces et la RPDC est maintenant reconnue de facto, sinon de jure, comme une puissance nucléaire ou sur le point de l’être.

« Comportement stupide »

Dans sa menace d’attaque sur Guam, étayée d’un projet détaillé (trajectoires, temps de vol et zones visées), Pyongyang n’avait pas fixé une échéance à ces tirs, se soustrayant au risque d’être accusé de bluff. Surseoir à l’attaque « afin d’observer encore un peu le comportement stupide des Yankees », selon les termes de Kim Jong-un, ne revient donc en rien à un renoncement.

Dans le plan d’attaque, diffusé par l’agence de presse nord-coréenne, il est précisé que la RPDC « pourrait » tirer des missiles en direction de Guam à tout moment si le dirigeant Kim Jong-un le décidait. Cette menace est rendue crédible par les tirs réussis de deux missiles à longue portée fin juillet. Guam est visée parce que l’île abrite des équipements stratégiques pour les Etats-Unis, d’où partent bombardiers, chasseurs et sous-marins qui participent, entre autres, à des démonstrations de force au-dessus et au large de la RPDC.

La menace nord-coréenne a contraint les Etats-Unis à réévaluer les coûts d’une attaque de la Corée du Nord, notamment une possible contre-attaque meurtrière de Pyongyang contre Séoul, voire contre les bases américaines en Corée du Sud et au Japon. Cette option a été rendue encore un peu plus difficile par les positions prises par Séoul et par Pékin. Le Global Times, qui reflète la ligne du Parti communiste chinois, a précisé dans un éditorial que si la RPDC attaquait les Etats-Unis, la Chine resterait neutre mais que si c’était le contraire, elle interviendrait. Voilà deux verrous à la « fureur » de Donald Trump.

« Prêts à y répondre »

Reste la reprise du dialogue. Pyongyang met un préalable : que cessent les menaces de Washington. « En aucun cas nous ne négocierons nos armes nucléaires et balistiques tant que ne seront pas éliminées les menaces des Etats-Unis contre la RPDC », a déclaré le ministre des affaires étrangères nord-coréen, Ri Yong-ho, lors du sommet de l’Association des nations du Sud-Est asiatique (Asean) à Manille, début août.

De son côté, le général Joseph Dunford, chef d’état-major interarmées des Etats-Unis, a rappelé au cours de sa récente visite à Pékin qu’« aussi longtemps que la menace nord-coréenne existera, nous serons prêts à y répondre ». Aucune des deux parties n’écarte la négociation, mais chacune reste sur ses positions, estimant que c’est à l’autre de faire le premier pas.

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jeudi 17 août 2017

Corée du Nord. Trump salue la décision de Kim Jong-Un

Le président américain Donald Trump a salué, hier, la décision « sage et raisonnée » du leader nord-coréen Kim Jong-Un qui a annoncé qu'il mettait sur pause le projet de tir de missiles près du territoire américain de Guam. « L'alternative aurait été à la fois catastrophique et inacceptable ! », a-t-il ajouté. La tension s'est fortement accrue sur la péninsule coréenne, ces dernières semaines, après les tests réussis de deux missiles balistiques intercontinentaux nord-coréens capables, selon les experts, de frapper la côte ouest des États-Unis.

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mercredi 16 août 2017

Le journaliste français Loup Bureau entame son 22e jour de détention en Turquie

Par Marie Jégo, Istanbul, correspondante

Emmanuel Macron s’est entretenu hier avec le président turc et lui a fait part de « sa préoccupation » sur la situation du jeune homme. Loup Bureau est accusé par Ankara d’appartenir à « une organisation terroriste » pour avoir réalisé en 2013 un documentaire sur les Kurdes syriens.

