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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 22 juillet 2017

Brigitte Bardot, mythe et marque de Saint-Tropez

Par Vanessa Schneider

Le premier volet de notre série sur Saint-Tropez revient sur l’histoire de l’actrice, sex-symbol des années 1950-1960, qui vit recluse depuis qu’elle a arrêté le cinéma en 1973.

Brigitte Bardot est une femme d’habitudes. Tous les jours, elle quitte sa villa La Madrague à midi. Elle s’engouffre dans sa 4 L avec quatre ou cinq chiens et rejoint son autre maison de Saint-Tropez, La Garrigue, achetée à la fin des années 1970 sur le site paradisiaque du Capon.

Elle y a pour voisin le milliardaire russe Roman Abramovitch, qui a acquis une luxueuse villa pour 250 millions d’euros. Elle ne sait pas qui il est. Ce qu’elle recherche, sur cette colline préservée, c’est retrouver le calme qui lui manque tant à La Madrague depuis des décennies.

« Treize bateaux à touristes font la rotation par jour, raconte son mari, Bernard d’Ormale. Ils s’approchent le plus près possible de nos fenêtres avec des haut-parleurs qui hurlent : “Voici la maison de Brigitte Bardot, vous pouvez prendre des photos !” C’est insupportable, on les entend de toutes les pièces et on ne peut plus ni sortir sur le ponton ni se baigner. »

C’est donc à La Garrigue que Bardot, 82 ans, se réfugie. Elle y travaille, lit les dizaines de mails et de lettres qui lui sont envoyés chaque jour, répond de son écriture ronde et enfantine. La plupart des courriers concernent la défense des animaux, d’autres sont des demandes de gens dans la détresse, qu’elle s’efforce d’aider. « Ce boulot la tue », confie son époux, qui est son fil avec le monde extérieur.

Bien avant la gloire...

A La Garrigue, « Brigitte », comme on l’appelle ici, retrouve ses chèvres, cochons, moutons, canards, oies, ânes, qui vivent en liberté sur un terrain de quatre hectares. Le soir, elle retourne à La Madrague, où des badauds l’attendent, juste pour croiser son regard derrière les vitres sales de sa vieille bagnole.

Elle a beau avoir fait enlever la pancarte indiquant le nom de sa demeure pour la remplacer par un « toutou’s bar », les curieux ne sont pas dissuadés. L’un d’eux a même volé la gamelle d’eau destinée aux chiens errants. La star a dû la remplacer par une autre, qu’elle a fait sceller. Depuis toujours, La Madrague a été pillée par des cambrioleurs à la recherche d’objets appartenant à l’idole.

Entre Bardot et Saint-Tropez, l’histoire a commencé bien avant la gloire, bien avant que Dieu ne crée la femme. Simone Duckstein, pimpante propriétaire de l’Hôtel de La Ponche aux yeux turquoise, se souvient de leur rencontre.

Simone avait 7 ans, ses parents étaient divorcés. Brigitte en avait 14. « Ses parents possédaient une maison rue de la Miséricorde. Ils débarquaient avec elle et sa sœur du train Bleu et prenaient le petit-déjeuner à l’hôtel. Ma mère me demandait d’aller leur chercher des fougasses fraîches, je les regardais comme la famille parfaite, unie, bourgeoise ; ils étaient magnifiques. »

La Madrague, le refuge

C’est à Saint-Tropez, en 1955, qu’est tourné Et Dieu… créa la femme, de son mari Roger Vadim, le film qui en fait une star. Ici, sur le tournage, qu’elle tombe amoureuse de Jean-Louis Trintignant. « J’ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie, écrit-elle dans ses Mémoires, Initiales B. B. Période d’insouciance, de liberté, et encore, ô merveille, d’incognito, d’anonymat. »

C’était avant que tout bascule. « Après la sortie du film, ça a été l’enfer, raconte Simone Duck­stein. On la poursuivait partout, sur terre, par la mer, dans les airs. Alors elle s’est renfermée. »

C’est ici, à Saint-Tropez, qu’elle trouve refuge lorsqu’elle décide d’arrêter le cinéma, en 1973. Ici qu’elle achète une maison, La Madrague, une cabane sur l’eau, sans eau ni électricité, puis une deuxième. C’est ici encore que s’installent les hommes de sa vie, de Sacha Distel à Gunter Sachs, avec lequel elle passe sa première nuit à ­l’Hôtel de La Ponche.

