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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

jeudi 15 février 2018

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Quand Dali, Warhol et Versace posaient pour le photographe Helmut Newton

PAR Fleur Burlet    

A New York, la galerie Guy Regal dévoile trente-trois clichés rares signés Helmut Newton, grand nom de la photographie de mode, connu pour ses portraits noir et blanc des plus grandes stars des années 1970 à 1990.

Un homme pose nu sur un canapé à imprimé panthère, étendu de tout son long, le regard fièrement planté dans l'objectif. Derrière lui, une pièce au décor opulent. Cet homme n'est autre que Gianni Versace, illustre créateur de mode et fondateur de la maison de couture éponyme, mort assassiné en 1997. Le photographe de mode allemand Helmut Newton le rencontre trois ans avant sa mort, dans sa résidence au Lac de Côme, en Italie.

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Gianni Versace, Lac de Côme, Italie, 1994 (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

Le fondateur de Versace fait partie des grands noms qui prennent la pose pour le photographe Helmut Newton, connu pour ses clichés noir et blanc léchés, aux côtés des artistes Salvador Dali et Andy Warhol, du créateur de mode Tom Ford ou encore de l'héritière Paloma Picasso. A New York, une belle rétrospective intitulée Naked With a Fur Coat ("nu avec un manteau de fourrure", en référence au style sexy du photographe allemand) se penche sur la carrière de l'artiste, disparu en 2004, connu pour ses campagnes iconiques pour les maisons Yves Saint Laurent ou Wolford.

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Andy Warhol (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

Organisée à New York par le galériste et antiquaire Guy Regal, cette exposition regroupe trente-trois tirages rares, pris lors des débuts de Helmut Newton à Berlin ou à l'apogée de sa carrière dans les années 70, lorsqu'il devient la coqueluche des magazines et grandes marques de mode. Sa signature ? Une vague aura S&M, et une prédisposition pour les postérieurs dénudés.

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"Naked With a Fur Coat", jusqu'au 2 mars 2018 à la galerie Guy Regal, The New York Design Center, 200 Lexington Avenue, New York.

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Paloma Picasso portant une robe Karl Lagerfeld, 1978 (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

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Deux mannequins pour Yves Saint Laurent, 1975 (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

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Salvador Dali au Meurice, Paris, 1973 (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

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Tom Ford et son chien pour "Vogue" (Photo Courtesy of Guy Regal from a Private Collection)

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Enquête : Les Kim, dictateurs de père et fils

Par Philippe Pons, Tokyo, correspondant - Le Monde

La dynastie Kim a mis la Corée du Nord en coupe réglée depuis 1948 et l’arrivée au pouvoir du fondateur du régime, Kim Il-sung. Son petit-fils, Kim Jong-un, a réussi, contre toute attente, à consolider sa position et se révèle un habile stratège.

Kim Jong-un avait moins de 30 ans lorsqu’il fut propulsé à la tête de la Corée du Nord à la suite de la mort soudaine de son père, en décembre 2011. Bien qu’héritier en titre depuis deux ans, il était loin d’avoir en main les leviers du pouvoir dans ce régime monolithique. Bien sûr, les analystes étrangers voyaient en lui un symbole de la continuité de la lignée des Kim – son grand-père, Kim Il-sung, fondateur du pays en 1948, puis son père, Kim Jong-il, désigné en 1994 –, mais tous pensaient qu’il serait vite manipulé par la vieille garde. Certains reprenaient volontiers les antiennes sur l’effondrement annoncé du régime, jugé « inévitable » voire « imminent » depuis vingt ans.

Six ans plus tard, non seulement celui-ci est toujours en place, mais le jeune dirigeant y a consolidé sa position. Après avoir éliminé avec force toute dissidence potentielle, il s’est même mué en chef de guerre, n’hésitant pas à défier les Etats-Unis. Dernière preuve en date : en dépit de la participation de la République populaire démocratique de Corée (RPDC) aux Jeux olympiques d’hiver de Pyeongchang, en Corée du Sud, il organise une parade militaire le 8 février – veille de l’ouverture des JO –, jour anniversaire de la création de l’armée populaire. Une parade perçue à Washington comme une manifestation supplémentaire de ses intentions belliqueuses.

