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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

lundi 13 novembre 2017

In memorem : BATACLAN

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bataclan (2)Photos : J. Snap

Deux ans après, la France rend hommage aux victimes du 13-Novembre

Emmanuel Macron se rend lundi sur les six lieux des attaques djihadistes qui ont fait 130 morts à Paris et Saint-Denis.

Le président de la République Emmanuel Macron rend hommage lundi matin aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis en se rendant sur les six lieux des attaques. Le chef de l’Etat sera accompagné notamment de son prédécesseur François Hollande.

Ses déplacements suivront chronologiquement les attaques, en commençant à 9 heures par le Stade de France, aux côtés notamment des élus locaux et régionaux. Il se rendra ensuite devant les restaurants et bars parisiens Le Carillon, Le Petit Cambodge, La Bonne Bière, le Comptoir Voltaire, la Belle Equipe et enfin au théâtre du Bataclan.

Lâcher de ballons

Sur chaque lieu, en présence de familles des victimes, le président se recueillera devant la plaque commémorative pour une minute de silence et déposera une gerbe pendant que le nom des personnes tuées sera scandé par un message enregistré. Vers midi le chef de l’Etat se rendra sur la place de la mairie du 9e arrondissement où l’association de famille de victimes Life for Paris organise une cérémonie se terminant par un lâcher de ballons, comme ce fut le cas en 2016.

Le 13 novembre 2015, la France avait été frappée par les pires attaques terroristes de son histoire. Neuf tueurs font 130 morts et plus de 350 blessés à Paris, dans la salle de concert du Bataclan (90 morts), aux terrasses de plusieurs bars et restaurants (39 morts) et près du Stade de France (1 mort). L’organisation Etat islamique a revendiqué ces attentats.

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Semaine Européenne pour l'Emploi des Personnes Handicapées

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Miss Tic actuellement à la Galerie Lelia Mordoch

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In memorem : Le Bataclan il y a deux ans...

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dimanche 12 novembre 2017

Ellen von Unwerth

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François Hollande sera invité dans "Vivement dimanche" ce 12 novembre

Après Solférino et l’Elysée, Hollande reçoit rue de Rivoli

Par Vanessa Schneider, Solenn de Royer - Le Monde

Depuis qu’il n’est plus au pouvoir, l’ancien chef de l’Etat a reconstitué un Elysée miniature rue de Rivoli, à Paris. Entouré d’un noyau de fidèles, il accueille dans ses nouveaux bureaux tous ceux qui veulent bien le rencontrer. Car la politique le passionne toujours autant.

François Hollande aurait pu être agent immobilier. Faire visiter, il adore ça. « C’est pas mal ici, non ? » En Corrèze ou à Solférino jadis, à l’Elysée ensuite, et maintenant rue de Rivoli, où il a ses bureaux d’ancien président, toujours la même phrase, lancée joyeusement à ceux qui viennent le voir. Au palais, il aimait faire découvrir à ses invités l’aile interdite au public, le salon créé par Pierre Paulin sous Pompidou, la bibliothèque devant laquelle François Mitterrand avait posé pour sa photo officielle ou le fumoir. A Rivoli, il garde le meilleur pour la fin : la terrasse qui donne sur le jardin des Tuileries, d’où l’on voit le Louvre et la tour Eiffel. « Incroyable cette vue, non ? »

Ce qui surprend surtout les nombreux visiteurs de François Hollande, c’est le choix de cette adresse, au carrefour de toutes ses vies : à 150 mètres de la Cour des comptes, où il a commencé sa carrière, en face de l’Assemblée nationale, où il fut député (1997-2012), mais aussi de la rue de Solférino, siège du Parti socialiste (PS) qu’il dirigea pendant dix ans, et qui se devine derrière les arbres des Tuileries. « Et depuis le balcon, en se contorsionnant, on peut presque apercevoir l’Elysée », sourit l’ancien conseiller Vincent Feltesse, pour lequel « Rivoli » est un lieu « psychanalytiquement très intéressant », qui en dit long sur l’ancien président.