Le fait que le président français Emmanuel Macron et son homologue turc Recep Tayyip Erdogan aient évoqué, mardi 15 août par téléphone, la situation du journaliste français Loup Bureau, emprisonné en Turquie pour un reportage, « est très positif, c’est le premier signe d’une réelle implication politique de la France », s’est réjoui Loïc Bureau, le père du jeune homme, interrogé par téléphone. « C’est ce que nous attendions. De plus, il y aura une suite puisque les deux dirigeants sont convenus de se reparler à nouveau. »

Voici 22 jours que le journaliste, inculpé par un juge turc pour « appartenance à un groupe terroriste », se morfond à la prison de Sirnak, non loin de la frontière turco-irakienne. « Il est dans l’isolement le plus total. Le consulat de France lui a fait parvenir des livres mais il ne les a pas encore reçus, ils sont encore à la fouille », explique Loïc Bureau qui a pu parler samedi quelques minutes avec son fils par téléphone tandis qu’une visite consulaire avait été autorisée la veille.

Papiers en règle

Le journaliste, qui a notamment travaillé pour Arte et TV5Monde, a été interpellé le 26 juillet alors qu’il franchissait en toute légalité, ses papiers en règle, la frontière irako-turque au poste de Habur. C’est là, dans le cadre d’un contrôle de routine qu’il a été placé en garde à vue à Sirnak, la ville la plus proche, pour être ensuite relâché en fin de journée.

Mais, peu de temps après et alors qu’il attendait le bus à Sirnak, une unité antiterroriste est venue l’arrêter. Il a alors été présenté à une ancienne juge pour enfants fraîchement nommée qui l’a aussitôt inculpé d’« appartenance » à une organisation terroriste, sans la nommer.

Plus de 4 000 magistrats ont été démis de leurs fonctions dans le cadre des purges qui ont suivi le coup d’état du 15 juillet 2016, entraînant une grande désorganisation de l’institution judiciaire. Il n’est pas rare actuellement de voir des magistrats eux-mêmes accusés d’appartenance au mouvement du prédicateur Gülen, décrit comme l’instigateur du coup d’Etat, instruire des dossiers liés au « terrorisme ».

Dans le cas de Loup Bureau, l’objet du délit est un documentaire sur les Kurdes syriens et sur leurs milices armées YPG réalisé en 2013. Aux yeux des autorités turques, ces milices ne sont qu’une filiale des Kurdes autonomistes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), avec lesquels une guerre est en cours depuis plus de 30 ans.

Aucun des avocats du jeune homme n’a accès au dossier

Toutefois, en 2013, la Turquie était en paix avec le Parti de l’Union démocratique (PYD) – dont les YPG sont le bras armé – et avec son chef Saleh Muslim, lequel était régulièrement reçu à Ankara. A l’époque, une trêve était également en vigueur en Turquie entre les autorités et le PKK. Les choses ont commencé à se gâter en 2015.

« Il est absurde qu’un documentaire diffusé à la télévision française puisse servir de pièce à conviction dans le cadre d’une enquête sur le terrorisme », déplore Loïc Bureau qui se démène pour que son fils soit lavé de l’accusation de terrorisme et libéré. « Mon fils est allé une seule fois en Syrie, en 2013, il n’y est pas retourné depuis. Le 26 juillet, il a franchi la frontière turco-irakienne en toute légalité et ne comptait pas travailler en tant que journaliste en Turquie. D’ailleurs, il s’apprêtait à prendre un avion à Ankara pour rentrer en Europe. »

L’assimilation faite par les autorités turques entre journalisme et terrorisme dépasse l’entendement. Aucun des avocats du jeune homme n’a eu accès au dossier comme c’est le cas pour les affaires liées au terrorisme.

« Impossible de savoir sur quels fondements les juges et le procureur turcs se sont fondés pour motiver l’incarcération de Loup », regrette Rusen Aytac, une avocate du barreau de Paris qui défend le journaliste.

