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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 9 décembre 2018

Les premières images du calendrier Pirelli 2019

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Sorry not sorry

France 2 répond aux propos violents de Catherine Deneuve contre Laurent Delahousse

Catherine Deneuve n'avait pas apprécié la manière dont l'émission Un jour, un destin avait retracé sa vie, le 25 novembre, qualifiant le documentaire d' « enterrement de première classe ». Après s'être fendue d'une lettre ouverte à Laurent Delahousse dans les colonnes de Télérama le 5 décembre, l'interprète des Demoiselles de Rochefort a reçu une réponse.

Contacté par Le Parisien, le rédacteur en chef de l’émission, Erwan L’Eléouet, s'est déclaré surpris par la « violence des propos ». « Sur ce portrait de Catherine Deneuve, qui a nécessité huit mois de travail, aucun téléspectateur n’a fait part de son trouble. Tous ceux que nous avons interrogés dans ce film l’ont côtoyée et présentent un intérêt à s’exprimer », explique l'homme de média, qui est également revenu sur le passage dénoncé par l'actrice dans sa lettre : un plan sur l'accident de voiture qui a tué sa sœur Françoise Dorléac, suivi d'images d'archives. Pour lui, cela n'était en rien du « sensationnalisme » et il explique avoir « voulu mettre de la distance et choisi de la diffuser incrustée dans un vieux poste de télévision et non en plein écran ». Pas sûr que Catherine Deneuve pardonne pour autant.

http://jourstranquilles.canalblog.com/archives/2018/12/07/36924111.html#comments

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Le vélo électrique, nouvelle petite reine branchée

vae

Par Pascale Krémer

En une petite décennie, le vélo à assistance électrique s’est imposé à la campagne comme en ville. Ecolo, rapide et bon pour la santé, le VAE pourrait bien être le mode de transport du futur.

Longtemps, dans les dîners, on s’est un peu fichu de lui. Partir au bureau à vélo ? Quelle idée ! « J’étais l’écolo, le bobo, je devais sentir en arrivant… » Fabien ­Bagnon vit à une dizaine de kilomètres de Lyon, où il travaille. A Saint-Genis-Laval précisément, « dans le péri­urbain, à la limite des champs ». Depuis quelques mois, toutefois, l’ingénieur quadragénaire à barbe brune a noté un sérieux changement d’ambiance, à table.

« Plus personne ne rigole » lorsqu’il raconte qu’en vingt-cinq minutes de vélo à assistance électrique (VAE), vêtu comme un cadre fringant, il est possible de s’épargner les kilomètres d’embouteillages, le stress du retard, la hausse des carburants et l’abonnement à la salle de gym. « Autour de moi, j’entends même les uns demander aux autres : “T’es encore en voiture ?” C’est devenu chic de se balader à vélo électrique. Il faut dire qu’avec son écran, son côté techno et ludique, il ne fait pas vélo de décroissant… »

Le VAE, vélo branché, au propre comme au figuré. Cadeau de Noël commandé, ou juste fantasmé – trop cher, mais on y viendra. Objet iconique du moment. Deux signes ne peuvent tromper : Inès de La Fressange, reine des élégances parisiennes, a daigné associer son image à une autre petite reine, électrique (Gitane). Et Florence Foresti en fait ses choux gras, dans son dernier spectacle. « Je ne suis pas adaptée à ce qui vient. Je ne veux ni vélo électrique ni bouffer des grillons », se rebelle l’humoriste, qui hume si bien l’air (pollué) ambiant.

Des ventes en hausse exponentielle

En 2017, il s’est écoulé 255 000 de ces vélos à moteur électrique dotés d’une batterie rechargeable sur secteur et d’une autonomie de 50 à 70 kilomètres. Soit quasiment deux fois plus que l’année précédente, selon l’Union sport & cycle. Autant que scooters et motos réunis. « Dans sept ans, les ventes atteindront le million », parie Jérôme Valentin, président de cette union professionnelle ainsi que créateur et fabricant des vélos Cycleurope France (Gitane, Peugeot).

