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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 3 décembre 2017

Portrait : Xavier Beauvois, cinéaste d’art et d’excès

Par Pascale Nivelle - Le Monde

Malgré le succès, le réalisateur des « Hommes et des dieux » cultive loin de Paris son aura d’écorché vif. Son septième long-métrage, « Les Gardiennes », sort le 6 décembre.

En 1991, Caroline Champetier est sortie « sonnée » de la projection de Nord, au cinéma du Panthéon. Ce premier film autobiographique de Xavier Beauvois, 24 ans, était tout simplement « vrai ». Le napperon sur le buffet du pavillon, le père alcoolique et la mère abusive, le ciel du Pas-de-Calais, la sœur hémiplégique. Et lui dans son propre rôle, sa façon de chevaucher sa moto, de fumer. « Ce type a besoin de cinéma, il voit la beauté, la violence », a compris la directrice de la photo de Jean-Luc Godard, Jacques Doillon, Jacques Rivette et les autres.

Peu après, elle croise le critique Jean Douchet, son ancien professeur de l’Idhec (ancien nom de la Fémis, l’école de cinéma parisienne) et petit rôle dans Nord : « Je veux rencontrer Beauvois, dit-elle. – Tu vas voir le numéro… », sourit Douchet. Cinq ou six ans plus tôt, il avait vu débarquer Xavier Beauvois à Paris, sans un sou en poche : « Il avait magnifiquement raté son bac, pas une relation, et il voulait faire du cinéma. »

« Drogue dure, drogue douce »

Et il en a fait. Sept longs-métrages : Nord, N’oublie pas que tu vas mourir (1996), Selon Matthieu (2000), Le Petit Lieutenant (2005), Des hommes et des dieux (2010, Grand Prix du Festival de Cannes et César du meilleur film, 3,5 millions d’entrées), La Rançon de la gloire (2015) et Les Gardiennes, en salle le 6 décembre.

A chaque fois, depuis N’oublie pas que tu vas mourir, Caroline Champetier apporte sa lumière, en accord avec les tourments clairs-obscurs du réalisateur. « On trouve la beauté au même endroit », dit-elle. Ils se sont estimés dès le premier jour. « Ce n’est pas un petit garçon de la bourgeoisie intello comme les autres. C’est un chasseur, un viseur, il a quelque chose d’archaïque, il sait d’instinct ce qui fera cinéma. » Sur les plateaux, elle est son roc, sa moitié. Dans le rôle du « père que Xavier aurait voulu avoir dans la vie », Jean Douchet, 88 ans, se rend sur chaque tournage et le place très haut sur l’échelle du cinéma d’auteur, « dans la descendance de Jean Renoir, de Maurice Pialat ».

« BELMONDO M’A SAUVÉ LA VIE AVEC SES FILMS, DANS MON LYCÉE DE MERDE À CALAIS. LÀ-BAS, ÊTRE CINÉASTE OU ACTEUR, C’ÉTAIT COMME ÊTRE ASTRONAUTE. » XAVIER BEAUVOIS

Depuis ses débuts, Xavier Beauvois est un jour réalisateur, un autre acteur. « Sa drogue dure et sa drogue douce », selon le comédien Louis-Do de Lencquesaing, son ami depuis vingt-cinq ans, ex-compagnon de Caroline Champetier. Très réclamé, l’acteur Beauvois excelle dans les rôles glauques. Flic facho (dans Le Petit Lieutenant), banquier goujat (dans le récent Un beau soleil intérieur de Claire Denis), personnalité du porno (dans L’Amour est une fête de Cédric Anger), il se lâche devant la caméra. A l’opposé du réalisateur en quête de sens, de « l’écorché vif », dixit la productrice des Gardiennes Sylvie Pialat. « Beauvois acteur et réalisateur, c’est Docteur Jekyll et Mr Hyde », s’amuse Caroline Champetier.

À 50 ans, Beauvois est un cinéaste qui compte, dont les films ne passent pas inaperçus. Mais le succès n’a jamais décollé l’étiquette de « numéro » qu’avait vu Douchet, cette personnalité à part, dont l’énergie sans limite et l’humeur parfois aussi chargée que le ciel de la mer du Nord ont épuisé plusieurs collaborateurs.