« Son incarcération est dure, il est très isolé »

Son collègue Martin Pradel confirme : « Les autorités turques assument parfaitement le fait de poursuivre des avocats pour avoir plaidé, des journalistes pour avoir informé. Du point de vue français c’est surprenant, mais en Turquie, cette considération est assumée. » Le conseil n’est pas très optimiste sur le sort de son client, « Loup est en difficulté, son incarcération est dure, il est très isolé, et les charges qui pèsent contre lui sont extrêmement lourdes. »

La conversation que le chef de l’Etat français a eue avec le président turc est tout de même une bonne chose. « La situation des magistrats turcs étant ce qu’elle est, on comprend qu’ils ne peuvent pas prendre des décisions contraires à la volonté du numéro un turc, donc cette intervention était indispensable. Nous l’appelions de nos vœux depuis le début. »

Plus de 160 journalistes sont actuellement emprisonnés en Turquie. Récemment, 35 mandats d’arrêts ont été émis contre des journalistes accusés de « soutien au terrorisme », dix d’entre eux ont été arrêtés à Istanbul, dont Burak Ekici du quotidien d’opposition Birgün. Etre journaliste est devenu un crime. La chasse aux sorcières a pris des proportions inquiétantes.

Ainsi, lundi 14 août, des journaux progouvernementaux (Aksam, Star, Sabah) ont publié des noms, ceux de journalistes turcs affiliés à un groupe actif sur l’application WhatsApp, et se sont empressés de les présenter comme des fomentateurs de rébellion, des traîtres.

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mardi 15 août 2017

Kim Jong-un se dit prêt à agir, mais attend de voir l’attitude de Washington

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Le dirigeant nord-coréen a reçu un rapport de son armée sur des projets de tirs de missiles visant les environs de l’île de Guam, dans le Pacifique.

Kim Jong-un a reçu un rapport de son armée sur des projets de tirs de missiles visant les environs de l’île de Guam, dans le Pacifique, a rapporté mardi 14 août l’agence de presse officielle nord-coréenne, KCNA. Le dirigeant a toutefois précisé qu’il observerait un peu plus longtemps l’attitude des Etats-Unis avant de prendre une décision.

Engagée dans une escalade verbale avec les Etats-Unis, la Corée du Nord a exposé la semaine dernière un plan consistant à tirer quatre missiles qui achèveraient leur course dans l’océan à proximité du petit territoire américain. Elle avait alors fait savoir que l’armée soumettrait ce projet à Kim Jong-un et attendrait ses instructions.

Ce dernier, qui s’est rendu pour inspection auprès du commandement militaire, lundi, a pris le temps d’examiner ce projet et il en a discuté avec les officiers. Il s’agissait de sa première apparition publique depuis environ deux semaines.

« Il a dit que si les Yankees persistaient dans leurs actions imprudentes extrêmement dangereuses sur la péninsule coréenne et ses environs, testant la retenue de la RPDC [République populaire démocratique de Corée, nom officiel de la Corée du Nord], cette dernière prendrait une décision importante comme elle l’a déjà proclamé », souligne KCNA.

La menace sur Guam a contribué à attiser les tensions avec les Etats-Unis, dont le président Donald Trump a promis d’abattre le « feu » et la « colère » sur Pyongyang en cas d’initiative jugée menaçante par Washington.

Eviter la guerre par tous les moyens

Après l’escalade verbale de la semaine dernière, des responsables américains comme le secrétaire à la défense, James Mattis, et le secrétaire d’Etat, Rex Tillerson, se sont efforcés de minimiser les risques d’un conflit imminent avec la Corée du Nord, qui cherche à se doter d’un arsenal nucléaire tout en développant un programme balistique.

Le président sud-coréen Moon Jae-in a, lui, déclaré mardi qu’il n’y aurait aucune initiative militaire sur la péninsule coréenne sans le consentement de Séoul et il a ajouté que son gouvernement s’efforcerait d’éviter la guerre par tous les moyens.

Kim Jong-un, cité mardi par KCNA, a déclaré que les Etats-Unis devaient prendre la bonne décision afin d’« apaiser les tensions et empêcher un affrontement militaire dangereux ». Le dirigeant nord-coréen a ordonné que l’armée se tienne constamment prête à tirer s’il devait prendre une décision en ce sens, a jouté l’agence de presse.

La Corée du Nord dénonce notamment les manœuvres militaires annuelles conjointes des Etats-Unis et de la Corée du Sud, qui doivent débuter le 21 août.

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samedi 12 août 2017

Trump vu par des psychiatres : "On est face à un malade, réellement dangereux"

D'après les plus grands médecins américains, le 45e président des Etats-Unis "souffre de graves troubles de la personnalité".