Un homme de passage

Pourtant, François Hollande fait le guide avec d’autant plus d’aisance et d’engouement qu’il n’est, au fond, guère attaché aux lieux. A l’Elysée, il appréciait la magnificence du palais, mais vivre sous les dorures ou dans un appartement moderne sans âme lui importe peu. Jamais le Mobilier national n’a été aussi peu sollicité par un chef d’État pour décorer ou rénover une pièce que sous son quinquennat. Il s’est glissé dans les meubles de son prédécesseur sans chercher à imposer sa marque.

« ON A LE SENTIMENT QU’IL TRAVERSE LES ESPACES, NE S’Y POSE PAS. » MARISOL TOURAINE, EX-MINISTRE

On ne lui connaît aucune préférence concernant l’ameublement, François Hollande est un homme sans goût. « On a le sentiment qu’il passe dans les espaces, les traverse, ne s’y pose pas », remarque son ancienne ministre Marisol Touraine. Un homme de passage, à l’image du président qu’il aura été à l’Élysée.

Rien d’ostentatoire ou de luxueux, donc, dans les bureaux qu’il a aménagés au quatrième étage dans le 1er arrondissement de Paris. Juste le charme et le confort d’un bel immeuble parisien, façade bourgeoise, moulures, peintures impeccables. L’ancien président occupe la plus belle pièce de l’appartement, entre le bureau de son directeur de cabinet et celui de ses deux assistantes.

Donnant sur l’entrée, une salle de réunion qui fait office de salle à manger, flanquée des deux drapeaux français et européen. Puis un long couloir, avec une enfilade de bureaux, dont celui dévolu aux officiers de sécurité. Au fond, une petite cuisine. « C’est l’Elysée en miniature », sourit le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, qui s’y est rendu plusieurs fois. Le labrador Philae, frustré de ne plus batifoler dans les buis du parc de l’Élysée, court d’un bureau à l’autre ou s’avachit au milieu du couloir, comme pour tromper l’ennui.

Cet appartement que la République octroie à tous les anciens chefs de l’Etat, François Hollande a dû le trouver tout seul. Au moment de quitter la rue du Faubourg-Saint-Honoré, le secrétaire général du gouvernement lui a proposé… le bureau de Jacques Chirac. Certes, l’ex-président, très affaibli, n’y met plus les pieds, mais Hollande a jugé la proposition pour le moins inconvenante : « Il n’est pas encore mort, imaginez qu’il revienne et qu’il me trouve là !, s’exclame-t-il avec l’humour dont il ne se départ jamais. Et puis les locaux sont sinistres, paraît-il. Enfin, j’ai beaucoup de respect pour Jacques Chirac, mais la solidarité corrézienne a ses limites ! » « Je vais me débrouiller tout seul », a-t-il alors lancé, un brin agacé, à son interlocuteur.

Des airs de pension de famille

Ça tombe bien, il n’avait pas grand-chose d’autre à faire. Le panneau « A louer » rue de Rivoli lui a tapé dans l’œil : quartier central, immeuble avec vue. Il a fallu faire le tour des propriétaires, un cabinet d’avocats, un regroupement de médecins, quelques familles, pour les convaincre d’accueillir l’ancien président. Pour l’instant, personne ne s’est plaint de ce nouveau locataire, dont la seule excentricité est de faire des selfies avec des touristes sur le trottoir.

François Hollande ne s’est d’ailleurs pas vraiment installé. Des cartons pleins de livres traînent encore ici ou là. Il a bien déballé quelques souvenirs – une collection de petites voitures, sa photo officielle de président de la République, un grand portrait de lui fait par l’artiste JR, dont il a visité l’atelier à New York, une photo de la marche du 11 janvier, une autre de la COP 21 – comme autant de « traces » de son quinquennat.

