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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 11 septembre 2017

Les 500 ans du HAVRE

CHIHARU SHIOTA - ACCUMULATION OF POWER (dans l'Eglise Saint Joseph)

Chicharu Shiota a habillé d'un tourbillon de laine rouge l’intérieur de l'église Saint-Joseph. L’artiste japonaise a coutume d’utiliser ce matériau comme moyen d'exploration des relations entre les êtres humains et leur sentiment d'appartenance. Elle a représenté son pays à la 56e Biennale de Venise en 2015 et son œuvre est exposée dans le monde entier.

«Une église est un lieu où les gens prient et se confessent. C'est également un lieu rempli d'énergie spirituelle, perceptible même pour les personnes qui ne sont pas croyantes. Dans mon esprit, chacun  conserve cette énergie au plus profond de soi. L'église, elle, symbolise un lieu de puissance collective, où se concentrent pensées, vœux, idées et prières.

Le tourbillon en laine rouge incarne ce pouvoir spirituel des personnes passées par l'église, accumulé comme dans une tempête. Sa position au-dessus de l'autel et du prêtre symbolise la puissance intérieure de ces personnes, chaque énergie individuelle venant renforcer l’ensemble » Chiharu Shiota

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Eglise Saint Joseph

Erigée en mémoire des victimes des bombardements de la Seconde Guerre Mondial, l'église Saint Joseph est considérée comme l'oeuvre majeure d'Auguste Perret (assisté de RaymondAudigier et des Georges Brochard). Elle domine la ville de sa tour lanterne octogonale en béton brut qui culmine à 107 mètres. A l'intérieur, la lumière du jour filtre à travers 12768 verres colorés conçus par le maitre verrier Marguerite Huré.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Auguste_Perret

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Musée Camille Claudel à Nogent sur Seine

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http://www.museecamilleclaudel.fr/

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dimanche 10 septembre 2017

La mode jure par tous les seins

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Par Valentin Pérez - Le Monde

En transparence ou habilement soulignée, la poitrine est mise en valeur par les créateurs cette saison. Objet du désir, elle devient aussi un emblème de la cause féministe.

D’ordinaire, on les cache ou on les devine à peine. Mais cet automne, les seins seront de sortie dans la mode. Chez Lanvin, Saint Laurent ou Leonard, à une période pourtant fraîche, la poitrine est soulignée par de profonds décolletés, voire se dévoile entièrement sous une robe « glamazone » de Balmain ou sous un pull en laine et Nylon ivoire 3.1 Phillip Lim. Même les clientes ultra-fortunées de la haute couture peuvent cette saison se laisser aller en robe du soir Dior dans un tulle révélateur noir et rouge. « En hiver, il est compliqué de montrer des jambes ou des bras nus, explique Christine Phung, directrice artistique de Leonard. Mais on peut continuer de jouer avec cette partie du buste. »

Au-delà de cet aspect saisonnier, les seins prennent surtout cette année une signification féministe. « Libéré du corset dans les années 1900, aplati avec la tendance garçonne dans les années 1920, le sein a commencé à se découvrir intégralement en 1964, avec le “topless bra” de Rudi Gernreich, retrace l’historienne de la mode Catherine Örmen. Puis, dans les années de libération sexuelle, lorsque les féministes brûlaient les asservissants soutiens-gorge, Yves Saint Laurent fut le premier couturier à oser montrer les seins nus en transparence avec sa blouse de cigaline au printemps 1968. »

Quinze ans de robes monacales

Dans les années 1980, les seins seront fétichisés, cernés de cuir façon maîtresse dominatrice chez Thierry Mugler ou excroissances offertes dans une combinaison à trou dessinée par Jean-Paul Gaultier et portée par Madonna en 1992. Puis ces quinze dernières années, ils s’étaient éclipsés au profit de longues robes monacales, d’uniformes tailleur, de pièces unisexes qui minimisent les protubérances… Pour expliquer la mode féminine mais jamais aguicheuse qu’elle dessine pour Céline, Phoebe Philo confiait en avril dernier au New York Times : « Toutes ces images de femmes magnifiées, sexualisées, montrées comme des poupées pendant tant d’années ont eu un impact sur moi. »

Pourtant, cet automne, la mode, qui aime toujours appuyer là où ça fait mal, ressuscite la poitrine précisément à un moment où elle est « invisibilisée, notamment sur Facebook et Instagram, qui censurent le moindre téton féminin », souligne Julia Tissier, cofondatrice du média féministe Cheek Magazine. Avec des mouvances comme les Femen en Europe ou Free the Nipple aux Etats-Unis, elle glisse lentement d’un emblème érotique à un symbole en faveur des droits des femmes et de l’égalité des sexes.