Aujourd’hui, Paris le « soûle ». À cause « des lunettes de soleil au Flore » et de bien d’autres choses encore, Xavier Beauvois s’est replié près d’Etretat, dans une longère au milieu des pommiers, avec la mer au bout de son champ. Peut-être à cause des virées arrosées sur les falaises normandes de Gabin et Belmondo, inoubliables père et fils spirituels dans Un singe en hiver (Henri Verneuil, 1962). Il en connaît chaque réplique et voue un culte à Jean-Paul Belmondo : « Il m’a sauvé la vie avec ses films, dans mon lycée de merde à Calais. Là-bas, être cinéaste ou acteur, c’était comme être astronaute. »

Il a remplacé les brèves de comptoir par Twitter, « ça se vaut », et gazouille depuis son jardin. Il balance en rafales, jusqu’à dix fois par jour quand il s’énerve, ce qui arrive vite. Le délégué général de Cannes Thierry Frémaux, pour avoir refusé Les Gardiennes en Sélection officielle, prend régulièrement des bastos – « On ne dit plus le Festival de Cannes mais le Festival de Thierry Frémaux » ; la ministre de la santé Agnès Buzyn pour avoir critiqué la cigarette sur les écrans – « J’espère qu’ils vont virer la ministre de la censure du cinéma. » Sinon, la vie est calme au pays de Maupassant, avec Marie-Julie Maille, son épouse, sa monteuse, sa scénariste, et leur petite Madeleine, sa troisième enfant. Chevelures romantiques et immenses yeux bleus, comme sorties d’un tableau de Millet ou de Vermeer, elles jouent dans la scène finale des Gardiennes.

Les belles voitures

La famille possède un potager, un verger, un chien, un âne nommé Gabin et des poules. Un héron vient pêcher dans la mare. La discussion, les dîners en ville, la promo dans les grands hôtels le soûlent aussi, au propre et au figuré. Pour le rencontrer, il faut prendre un train tôt le matin et prévoir la journée. « On ne parle de rien avec Xavier, sinon de la côte de bœuf qu’on va manger le soir. Mais on vit des trucs », a prévenu Louis-Do de Lencquesaing. Un verre de pastis à la main, loulou chic et dépenaillé, Xavier Beauvois offre à voir et à manger.

On commence par le tour du propriétaire, la nouvelle machine à jus de pomme, son bureau fouillis de films et de livres, le buste d’un Christ trisomique offert par Benoît Poelvoorde. La vidéo d’une partie de pêche chez Michel Legrand.

Avant d’aller chercher le compositeur des Demoiselles de Rochefort, l’un de ses films préférés, Beauvois détestait la musique au cinéma : « Tu te balades dans la rue avec un orchestre qui te suit, toi ? » Depuis quatre ans, il reste debout, fasciné, derrière le piano quand Legrand compose pour ses films, dans son château du Loiret. Chez Beauvois, ni donjon ni Steinway. Le César de Des hommes et des dieux prend la poussière sur la cheminée. Les récompenses cannoises et autres sont accrochées « dans les chiottes ». Des bouts de décor, des meubles récupérés des tournages trônent dans toutes les pièces. Beauvois nourrit ses films de sa réalité, la famille Sandrail des Gardiennes, par exemple, porte le nom de sa longère normande.

« JE SAIS QUE JE SUIS INTELLIGENT, ET PAS INTELLO. » XAVIER BEAUVOIS

Pour Sylvie Pialat, « sa vie est un grand tout ». Les murs sont mangés par sa collection d’autographes. Pialat, Fritz Lang, Talleyrand, Hitler, Sitting Bull, Rodin, Fellini… Hitler ? « J’ai un peu de tout », explique vaguement Beauvois. Dans le jardin, il y a la piscine chauffée, le gîte rural 3-épis à peine étrenné (pour réserver, chercher Etretat sur Airbnb, il ne veut pas être envahi). La plage est à huit minutes, trois quand c’est lui qui conduit la décapotable. Une Porsche Carrera, cible des goélands incontinents qui le rendent maboul, 300 chevaux sous l’accélérateur, le bruit est célèbre dans le canton.