[Dans nos archives] Tout l'été, nous republions certains de nos meilleurs articles. Aujourd'hui, un éclairage sur la santé mentale du président américain, qui promet "le feu et la fureur" à la Corée du Nord, au risque de déclencher une guerre mondiale. Un "Frankenstein narcissique" qu'il est irresponsable de laisser en possession des codes nucléaires...

Le Dr John Gartner n’est pas un plaisantin. Cet éminent psychiatre qui a enseigné pendant plus de vingt ans à l’université Johns Hopkins de Baltimore (Maryland) est un spécialiste de la dépression et des troubles bipolaires. Pas le genre à poser un diagnostic à la légère. Mais pour lui, pas de doute : le président américain est psychiquement malade, inapte à exercer ses fonctions. Au téléphone, il explique très sérieusement :

"Donald Trump souffre de graves troubles de la personnalité qui en font un être potentiellement dangereux pour lui-même, pour les autres et pour le monde entier."

Le président de la première puissance mondiale est, selon lui, "un psychopathe narcissique, paranoïaque, détaché de la réalité", un "Frankenstein psychiatrique" qu’il est irresponsable de laisser en possession des codes nucléaires…

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vendredi 11 août 2017

Après avoir promis "le feu et la fureur" à la Corée du Nord, Donald Trump estime que sa menace n'était "peut-être pas assez dure

Donald Trump ne regrette pas sa menace de faire pleuvoir "le feu et de fureur telle que le monde n'en n'a jamais vu", adressée à la Corée du Nord après un tir de missile mardi. Au contraire, le président des Etats-Unis a estimé, jeudi 10 août, que sa mise en garde n'était "peut-être pas assez dure". Depuis son golf du New Jersey où il est en vacances, il a aussi assuré que la Chine pouvait faire "beaucoup plus" pour ramener Pyongyang dans le droit chemin.

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De l'art de déclencher une guerre

Vu par Jean Guisnel
« La guerre est une chose trop grave pour la confier à des militaires », disait Clemenceau. Mais à voir le jeu stupide auquel se livrent deux chefs d'État, à coups de déclarations incendiaires, on se demande si la guerre ne serait pas une chose trop grave pour la confier à des politiques provocateurs. S'agissant de Kim Jong-Un, rien ne saurait nous étonner. Sa dictature naine est exsangue et, s'il multiplie les violations des sanctions internationales, ainsi que les outrages verbaux à l'adresse des États-Unis et du reste du monde, c'est bien pour exister.

Intérêts vitaux

Les tenants de l'orthodoxie nucléaire ne varient pas : l'arme atomique est dissuasive, en ce sens qu'elle empêche un éventuel agresseur de s'en prendre aux intérêts vitaux d'un pays détenteur. Or, de ce point de vue, la Corée du Nord n'a mis en cause les intérêts vitaux de personne. Et en toute logique, il suffirait à Washington de rappeler que si tel était le cas, alors des représailles seraient exercées. Mais ce n'est pas ce qu'a dit Donald Trump. Comme un vulgaire coq de village, il a clairement menacé son rival, en grande gueule, d'utiliser contre lui « le feu et une furie que le monde n'a jamais vus jusqu'ici » ! Non pas en cas d'atteinte aux intérêts vitaux de son pays, mais de nouvelle provocation.

Il s'agirait alors d'une frappe nucléaire « préventive », inédite à ce jour. Ce n'est pas sérieux.

Rhétorique du « fou »

Ravi de l'aubaine, le régime nord-coréen a aussitôt menacé de tirer contre l'île de Guam, tout en s'interrogeant sur la santé mentale de Donald Trump. On rappelle aujourd'hui, à Washington, que Nixon a, lui aussi, utilisé la rhétorique du « fou », pour faire croire à ses adversaires qu'il fallait craindre qu'il fasse n'importe quoi, sauf à céder à ses exigences. Mais Trump ne rentre pas dans ces subtilités. Il n'a ni la sagesse, ni la rationalité qu'on attend d'un chef d'État.

