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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 10 juin 2018

Extrait d'un shooting - nu

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On sait qui va réaliser le calendrier Pirelli 2019

Voilà 54 ans que Pirelli place ses calendriers publicitaires au rang d’œuvres d’art. Depuis le tout premier, sorti en 1964, les photographes du monde entier se sont succédés derrière la caméra pour immortaliser les tops les plus en vue du moment. Albert Watson a été choisi pour capturer les 12 clichés de l'édition 2019, succédant ainsi à Karl Lagerfeld, Annie Leibovitz et Helmut Newton. Le photographe écossais a annoncé la bonne nouvelle sur son compte Instagram, le 7 juin.

À 76 ans, l’artiste est connu pour ses nombreuses photos de personnalités, à l'instar de Kate Moss, Alfred Hitchcock ou encore Steve Jobs. Il est également l’auteur de l’affiche de Kill Bill avec Uma Thurman.

Pour le moment, aucune autre information concernant l'objet tant attendu n’a été dévoilée. « Le calendrier a été photographié en avril tout autour des États-Unis. Le casting et le concept seront dévoilés en temps voulu », pouvait-on lire dans un communiqué publié par la marque de pneumatique. Patience.

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Les Parisiennes

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samedi 9 juin 2018

Hommage à Johnny Hallyday à l'Eglise de la Madeleine...

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DSC_8168Photos ci-dessus prises ce 9 juin 2018

Le 15 juin prochain, Johnny Hallyday aurait fêté ses 75 ans. A cette occasion, les fans ont souhaité organiser un hommage à la mémoire de leur idole dans un lieu devenu symbolique pour eux : l'église de la Madeleine. L'édifice est en quelque sorte, un lieu de pèlerinage, pour les admirateurs de la star qui ne peuvent pas se rendre à Saint-Barth pour se recueillir sur la tombe du rockeur. Ainsi, le 15 juin, une célébration et une messe anniversaire en hommage à Johnny seront organisées : des airs seront joués à l'orgue, au piano ou encore au violon, des titres interprétés par le chanteur Chris Evans et la chorale de la Madeleine.

Des rumeurs laissaient entendre qu'un membre de la famille de Johnny Hallyday sera présent pour cette messe anniversaire. Et elles étaient vraies. Ce ne sera aucun des enfants ou petits-enfants ni la veuve du Taulier, mais son cousin : Michael Ketcham Hallyday. La star et le cousin ont été élevés ensemble par leur grand-mère. S'ils se sont éloignés avec le temps, les deux hommes se considéraient comme des frères de cœur.

En mars dernier, Michael Ketcham Hallyday se livrait au micro de RTL : « Johnny, je l’ai toujours considéré comme mon grand frère, il s’est toujours conduit avec moi comme si j’étais son petit frère ». Il se disait également peiner par la bataille juridique que se livre Laura Smet, David Hallyday et Laeticia Hallyday au sujet de l'héritage de Johnny. Il ajoutait : « tout ce que j’espère c’est que tout se règle dans le calme, l’harmonie et l’amour ».

 

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Même le samedi les contrôleurs du stationnement payant sont de sortie...

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Photos prises rue des Volontaires - 75015 Paris ce 9 juin 2018

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Les femmes s'exposent...

La première édition du festival LES FEMMES S’EXPOSENT ouvrira ses portes à Houlgate avec 3 journées de lancement les 8, 9, 10 juin et jusqu’au 16 juillet 2018 avec :

13 expositions en extérieur et 1 en intérieur.

4 prix qui récompenseront des travaux dans des domaines différents (appels à candidatures à venir).

3 projections de réalisatrices ou femmes photographes.

LA PROGRAMMATION ET LES PRIX SERONT ANNONCES EN DEBUT D’ANNEE

Nous vous attendons avec impatience pour cette première édition qui a pour but de rassembler tous les publics : presse, professionnels de l’image, amateurs, touristes et visiteurs de toute la France ainsi que les scolaires de la région.

http://www.lesfemmessexposent.com/#

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Carte blanche à la première édition du Festival “Les Femmes s'exposent” qui démarre ce week-end à Houlgate sur notre compte @polkamagazine. ---

“Afflictions”

Ce tronc symbolise l’excision ; au-delà de la cicatrice, c'est une blessure, une humiliation faite aux femmes.

© Kani Sissoko.