C’est ici qu’elle connaît les délices du vedettariat et ses revers. Ne plus pouvoir aller à la plage sans être photographiée, ne plus pouvoir faire des courses sans que 200 personnes obstruent le magasin. « Les gens se piétinaient pour pouvoir me toucher. On me traitait de putain, de salope, d’ordure, ou alors on m’aimait, on m’adorait, raconte-t-elle encore dans ses Mémoires. Je hais la foule, j’ai peur des gens, ils sont excessifs et fous. Je ­décidai de ne plus jamais sortir seule. » Saint-Tropez était son rêve, le berceau des souvenirs d’une enfance heureuse et des passions. Il devint une prison dorée.

« Elle ne veut pas être vue comme ça »

Brigitte Bardot se cache. Elle a déserté depuis longtemps l’Hôtel de La Ponche, où elle aimait tant se rendre pour un verre ou un dîner. Désormais, elle ne communique plus qu’au téléphone avec son amie Simone.

La dernière fois qu’elle s’est montrée sur le port, c’était en 2014, pour baptiser le bateau de l’association Sea Shepherd, qui porte dorénavant son nom. « Une émeute, se rappelle Henri Prévost-Allard, adjoint au tourisme. Le mythe est toujours aussi vivant. »

Depuis des années, on ne la voit plus au village, ni au marché ni sur la place des Lices. Ses hanches lui font défaut, elle ne peut plus guère se déplacer sans béquilles. « Elle ne veut pas être vue comme ça, il faut la comprendre », murmure son mari.

Elle ne se montre plus, mais elle est partout, Brigitte Bardot. Son buste en Marianne sexy dans la salle des mariages de l’hôtel de ville, son visage sur chaque exemplaire du magazine municipal destiné à une clientèle haut de gamme, son portrait stylisé sur des colifichets dans les vitrines des boutiques, sa vie exposée au Musée de la gendarmerie et du cinéma de Saint-Tropez. Le 28 septembre, jour de son anniversaire, une sculpture d’elle réalisée par l’artiste de bande dessinée Milo Manara sera inaugurée devant le musée. Elle ne viendra pas mais a agréé la statue, tout comme le contenu de l’exposition qui lui est consacrée.

« Brigitte Bardot a contribué à la notoriété de Saint-Tropez dès la fin des années 1950, il est normal qu’on lui rende hommage », explique le maire, Jean-Pierre Tuveri. Dernière initiative de l’icône des années 1960, la mise en place d’un menu végan dans tous les restaurants tropéziens. Le meilleur plat recevra un prix et sera estampillé du patronyme de la star.

« Seule sa fondation l’intéresse »

Bardot est l’arme numéro un de marketing qu’utilise sans complexe le directeur de l’office du tourisme, Claude Maniscalco. « Elle fait partie de l’ADN de la marque Saint-Tropez. C’est la personnalité française la plus connue à l’étranger, un produit d’appel formidable ! »

En coopération avec B. B., il a monté plusieurs ­expositions sur elle à l’étranger – Kazakhstan, Brésil, Italie, ­Angleterre, Australie, Russie… « Dès qu’on découvre un pays fou de Bardot, on y va, comme en Corée. On fait du cobranding, explique-t-il. On s’appuie sur sa notoriété pour vendre Saint-Tropez, le rosé, les nougats de Sénéquier, les sandales… » Tout est discuté avec elle et son époux, Bernard d’Ormale : droits sur les produits dérivés comme les cartes postales ou les livres.

« On ne fait pas ce qu’elle refuse, ce qui est purement merchandising, les tee-shirts, les tasses à son effigie, les stickers, les porte-clés », précise Claude Maniscalco. D’autres s’en chargent. Les échoppes vendent à la chaîne toutes sortes d’objets à base de photos retouchées.

De temps à autre, la star saisit son avocat, mais le combat est sans fin : « Brigitte ne peut que tenter de faire respecter son droit à l’image, note son mari. Au Brésil, il existe vingt-sept marques à son nom pour vendre des chaussures, des sacs, des bijoux de pacotille ! A Malte, un type revend même sa signature… » Si tout cela énerve Bernard d’Ormale, la star, elle, s’en fiche. « Elle s’est détachée de beaucoup de choses, seule sa fondation l’intéresse », soupire le mari.