Qui est vraiment Kim Jong-un ? Donald Trump, qui se dit prêt à mener contre son pays une attaque préventive, voire à le « réduire en cendres », voit en lui un « rocket man » lunatique. Son homologue russe, Vladimir Poutine, le perçoit plutôt comme « un acteur sagace » de la scène internationale, un leader capable de poursuivre une stratégie lancée il y a plus de vingt ans par ses aïeux pour se doter d’une force de dissuasion crédible. Aux yeux du président russe, il ne fait aucun doute que le leadeur nord-coréen a « objectivement gagné » ce pari en 2017.

De fait, même s’il paraît aventureux et brutal, Kim Jong-un est aussi un habile stratège. « S’il est un terme auquel il faut renoncer dans son cas, c’est le qualificatif “irrationnel” : il est parfaitement rationnel dans la logique qui est celle du régime depuis des décennies », assure Andreï Lankov, historien à l’université Kookmin à Séoul et auteur de nombreux livres de référence sur la RPDC. Dans une interview à la BBC, John Delury, professeur à l’université Yonsei, de Séoul, jugeait tout aussi « rationnelle » l’ambition de se doter de l’arme nucléaire « pour un pays confronté à une superpuissance hostile [les Etats-Unis] qui n’hésite pas à envahir des Etats pour renverser leur gouvernement ». De ce point de vue, Kim Jong-un s’est montré plus agressif que son père en accélérant les programmes nucléaires et balistiques : en six ans, il a ordonné quatre essais nucléaires, accompagnés, pour la seule année 2017, de trois tirs de missiles longue portée.

L’héritier mystère

Malgré tout, on en sait toujours aussi peu sur lui. Aucun dirigeant occidental ne l’a rencontré. Quant aux services de renseignement, ils peinent à cerner sa personnalité et à décrypter, par la même occasion, les rouages du régime. « La RPDC est le plus grand échec des services américains », constatait déjà il y a plusieurs années Donald Gregg, ancien membre de la CIA et ex-ambassadeur des Etats-Unis en Corée du Sud (1989-1993). Cette méconnaissance nourrit aujourd’hui les spéculations les plus fantaisistes à propos de Kim Jong-un. Son âge lui-même est incertain : sans doute 34 ans, dit-on.

KIM JONG-UN CULTIVE SA RESSEMBLANCE PHYSIQUE AVEC SON GRAND-PÈRE ET ENTEND RENOUER AVEC LA JOVIALITÉ DE SON AÏEUL

Selon sa tante maternelle Ko Yong-suk, réfugiée aux Etats-Unis depuis 1998, il fut un enfant turbulent et colérique. Pour le reste, son enfance demeure assez mystérieuse. Un élément important émerge néanmoins de son CV : a priori, il n’était pas destiné à devenir l’héritier. Dans la tradition coréenne, ce rôle revient en effet à l’aîné. Mais, à en croire le cuisinier japonais de son père – une des rares « sources » sur le profil psychologique du personnage –, il aurait été plus combatif que son grand frère. Son père l’aurait donc choisi comme successeur alors qu’il n’avait que 8 ans… L’influence de sa mère, Ko Yong-hui, prima donna de la troupe musicale Mansudae, aurait été déterminante dans cette désignation. Ko Yong-hui est morte en 2004 dans un hôpital parisien où elle était en traitement, mais le processus de succession était sur les rails.

Dans la dynastie des Kim, un héritier n’est pas censé le devenir uniquement par le sang, mais en raison de ses capacités. Alors que son père était supposé être né dans les « effluves de la poudre » sur les flancs du mont Paektu – volcan éteint du nord de la péninsule, haut lieu de la mystique nationaliste et de la guérilla contre les Japonais (années 1930 et 1940) –, la vie de Kim Jong-un avant son arrivée au pouvoir apparaît plus prosaïque. A l’adolescence, il passe quatre ans (1996-2000) dans un lycée de la ville suisse de Berne, sous un nom d’emprunt. Une expérience du monde extérieur dont il aurait, semble-t-il, gardé un goût pour le base-ball, les jeux vidéo et la musique pop.

De retour à Pyongyang, il intègre l’académie militaire, dont il sera diplômé en 2007. Il assume par la suite des fonctions dans l’appareil du Parti du travail et dans les structures de la sécurité de l’Etat. En septembre 2010, il apparaît pour la première fois sur une photo officielle à l’issue de l’assemblée des membres du parti. Excepté le cercle dirigeant, personne ne sait, à l’époque, qu’il est le successeur désigné.