Comment, en une petite décennie, le biclou à batterie a-t-il pris une telle côte ascendante ? « Avant de répondre, je vous propose d’en essayer un », suggère, à Lyon, le vendeur d’un magasin Cyclable, l’air de savoir comment gagner du temps.

Il n’a pas tort. Grisant de s’extraire de la circulation du soir pour filer à 25 kilomètres/heure sur les bords du Rhône, joues fouettées par le vent, puis grimper, s’envoler plutôt, sur les pentes de la Croix-Rousse en toisant les autres cyclistes qui ahanent. L’engin fait de nous une cycliste augmentée. Une Superwoman qui, de retour en boutique, est prête à s’endetter pour ne pas rendre la cape rouge et le VAE à 2 000 euros.

« NOUS AVONS UN PROBLÈME AVEC LES SENIORS : ILS ARRIVENT À GRIMPER LE GALIBIER, MAINTENANT, IL FAUT LEUR APPRENDRE À LE DESCENDRE », S’AFFOLE-T-ON À LA FÉDÉRATION FRANÇAISE DES USAGERS DE LA BICYCLETTE.

Dans les 51 magasins Cyclable de France, sept vélos vendus sur dix sont motorisés. « L’électrique monte. Ce n’est pas un phénomène de mode, pour le patron, Boris Wahl. C’est une tendance de fond. » Près de la moitié des Français (42 % exactement) seraient intéressés par l’achat d’un VAE (sondage Ipsos-Mobivia de septembre).

Rétropédalons, pour saisir l’emballement. Les longues grèves de 1995 puis l’apparition des Vélib’ parisiens, douze ans plus tard, ont redonné à la bicyclette des balades, que le tout-auto des « trente glorieuses » avait ringardisée, sa fonction première d’instrument de mobilité.

Au début des années 2010, la technologie des VAE devient fiable. S’ajoutent une prime nationale de 200 euros, en 2017, les subventions des collectivités locales, tout une communication à l’avenant. Et le vélo électrique change de braquet.

Fait exceptionnel, les trentenaires barbus n’ouvrent pas la route. Les éclaireurs seraient plutôt leurs parents qui, grâce à la Fée électricité, s’adonnent de nouveau au tourisme à vélo et au VTT en montagne. « Nous avons un problème avec les seniors : ils arrivent à grimper le Galibier, maintenant, il faut leur apprendre à le descendre », s’affole-t-on à la Fédération française des usagers de la bicyclette (FUB).

Bouche-à-oreille

Ensuite seulement, la révélation du VAE vint aux périurbains, las de perdre leur temps à gagner les centres-villes. Puis aux chanceux qui y résident. A Paris, Christophe Najdovski, l’adjoint (Europe Ecologie-Les Verts) aux transports, « sent particulièrement l’engouement, ces derniers mois ». Près de 11 000 aides à l’achat (de 400 euros maximum) depuis dix mois, contre 11 400 durant tout 2017 et 5 700 en 2015. Le bouche-à-oreille fonctionne à pleine vitesse. « Une personne qui s’équipe en ramène deux ou trois », observe Mathieu Froger, depuis ses dix magasins Ecox.

A les écouter, les détenteurs de vélo électrique ont vu la Vierge au tournant de la piste cyclable. « Miraculeux ! », « Ma vie a changé ! », « Ça me rend heureuse, je ne pourrais plus m’en passer… » Au point de convertir au moteur pédalier les conjoints, copains, collègues. Et mê­me le curé. « Je lui avais prêté le mien en partant en vacances, raconte Marylène Millet, 51 ans. J’en viens à penser que je ­devrais me lancer dans la vente ! »