« HOLLANDE A TOUJOURS FONCTIONNÉ AVEC SA BANDE DE COPAINS. LA RUE DE RIVOLI, C’EST COMME UN RETOUR AUX SOURCES. » MARISOL TOURAINE

Dans le bureau des assistantes, un cliché de Raymond Depardon, pris en Corrèze, avec cette mention manuscrite du photographe : « A François Hollande, le président de tous les Français, l’homme qui sait écouter. » Seule touche rock, une photo en noir et blanc des ­Beatles, à Paris. Dans le couloir, un vélo en bambou offert par le président indonésien.

Sur la cheminée, deux casques de la garde républicaine et deux statuettes africaines, cadeaux d’un chef d’Etat. Elles sont plutôt vilaines d’ailleurs, il ignore pourquoi il les a installées là : « Je n’allais pas les laisser à Macron, il n’en aurait pas voulu ! » Alors que Nicolas Sarkozy, rue de Miromesnil, a tapissé les murs de ses bureaux d’images le représentant avec son épouse Carla ou avec ses enfants, pas une trace d’intime sur ceux de François Hollande.

Pourtant, « Rivoli » a des airs de pension de famille. François Hollande n’a pas la réputation de se mettre en quatre pour aider ses anciens collaborateurs s’ils sont en difficulté. En revanche, pas question de laisser de côté son cercle de proches. On croise ici une bande amicale et gaie qui reflète toutes les strates de la vie de l’ex-premier secrétaire. Un clan de Corréziens.

Addict à la politique

Parmi les sept collaborateurs qui lui sont dévolus au titre du décret du 4 octobre 2016, on retrouve sa fidèle assistante Samia Ait-Arkoub, désormais cheffe de cabinet, qui le suit depuis la rue de Solférino, son ancien directeur de cabinet à l’Elysée, le préfet Jean-Pierre Hugues, une ex-attachée de presse de la présidence, Sybil Gerbaud, petite-fille de Lydie Gerbaud, qui fut celle de Jacques Chirac pendant vingt ans, le maire de Tulle, Bernard Combes, qui a échoué, en juin, à reprendre le siège de député de François Hollande. Un intendant du Château l’a également suivi dans cette nouvelle vie.

Rien d’étonnant pour Marisol Touraine : « Hollande a toujours fonctionné avec sa bande de copains. La rue de Rivoli, c’est comme un retour aux sources. Même s’il travaille avec d’autres, il ne fait confiance qu’à un noyau dur dans lequel il peut développer une forme d’affectivité et d’intimité. »

« L’ÉLYSÉE A ÉTÉ UNE SOUFFRANCE, UN ENFERMEMENT. IL Y A UNE FORME DE LIBÉRATION. » VINCENT FELTESSE, EX-CONSEILLER

Dernier arrivé, son ami de toujours, Michel Sapin, son condisciple de l’ENA, celui avec lequel il partageait sa chambre à l’armée. L’ancien ministre de l’économie venait de réintégrer son corps d’origine, le Conseil d’Etat, où il avait, de son propre aveu, le sentiment désagréable d’être « le vieux sage à qui on vient taper sur l’épaule et demander son avis ». Sapin souhaitait pouvoir continuer à s’exprimer publiquement, une position incompatible avec le devoir de réserve qu’impose le Conseil d’Etat. « Viens donc ici, lui a aussitôt proposé Hollande. On mange bien, il y a une machine à café et les journaux gratuits ! »

Rue de Rivoli, l’ancien président a toujours quelque chose à faire. Ou plutôt quelqu’un à recevoir. Personnalités étrangères de passage, anciens ministres, jeunes pousses du Parti socialiste, journalistes, ambassadeurs, les rendez-vous se succèdent. « Je revois quasiment tous les anciens membres du gouvernement, on fait des conseils des ministres ici ! », plaisante-t-il en désignant la table ovale de la salle à manger. Détendu, mais toujours en costume cravate, il reçoit sur le canapé de son bureau, jambes repliées sous le corps. Et rit souvent à gorge déployée, ce qui n’arrivait plus guère. « L’Elysée a été une souffrance, un enfermement, explique Vincent Feltesse. Il y a une forme de libération. »