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https://www.instagram.com/explore/tags/lesfemmessexposent/

https://www.facebook.com/femmessexposent/

https://twitter.com/femmessexposent/

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Nécrologie : Le photographe David Douglas Duncan est mort

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Par Claire Guillot - Le Monde

L’Américain, grande figure de la photo de guerre et proche de Pablo Picasso, est décédé jeudi à l’âge de 102 ans.

Il a traversé trois guerres, comme soldat ou comme reporter pour le magazine Life. Il a parcouru le monde, de la Russie à l’Iran, à bord de sa flamboyante Mercedes SL aux ailes papillon, souvent accompagné de son petit chien Yo-Yo. Il a photographié les dernières années de la vie du peintre Picasso, dont il fut proche. Il avait la classe de Gary Cooper, et sa vie, très longue, a ressemblé à un incroyable film d’aventures. Le photographe américain David Douglas Duncan, dit « DDD », est mort le 7 juin à l’âge de 102 ans, à Grasse (Alpes-Maritimes). Ce pionnier de la photographie de guerre, auteur de vingt-huit livres, était aussi connu pour son caractère entier et bien trempé, qui n’empêchait pas l’émotion de, parfois, le déborder.

Né le 23 janvier 1916 dans le Midwest à Kansas City, DDD avait commencé par des études d’archéologie en Arizona. Mais, dès ses débuts, sa vie est marquée par l’instinct du scoop. Armé d’un appareil photo que lui a offert sa sœur pour ses 18 ans, il se précipite pour prendre des images de l’incendie qui ravage l’Hôtel Congress à Tucson, en 1934. Il photographie alors un drôle de client qui insiste auprès des pompiers pour récupérer sa valise laissée dans une chambre. Le lendemain, DDD apprendra qu’il s’agissait de John Dillinger, l’ennemi public numéro 1, le braqueur de banques le plus célèbre du pays, arrêté avec sa bande ce jour-là.

David Douglas Duncan va collaborer à plusieurs journaux américains, mais c’est la seconde guerre mondiale qui lancera vraiment sa carrière et le marquera à jamais : incorporé dans l’armée en 1942, il rejoint le corps des marines comme photographe de guerre dans le Pacifique. En 1946, dès son retour à la vie civile, il est embauché au magazine Life. De ces longues années passées comme soldat, DDD gardera une émotion à fleur de peau – sa voix tremblait dès qu’on évoquait ses camarades morts au combat – mais aussi une raideur toute militaire : il goûtait peu aux tenues débraillées, et il est connu pour avoir violemment giflé, sans un mot, un éditeur photo coupable d’avoir oublié de lui envoyer un magazine…

Une plume lyrique

Ce rapport si intime à la guerre lui a fait publier des livres très personnels, servis par une plume lyrique. This is War !, son premier ouvrage, publié en 1951, après sa couverture de la guerre de Corée pour Life, est novateur non seulement pour ses images, mais aussi pour sa mise en page – blancs soigneusement calculés, ruptures de rythme, photos en rafales qui composent comme une bande dessinée. Le texte introductif est précis, mais David Douglas Duncan laisse ensuite les images s’épanouir, sans folio, sans légende, pour « montrer toutes les guerres à travers cette guerre ».

« JE VOULAIS MONTRER CE QUE LA GUERRE FAIT À UN HOMME. MONTRER QUELQUE CHOSE DE LA CAMARADERIE QUI LIE LES HOMMES ENSEMBLE QUAND ILS COMBATTENT UN PÉRIL COMMUN »

Il cherchera toujours à montrer les conflits à travers le visage des hommes : celui du caporal Leonard Hayworth, strié de larmes d’impuissance lorsqu’il découvre qu’il est à court de munitions pendant la guerre de Corée. DDD traite en revanche souvent les morts de façon indirecte – mais glaçante – par des pieds qui dépassent d’un camion, des corps dans des sacs. Dans l’introduction du livre, il écrit :

« Je voulais montrer ce que la guerre fait à un homme. Montrer quelque chose de la camaraderie qui lie les hommes ensemble, quand ils combattent un péril commun. »

Il signera deux autres livres sur la guerre, plus rageurs, et très engagés, au moment de la guerre du Vietnam : I Protest (1968), réquisitoire contre la politique belliciste américaine, vendu sous forme d’un livre de poche à 1 dollar et écoulé à 250 000 exemplaires, suivi de War Without Heroes (1970). Il y écrit : « C’est une guerre qui a coûté plus de vies que celles perdues en Corée, une guerre qui a réduit en miettes le pouvoir du président des Etats-Unis et lui a coûté son poste. C’est une guerre qui a fracturé les structures de notre société à un tel point qu’il faudra toute une nouvelle génération pour la soigner. Et quand bien même, rien ne sera plus jamais pareil. »