Combats locaux

Brigitte Bardot a toujours eu des relations passionnelles avec l’ancien port de pêche. Dès les années 1970, elle entre en conflit avec la municipalité après avoir fait construire, illégalement, un mur autour de La Madrague, pour se protéger des curieux, qui entraient carrément chez elle. Le bras de fer a duré quelque temps, puis la mairie a cédé. On ne s’oppose pas longtemps à Brigitte Bardot, à Saint-Tropez.

« SES PARENTS ET VADIM SONT ENTERRÉS LÀ. ELLE Y A SES RACINES. ELLE N’A PLUS LA FORCE DE S’EN ALLER DÉSORMAIS. »

En 1989, elle se déchaîne dans une lettre ouverte au maire de l’époque, Alain Spada, dénonçant « l’impudeur, l’exhibitionnisme, le vice, le fric, l’homosexualité (…), l’envahissement des touristes de plus en plus nombreux, médiocres, sales, mal élevés, sans-gêne ».

Le maire avait eu le malheur d’interdire la plage aux chiens. Plus tard, dans les années 1990, elle organise une manifestation contre un congrès de chasseurs qui se tient dans le coin. Le maire actuel a également affronté son courroux lorsqu’il a régularisé des battues de sangliers. Il a tenté de lui faire comprendre que les bestiaux détruisaient les clôtures, les cultures et provoquaient des accidents de la route. B. B. n’a rien voulu entendre. Dès qu’il s’agit d’animaux, la star sort les crocs.

Son dernier combat local : l’installation dans le golfe du cirque Muller où, selon elle, les tigres subissent un sort épouvantable. « J’admire son engagement en ­faveur de la cause animale, assure le maire, mais j’essaie de lui expliquer que tout ce qui est excessif est inaudible. »

Ici, on pardonne beaucoup à « Brigitte », ses déclarations en faveur du Front national, ses attaques contre les musulmans, ses emportements en tout genre. On préfère se souvenir, comme son amie Simone Duckstein, de son « mélange d’ingénuité et de femme fatale, toujours copiée, toujours inégalée », qui a donné une dimension internationale à la renommée de la cité balnéaire.

« Elle a une hypersensibilité à la cause animale, la défend Claude Maniscalco. C’est une écorchée vive doublée d’une femme libre. Elle dit ce qu’elle pense et, si ça ne plaît pas, elle s’en fiche, elle ne lâche rien ! » Cent fois, Brigitte Bardot a menacé de partir, de ne plus jamais revenir. Toujours, elle est restée. « Elle a trop d’attaches ici, explique son mari. Ses parents et Vadim sont enterrés là. Elle y a ses racines. Elle n’a plus la force de s’en aller désormais. »

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vendredi 21 juillet 2017

Claude Rich : "J'ai vraiment travaillé, parce que je suis un perfectionniste"

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 Claude Rich en 2007 Crédits : JACQUES DEMARTHON - AFP

DÉCÈS Homme de théâtre et de cinéma, de poésie et de profondeur, Claude Rich, l'un des derniers "Tontons flingueurs" de Georges Lautner, a passé l'arme à gauche à 88 ans. Il avait à son actif 50 pièces et presque 80 films.

Il était né en 1929 et n'avait jamais réellement voulu s'arracher à l'enfance. L'acteur et comédien Claude Rich a disparu ce 21 juillet à Paris. Il avait 88 ans. "Tonton flingueur" de Georges Lautner en 1963, policier "ripou" dans La Guerre des polices (Robin Davis, 1979), ganache sortie de prison dans Capitaine Conan (Bertrand Tavernier, 1996), Panoramix dans Astérix : mission Cléopâtre (Alain Chabat, 2002), il a passé sa vie à se couler d'un rôle à l'autre, sur scène (50 pièces de théâtre) et à l'écran (presque 80 films). Un talent récompensé en 1993 par un César du meilleur acteur, pour son rôle de Talleyrand dans Le Souper.

Le 18 juin 1999, il était reçu par Michel Ciment dans l'émission Projection privée et se remémorait ses premiers petits rôles au cinéma avec René Clair (Les Grandes manœuvres, 1955), et les figures tutélaires qu'il commençait alors à côtoyer, comme Jean Renoir dans Le Caporal épinglé en 1962, ou Julien Duvivier dans La Chambre ardente, la même année.