Un jour, un copain gendarme a déménagé. « Tu habites où ?, a demandé Beauvois. « La maison dans le virage où tu fais ta troisième reprise », a précisé le gendarme. Au volant, Xavier Beauvois est un as, comme Belmondo : « Ça va de zéro à 100 en une seconde, c’est de la musique. » Et ajoute : « Avant, les belles voitures, je les regardais. » Il propose : « On va faire un tour, tu vas comprendre le concept des voitures. » 50, 100, on ne dit pas combien devant la maison du gendarme… « C’est autre chose que Paris, non ? » La voiture est un marqueur, chez lui. Pour illustrer sa détestation du théâtre, par exemple : « Depuis le cinéma parlant, c’est obsolète. Comme les carrosses après l’invention de la Mercedes. » Son ami Louis-Do, à l’affiche du Théâtre du Rond-Point à Paris : « Il est beauf parfois. » Réponse : « Je sais que je suis intelligent, et pas intello. »

« Le luxe absolu »

Lecteur insomniaque, il est accro aux documentaires, et à l’histoire. D’après sa compagne, il est incollable sur le Débarquement, du nom des GI à la marque des chars. « Et il sait tout sur les éléphants », affirme sa fille de 5 ans. Dans le pays de Caux, on le voit pêcher le mardi, se promener avec sa fille le mercredi, faire ses courses à 4 heures de l’après-midi. « Cinéaste, tu branles rien de la journée », explique Beauvois. Il se compare à son père, préparateur en pharmacie à Ayre-sur-la-Lys : « Je l’ai vu faire le même geste tous les jours, à la même heure, enlever le cadenas de la pharmacie. Moi, je ne sais pas ce qui va se passer dans la journée. C’est le luxe absolu. »

Depuis 1991, il a pris des kilos, et s’est allégé d’un peu de noirceur. Sans doute grâce à sa famille de cinéma. Certains, échaudés par son caractère, l’ont quitté en route, comme le producteur Pascal Caucheteux qui l’a accompagné de N’oublie pas que tu vas mourir à La Rançon de la gloire. Le directeur de Why Not Productions refuse de s’exprimer à son sujet mais aurait dit qu’avec lui « il n’y a pas eu assez de bons moments ». D’autres, surtout des femmes, lui sont fidèles : Nathalie Baye, Sylvie Pialat, Frédérique Moreau la scénariste. Et Marie-Julie Maille, vigie taiseuse et paisible. « Sa bonne fée, ajoute Frédérique Moreau, elle monte les films à l’infini, elle colmate, rattrape tout. » Les femmes le protègent, il les appelle « mes gardiennes » en levant son verre.

Son père, décédé à 52 ans dans un asile, cachait les bouteilles et son désespoir. Xavier Beauvois boit au grand jour, avec la joie forcée des bons vivants. Quand l’ivresse devient grise, les hommes s’y cognent, « il devient con, alors qu’il est tout sauf con », témoigne un proche. Les gardiennes font rempart. « Xavier n’est jamais triste, mais souvent désespéré », avance l’une. Une autre : « Écorché vif, il a besoin de quelque chose de familial. » Pour la troisième, « il cherche son père ».

Le César de « Des hommes et des dieux » prend la poussière sur la cheminée. | VINCENT DESAILLY POUR M LE MAGAZINE DU MONDE

Un jour, Xavier Beauvois a confié : « Avec Nord, j’ai cru faire un film de haine contre mon père. En fait, c’était un film d’amour. » Jean Douchet, le père spirituel, attend le jour où Beauvois, « très drôle dans la vie », se lâchera dans une comédie. « Pour l’instant, il faut qu’il s’affronte, plutôt que faire l’effronté. C’est un cinéaste de la réalité, et il n’est pas prêt à sourire du réel. » La seule comédie à son palmarès, La Rançon de la gloire, avec Roschdy Zem et Benoît Poelvoorde, est sortie en salle le jour de la tuerie de Charlie Hebdo. En ce mois de janvier 2015, personne n’avait le cœur à rire. C’est l’unique fiasco commercial et critique de sa carrière.

« Du vintage qui ne se démode pas »

Les Gardiennes, bien que recalé à Cannes par Thierry Frémaux – Gilles Jacob, ancien président du Festival, a, lui, tweeté plusieurs fois son adoration pour le film –, est l’écho féminin de Des hommes et des dieux. Ce film de deux heures un quart, qu’il a longtemps hésité à couper, distille une magie rythmée par la nature et les passions sourdes dans le huis clos d’une ferme de la Creuse en 1915, quand les femmes remplaçaient les hommes dans les champs. À des centaines de kilomètres du front, elles menaient leur propre guerre.