Depuis six ans, elle parcourt matin et soir une douzaine de kilomètres entre sa banlieue vallonnée de l’ouest lyonnais et le quartier de la Part-Dieu, en une demi-heure. « Imbattable, à part la nuit en voiture. Franchement, c’est super ! On file, on a l’impression d’être en vacances. » « Ça change à 100 % l’état d’esprit » d’une autre utilisatrice lyonnaise, Véronique Bertrand, directrice achats de 49 ans : « On évite le métro-boulot-dodo. C’est une respiration bienfaisante dans la journée, physiquement et mentalement. »

« LES PÉRIURBAINS DOUBLÉS CHAQUE MATIN PAR LES CYCLISTES DANS LES BOUCHONS FINISSENT PAR COMPRENDRE L’INTÉRÊT DE LA MICROMOBILITÉ, QUI ÉLIMINE TOUS LES TEMPS MORTS. » BORIS WAHL, PATRON DES BOUTIQUES CYCLABLE

Pas le genre militants vélocipédiques, c’est le confort moderne de l’électrique qui les a menés jusqu’au VAE, par pur pragmatisme. Certes, se déplacer sans polluer compte à leurs yeux, tout comme l’instauration récente d’une filière de recyclage des batteries. Il est urgent de « faire sa part », comme dit Christine François, professeure de yoga, qui circule à vélo cargo électrique autour d’Igney (Vosges), près d’Epinal. « Depuis l’achat, en août, je n’ai pas pris la voiture plus de trois fois. » Certes encore, côté santé, l’on se doute bien que pédaler deux fois par jour au grand air, même sans forcer, ne peut pas faire de mal.

Florence Roux-Faivre, près de Clermont-Ferrand, n’avait pas sorti son VTT du garage depuis un bail. « A 50 ans, j’avais pris un peu de poids, je montais difficilement la côte. Quand j’ai évoqué le vélo électrique, le cardiologue m’a encouragée. “Des gens comme vous ne feraient pas de vélo, sinon.” Cet été, j’ai même converti mon mari, on a roulé 165 km le long du canal de Bourgogne. »

Mais, dans ses boutiques Cyclable partout en France, Boris Wahl voit maintenant affluer les gens pressés. « Des périurbains doublés chaque matin par les cyclistes, dans les bouchons. Ils finissent par comprendre l’intérêt de la micromobilité, qui élimine tous les temps morts et permet le porte-à-porte. » Nicolas Louvet, du bureau d’études 6T, le confir­me : « C’est le mode de transport métropolitain le plus rapide. On va à 19 km/h, contre 18 km/h en métro ou en voiture, 15 km/h à vélo, 5 km/h à pied. »

Pourtant, le vélo compte pour à peine 3 % des déplacements quotidiens en France (contre 10 % en Allemagne, 28 % aux Pays-Bas), piètre statistique que le plan vélo national du gouvernement, présenté en septembre, entend tripler d’ici à 2024. Il y a bien d’efficaces applications pour éviter ondées et routes dangereuses, de nouveaux modèles électriques (vélos rallongés ou cargos) pour embarquer enfants, courses et matériel. Mais manque l’essentiel : les aménagements de qualité (pistes cyclables, box sécurisés…) qui bouteraient hors des esprits la peur de l’accident et du vol.

Un hic, le prix

Parmi la dizaine de pratiquants sollicités, une bonne part a « pris une gamelle », « une portière », en tout cas l’habitude d’un gymkhana périlleux, sur engin rapide, hors pistes cyclables continues et protégées. Les métropoles mettent les bouchées doubles, traçant de nouveaux réseaux express – les 50 millions d’euros annuels du plan vélo devraient aider. « Le jour où les gens n’auront plus peur de mourir à vélo, ils s’y mettront. Il y a une appétence formidable », assure le président de la FUB, Olivier Schneider.

Oui, mais l’objet du désir est onéreux. Les VAE à 600 euros de la grande distribution ? Leurs batteries ne tiennent pas le coup, avertissent les spécialistes. « Il faut mettre 1 500 euros, admet Jérôme ­Valentin. Mais ensuite, c’est 17 centimes les 1 000 km ! » Pour que le désir devienne réalité, le patron de Cycleurope prépare une offre de location avec option d’achat – 25 euros par mois, entretien et assurance compris. La région Ile-de-France, aussi, y va de sa location longue durée, espérant mettre en selle 200 000 Franciliens à partir de septembre 2019.