Ses visiteurs le retrouvent tel qu’en lui-même, obsédé par la politique. Au président de l’Assemblée nationale, François de Rugy, il demande : « Mais pourquoi voulez-vous réformer les régimes spéciaux de retraite ? Qu’est-ce que ça va vous apporter ? » Devant un autre interlocuteur, il égratigne son ami Jean-Yves Le Drian, ministre des affaires étrangères, qui a proclamé à la fin de l’été que la France était enfin « revenue dans le jeu » à l’international.

Une bien mauvaise manière de la part de l’ancien ministre de la défense, resté en poste pendant cinq ans, a grincé Hollande. Devant tous, l’ancien président dissèque la politique d’Emmanuel Macron, l’« échec » de sa posture jupitérienne, l’« erreur des APL », ses « mauvais choix » sur la fiscalité (« en huit jours, il a gâché son image, il est désormais le président des riches »).

« Recevoir des gens, il ne faut pas que ça devienne une activité ! »

Ce sont surtout les affaires du PS qui passionnent François Hollande. Avec les uns et les autres, il évoque l’état inquiétant du parti, le congrès à venir, ou encore Jean-Luc Mélenchon, « un danger pour le pays » et pour la gauche. Mais si l’ancien président souhaite peser sur la destinée du PS, la rue de Rivoli est devenue un endroit à éviter pour tous ceux qui espèrent avoir un rôle dans la reconstruction du parti. « Je n’y suis allée qu’une seule fois avant l’été », minimise une ancienne ministre. « Jamais mis les pieds ! », jure un député PS de premier plan. « Aujourd’hui, on ne peut accéder aux responsabilités au PS que dans la rupture avec François Hollande », résume un responsable du parti, qui assure que Hollande n’a plus vraiment de poids, quand bien même il tenterait de « tirer les ficelles » depuis « Rivoli ».

« UNE RETRAITE POUR LUI N’EST PAS ENVISAGEABLE. IL A BESOIN DE FAIRE CE QU’IL A TOUJOURS FAIT, C’EST DANS SA NATURE. » STÉPHANE LE FOLL, EX-MINISTRE

Son ami Bernard ­Poignant, ancien maire de Quimper, s’interroge : « On bavarde… Mais quel est l’objectif ? Je ne sais pas. Ça ne peut pas être de redevenir premier secrétaire du PS. Alors, quoi ? Revenir ? Mais qu’est-ce que ça veut dire ? Etre à nouveau candidat à la présidence de la République ? » Même ses plus proches ne croient pas à un retour gagnant.

Multiplier les entretiens a distrait un temps l’ancien président, flatté de se sentir sollicité. Il voit désormais les limites de l’exercice : « Recevoir des gens, il ne faut pas que ça devienne une activité ! Le plaisir de n’être plus président, c’est d’avoir du temps, pour lire, écrire », s’exclame-t-il. Il met d’ailleurs la dernière main à un livre de réflexion politique qui sortira en mars 2018.

Ses amis sont sceptiques quand ils l’entendent jurer qu’il peut passer à autre chose, lire ou voyager. « Je connais François, soupire son vieux compagnon de route, l’ancien ministre de l’agriculture Stéphane Le Foll. J’ai parfaitement compris qu’une retraite pour lui n’est pas envisageable. Il a besoin de faire ce qu’il a toujours fait, c’est dans sa nature. » La politique, cette addiction.