Du film Le Souper, d'Edouard Molinaro, qui fut son premier véritable succès, Rich disait ceci :

J’ai fait pendant des années beaucoup de théâtre, et puis un jour Le Souper, que nous jouions avec Claude Brasseur, a eu la chance de rencontrer Yves Rousset-Rouard, le producteur, qui a eu envie de produire un film. Et ce film a marché, ce qui fait qu’à partir de là, j’ai commencé à m’arrêter un peu de faire du théâtre pour faire un peu de cinéma. [...] Pendant 35-40 ans j'ai tout joué, le théâtre anglo-saxon, le théâtre français, j'ai des regrets du théâtre classique que je n'ai pas beaucoup joué, mais j'ai vraiment travaillé, parce que je suis un perfectionniste. Tous les soirs, de me dire : 'Tiens, je vais essayer ça'. Et tous les soirs, petit à petit, j'ai réussi peut être à en faire moins, à intérioriser, à jouer plus dépouillé... Claude Rich

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Mais s'il racontait son amusement à faire du cinéma, il s'attardait aussi sur sa première passion, le théâtre, où il avait débuté à l'âge de 24 ans avec la pièce La Corde, tirée d'un film d’Hitchcock. Il rappelait notamment que sa "bande" au Conservatoire, qui comptait comme membres Rochefort, Marielle, Cremer, Belmondo... "était là pour faire du théâtre", loin de tout carriérisme.

J'ai une passion pour Guitry et quand... c'était Pierre Dux mon professeur à ce moment là au Conservatoire, et il m'a dit : 'Vous devriez prendre Faisons un rêve'. C'était un monologue [...] Je l'avais passé à la classe et personne ne riait beaucoup parce qu'à la classe, chacun pense à sa scène et n'écoute pas beaucoup l'autre. Le jour de mon concours, je dis mon texte, comme on l'avait appris, mais je ne l'avais jamais joué, je n'étais jamais monté sur une scène. C'était à l'Odéon en plus, c'était très grand... et j'entendais des bruits, je me dis : 'Qu'est-ce qu'il se passe, on a dû laisser les portes ouvertes, il y a un courant d'air, il y a du vent...' Et tout à coup j'ai réalisé, au bout d'une minute et demie, deux minutes, que c'était les rires ! Je ne savais pas ce que c'était qu'entendre des rires du plateau. Et là, ce métier m'a semblé le plus beau du monde, grâce à Guitry.

Claude Rich

"On a toujours eu, tous mes amis de cette époque, un certain goût de l'insolence, du dandysme. Je peux considérer que Rich était un dandy, et ça ça lui est resté", estimait Jean-Pierre Marielle sur France Culture en mars 1995, dans l'émission Le Bon plaisir.

Dans les années 2000, Claude Rich est beaucoup apparu sur le grand écran : Le Coût de la vie et Le Mystère de la chambre jaune en 2003, Là-haut, un roi au-dessus des nuages et Le Cou de la girafe en 2004, Président en 2006, Le Crime est notre affaire en 2008... Durant cette décennie, il s'illustre également sur le petit écran : Galilée ou l'Amour de Dieu, avec Jean-Pierre Marielle en 2005, ou encore Voltaire et l'affaire Calas en 2007.

En 2002, un César d'honneur vient récompenser l'ensemble de sa carrière.

 

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Paris : un immense cachalot échoué en bord de Seine...

Paris : un immense cachalot en plastique échoué en bord de Seine, "métaphore gigantesque du dérèglement de notre écosystème"

Le faux cétacé a été déposé par un collectif d'artistes belges, dans la nuit de jeudi à vendredi, à proximité de Notre-Dame de Paris.

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Un cachalot de 18,50 m était échoué vendredi sur les quais de Seine à Paris, au pied du pont de la Tournelle, dans le Ve arrondissement. L'info a fait le tour des réseaux sociaux, mais les Parisiens ont rapidement compris qu'il s'agissait d'une oeuvre d'art.