Il est encore question d’élargir aux VAE la prime à la conversion des véhicules polluants, de pousser les employeurs à verser un « forfait mobilités durables » de 400 euros annuels…

« Outil de démotorisation des ménages, qui vient en suppression de la deuxième voiture, voire de la première en milieu urbain », selon l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, le vélo à assistance électrique mérite assistance financière. Sans trop le dire, pour éviter tout soupçon de renvoyer les pauvres au vélo du grand-père, les pouvoirs publics imaginent là une piste pour tous ceux qui se disent dépendants de l’essence – la part de la voiture étant prépondérante même pour les trajets domicile-travail inférieurs à 5 km.

« Presque tout le territoire se trou­ve à une dizaine de kilomètres de l’une des 3 000 gares, complète le président de la FUB. On ne pédalera pas 30 kilomètres pour aller travailler, mais, pour plein d’autres déplacements quotidiens, on peut économiser, à vélo électrique, les litres de carburant qui compensent la hausse des prix. » Dans le futur, les cyclistes seront les rois du pétrole.

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Banksy

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Tumblr en a fini avec le contenu pour adultes

tumblr

À compter du 17 décembre, les visiteurs de Tumblr ne verront plus aucune image pornographique sur les pages publiques de Tumblr. La décision est surprenante lorsque l’on connait l’importance de ce type de contenu pour la plateforme de blog. Les posts de type sexuel et montrant des corps dénudés seront, à quelques exceptions près, exclus.

L’annonce survient deux semaines après que l’application Tumblr a été retirée de l’App Store par Apple pour avoir hébergé du contenu pédopornographique. Si le porno est désormais interdit sur le site, de l’aveu même de l’équipe, tout type de nudité ne sera pas interdit. « Nous sommes conscients que Tumblr est aussi un lien d’expression libre dans les domaines des arts, vos relations, votre sexualité et votre parcours personnel ». Tumblr ne sera donc désormais plus l’auberge en libre-service de GIF, de photos ou de vidéos de sexe(s), mais il sera toujours possible de dévoiler des corps nus, pourvu que cela soit un tant soit peu artistique et que l’acte sexuel ne soit pas représenté.

À compter du 17 décembre, tous les posts sexuellement explicites seront automatiquement flagués afin d’être définitivement effacés des serveurs de la compagnie.

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Sexy - Vu sur internet : j'aime beaucoup

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Dans le RER D, avec les « oubliés » des trains du quotidien

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Par Éric Béziat - Le Monde

La SNCF lance, à partir de ce dimanche, une réorganisation de la ligne francilienne la plus fréquentée.

Il est 16 h 45. En ce mois de décembre, la nuit commence à tomber sur Boutigny, dans le sud de l’Essonne. Isabelle, agent de maîtrise, la cinquantaine, se trouve dans le RER du retour. « J’ai pris mon après-midi. Vous voyez à quelle heure je rentre à la maison ! Quand tout va bien, j’ai deux heures de trajet jusque chez moi depuis mon travail en Seine-Saint-Denis ; quatre heures de RER aller-retour au minimum dans la journée. Et ils vont me rajouter une correspondance ! »

« Ils », ce sont les décideurs de la ligne D du RER : la SNCF et son autorité organisatrice des transports, Ile-de-France Mobilités, une émanation de la région Ile-de-France. « Ils » ont fait le choix d’une profonde réorganisation, à compter du dimanche 9 décembre, de la plus fréquentée des lignes franciliennes de la SNCF, et du plus mal en point des cinq RER de la région capitale. Pour guérir le malade, il a été décidé de « débrancher » les trains directs vers Paris sur trois portions de la ligne après Corbeil, contraignant environ 9 000 voyageurs à une correspondance forcée, dont Isabelle.