« IL SE SERT DE TOUT AVEC UNE INTENSITÉ QUI L’ÉPUISE LUI-MÊME. PARFOIS, IL ÉTAIT EN LARMES APRÈS UNE SCÈNE. » LAURA SMET À PROPOS DU TOURNAGE DES « GARDIENNES »

Comme d’habitude, il a tout préparé à la perfection, et tout chamboulé sur le tournage. « Il faut toujours en savoir plus que ce qu’on met dans le film. Cela permet d’improviser », dit-il. Laura Smet, fille de Nathalie Baye dans la vie et dans le film, rêvait de tourner avec Beauvois, comme sa mère dans Le Petit Lieutenant et Selon Matthieu : « Ses films sont comme les costumes Saint Laurent. Du vintage qui ne se démode pas. » Devenue gardienne, elle s’est soumise aux exigences du réalisateur. « On a passé quinze jours dans une ferme pour apprendre à conduire les bœufs, courir avec des sabots en bois, manier les outils, mais il en savait plus que nous. »

D’une minute à l’autre, Beauvois a bousculé le scénario, les dialogues, les décors, s’inspirant du geste d’un paysan local, d’un rayon de soleil… « Un film, c’est un être humain, il faut l’écouter », explique-t-il. « Au début j’étais enceinte, après je ne l’étais plus, et ensuite je ne pouvais pas avoir d’enfants… Tout a bougé en permanence, raconte Laura Smet. Il se sert de tout avec une intensité qui l’épuise lui-même. Parfois, il était en larmes après une scène. »

Frédérique Moreau, scénariste du film avec Marie-Julie Maille, n’a pas retrouvé l’histoire des Gardiennes telle qu’elles l’avaient tissée pendant des mois en Normandie. Pas plus que Sylvie Pialat n’a reconnu le livre d’Ernest Pérochon dont elle est tirée. « Il a beaucoup résisté au scénario. Et dès qu’il a trouvé le lieu, une vieille ferme du Limousin, il se l’est approprié, et il a improvisé. J’ai tenu parce que je savais qu’il y aurait un film au bout », raconte Frédérique Moreau. Le tournage dans la Creuse, coupé du monde, a été « miraculeux » selon Caroline Champetier, « comme toujours ».

Un jeune homme de 23 ans qui rêve de devenir réalisateur n’en a pas perdu une miette. « Il m’a fait la Fémis en deux mois », raconte Victor Belmondo, petit-fils de Jean-Paul, recruté comme assistant. En voiture, Xavier Beauvois et lui passaient en boucle la musique du Professionnel, de Georges Lautner (composée par Ennio Morricone). « À mon tour de transmettre », explique Xavier Beauvois, qui voudrait arrêter le temps : « Tu fais un premier film et quand tu te réveilles, t’as 50 ans. C’est inquiétant. » Un nuage passe dans le ciel normand. On reparle de la plage d’Etretat, « les galets s’en vont parfois, puis ils reviennent », et du cri de l’âne Gabin qui s’entend à cinq kilomètres à la ronde, aussi bruyant que la Porsche.

Les Gardiennes, de Xavier Beauvois, avec Nathalie Baye, Laura Smet, Iris Bry (2 h 14). En salle le 6 décembre.

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Extrait d'un shooting - Noël approche...

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Cinquante nuances de Grey - ce soir à la télévision...

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Laetitia Casta

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samedi 2 décembre 2017

Après un déjeuner avec Macron, Obama parle écologie avec Hollande

Deux ans après la Cop 21, Barack Obama, en visite à Paris où il doit intervenir devant un réseau d’acteurs des communications, et François Hollande ont discuté samedi de la question du climat.

Déjeuner "privé" avec Macron

L’ancien président démocrate des États-Unis s’est entretenu un peu moins d’une heure dans son hôtel avec l’ancien chef de l’État français, après avoir déjeuné en privé avec Emmanuel Macron à l’Élysée. Un déjeuner "privé", afin de ne pas rendre plus difficiles les relations avec Washington et Donald Trump.

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Deux anciens présidents

Avec François Hollande, la rencontre est plus simple: "Au-delà d’une rencontre entre deux anciens présidents qui ont travaillé ensemble", cet échange leur a permis notamment d’"aborder la situation internationale", selon l’entourage de François Hollande.