Le « syndrome Kim Jong-un »

Quand son père meurt d’une crise cardiaque, fin 2011, Kim Jong-un est propulsé à la tête du pays alors que le processus de succession n’est pas encore achevé. En dehors de l’adoubement paternel, confirmé par un cercle restreint de dirigeants, il n’a guère d’atouts à faire valoir. Il n’a pas non plus de carrière militaire à son actif, un handicap majeur au sein d’un régime qui tire sa légitimité de la guérilla contre les Japonais. Autre point faible : il vivait en Suisse pendant les années noires de la famine, dans la seconde partie des années 1990 (près de 1 million de morts sur 24 millions d’habitants). Enfin, il est inconnu de la population comme de l’appareil du parti.

En dépit de son inexpérience, la machine de propagande l’aide à construire son image sur sa ressemblance frappante, et soigneusement cultivée, avec son grand-père Kim Il-sung (1912-1994). Il apparaît comme une sorte de réincarnation de ce « père de la nation » qui, lui aussi, avait accédé très jeune aux plus hautes responsabilités : même corpulence, même gestuelle, même large sourire, même voix grave… A la différence de son père, réputé froid et distant, Kim Jong-un entend renouer avec la jovialité de son aïeul. Le peuple le découvre serrant les mains et tapant dans le dos de ses interlocuteurs, s’asseyant par terre lors de ses visites sur le terrain histoire de bavarder avec des ouvriers ou des agriculteurs.

Tout le monde ignore pourtant ses traits profonds de caractère. Ce qui n’empêche pas – et facilite même, semble-t-il – l’émergence progressive d’un « syndrome Kim Jong-un » qui en fait, à l’étranger, la figure la plus énigmatique de la planète. Ne figurait-t-il pas, fin 2017, parmi les cinq personnalités de l’année du magazine Time ? A bien y regarder, ce « syndrome Kim Jong-un » est en réalité une expression forgée par les services de propagande de Pyongyang dans un petit livre en anglais, intitulé Supreme Leader Kim Jong-un in the Year 2012, pour décrire la supposée « stupeur » du monde devant l’apparition d’un tel « génie »…

« Entretenir la terreur »

Les mêmes services ne manquent pas non plus une occasion d’invoquer le passé. Ainsi, l’héritage de la lutte des partisans ayant combattu les Japonais est sans cesse ravivé par des rites commémoratifs identifiant la nation à la « lignée du mont Paektu » et appelant la population à afficher aujourd’hui la même détermination qu’à l’époque de la colonisation nippone. Plus que le marxisme-léninisme, le fondement du régime est bien ce nationalisme farouche, transmis de génération en génération.

Héritier de ce passé, Kim Jong-un sait en jouer pour orchestrer sa stratégie. « Plutôt que de se focaliser sur sa personnalité à partir d’éléments pour le moins aléatoires et sur ses déclarations incendiaires, il vaut mieux regarder ce qu’il a fait au cours de ces six années », estime Cheong Seong-chang, chercheur à l’Institut Sejong de Séoul, qui travaille actuellement à une biographie du jeune dirigeant. « Après six ans, il s’avère que son père a fait le bon choix, analyse pour sa part Andreï Lankov. Kim Jong-un s’est avéré habile, brutal si nécessaire, et même parfois plus que nécessaire, calculateur, plus pragmatique qu’idéologue en ce qui concerne l’économie, et plutôt bon stratège avec les cartes qu’il a en main. »

En dehors de son ascendance qui, par une sorte de « migration de l’âme » du fondateur à ses héritiers, est censée légitimer la poursuite de la dynastie, la détermination dont Kim Jong-un a su faire preuve sous une apparente jovialité a tenu un rôle déterminant dans la consolidation de son pouvoir : il a écarté sans états d’âme les personnes susceptibles de lui résister ou de lui faire de l’ombre.