« L’expérience RER D »

Il faut dire qu’il y a urgence à sauver les galériens du quotidien. Le RER D, avec ses 194 km de voies qui traversent l’Ile-de-France du Nord au Sud, est en souffrance. Selon le dernier bilan (daté de novembre) de la régularité des transports en Ile-de-France, 18 % des RER de la ligne D ont plus de cinq minutes de retard.

La situation atteint des niveaux catastrophiques sur la portion sud de la ligne, si complexe avec ses cinq bifurcations et son nœud ferroviaire autour de Corbeil-Essonnes. Là-bas, vous pouvez être sûr que, dans un train sur trois, le voyage ne se passera pas comme prévu. Et vous avez de la chance si votre RER roule. En effet, 10 % des rames dans cette zone sont régulièrement supprimées.

Voilà pour les statistiques. Un simple parcours le long de la ligne autour de Corbeil-Essonnes, un vendredi soir, donne probablement une meilleure idée des problèmes que les chiffres les plus spectaculaires. Nous avons justement rendez-vous, ce jour-là, avec des usagers en colère, mais un « accident de personne » nous met en retard de quarante-cinq minutes et, surtout, nous fait vivre « l’expérience RER D ».

Abattement ordinaire

Il y a ce père de famille, à Evry, avec sa poussette, qui voit, incrédule, son cinquième train supprimé d’affilée ; cette dame qui s’est fait surprendre et a dû attendre deux heures, dans la petite gare de Ballancourt, son retour vers Paris ; et puis tous ces soupirs d’usagers, qui lèvent les yeux au ciel, ces insultes grommelées, qui témoignent d’un abattement ordinaire.

« J’ai vu un jour une femme s’effondrer en pleurs sur le quai à Juvisy, raconte l’un de ces aventuriers pendulaires. Elle avait un rendez-vous à Paris crucial pour son avenir. Elle n’a pas pu s’y rendre. »

Il faut donc « débrouiller le plat de nouilles », comme l’explique Grégoire Forgeot d’Arc, le directeur de la ligne D, évoquant la complexité du réseau dans sa partie sud. La philosophie du projet est la suivante : en ne gardant que deux embranchements principaux et en isolant les portions les plus problématiques et les moins fréquentées (environ 3 % des voyageurs de la ligne sont concernés), on rend le système plus robuste et on peut mettre des navettes ferroviaires plus efficaces sur les lignes débranchées.

« On nous provincialise »

« Ce projet est né après une engueulade monumentale dans le bureau de Manuel Valls, en 2015, narre un bon connaisseur du dossier. [A l’époque], le premier ministre et maire d’Evry voulait des résultats rapides pour la ligne de sa ville, mais Alain Krakovitch, le patron du Transilien, et Julien Dehornoy, le directeur de la ligne D d’alors, aujourd’hui conseiller de la ministre [chargée] des transports [Elisabeth Borne], ne lui proposaient que des solutions classiques, à horizon de quinze ans, avec travaux sur l’infrastructure. »

Grâce à cet aggiornamento, la SNCF promet 25 % de retards en moins et quatre fois moins de trains supprimés autour de Corbeil.

Dans le sud de l’Essonne, cela ne passe pas. La SNCF a eu beau multiplier les réunions d’explication et s’appuyer sur la rationalité d’études d’experts, le sentiment de défiance et de relégation prédomine. « On nous provincialise », constate Jacques Mione, maire sans étiquette de Ballancourt, 8 000 habitants, qui préside une association d’élus locaux opposés au projet.

Le sentiment d’être déconsidéré, dégradé, rejeté est très puissant et prend une résonance particulière, en plein mouvement des « gilets jaunes ». « La Fondation Jean-Jaurès a identifié une corrélation forte entre la distance à une gare et le vote protestataire d’extrême droite », note un ancien cadre du groupe public ferroviaire.