Non, les cachalots ne remontent pas la Seine! Pourtant, certains Parisiens y ont cru un moment, vendredi quand ils ont vu ce mamifère de 18,50m échoué sur le quai, au pied du pont de la Tournelle, dans le Ve arrondissement. D'autant que tout avait été mis en scène pour rendre les choses authentiques: des (faux) scientifiques aux chevet de l'animal, un cordon de protection autour, une véritable effervescence sur les lieux. On aurait pu y croire.

Paris après Rennes, Valence et Londres

Sauf qu'il s'agissait d'une opération de promotion du festival d'art "Paris l'été", qui se déroule jusqu'au 5 août. "On s’est demandé comment pourrait exister un festival à Paris autrement que par des affiches" ont expliqué les organisateurs à nos confrères du Parisien. "Lors de la crue de la Seine de 2016, on a vu que les gens s’arrêtaient, se parlaient, une belle énergie circulait. On a voulu reproduire ça.»

Ils ont donc sollicité le collectif belge Captaine Boomer qui avait déjà créé l'événement à Rennes l'an dernier. À l'époque, la scène avait fait couler beaucoup d'encre et suscité les commentaires les plus loufoques sur les réseaux sociaux. La compagnie belge, bien connue pour ses performances artistiques a déjà sévi à Londres ou Valence.

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Bretagne

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Whaou... c'est l'été ! - vu sur instagram

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Royal de Luxe à Nantes

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Après ses escapades à Montréal et au Havre, La Compagnie Royal de Luxe posera ses valises à Nantes du 29 juillet au 20 août. Elle y présentera sa nouvelle création « Miniatures » sur la place de la petite Hollande.

Du 29 juillet au 20 août, pour vingt représentations, la Compagnie Royal de Luxe revient à Nantes pour enchanter petits et grands avec une nouvelle création, « Miniatures. » Cette fois-ci, nul Géant mais un spectacle intime. « Il n’y a pas de décor, le public est face à face, précise Jean-Luc Courcoult, auteur, metteur en scène et fondateur de la compagnie. Les acteurs sont au milieu, dedans, proches des gens, ils les entendent respirer. »

Au cœur de l’histoire, un pilote d’avion qui s’imagine croiser Saint-Exupéry dans les nuages. Un jour, il s’endort aux commandes et traverse des miroirs telle Alice au pays des merveilles. « Il se retrouve à jouer à saute-mouton sur le dos des catastrophes de la planète, surplombant des conflits qu’il visionne comme autant de phénomènes miniatures, ajoute Jean-Luc Courcoult. D’où le titre du spectacle. » Un rêve qui navigue entre cohérence et incohérence... pour mieux observer notre société !

Médiation culturelle autour du spectacle

A l’origine ce spectacle ne devait pas se jouer en centre-ville. Royal de Luxe souhaitait emmener les spectateurs dans un quartier limitrophe où la culture est moins présente. Mais aucune place n’était suffisamment grande. « La Ville a donc mis en place une médiation avec la compagnie, explique David Martineau, adjoint à la culture. Le Kiosque Nantais Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre va sillonner les quartiers et un travail sera fait avec les centres de loisirs, les associations d’insertion… Des places seront réservées pour un public éloigné de la culture. »

Joué en avant-première à Malines en Belgique, « Miniatures » a été créé en réaction aux attentats et à leurs conséquences (plan Vigipirate) sur les grands événements de rue. Mais également sur l’énigme de la réalité du monde. « L’art sert à éclaircir la situation, à faire ressortir la dimension poétique des événements pour que le public s’en saisisse, conclut Jean-Luc Courcoult. »

Pratique :

Du 29 juillet au 20 août. Représentations tous les jours, sauf le lundi. Place de la Petite-Hollande.

Horaires : Mardi, jeudi, vendredi, samedi et dimanche à 17h. Mercredi à 15h.

Gratuit. Pas de réservation possible. La billetterie sera ouverte sur place, trois heures avant la représentation. Dans la limite des 700 places disponibles.

Plus d'infos : http://www.royal-de-luxe.com/fr/le-mur-d-images/# Lien ouvert dans une nouvelle fenêtre

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Ouille ouille ouille ! ça fait mal !

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Tom of Finland

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https://fr.wikipedia.org/wiki/Tom_of_Finland

« Tom of Finland » : timide portrait d’un héros de la libération gay - Le Monde

Ce biopic ne rend pas justice au dessinateur finlandais Tom Holland.