Trois livres consacrés à ses chiens adorés

La guerre n’est pourtant qu’un aspect de la longue carrière de DDD. « Je n’en ai pas eu marre de la guerre, disait-il. La guerre, elle, n’en a jamais marre ! Mais je suis photographe, je suis curieux de tout, c’est ma nature. » Il s’est intéressé à la politique, et en a tiré un autre titre remarquable, Self-Portrait : USA (1969). Il y met face à face les républicains et les démocrates pendant leur convention nationale, avec une vision des à-côtés de la politique originale pour l’époque : les militants qui s’enflamment et s’empoignent, les familles des candidats anxieuses, les hippies qui protestent, les policiers armés jusqu’aux dents…

Il a fait des images au Moyen-Orient, en Russie, en Iran, dans la bande de Gaza ou en Irlande, passant sans sourciller d’un sujet léger à un conflit, d’une publicité à un long reportage. Il résumait ainsi son métier de reporter : « Parfois, un sacré business. Et tous les jours, une vie fabuleuse ! » Parmi ses nombreux ouvrages, pas toujours inoubliables, il en a consacré trois à ses chiens adorés. Yo-Yo, kidnappé par des malfrats puis récupéré après nombre de péripéties. Ou Lump, le basset qu’il a offert à Picasso et qui a servi plusieurs fois de modèle à l’artiste. C’est lui aussi qui a mis en rage Henri Cartier-Bresson en publiant un livre sur le maître français, qui avait horreur d’être pris en photo, à partir des images tirées d’une seule brève rencontre avec lui.

IL A FAIT DES IMAGES AU MOYEN-ORIENT, EN RUSSIE, EN IRAN, DANS LA BANDE DE GAZA OU EN IRLANDE, PASSANT SANS SOURCILLER D’UN SUJET LÉGER À UN CONFLIT, D’UNE PUBLICITÉ À UN LONG REPORTAGE

Féru de technologie, le photographe est un des premiers à avoir adopté les objectifs Nikkor sur son Leica, juste avant la guerre de Corée, contribuant à leur popularité. Et les objets qu’il a touchés semblent s’être transformés en or : son appareil photo Leica, un M3D modifié, s’est vendu aux enchères pour 1,68 million d’euros en 2012, ce qui en fait l’un des plus chers de l’histoire. Parmi ses attributs mythiques, il y a aussi sa Mercedes SL noire qu’il avait reçue en cadeau du constructeur allemand après un reportage publié dans Sports Illustrated. A bord du bolide, DDD a parcouru plus de 450 000 kilomètres.

Picasso dans son bain

En France, DDD a surtout été connu pour sa longue amitié avec Picasso, qu’il a photographié intensément. C’est Robert Capa qui lui a fait rencontrer le peintre que DDD surprendra dans son bain en 1956, et qu’il immortalisera ainsi. Comme Picasso, DDD vivait dans le sud de la France et jusqu’à la mort de l’artiste en 1973, ils se voyaient fréquemment, se donnant du « Maestro » et du « Ismael ». David Douglas Duncan a consacré huit livres à l’artiste, qu’on voit au travail, en famille, faisant l’idiot.

David Douglas Duncan, qui a confié ses archives à l’université du Texas à Austin, a régulièrement exposé ses œuvres, et a eu les honneurs du Festival de photojournalisme de Perpignan pour les vingt ans de la manifestation. De cette vie trépidante, le vieil homme voûté racontait, sans se lasser : « Je n’ai jamais regretté quoi que ce soit. J’ai eu tellement de chance ! »

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Extrait d'un shooting - la salopette

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Derrière les sourires de façade, un sommet du G7 marqué par les divisions

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Par Marc Semo, La Malbaie, envoyé spécial, Gilles Paris, Washington, correspondant, Arnaud Leparmentier, New York, correspondant - Le Monde

Lors de la réunion des chefs d’Etat et de gouvernement, les Etats-Unis opposent au multilatéralisme de ses alliés la doctrine de « l’Amérique d’abord ».