Incohérences liées à l’aménagement du territoire

Sur le terrain, l’inquiétude prend une dimension plus ­concrète. « Les gens se font du souci pour le prix de l’immobilier. Ici, la plupart des programmes neufs vantent la liaison directe avec Paris, relève Jean-Baptiste Rousseau, maire sans étiquette de Soisy-sur-Seine. Et les jeunes mères s’inquiètent d’une hausse des frais de garde. » « Quelques minutes de correspondance en plus, cela n’a pas l’air bien méchant, mais c’est sans compter le stress et la fatigue ajoutés », estime Jacques Vandeputte, président d’une association d’usagers dans le Val de Seine.

« La SNCF ne se préoccupe que de la ponctualité des trains, pas de la qualité et du temps total des trajets des usagers, s’agace Jean Féret, conseiller municipal de Mennecy, adhérent de toutes les associations d’usagers du RER D et infatigable pourfendeur du projet de refonte. Cette réorganisation revient à résoudre les problèmes de la SNCF sur la branche Malesherbes [cette portion de la ligne représente seulement 3 % des voyageurs, mais 25 % des pénalités pour manque de ponctualité que l’entreprise paie à la région], pas ceux des usagers. »

Ce qui irrite le plus les opposants, c’est le refus des décisionnaires d’amender leur projet. Cela les fait douter de la sincérité du discours sur la priorité donnée aux trains du quotidien. « On pourrait faire passer quelques rames directes par d’autres voies que celles strictement dévolues au RER, plaide M. Féret. Mais, côté SNCF, c’est niet. Je rappelle qu’à gare de Lyon, le RER D et ses 600 000 usagers quotidiens occupent quatre quais, quand les TGV – 120 000 voyageurs par jour – s’étalent sur vingt-quatre quais. »

Vers une hausse de la fréquentation

Il y a également une critique de fond à propos des incohérences liées à l’aménagement du territoire. « On n’a, en aucun cas, fait l’effort de mettre des emplois là où on mettait des habitants », affirme François Desmier, vice-président de l’association SaDur, qui regroupe des usagers mécontents du RER D. « Quatre-vingt-cinq pour cent des habitants travaillent en dehors de Ballancourt », confirme M. Mione.

Le schéma directeur d’Ile-de-France prévoit 70 000 nouveaux logements chaque année, dont 40 000 le long de la ligne D. De quoi faire augmenter la fré­quentation de la ligne au-delà de sa croissance actuelle de 3 % par an. Quand on sait que 1 % de hausse de passagers correspond à 0,2 % de ponctualité en moins, les mésaventures des usagers ne sont peut-être pas complètement terminées.

stade de france st denis

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Laetitia Casta

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Rue de la Gaité (hier soir) du côté de Bobino

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Photos : J. Snap

 

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Après un acte IV des « gilets jaunes » en léger recul, l’attente d’annonces de Macron

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Quelque 125 000 manifestants ont de nouveau battu le pavé, samedi. Des scènes de violences ont été observées, mais en proportion moindre qu’il y a une semaine.

Quelque 125 000 manifestants encore ce samedi 8 décembre, et des scènes de violences, mais en proportion moindre qu’il y a une semaine : après une quatrième journée de mobilisation – en léger recul – des « gilets jaunes », Emmanuel Macron va annoncer de nouvelles mesures en réponse à cette crise mettant son quinquennat à l’épreuve.

Selon le premier ministre Edouard Philippe, « le temps du dialogue est là » et « il faut désormais retisser l’unité nationale », mise à mal par cette fronde populaire inédite. Le président de la République « s’exprimera » – peut-être lundi – et « il lui appartiendra de proposer les mesures » pour permettre « à l’ensemble de la nation de se retrouver et d’être à la hauteur des enjeux », a annoncé le chef du gouvernement au terme d’une visite au ministère de l’intérieur en fin de journée.

Tirs de gaz lacrymogènes aux abords des Champs-Elysées, vitrines brisées sous les lumières de Noël et des voitures brûlées à Paris, mais aussi heurts et dégradations en région à Bordeaux, Toulouse, Marseille et encore Nantes, et toujours des blocages sur les routes : les images de samedi ont une nouvelle fois marqué les esprits.