Dans son entourage familial d’abord, avec l’exécution de son oncle par alliance puis l’assassinat de son demi-frère. Du côté de l’armée, ensuite, où il a limogé, banni ou fait exécuter des officiers suspectés d’être déloyaux, à commencer par le chef d’état-major, le général Ri Yong-ho (limogé en 2012), puis le général Hyon Yong-chol (limogé en 2014). Que sont-ils devenus ? Personne ne peut l’affirmer avec certitude. Les chefs d’état-major et les ministres de la défense se sont ensuite succédé à un rythme jamais vu en RPDC, afin d’assurer au dirigeant une loyauté sans faille de la part d’une armée soudain privée d’une partie des privilèges économiques obtenus du temps de son père et de redonner la primauté au parti.

« Ces purges ne sont pas un signe de faiblesse, mais au contraire de solidité. Kim Jong-un dispose désormais d’un pouvoir sans partage », assure Cheong Seong-chang. « Il doit entretenir la terreur pour se maintenir en éliminant les adversaires potentiels », abonde AndreÏ Lankov.

« Il délègue davantage »

Dans un rapport des Nations unies de 2014 sur les violations des droits de l’homme, la RPDC est accusée de crimes contre l’humanité. Selon Cheong Seong-chang, « Kim Jong-un a en fait procédé à moins de purges que son père au cours des six années écoulées (sans doute deux cents personnes) », mais il s’y est employé de façon plus spectaculaire. Après avoir épuré la hiérarchie militaire, il a rajeuni la structure sclérosée du parti. Ainsi, en octobre 2017, il a renouvelé un quart des cadres des instances dirigeantes (bureau politique, commission militaire centrale). « Plus confiant dans l’appareil, il délègue davantage : toutes les décisions importantes sont discutées dans les plus hautes instances du parti alors que père avait le goût du secret et décidait avec ses plus proches collaborateurs », poursuit le chercheur.

La peur n’est pas le seul levier auquel il a recours. Les intérêts bien compris de l’élite entrent aussi en jeu. Le système économique mis en place au fil des réformes entreprises depuis 2012, imbriquant dans un mélange inédit centralisme et initiatives privées, a permis un élargissement de l’élite traditionnelle (héritiers des partisans, apparatchiks, hauts gradés) à une couche d’entrepreneurs, de marchands et d’intermédiaires, ainsi que l’apparition d’un embryon de classe moyenne. Le fait d’avoir vécu un temps à l’étranger a sans doute joué dans la volonté de Kim Jong-un de faire sortir le pays de l’ornière économique. « Contrairement à son père, qui craignait qu’une libéralisation ne fragilise le régime, il n’a pas peur du marché », poursuit Cheong Seong-chang.

Parvenu au pouvoir, il a promis aux Coréens qu’ils n’auraient plus à « se serrer la ceinture », selon ses propres termes, soulevant une vague d’espoir. En six ans, l’atmosphère du pays, non seulement dans la capitale, vitrine du régime, mais aussi en province, a changé en profondeur. « L’arme nucléaire coûte moins cher que l’armement conventionnel, et Kim Jong-un a reconverti des usines travaillant pour l’armée en unités de production de biens de consommation qui se substituent peu à peu aux importations de la Chine », précise M. Cheong.

Dans le même temps, il a mobilisé la fierté nationale par ses avancées nucléaires et balistiques, présentées à la population comme une garantie contre les attaques : un discours porteur dans ce pays à la mentalité d’assiégé, où le rappel des horreurs de la guerre est incessant. Après l’effondrement de l’URSS et l’évolution de la Chine, la RPDC ne peut compter que sur ses propres forces pour se défendre, martèle la propagande.

« Les sanctions ont un effet limité »

D’après une enquête de l’Institut pour les études sur la paix et l’unification de l’université nationale de Séoul, 63 % des réfugiés nord-coréens en Corée du Sud estiment que la moitié de la population au Nord est favorable à Kim Jong-un, en particulier dans les jeunes générations, en raison d’une image plus moderne et des ouvertures offertes par les réformes. Si une autre partie de la population peut légitiment penser que l’arme nucléaire n’améliore pas un ordinaire très pénible (40 % des Coréens du Nord souffrent de malnutrition par manque de protéines, selon les Nations unies), le pays se dégage de la grisaille de la fin du règne du précédent : « Force est de constater que Kim Jong-un a redonné espoir à la population, que ses réformes économiques ont été un succès et qu’il tient le cap de sa politique d’avancée simultanée dans le domaine économique et défensif », admet un ancien diplomate sud-coréen.