Quelques années avant que le film Scorpio Rising (1964), de Kenneth Anger, ne consacre sur pellicule l’érotisme du motard cuir tout en muscles, un dessinateur finlandais, Touko Laaksonen, lui avait donné sa forme originale. D’abord publiés dans des revues locales, ses dessins qu’il signeraient bientôt du pseudo Tom of Finland allaient vite faire le tour du monde, et mettre le feu aux poudres de l’imaginaire des gays dans le monde entier. En retraçant le parcours de ce personnage, depuis la seconde guerre mondiale où il combattit sur le front russe, officier d’une armée finlandaise alliée avec les nazis, jusqu’à sa célébration à San Francisco et ailleurs comme héros de la libération homosexuelle, ce biopic ne rend ni justice à son personnage, ni à la vitalité de cette révolution dont il fut l’une des grandes icônes.

Le parti pris naturaliste adopté par le réalisateur, sa mise en scène platement illustrative, figent le sujet dans des images redondantes : aux couleurs désaturées et à l’atmosphère perpétuellement assourdie de la première partie, censées figurer le climat d’oppression et de secret dans lequel évoluaient les homosexuels dans la Finlande et l’Allemagne de l’après-guerre, succèdent des chromos éclatants de scènes de fête à San Francisco. Glissant sur les zones d’ombre, esquivant la complexité, le film échoue, plus dommageable encore, à traduire la folie et l’inventivité qui caractérisèrent cette formidable explosion libidinale. Folie et inventivité auxquelles Kenneth Anger, dans son Scorpio Rising, a sans doute su donner leur forme la plus indépassable.

Film finlandais, danois, suédois, allemand, américain, de Dome Karukoski. Avec Pekka Strang, Lauri Tilkanen, Jessica Grabovski (1h56).

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À l'âge de dix-neuf ans, Laaksonen quitta sa ville natale de Kaarina pour suivre des études d'art à Helsinki. C'est là qu'il commença à esquisser ses premiers dessins homoérotiques, inspirés d'images de travailleurs finlandais qu'il collectionnait depuis sa jeunesse. La Finlande s'engagea dans la Guerre d'Hiver avec l'URSS, puis dans la Seconde Guerre mondiale, et Touko fut enrôlé dans l'armée finlandaise. Après la guerre, Laaksonen revint à la vie civile et travailla dans l'industrie publicitaire, continuant à dessiner à côté. En 1957, il envoya quelques-uns de ses dessins homoérotiques au magazine américain Physique Pictorial, publiés sous le pseudonyme de « Tom of Finland » pour éviter qu'on le reconnaisse dans son pays.

L'œuvre de Laaksonen attira vite l'attention de la communauté gay dans son ensemble et, vers 1973, il publia à la fois des livres de bande dessinée érotique et infiltra le monde de l'art. « Tom » était surtout connu pour ses productions centrées sur des archétypes masculins tels que les bûcherons, les policiers à moto, les marins, les hommes d'affaires, les motards, et les hommes habillés de cuir (que rappellent les rôles joués de manière ironique par les Village People). Sa série de bande dessinée la plus importante, les BD Kake, regorgent de ses personnages archétypaux.

Des expositions de l'œuvre de Laaksonen commencèrent dans les années 1970 et en 1973, il abandonna son travail à plein temps au bureau de Helsinki de l'entreprise publicitaire internationale McCann-Erickson« Depuis lors, j'ai vécu en jeans et de mes dessins », ainsi décrivait-il la transition dans son mode de vie qui eut lieu à cette époque.

En 1979, Laaksonen fonda la Société « Tom of Finland » pour rassembler et commercialiser son œuvre. Cette société existe toujours et a évolué sous forme d'une fondation à but non lucratif consacrée à la collecte, à la conservation et à l'exposition des œuvres d'art homoérotiques. À la fin des années 1990, la société présenta une ligne de mode inspirée des œuvres de « Tom », couvrant un large éventail de styles, en plus du look blousons et jeans déchirés de ses dessins. Cette ligne de vêtements équilibre l'homoérotisme d'origine avec la culture grand public de la mode et leurs défilés ont lieu en même temps que ceux des autres maisons de couture.

Avant sa mort, « Tom » a fait l'objet d'un documentaire, Daddy and the Muscle Academy - The Art, Life, and Times of Tom of Finland.

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Poing gay

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