1 385 personnes interpellées, 975 gardes à vue

Mais elles sont sans commune mesure avec les scènes de guérilla urbaine à l’Arc de Triomphe et dans plusieurs quartiers huppés de la capitale qui avaient été observées une semaine plus tôt et avaient stupéfié dans le monde entier.

La maire de Paris Anne Hidalgo (Parti socialiste, PS) a cependant déploré lors de cet « acte IV » « des scènes de chaos » et des « dégâts incommensurables » pour l’économie et l’image de la ville. « De nombreux Français, notamment des commerçants, ont connu un nouveau samedi noir », a déclaré de son côté le chef de file des Républicains (LR) Laurent Wauquiez.

Il y a eu sur l’ensemble du territoire 11 000 manifestants de moins que le 1er décembre. Un dispositif « exceptionnel » de sécurité avait été prévu, avec 89 000 membres des forces de l’ordre déployés sur l’ensemble du territoire, dont 8 000 à Paris où ils étaient appuyés par quatorze véhicules blindés à roue, déployés pour la première fois de leur histoire dans la capitale. La Tour Eiffel, le Louvre et de nombreux commerces sont restés fermés.

Les contrôles avaient été multipliés en amont des rassemblements, et 1 385 personnes avaient été interpellées au total en fin de journée ; 975 gardes à vue ont été enregistrées. En outre, selon un bilan national provisoire de la direction générale de la santé, « 179 personnes blessées ont été prises en charge sur tout le territoire par les équipes médicales des hôpitaux ».

« A toutes les forces de l’ordre mobilisées aujourd’hui, merci pour le courage et l’exceptionnel professionnalisme dont vous avez fait preuve », a tweeté, en fin de soirée, le président de la République, Emmanuel Macron. Dans la soirée, le ministre de l’intérieur Christophe Castaner s’est, lui, félicité qu’« un point d’arrêt [ait] été mis à l’escalade de la violence » et que la « dynamique des casseurs » ait été « brisée ».

Motion de censure contre le gouvernement

Un millier de « gilets jaunes » belges ont également défilé à Bruxelles, où 400 personnes ont été arrêtées et un policier a été blessé.

En parallèle et très majoritairement dans le calme, des milliers de personnes ont participé à des marches pour le climat dans plusieurs villes, dont une partie portant des gilets jaunes, avec des slogans appelant à lutter dans un même élan contre « l’urgence climatique » et l’urgence sociale.

Cible récurrente des manifestants, à coup de « Macron démission », le chef de l’Etat, qui n’a pas pris la parole publiquement depuis le 1er décembre, est resté pour cette nouvelle journée de mobilisation dans le palais présidentiel, entouré d’un imposant dispositif de protection. Il a laissé jusqu’alors Edouard Philippe monter au front, devant le Parlement et les médias.

Le chef de file de La France insoumise (LFI), Jean-Luc Mélenchon, a, lui, de nouveau évoqué samedi « la dissolution » de l’Assemblée nationale, qui « s’approche comme une issue paisible, raisonnable et tranquille » à la crise. « Les trois quarts des revendications des “gilets jaunes” sont dans notre programme », a-t-il aussi assuré, alors que le mouvement est rétif à toute classification sur l’échiquier politique.

Députés LFI, communistes et socialistes doivent déposer, lundi, une motion de censure contre le gouvernement, qui devrait être débattue mercredi ou jeudi ; elle n’a toutefois aucune chance d’être adoptée.

Concertation

Depuis la Belgique, la présidente du Rassemblement national (RN) Marine Le Pen, qui souhaite aussi une dissolution du Palais-Bourbon, a demandé à Emmanuel Macron des « réponses fortes » à la « souffrance » des « gilets jaunes ».

Trois mois et demi de concertation doivent démarrer samedi prochain dans toute la France, avec syndicats, élus locaux et représentants du mouvement. Le gouvernement s’y est engagé afin de dégager des « mesures d’accompagnement justes et efficaces ».

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