Pas sûr néanmoins que les clientes oseront se vêtir comme sur le podium et dévoiler leur intimité dans la rue. « Le vêtement doit faire un va-et-vient : souligner le sein sans le découvrir », résume la créatrice Elise Chalmin, 26 ans, dont les tee-shirts blancs à motifs cœurs stratégiquement placés font un carton. Même recette chez Vivienne Westwood avec un modèle sur lequel la poitrine est grossièrement dessinée façon graffiti adolescent. Une présence-absence tout aussi symbolique, mais nettement plus commerciale.

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Salopette...

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« Une idée folle » : un documentaire résolument optimiste sur l’école

Par Mattea Battaglia, Aurélie Collas - Le Monde

La réalisatrice Judith Grumbach ne montre pas un système scolaire en crise, mais neuf écoles publiques et privées aux pédagogies variées.

C’est le « feel good movie » par excellence. L’un de ces documentaires sur l’école qui font florès aujourd’hui, assumant une posture résolument optimiste. Dans Une idée folle, ce n’est pas une école en crise que montre la réalisatrice, Judith Grumbach, mais des enfants heureux, des enseignants épanouis, engagés, ayant à cœur de montrer que bienveillance et exigence ne sont pas deux valeurs opposées, contrairement à ce que des discours simplistes sur l’école laissent entendre aujourd’hui.

Le film véhicule de l’enthousiasme, de l’émotion. Rien d’étonnant à ce que chaque projection citoyenne organisée dans toute la France depuis le lancement du documentaire, en mars, crée l’événement. Ou que sa bande-annonce récolte plus d’un million de vues sur sa page Facebook. La question qu’il pose n’est pas inédite : quelle école faut-il pour former les citoyens du futur ? Il n’empêche, elle rejoint une attente sociétale forte : celle d’une école où chaque enfant serait traité comme une exception, centrée sur le goût d’apprendre, la confiance en soi, l’entraide, l’autonomie, la créativité, l’apprentissage du vivre-ensemble…

Un regard neuf

En filmant neuf écoles publiques et privées sélectionnées par l’association Ashoka, de la maternelle au collège et aux quatre coins de la France, Judith Grumbach pose un regard neuf sur les questions éducatives et ne s’en cache pas. La jeune femme a commencé à s’y intéresser après la vague d’attentats de 2015. A l’époque, les projecteurs sont braqués sur l’école : celle-ci apparaît à la fois comme une institution qui a failli à ses missions et celle sur laquelle tous les espoirs reposent. La réalisatrice le dit : c’est à ce moment-là qu’elle a commencé à « développer une certitude : que l’école était la clef, que tout commençait là ». Le film répond aussi à une commande : celle d’Ashoka, réseau d’innovateurs sociaux qui a investi le terrain de l’éducation dans plusieurs pays au cours de la décennie, à la recherche de « changemaker schools », ceux qui font changer l’école.

POINT COMMUN DES NEUF ÉCOLES FILMÉES : S’ATTACHER À TRANSMETTRE LES VALEURS HUMANISTES ESSENTIELLES AU CITOYEN DU XXIE SIÈCLE

Ce label suscite un certain nombre de réserves chez les enseignants pour qui cette quête d’une meilleure école – fondée sur une pédagogie active, coopérative, etc. – n’est pas neuve. Voilà plus d’un siècle que nombre de pédagogues et de responsables politiques tentent de promouvoir un système moins vertical, moins fondé sur la compétition et l’exclusion. Des professeurs qui partagent ces objectifs, il y en a une constellation dans le système classique qui avancent souvent sans bruit, et sans qu’on vienne leur décerner un prix.

Point commun des neuf écoles filmées : s’attacher à transmettre et à incarner les valeurs humanistes essentielles au citoyen du XXIe siècle : empathie, solidarité, coopération, créativité, respect de l’environnement… Ce qui a frappé la réalisatrice, c’est que les écoles visitées en font leur « colonne vertébrale », et non une thématique parmi d’autres abordées une heure par semaine.

Motivations de l’élève

Pendant 80 minutes, les spectateurs se transforment en petite souris au sein de ces écoles. On y voit une petite fille qui scrute à la loupe une fourmi. Trois copains qui font leur potager. Des élèves qui s’entraident ; des personnes âgées invitées à participer aux activités ; des ateliers philo ; des enfants qui jouent les médiateurs, qui chantent, dansent, dessinent, s’émerveillent… Au-delà des saynètes émouvantes, c’est le métier d’enseignant qui est questionné et, à travers lui, l’implication des enfants dans leurs apprentissages. Dans les classes d’Isabelle Peloux, Vanessa Toinet, Caroline Sost, Philippe Viard…, pas de cours magistral. On part des envies, des motivations de l’élève. Se tromper est un droit, c’est même nécessaire pour apprendre. L’enfant, lui, est en position de chercheur-explorateur et construit, à son rythme, ses savoirs.