Sans oublier que le pays demeure solidement tenu. « A court terme, on peut exclure une instabilité », estime Cheong Seong-chang. « Si un mécontentement se manifeste, prévient Andrei Lankov, il viendra de ceux qui nagent dans le courant de la nouvelle économie, de plus en plus affectée par les sanctions, mais il est vraisemblable qu’ils subiront en silence. »

Dans son bras de fer avec Donald Trump, ponctué d’échanges sur les grosseurs respectives de leurs boutons nucléaires, Kim Jong-un paraît plus déterminé que son père avant lui. « Il rend coup pour coup : une provocation de sa part entraîne des sanctions auxquelles il répond par une autre provocation », commente Paik Hak-soon, directeur du Centre de recherches sur la Corée du Nord à l’Institut Sejong à Séoul.

Pour ce dernier, le dirigeant de Pyongyang ne dévie pas de sa route, en dépit de l’irritation de Pékin : « Avançant sur la brèche comme l’a toujours fait le régime par le passé, il poursuit avec constance une stratégie risquée mais réfléchie. Il n’est pas opposé au dialogue, mais refuse de l’entamer aux conditions préalables – le renoncement à l’arme nucléaire – imposées par Washington. Même si elles commencent à avoir un impact, les sanctions ont un effet limité, et, sans une négociation parallèle, elles ne feront pas fléchir le régime. Ce ne fut pas le cas avec ses prédécesseurs, et ce ne sera pas le cas avec Kim Jong-un. » Ce qui ne facilitera pas le rôle de médiateur que le président sud-coréen, Moon Jae-in, aspire à jouer après la trêve olympique en vue d’une reprise du dialogue entre Pyongyang et Washington.

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ATAE YÛKI - MAISON DE LA CULTURE DU JAPON

ATAE YÛKI

Jusqu'au 3 mars 2018 -

Maison de la Culture du Japon à Paris 

Poupée de l'Histoire

La Maison de la Culture du Japon à Paris nous invite dans l’univers singulier de l’artiste japonais Atae Yûki à l’occasion de son 80ème anniversaire. Une sélection des œuvres les plus représentatives de ses presque 50 ans de carrière y seront exposées. Préparez-vous à voyager dans le Japon de l’ère Showa (1926-1989), le Japon d’après-guerre, celui de l’enfance d’Atae Yûki, le plus cher à son cœur. D’une manière intime il personnifie l’enfant qu’il a été, pauvre mais heureux et courageux malgré la misère préoccupante de l’époque, sous les traits de sculptures de tissus. L’artiste souhaite offrir un souffle d’espoir aux plus jeunes générations (du Japon et d’ailleurs) grâce à ce témoignage historique qui forme le cœur de son œuvre. Ces poupées de chiffon personnifient avec précision l’esprit de l’époque. Les expressions du visage ajoutées à des positions corporelles donnent instantanément vie à ses sculptures. On dénote une grande technique dans la construction, une précision dans les finitions qui font de ces assemblages de tissus de véritables chefs-d’œuvre. La figure de l’enfant revient systématiquement, et cela même dans les œuvres les plus récentes. La symbolique de la féérie reprend ces thèmes et se mêle magistralement à des scènes de vie quotidienne japonaises. Une exposition poétique à ne rater sous aucun prétexte.

Atae Yüki tries to pay tribute to his cultural and historical background. His dressed-up dolls are full of poetry and look almost alive.

MAISON DE LA CULTURE DU JAPON

101, quai Branly, 75015 Paris

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Espérance de vie en France : treize ans d’écart entre les hommes plus pauvres et les plus aisés

vieillesse

Par Jérémie Baruch, Elise Barthet

D’après les chiffres de l’Insee, l’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant.

Treize ans d’espérance de vie en plus ou en moins. C’est l’abîme qui sépare, en France, les 5 % d’hommes les plus riches des 5 % les plus pauvres, d’après la dernière enquête de l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), publiée mardi 6 février. Pour un niveau de vie moyen de 5 800 euros par mois, un homme peut espérer s’éteindre à 84 ans et quelques. Un seuil qui tombe à moins de 72 ans dès 470 euros par mois. Aux alentours de 1 000 euros, 100 euros supplémentaires représentent un gain de 0,9 an.

