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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

mercredi 5 mars 2014

Poutine vu par les Femen

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mardi 4 mars 2014

Ukraine : "Quand Poutine parle, il faut le prendre au sérieux"

Au moment où le président russe sort de son silence pour justifier une éventuelle intervention en Ukraine, francetv info a interrogé François Heisbourg, expert en géostratégie, qui estime que les faits et gestes de Vladimir Poutine rappellent ceux des tsars.

Propos recueillis par Hervé Brusini

La crise ukrainienne, un remake de la Guerre froide ? Lundi 3 mars, Barack Obama a accusé la Russie d'être "du mauvais côté de l'histoire". Quelques heures plus tard, Vladimir Poutine a répliqué, expliquant que "la Russie se réserve le droit de recourir" à une action militaire "en dernier recours".

Pourtant, s'il considère que la crise présente un risque réel d'escalade à tout moment, François Heisbourg, expert en géostratégie, insiste : "Tout rapprochement avec ce que fut l'ère soviétique est une erreur si l'on veut comprendre le conflit actuel", explique ce conseiller spécial à la Fondation pour la recherche stratégique, dont le siège est situé à Paris. Ce spécialiste, qui vit entre Londres, Genève et Paris, pense que les faits et gestes de Vladimir Poutine rappellent plutôt l'attitude des tsars de Russie. Explications.

Francetv info : Pourquoi estimez-vous que la crise actuelle n'a rien à voir avec la Guerre froide ?

François Heisbourg : Nous ne sommes plus à l'époque de l'Union soviétique. Certes, la Russie est l'un des Etats héritiers de l'URSS. Mais cette dernière était un concept idéologique avant d'être un territoire et une puissance. La lutte entre le communisme et son contraire était une lutte globale qui rassemblait tous les aspects de la vie économique, politique, sociale. Cela n'a pas grand-chose à voir avec les luttes de puissance actuelles.

Aujourd'hui, nous sommes face à la Russie d'un Poutine qui cherche à avancer ses intérêts, à développer ses ambitions. De leurs côtés, les Etats voisins sont impuissants. Quant aux Occidentaux, ils n'ont pas envie de voir se multiplier les zones de conflit et d'instabilité. Il faut toujours rappeler que l'Ukraine possède une frontière commune avec l'Union européenne et l'Alliance atlantique (Otan).

Pendant vingt ans, les choses se sont assez bien passées. L'Ukraine a joué son rôle d'Etat tampon entre la Russie et les pays occidentaux. Mais voilà, Poutine a voulu faire monter les enchères en affirmant que l'Ukraine devait être "avec" la Russie et cette dernière lui a répondu qu'elle n'était pas d'accord. Autrement dit, Poutine a réussi à transformer l'Ukraine – qui stratégiquement était une solution favorable aux intérêts de sécurité russe – en un très gros problème pour la Russie. Dans cette affaire, Poutine n'opère pas en position de force. Pour moi, il est en état de faiblesse. Il a perdu l'énorme pari qui consistait à faire entrer l'Ukraine dans le pacte euro-asiatique [ou Union eurasiatique, qui rassemblerait la plupart des ex-républiques soviétiques]. L'idée était alors de donner corps à une refondation de l'empire russe. A présent, Poutine essaie de se refaire. Ce n'est pas le leader confiant qui avancerait ses pions l'un après l'autre. Celui auquel on a affaire tente de rétablir ses positions. En ce sens, Poutine relève beaucoup plus de l'histoire des tsars que de la Guerre froide.

Pourquoi serait-on plus proche de l'histoire des tsars que de celle de l'Union soviétique ?