Et, "bien sûr", ils ont parlé du climat et de l’accord de Paris, premier pacte engageant tous les pays à limiter le réchauffement climatique.

"Ce serait mieux que les États-Unis sous Donald Trump ne se désengagent pas de l’accord de Paris, mais l’accord conclu crée un tel mouvement qu’il est irréversible", selon l'entourage de François Hollande.

Environnement et jeunesse au programme

Plusieurs États américains et entreprises ont d'ailleurs annoncé qu’ils continueraient à prendre des mesures pour réduire leurs émissions de gaz à effet de serre, malgré les reculs de Donald Trump.

Obama et François Hollande ont également échangé sur leurs fondations respectives, dont les priorités pour "l’engagement et la jeunesse ont beaucoup d’analogies, même si elles n’ont pas les mêmes moyens ni le même déploiement à l’international", selon l’entourage de l’ancien chef de l’Etat français.

La lutte contre le dérèglement climatique au cœur des débats

« Il m’a paru à la fois amical et utile de pouvoir échanger, y compris sur ce qu’on a pu faire ensemble, ce que nous n’avons pas pu réaliser, mais aussi sur la notion d’engagement qui peut nous unir », a déclaré François Hollande vendredi, après une intervention devant les étudiants de Sciences-Po Bordeaux.

 L'ex-président américain est arrivé vendredi soir dans la capitale. Il a rencontré la maire de Paris Anne Hidalgo ce samedi dans la matinée.

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Coco de Mer

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Mondial 2018 : les Bleus gâtés par le tirage au sort

Par Rémi Dupré

La France affrontera l’Australie, le Pérou et le Danemark au premier tour de la Coupe du monde en Russie.

Malgré ses dénégations répétées, Didier Deschamps devra bien, un jour, reconnaître qu’il est servi par la chance. Vendredi 1er décembre, le tirage au sort de la prochaine Coupe du monde, organisée en Russie du 14 juin au 15 juillet 2018, a une nouvelle fois mis en évidence l’insolente baraka qui accompagne la carrière du sélectionneur français. Comme lors de l’édition brésilienne de 2014 (Honduras, Suisse, Equateur), le patron des Bleus a hérité d’une poule particulièrement abordable. Et c’est un doux euphémisme.

Dans la grande salle de concert du palais du Kremlin, Didier Deschamps et son adjoint, Guy Stephan, n’ont même pas esquissé un sourire de soulagement lorsque la main de l’ancienne star argentine Diego Maradona a placé leur sélection dans le groupe C, en compagnie de l’Australie, du Pérou et du Danemark. Tête de série en vertu de son septième rang au classement de la Fédération internationale de football (FIFA) d’octobre, l’équipe de France a évité les épouvantails que constituaient l’Espagne, l’Uruguay et l’Angleterre, ainsi que des formations coriaces comme la Suède ou le Nigeria.

« Ça aurait pu être pire, bien évidemment, a réagi Didier Deschamps, peu enclin à fanfaronner. La dernière fois, vous avez tous été unanimes pour dire que c’était un tirage merveilleux, même certains joueurs… Ça ne va pas se faire en claquant des doigts. Peu importe le groupe, on doit se qualifier pour les huitièmes de finale. On doit finir premier du groupe, ce sera notre objectif. »

« Il faut toujours faire attention »

A la Fédération française de football (FFF), on se garde bien de céder à tout triomphalisme. En dépit d’un tirage avantageux, il est arrivé que les Bleus ratent leur campagne. En attestent les fiascos des éditions 2002 – la sortie de route dès le premier tour des champions du monde 1998 – et 2010 avec l’épisode tragicomique de la grève du bus de Knysna, en Afrique du Sud.

« Il faut toujours faire attention, a prévenu Noël Le Graët, le président de la FFF. Quand on regarde l’histoire, on était en quarts de finale il y a quatre ans [élimination par les futurs champions du monde allemands], on était en finale de l’Euro [défaite face au Portugal]. L’équipe progresse mais elle n’est pas encore la meilleure du monde. » S’il n’a pas fixé d’objectif précis à Didier Deschamps en prolongeant le contrat de ce dernier jusqu’à l’Euro 2020, le dirigeant a manifesté son souhait de voir les Bleus atteindre le « dernier carré » du tournoi.