On pourra reprocher au film d’ériger cette poignée d’écoles en modèle vers lequel tendre – mais c’est le propre d’un film promotionnel –, d’en faire des structures différentes voire alternatives de toutes les autres. N’est-ce pas laisser entendre aux parents qu’ils ne trouveraient pas, dans leur école de quartier, la même attention à l’égard des enfants, les mêmes priorités quant aux valeurs à transmettre ? Ce bagage est bien celui que tout enseignant a pour mission de faire acquérir à chacun de ses élèves. Avec du contradictoire – des historiens invités à réagir, des sociologues et praticiens du système « classique » –, la démonstration n’en aurait été que plus convaincante.

Sur le Web : uneideefolle-lefilm.com

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Ai Weiwei

ai weuiwei

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Vu dans la rue...

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Nicolas Sirkis du groupe INDOCHINE

nicolas sirkis

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Macron sans ampleur romanesque

besson

Par Raphaëlle Leyris

A la lecture d’« Un personnage de roman », on n’entend ni « souffle » ni « bouillonnements », qui n’ont jamais, du reste, tellement compté dans la panoplie littéraire de Philippe Besson.

Au rang des rituels des élections présidentielles, il faut désormais compter « le-livre-d’écrivain-dans-les-pas-du-candidat-vainqueur ». Après L’Aube, le soir ou la nuit, de Yasmina Reza (Flammarion, 2007), sur Nicolas Sarkozy, et Rien ne se passe comme prévu, de Laurent Binet (Grasset, 2012), sur François Hollande, voici Un personnage de roman, de Philippe Besson, résultat d’un « compagnonnage » entamé avec Emmanuel Macron il y a un an, après que le second a quitté le gouvernement, le 30 août 2016.

Les images de cette journée provoquent une « illumination » chez Philippe Besson, qui a rencontré Emmanuel et Brigitte Macron deux ans plus tôt à un dîner et s’est lié d’amitié avec eux : l’ex-ministre de l’économie « sera président un jour ». « C’est cette impression d’irrésistible qui décide le livre », écrit-il. Cette impression, doublée de la certitude qu’il y a là une « aventure » à raconter. « Je vais écrire une espérance. Et dans l’espérance, on entend le souffle, l’exaltation, les bouillonnements, on redoute les désillusions. »

Julien Sorel ou Rastignac

Hélas, non, à la lecture d’Un personnage de roman, on n’entend rien de tout cela. Ni « souffle » ni « bouillonnements » – qui n’ont jamais, du reste, tellement compté dans la panoplie littéraire de Philippe Besson. Mois après mois, l’écrivain accompagne son héros, auquel il porte une affection et une admiration non dissimulées, dans certains déplacements.

Il le regarde à la télévision, discute avec lui en privé, le critique (gentiment) parfois. Il répète, et cela dès le titre, que cet homme, rebaptisé d’un « durassien » « Emmanuel M. », est un « personnage de roman ». Mais jamais il n’en apporte la preuve autrement qu’en se demandant s’il ressemble plutôt au Julien Sorel de Stendhal, au Rastignac de Balzac ou à un héros de Fitzgerald.

Mais son livre souffre justement d’un manque d’ampleur romanesque. C’est le récit plus ou moins personnel d’une campagne, qui retrace « à plat » les extraordinaires rebondissements d’une élection ayant déjoué (presque) tous les pronostics. « Décidément, cette élection devient chaque jour plus romanesque », note Besson à plusieurs reprises, sans en faire grand-chose.

Sans surprise

En parallèle, sa proximité avec le candidat n’apporte guère de révélations sur cet homme présenté sans surprise comme un intellectuel cultivé, entouré d’une poignée de personnes et décidant seul de presque tout. La plupart de leurs conversations tournent autour de la conception « verticale » qu’Emmanuel Macron se fait de la fonction à laquelle il aspire. Et tout se passe comme si Philippe Besson, impressionné, laissait son récit se faire écraser par cette « verticalité » revendiquée.

Les passages les plus libres du texte sont ceux qui portent sur Brigitte Macron : c’est sans doute elle, le « personnage de roman » auquel Philippe Besson aurait aimé ou dû consacrer son livre.

« Un Personnage de roman », de Philippe Besson. Julliard, 250 pages, 18 euros.

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Rancinan

ranci

rancinan325

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