Cela tient d'abord à la nature du conflit qui nous occupe : ce n'est pas un conflit mondial, mais une confrontation entre les voisins de la Russie et les pays qui ont un intérêt à ce que ces voisins-là ne constituent pas les bases d'un nouvel empire. Et puis, le Poutine d'aujourd'hui n'est pas dans la logique immuable de bloc contre bloc. Il a conscience des réalités fortes de son pays comme du contexte international. A la différence de l'ex-URSS, la Russie a développé une vraie classe moyenne qui a commencé à acquérir un niveau de vie proche du nôtre. Déjà, la stagnation économique de l'année passée a produit des effets négatifs. Si le pays s'enfonce maintenant dans une crise sévère, cela aura de graves conséquences pour Poutine. Pour les oligarques aussi. Ils aiment envoyer leurs enfants dans les grandes écoles occidentales ou séjourner dans leurs villas sur la Riviera. Or, les Américains comme les institutions européennes ont appris à mettre en place des sanctions économiques qui font mal, sur le plan des transactions bancaires en particulier. Tous ont appris cela grâce à la crise du nucléaire iranien. Bien sûr, cela prend du temps, mais c'est redoutablement efficace.

Toujours en référence à l'URSS et plus largement à l'histoire russe, n'a-t-on pas sous-estimé l'importance de l'Ukraine pour Moscou ?

Peut-être, ces sentiments existent. Mais nous sommes en 2014. Cela reviendrait un peu à dire que la France a un attachement viscéral pour la rive gauche du Rhin et que donc cela lui donne carte blanche pour occuper Cologne ! Ce ne serait pas très raisonnable. Il faut quand même tenir compte non seulement de l'avis des gens concernés, mais aussi des traités et des accords qui ont été conclus. Or les gens de Kiev se sont exprimés. Et puis, la Russie comme le Royaume-Uni, la France et les Etats-Unis se sont engagés il y a vingt ans à ne pas remettre en cause l'intégrité territoriale de l'Ukraine. Dans ce même accord, l'Ukraine renonçait aux armes nucléaires soviétiques qui étaient basées chez elle. Tout cela est très important. Pensez à ce que serait la situation si l'Ukraine avait gardé ces armes....

Mais une grande partie de la flotte russe est basée à Sébastopol, et cela depuis bien longtemps...

Absolument. Et il n'y avait aucun problème. Le bail qui permet cette présence court jusqu'en 2042. Il est renouvelable tous les cinq ans. Il n'y avait pas péril en la demeure du point de vue des intérêts navals russes. Certes, on peut comprendre un attachement sentimental. Mais vous savez, c'était dur aussi quand la flotte française a dû quitter Mers El-Kébir [après l'indépendance de l'Algérie, en 1962, la marine française a dû évacuer cette base navale qu'elle utilisait depuis plus d'un siècle].

Il n'empêche, Poutine reste un interlocuteur incontournable dans les dossiers syrien, iranien...

En tout état de cause, la Russie est un grand pays. Par définition, on doit la respecter, et effectivement les voies de la démocratie doivent rester ouvertes à son endroit. Ainsi, je n'ai pas trouvé très intelligent que le Canada rappelle son ambassadeur de Moscou. C'est justement dans ce genre de situations qu'on a besoin de diplomates. Mais en attendant, comme la Russie, nous avons, nous aussi, des intérêts à défendre, de même que l'Europe. Dans cet ordre d'idée, l'Ukraine, pays frontalier, doit rester stable.

Comment voyez-vous la suite des événements ?

Je ne suis ni optimiste, ni pessimiste. Poutine est quelqu'un de relativement simple. Quand il parle, comme il vient de le faire, il faut le prendre au sérieux. Il ne faut pas partir du principe qu'il galèje. Quand il dit qu'il est prêt à intervenir en Ukraine ou en Crimée (ce qu'il a fait), je le prends très au sérieux. Poutine est tout sauf un fanfaron. C'est un type structuré et on le voit dans la façon dont il joue ses coups, y compris quand il les annonce. Et puis surtout, quand vous avez des soldats qui sont face à face, comme c'est en ce moment le cas sur l'aéroport près de Sébastopol par exemple, il peut arriver n'importe quoi, et très rapidement. Si quelqu'un tire, on change d'univers. Ce n'est pas une image, c'est la stricte et dangereuse réalité.

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UKRAINE - RUSSIE

On se demande ce qui pourrait faire plier Poutine et l'amener à la raison. Surement pas Obama en pâle copie de JFK dans la crise des missiles de Cuba. Ni les leaders européens et leurs menaces de sanctions. Non, ce qui pourrait faire plier Poutine, c'est la chute du rouble et la chute de la Bourse Russe. Une vraie déroute hier qui continue encore ce matin.