Les images sont celles de tous les G7, avec les chefs d’Etat ou de gouvernement des sept principales puissances économiques et démocratiques (Etats-Unis, Allemagne, France, Royaume-Uni, Italie, Canada, Japon), souriant et prenant la pose pour la photo de famille en compagnie de l’hôte du sommet, le premier ministre canadien Justin Trudeau, devant le paysage somptueux du Saint-Laurent. Mais ce G7, marqué par des tensions sans précédent, du fait de la multiplication des mesures unilatérales américaines, notamment en matière commerciale, n’est pas comme les autres.

Faute de pouvoir faire l’impasse sur la réunion, Donald Trump, dernier arrivé vendredi 8 juin à la mi-journée, a décidé de réduire au maximum sa présence sur place. Il en repartira dès samedi matin, au prétexte du sommet historique prévu le 12 juin à Singapour avec le dirigeant de la Corée du Nord, Kim Jong-un. Le président des Etats-Unis, qui n’apprécie guère cette instance, symbole d’une coopération multilatérale qu’il abhorre, n’assistera donc pas à la séance consacrée au réchauffement climatique.

La réintégration de la Russie

Le locataire de la Maison Blanche est pour la première fois face aux dirigeants des six autres pays depuis qu’il a frappé leur acier et leur aluminium de tarifs douaniers renforcés. Ses partenaires sont unanimes à dénoncer le protectionnisme américain et ne cachent pas leur irritation pour les foucades du milliardaire, qui s’est montré combatif dans une série de messages publiés jeudi et vendredi matin sur son compte Twitter, ciblant notamment le marché laitier canadien, qui priverait les agriculteurs américains d’importants débouchés. Promettant de « rectifier les accords commerciaux injustes » avec les autres membres du G7 qui pénalisent, selon lui, les Etats-Unis, et en l’absence de consensus, il a assuré :

« Nous nous en sortirons encore mieux. »

En quittant la Maison Blanche pour la base militaire d’Andrews, vendredi matin, il avait ajouté une petite provocation en plaidant pour la réintégration de la Russie de ce conclave, d’où elle a été écartée en 2014 à la suite de l’annexion de la Crimée, qui a entraîné des sanctions américaines et européennes. « Ils ont expulsé la Russie, ils devraient réintégrer la Russie. Parce que nous devrions avoir la Russie à la table de négociations », a-t-il lancé. Rapidement, les Européens ont enterré l’idée. « Un retour de la Russie dans le format G7 n’est pas possible tant que nous ne verrons pas de progrès substantiels en relation avec le problème ukrainien », a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel. Le chef du gouvernement populiste italien, Giuseppe Conte favorable à un rapprochement avec Moscou, a approuvé cette position commune.

LORS DE LA RÉUNION, LA COMMISSION A PRÉPARÉ LES CHIFFRES À UTILISER POUR QUE LES EUROPÉENS AIENT TOUS LES MÊMES DONNÉES À OPPOSER À CELLES DE DONALD TRUMP

« Ce qui m’inquiète le plus, est de voir que l’ordre mondial, basé sur des règles communes, se retrouve défié non par les suspects habituels, mais, de façon surprenante, par son principal architecte et garant : les Etats-Unis », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk, lors d’un point de presse, vendredi matin aux côtés du président de la Commission, Jean-Claude Juncker. MM. Juncker et Tusk, arrivés en avance, se sont concertés la veille avec Justin Trudeau. Il fallait maintenir l’unité de tous face à Donald Trump et éviter que la réunion ne déraille d’entrée de jeu. La première séance sera donc consacrée à l’économie, l’intelligence artificielle, l’éducation, des sujets généraux, avant d’aborder le vif du sujet, le commerce, au cours de la seconde session.

Coordonner les positions

Emmanuel Macron est sur la même ligne et il a pris l’initiative de convoquer, à 10 h 30 vendredi matin, une réunion des dirigeants Européens présents. Juste avant que Jean-Claude Juncker rencontre le premier ministre italien Giuseppe Conte, dont c’est la première sortie internationale. M. Juncker l’a amadoué, expliquant que la Commission examinerait son budget et lui a rappelé que Bruxelles et Rome mènent le même combat sur l’immigration.

Hors de question, en revanche, de ne pas faire front commun sur le sujet du commerce. Lors de la réunion, la Commission a préparé les chiffres à utiliser pour que les Européens aient tous les mêmes données à opposer à celles de Donald Trump. Teresa May est prête à jouer le jeu, sans doute encore plus humiliée que les autres qu’on lui impose des droits de douane au nom de la sécurité nationale. Tant pis pour la relation spéciale.