Didier Deschamps dispose désormais du calendrier de sa formation en phase de poules. Le 16 juin, à Kazan, ses protégés affronteront l’Australie (39e au classement FIFA), dépourvue de sélectionneur depuis la récente démission de l’entraîneur Ange Postecoglou. Emmenés par le vétéran (38 ans) Tim Cahill, les modestes Socceroos restent sur une déroute (0-6) face aux Tricolores, en match amical, en 2013.

Le 21 juin, à Ekaterinbourg, à 1 800 kilomètres de Moscou, les Bleus rencontreront le Pérou (11e au classement FIFA), sur une pente ascendante depuis ses deux demi-finales de Copa America, en 2015 et 2016. La très technique Blanquirroja s’appuie notamment sur ses efficaces attaquants Pablo Guerrerro et Jefferson Farfan. Privée de Mondial depuis 1982, elle a composté son ticket pour l’édition russe en battant la Nouvelle-Zélande en barrage intercontinental.

Camp de base à Istra, près de Moscou

« La dernière fois qu’on a joué contre le Pérou [défaite des Bleus, en amical, en 1982], je devais être devant ma télé [Didier Deschamps avait alors 14 ans]. On aura le temps de superviser nos adversaires sur leurs matches amicaux », a confié le sélectionneur français, qui a déjà programmé une rencontre de préparation face à la Russie, à Moscou le 27 mars, et une autre, quelques jours plus tard, face à un adversaire sud-américain restant à déterminer.

Pour son ultime match de phase de poules, l’équipe de France retrouvera le Danemark (12e au classement FIFA), le 26 juin, au Stade Loujniki de Moscou, une enceinte qui accueillera également le peu alléchant Russie-Arabie saoudite prévu en ouverture du tournoi.

La sélection scandinave, guidée par son talentueux milieu Christian Eriksen, est une vieille connaissance des Bleus puisque les deux pays se sont déjà affrontés à deux reprises (en 1998 et en 2002) au premier tour du tournoi. En Corée du Sud, les joueurs de Roger Lemerre avaient d’ailleurs été éliminés par les Danois, victorieux (2-0) à l’issue d’un duel crispant.

Sans attendre le tirage au sort, la FFF avait déjà choisi le complexe hôtelier quatre étoiles qui servira de camp de base aux Tricolores lors de la compétition. Il s’agit de l’hôtel Hilton Garden Inn Moscow New Riga d’Istra, une cité de 35 000 habitants où Anton Tchekhov exerça la médecine. Sur le plan logistique, la ville est située près de Moscou et à une heure de route de l’aéroport international Cheremetievo. Samedi 2 décembre, la FFF devait confirmer sa réservation pour ce « camp de base à la fois confortable et modeste », dixit Noël Le Graët.

« L’ambition doit être là »

Didier Deschamps échappe donc à une joute délicate face à l’un des favoris dès le premier tour. Ce n’est guère le cas de la Belgique, qui affrontera l’Angleterre au sein du groupe G. Tenante du titre, l’Allemagne a hérité d’une poule homogène avec le Mexique, la Suède et la Corée du Sud. Quant à la Russie, pays organisateur (65e au classement FIFA), éliminée au premier tour du Mondial 2014, elle n’aura cette fois pas le droit à l’erreur au sein d’un groupe à sa portée (Uruguay, Arabie saoudite, Egypte).

A l’aune de ce tirage clément, les Bleus peuvent légitimement se projeter vers les huitièmes de finale. Ils pourraient y rencontrer l’Argentine de Lionel Messi ou la Croatie de Luka Modric, qui devront écarter, dans le groupe D, l’Islande, révélation du dernier Euro, et le Nigeria.

Si d’aventure ils allaient plus loin dans le tournoi, ils pourraient retrouver, en quart de finale, l’Espagne ou les champions d’Europe portugais, dont le mano a mano va rythmer les débats au sein du groupe B, puis le Brésil de Neymar en demi-finale. « L’ambition doit être là », rappelle Didier Deschamps, guidé par sa bonne étoile.

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Vitrines de Noël - Boulevard Haussmann - vu hier soir

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Photos : Jacques Snap

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Ouille !

ouille

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Il pleut à Melbourne +++

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