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lundi 24 février 2014

UKRAINE

Le gouvernement ukrainien lance un mandat d'arrêt contre l'ex-président Ianoukovitch pour "meurtres de masse"

Après avoir été destitué, l'ex-président fait désormais l'objet d'un mandat d'arrêt. Viktor Ianoukovitch est recherché dans le cadre d'une quête pour "meurtres de masse" de civils, a déclaré lundi 24 février le ministre de l'Intérieur par intérim Arsen Avakov sur son compte Facebook.

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L'ours MISHKA met fin aux J.O. d'hiver de Sotchi

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dimanche 23 février 2014

UKRAINE : « Un énorme camouflet pour Moscou »

Analyse

Galia Ackerman,écrivain, historienne, spécialiste du monde russe et postsoviétique.

Va-t-on vers une véritable sortie de crise ?

Pour les manifestants de la place Maïdan, il était intolérable que Ianoukovitch reste au pouvoir avec les mains dans le sang. Il a quitté Kiev, c’est un début de sortie de crise. Et un énorme camouflet pour Moscou. Ces dernières semaines, les Russes n’ont cessé d’appeler à l’ordre. Ils ont été à l’origine de pressions pour mener en Ukraine cette opération dite anti-terroriste, terme qu’ils utilisaient pour qualifier la deuxième guerre de Tchétchénie. Reste à savoir comment Moscou va encaisser le coup. Est-ce que les Russes vont augmenter le prix du gaz et la dette ukrainienne déjà considérable ? Est-ce qu’ils vont accorder la deuxième tranche du prêt de 15 milliards promis par Poutine ?

Le gros problème de l’Ukraine n’est-il pas depuis l’indépendance sa classe politique pitoyable ?

Du temps de l’URSS, les élites se trouvaient à Moscou. Et délibérément, on mettait en place dans les républiques des gens extrêmement moyens pour éviter toute tentation d’indépendance. Donc, les élites post-soviétiques se sont avérées d’emblée très faibles. Cependant depuis la Révolution orange de 2004, beaucoup de jeunes Ukrainiens sont partis faire leurs études en Occident. Aujourd’hui, il y a un peu plus de gens avec une mentalité européenne. Avec des hommes politiques comme Vitali Klitschko et Arseni Iatseniouk, de nouvelles forces apparaissent. Et ce n’est plus aussi désespérant.

Au-delà des manifestants de Maïdan, que dit l’opinion ukrainienne ?

Ce mouvement est plus radical que la Révolution orange. C’est une révolte contre le système. Depuis dix ans, les gens ordinaires ont aussi compris que les fondements du pays, la législation, les institutions gardent de fortes traces de l’époque soviétique. Et qu’il faut se débarrasser de ça, chasser la corruption, pour construire l’Europe en Ukraine. Ils disent : nous étions asservis, nous nous sentons libres pour la première fois. L’Europe a certainement tardé à intervenir. On savait depuis deux semaines qu’il y avait une concentration de troupes et une préparation à l’assaut. Recueilli par Marc PENNEC.

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UKRAINE : l'Histoire en marche... Ioulia Timochenko libérée et ovationnée à Kiev

Retournement de situation en Ukraine. Le président Ianoukovitch, destitué, est en fuite et Kiev a fait un accueil triomphal à l’opposante emblématique.

Pas de police, remplacée par les brigades d’autodéfense de Maïdan partout dans Kiev. Plus de Parti des Régions, le parti au pouvoir. Beaucoup de ses députés ont, par dégoût des méthodes répressives employées par Viktor Ianoukovitch, ou plus sûrement par opportunisme, voté avec leurs collègues de l’opposition la tenue d’élections anticipées et la libération immédiate de Ioulia Timochenko. Et surtout, plus de président. Destitué, en fuite dans son fief de l’est du pays. S’il régnait en début de journée une atmosphère de fin de règne à Kiev, celui-ci semblait bel et bien terminé hier soir. Immédiatement libérée par un vote du Parlement, Ioulia Timochenko, l’opposante la plus emblématique du président ukrainien, a quitté l’hôpital carcéral de Kharkiv et rejoint Kiev. À 21 h 30, elle était sur la place de l’Indépendance, sous les ovations. En larmes, elle a salué« les héros de l’Ukraine » , face à plus de 50 000 personnes qui lui ont fait un triomphe.