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jeudi 10 août 2017

Le Japon entre inquiétude et vigilance sur la question nord-coréenne

Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance - Le Monde

Les avancées du programme nucléaire nord-coréen et l’escalade verbale entre Washington et Pyongyang obligent Tokyo à se placer « en alerte élevée ».

Le 9 août fut cette année particulier au Japon. Alors que Nagasaki (Sud-ouest) commémorait le bombardement atomique américain de 1945 et que le maire de la ville, Tomohisa Taue, appelait le premier ministre Shinzo Abe à signer le traité d’interdiction des armes nucléaires conclu le 7 juillet aux Nations unies (ONU) par 122 pays au terme de négociations auxquelles Tokyo a refusé de participer, le ministre de la défense Itsunori Onodera évoquait de son côté la Corée du Nord.

Le niveau de menace représenté par le régime de Kim Jong-un « nous oblige à rester vigilant », a-t-il déclaré, ajoutant que les avancées du programme nucléaire nord-coréen et l’escalade verbale entre Washington et Pyongyang obligeaient le Japon à se placer « en alerte élevée ».

Le 8 août, réagissant aux menaces formulées par la Corée du Nord après l’adoption de nouvelles sanctions par l’ONU après son tir de missile du 28 juillet, le président américain Donald Trump a exhorté Pyongyang à cesser de menacer son pays au risque de se heurter « à un feu et à une fureur que le monde n’a jamais vus jusqu’à présent ».

En réponse, l’agence nord-coréenne KCNA a évoqué la possibilité de tirs de quatre missiles balistiques Hwasong-12 vers les bases américaines de Guam, dans le Pacifique.

Manœuvres conjointes avec les Etats-Unis

Le 8 août également, le ministère japonais de la défense a rendu public son livre blanc pour 2017. Ses auteurs estiment que Pyongyang pourrait avoir suffisamment miniaturisé ses armes nucléaires pour pouvoir en équiper les ogives de ses missiles balistiques intercontinentaux. « Le risque de voir la Corée du Nord déployer des missiles nucléaires pouvant atteindre le Japon va croître avec le temps », précise le document.

Cette évaluation rejoint celle formulée fin juillet par la Defense Intelligence Agency, le renseignement militaire américain, qui voit dans cette miniaturisation une menace directe pour les Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que le porte-parole du gouvernement nippon, Yoshihide Suga, a de son côté rappelé le 9 août que Tokyo appuyait la position de Donald Trump, selon laquelle toutes les options, y compris militaires, étaient « sur la table ».

L’Archipel veut renforcer les coopérations sécuritaires avec les Etats-Unis, a-t-il ajouté. Des chasseurs F-2 des forces nippones d’autodéfense ont participé, le même jour, à des manœuvres conjointes avec des bombardiers américains B-1B à proximité de la péninsule coréenne.

Menace grandissante

Une posture qui illustre les craintes du Japon, d’autant plus élevées que plusieurs missiles tirés depuis le début de l’année par Pyongyang sont tombés dans sa zone économique exclusive. Celui lancé le 28 juillet s’est ainsi abîmé à 150 kilomètres à l’ouest de l’île d’Okushiri (département de Hokkaido, Nord).

La menace grandissante a amené le gouvernement à mettre en ligne sur le site Internet de la sécurité civile des recommandations à suivre en cas d’attaque de missiles. Des exercices d’évacuation ont été menés dans différentes villes. Les pêcheurs de la côte de la mer du Japon s’inquiètent car les lancements de missiles sont aussi menés sans avertissement. En avril, un tir avait incité la compagnie Tokyo Metro à suspendre la circulation de ses trains pendant une dizaine de minutes.

En mars, un groupe de parlementaires nippons menés par M. Onodera avait appelé le gouvernement à doter le Japon de moyens – bombardiers, missiles de croisière – permettant de mener des frappes en territoire « ennemi ».

Une telle décision représenterait une rupture dans la doctrine militaire japonaise ; Tokyo a toujours évité de s’équiper de tels moyens. Dans l’immédiat, le gouvernement envisagerait plutôt de renforcer ses capacités antimissiles en s’équipant de nouveaux systèmes américains Aegis.

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