L’objectif est aussi de coordonner les positions, notamment en ce qui concerne le projet de communiqué final sur le quel travaillent encore les sherpas. La réunion pourrait s’achever sans texte commun ou avec un texte a minima ponctué de nombreuses exceptions ou même par une simple déclaration de la présidence canadienne. Déjà, à Taormine (Sicile), l’an dernier, le communiqué final du G7 – long d’à peine six pages – prenait acte du refus américain de s’engager sur la question du climat, mais les 39 autres points étaient signés par tous. Les divergences cette fois sont encore plus fortes. En prendre acte serait de l’aveu de la chancelière Angela Merkel « un signe d’honnêteté ».

« Le pire serait un communiqué avec des formulations qui ne correspondent pas ou qui restent en deçà de nos attentes », a relevé l’Elysée. Lors de leur réunion commune, les leaders européens ont fixé leurs lignes rouges, s’engageant à refuser toute formulation à propos du commerce international qui ne fasse par référence « à des règles collectives » ainsi qu’au rôle de l’Organisation mondiale du commerce, deux défis ouverts aux positions américaines. Il est aussi hors de question d’accepter que le communiqué ne mentionne pas explicitement l’accord de Paris sur le climat ou de formulation remettant en cause l’accord sur le nucléaire iranien. Les conclusions du G7 n’ont aucune portée normative, mais cette bataille est symbolique.

Trump peu enclin au compromis

Quand le sommet a commencé à la mi-journée, Donald Trump a voulu attaquer bille en tête sur le commerce, mais comme prévu, Justin Trudeau lui a expliqué qu’on aborderait le sujet ensuite au déjeuner de travail. M. Trudeau a introduit le sujet, tandis qu’Angela Merkel a pris la parole, particulièrement remontée. S’ensuivit la prise de parole de Donald Trump, qui s’est lancé dans un long monologue de 15-20 minutes, étalant crûment ses griefs contre ses partenaires, se plaignant des déficits, accusant ses prédécesseurs d’avoir très mal négocié.

« Un déballage sans précédent dans un tel sommet, mais il a eu le mérite de mettre les problèmes sur la table », a commenté un diplomate français. Les dirigeants se sont regardés, ont levé les yeux au ciel, avant de regarder leurs chaussures. Emmanuel Macron a ensuite pris la parole, expliquant au président américain que les décisions unilatérales prises en fin de soirée ne pouvaient pas fonctionner. Et que ses chiffres étaient faux.

Entre Donald Trump et Emmanuel Macron, les relations ne sont plus ce qu’elles étaient, mais ce n’est pas non plus la rupture. Dès son arrivée au sommet, le locataire de la Maison Blanche a voulu rencontrer le Français pour un tête-à-tête de dix minutes, puis ils se sont revus à nouveau en fin de journée, pour un véritable entretien. « Nous avons eu un début de discussion sur des sujets d’actualité comme le commerce, qui ont permis de lever, je crois, beaucoup de possibles malentendus », a affirmé le président de la République. « C’est mon ami », a clamé de son côté l’Américain, qui promet un mystérieux résultat « positif » du sommet.

La présidence canadienne du sommet croit toujours possible d’élaborer un consensus sur trois thèmes : la pollution plastique des océans, l’éducation des filles et la lutte contre les ingérences étrangères dans les processus démocratiques.

« LES ORGANISATIONS MULTILATÉRALES INTERNATIONALES NE VONT PAS DÉTERMINER LA POLITIQUE AMÉRICAINE »

LARRY KUDLOW, CONSEILLER ÉCONOMIQUE DE DONALD TRUMP

Le fossé n’en reste pas moins immense. Sur le fond, Donald Trump est de moins en moins enclin au compromis. Sa combativité s’appuie sur les excellents résultats enregistrés ces derniers mois par l’économie américaine qui, selon lui, valident sa stratégie de « l’Amérique d’abord ».

« Les choix politiques sont bons et j’ai espoir que nos partenaires du G7 vont en prendre note », a assuré son conseiller économique, Larry Kudlow, au cours d’un briefing avec la presse, mercredi 6 juin, dressant un bilan accablant du commerce mondial, qualifié de « bazar ». « L’Organisation mondiale du commerce, par exemple, est devenue complètement inefficace. Et même quand elle prend des décisions, les pays importants ne les respectent même pas », a estimé M. Kudlow, clamant que « les organisations multilatérales internationales ne vont pas déterminer la politique américaine. Je pense que le président l’a dit très clairement. »

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Maurizio Cattelan

maurizio

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