L’écart est moins important pour les femmes, mais ne disparaît pas pour autant. L’espérance de vie des plus modestes s’élève à 80 ans, contre un peu plus de 88 ans pour les mieux loties. Il est toutefois intéressant de noter qu’à partir de 1 300 euros mensuels, les femmes dépassent les hommes, même les plus aisés. Cela tient, selon l’Insee, à « des comportements plus favorables à une bonne santé », « un meilleur suivi médical, en particulier pendant la vie féconde », et « une durée de travail plus faible ».

En moyenne, les disparités entre les sexes tendent néanmoins à se réduire. Dans son bilan démographique annuel sorti le 16 janvier, l’Insee faisait remarquer que l’espérance de vie des hommes s’était remise à progresser depuis 2016, alors que celles des femmes accusait une légère baisse. « Elles ont adopté les comportements à risque masculins, le tabagisme en particulier », soulignait alors le géographe Laurent Chalard. Mais les données annuelles peuvent varier sensiblement selon la virulence des épidémies.

Le diplôme jouerait peu sur ces écarts, quels que soient les sexes. « Le niveau de vie en lui-même, en facilitant la prévention et l’accès aux soins, peut être la cause directe d’une bonne santé », note l’Insee. D’après une enquête de 2014, un adulte sur dix, parmi les 20 % les plus pauvres, avait renoncé à consulter un médecin pour des raisons financières. Mais causes et conséquences s’entremêlent souvent : une mauvaise santé peut aussi entraîner un faible niveau de vie en pesant sur les études et l’emploi.

Pour finir, l’espérance de vie varie assez nettement d’une région à l’autre. Toutes choses égales par ailleurs, c’est-à-dire en tenant compte du sexe, de l’âge, du niveau de vie et de la catégorie sociale, l’Occitanie et les Pays de la Loire se situent en tête du classement. Ce sont les Hauts-de-France qui finissent en queue de peloton.

Selon l’Insee, ces écarts pourraient s’expliquer par des différences culturelles, comportementales et environnementales (consommation d’alcool, habitudes alimentaires, pollution, etc.), ou encore être liés à l’offre de soins plus ou moins importante selon les régions françaises.

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Extrait d'un shooting - mode

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Télé-Macron ?

Le gouvernement s’apprête, dit-on, à réformer le statut de l’audiovisuel public. Pourquoi pas ? Entre dépendance manifeste et cote mal taillée, on a du mal à trouver la bonne distance entre l’exécutif et les chaînes de radio ou de télévision publique. Sarkozy nommait directement les patrons de chaînes. Hollande avait confié cette tâche au Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA). La deuxième procédure a le mérite d’introduire un tampon entre le pouvoir politique et la direction des chaînes. Las ! Certains, à La République en marche notamment, stigmatisent la lourdeur et l’opacité du processus de désignation. C’est un fait que la méthode actuelle donne libre cours à de byzantines manœuvres, qui ne sont pas toutes exemptes d’arrière-pensées politiques. Du coup, l’exécutif a trouvé une solution radicale : plutôt qu’une procédure garantissant imparfaitement l’indépendance, il envisage un système qui garantira la dépendance parfaite. Les dirigeants des chaînes seraient nommés par le conseil d’administration des entreprises concernées, lequel serait composé en majorité de membres désignés… par le Premier ministre. Halte à l’hypocrisie, vive le cynisme !

On remarquera que les deux nominations effectuées par le CSA sous Hollande peuvent difficilement être imputées à l’influence des socialistes. Mathieu Gallet avait travaillé dans des cabinets de droite ; Delphine Ernotte venait du privé et n’est pas plus socialiste que Bernard Arnault ou Stéphane Richard. Le système actuel est sans doute imparfait mais il a donné la preuve qu’il protégeait les directions de chaînes d’une intervention politique directe. Pourquoi le changer ? La question se pose. D’autant que le CSA a montré qu’il ne couvait pas abusivement les dirigeants qu’il nommait : il vient de congédier sans cérémonie Mathieu Gallet, après l’avoir nommé, pour une raison d’éthique qu’il est difficile d’imputer à une subreptice manœuvre partisane, mais bien plus au souci d’exemplarité. Sous Sarkozy, le président nommait lui-même. Sous Macron, ce sera peut-être le Premier ministre. On passe de l’ancien monde au nouveau…

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