« Rien à faire en prison »

Plus tôt dans la journée, des milliers de Kieviens s’étaient précipités à Mejgorie, la luxueuse résidence de Viktor Ianoukovitch, dont l’emménagement, aux frais de l’État, a coûté plusieurs millions d’euros. Son zoo privé, son galion de la Renaissance ou le parcours de golf que l’ancien président ukrainien avaient fait installer étaient devenus les symboles d’un régime corrompu.« On devrait le transformer en musée de la corruption » , rigole un visiteur à l’entrée du lieu, abandonné par les forces de sécurité qui le gardaient jusqu’alors. Rien, pourtant, ne sera cassé.« Certains voulaient tout brûler mais pourquoi brûler ce qui a été construit avec l’argent du peuple, demande Serguei, un combattant de Maïdan chargé de réguler les visiteurs.Ce qu’il faudrait brûler, ce sont les barricades où il y a eu tant de morts. » Venus par milliers, les visiteurs de Mejgorie ont réagi à l’annonce de la libération de Ioulia Timochenko par des cris de joie :« Je ne l’aime pas en tant que politicienne, mais elle n’avait rien à faire en prison » , confie une jeune fille. Si elle a perdu de son aura, l’égérie de la Révolution orange a gardé son ambition. Elle a déjà annoncé qu’elle envisageait de participer à l’élection présidentielle anticipée, qui se tiendra au plus tard le 25 mai. Le sort de Viktor Ianoukovitch, lui, reste inconnu. Annoncé un temps à Kharkhiv, où se tenait un rassemblement de parlementaires pro-russes, il a expliqué dans une interview à la télévision qu’il séjournerait quelque temps dans le sud-est russophone du pays et qu’il ne démissionnerait pas. Mais si l’ancien président ukrainien Viktor Ianoukovitch continue de dénoncer un« coup d’État » venant de« bandits » , il a bel et bien perdu la partie. Article de Thibault MARCHAND.

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samedi 22 février 2014

Ukraine

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#UKRAINE Ambiance fin de règne à Kiev. Le président Ianoukovitch, qui aurait quitté la ville, est introuvable et les manifestants contrôlent la capitale. La police s'est rangée "aux côtés du peuple" et soutient "des changements rapides". Un nouveau président du Parlement a été élu, il s'agit d'Oleksandr Tourtchynov, le bras-droit de l'opposante emprisonnée Ioulia Timochenko.

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Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a quitté Kiev pour son fief de l'est du pays

Depuis vendredi soir et la signature d'un accord politique avec ses opposants, personne ne savait où se trouvait précisément Viktor Ianoukovitch. La réponse est finalement arrivée : le président ukrainien a quitté la capitale Kiev pour son fief de Kharkiv, dans l'est du pays. Sa collaboratrice l'a annoncé samedi 22 février à la mi-journée. Dans la capitale, les opposants ont investi les principaux lieux de pouvoir. Voici les dernières informations.

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vendredi 21 février 2014

Le Dalï Lama rencontre Barack Obama au grand dam de la Chine !

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Ukraine : le président Ianoukovitch annonce un gouvernement d'union nationale et une élection présidentielle anticipée

Vers une sortie de crise en Ukraine ? Après une journée sanglante place Maïdan à Kiev (Ukraine), les ministres des Affaires étrangères allemands et polonais ont mené des négociations toute la nuit de jeudi 20 à vendredi 21 février, réunissant, le président ukrainien Viktor Ianoukovitch, des dirigeants de l'opposition et des députés. Laurent Fabius a lui quitté la capitale ukrainienne pour se rendre à Pékin comme le prévoyait son agenda. S'agit-il d'une manœuvre dillatoire du régime ukrainien ? Vendredi matin, le gouvernement accuse vendredi les manifestants d'avoir ouvert le feu sur la police.

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