L’obsession de « ne pas être relégué »

Cette incapacité à décrocher fait enrager certains de ses proches. « Il parle trop, ça tourne en rond », peste l’un d’eux, qui « boycotte Rivoli », ayant pris acte qu’il n’est pas possible de protéger l’ancien président contre lui-même. « Quand on est ancien président, il ne faut pas être pressé. Nicolas Sarkozy a été trop pressé », philosophait ­Hollande avant de quitter le pouvoir, assurant qu’il s’astreindrait à une période de silence, pour ne pas gêner son successeur.

En 2012, Sarkozy avait envoyé un communiqué sur la Syrie trois mois après son départ de l’Elysée. Hollande n’a pas tenu quinze jours. Il a même accepté de se rendre, le 12 novembre, sur le plateau de « Vivement dimanche » pour converser avec Michel Drucker, comme aiment le faire les vieilles gloires. « Son obsession, c’est de ne pas être relégué », observe un responsable socialiste.

Comme à l’Elysée, Hollande continue d’être sollicité pour remettre des décorations : à la chanteuse Brigitte Fontaine, à l’ancien ministre Jean-Pierre Cot, au journaliste Philippe Meyer ou au sculpteur franco-argentin Pablo ­Reinoso, qui a installé ses bancs arabesques dans les jardins de l’­Elysée. Il consacre une journée par semaine à sa fondation La France s’engage, répond également à un abondant courrier et honore les invitations.

Fin novembre, il se rendra à Tulle mais aussi à Bruxelles, où il rencontrera en « bilatéral » – comme au temps de l’Elysée – le président de la Commission européenne, Jean-Claude Junker, et celui du Conseil européen, Donald Tusk. Le 1er décembre, il donnera une conférence à l’Institut d’études politiques de Bordeaux. En décembre, du 11 au 13, ce sera Dubaï et Abou Dhabi, mais aussi Saint-Malo, pour sa fondation. Là encore, pas de quoi remplacer l’adrénaline de la présidence. Des conférences, comme Nicolas Sarkozy ? « Je ne suis pas submergé de demandes », reconnaît-il en pouffant. A Rivoli, au moins, il rit.

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Emmanuel Macron

 

 

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Tina Kunakey

tina258

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Président Trump, semaine 41 : récit de voyage

Par Gilles Paris, Washington, correspondant - Le Monde

« Extraordinaire », « épique », « historique »... L’occupant de la Maison Blanche et ses hôtes ne manquent pas de superlatifs pour décrire sa tournée asiatique. Et il n’est pas resté insensible aux flatteries

La tournée de Donald Trump en Asie ? Si vous vous fiez à la parole du président des Etats-Unis et de ses hôtes, vous avez le choix entre « extraordinaire », « épique », et « historique ». Avant l’étape de Manille, et la rencontre à venir avec l’incommode président Rodrigo Duterte, Donald Trump n’a rencontré que des gens épatants.

Au Japon, le premier ministre Shinzo Abe a été le premier à estimer que cette visite était de nature à entrer dans l’Histoire. Recroisé au Vietnam, à l’occasion d’un sommet régional, vendredi, le même a ensuite assuré à un Trump élevé au rang de thaumaturge que les relations avec la Corée du Sud s’étaient soudainement beaucoup améliorées depuis son passage. Le président sud-coréen Moon Jae-in a jugé pour sa part que les Etats-Unis avaient beaucoup changé (en mieux) depuis son élection, un an plus tôt.

En Chine, le président Xi Jinping a comparé son déplacement à celui de Richard Nixon, en 1972, alors qu’il s’agissait alors du premier d’un président des Etats-Unis et que ce dernier, venu spécialement, avait passé une semaine entière sur place au lieu de quarante-deux heures, dont deux nuits, pour M. Trump. Les Chinois avaient promis une « visite d’Etat plus », mais M. Xi a assuré directement à l’intéressé qu’il s’agissait d’une « visite d’Etat plus plus ». Un bond en avant qualifé ensuite de « très intéressant » par M. Trump.

Un président très accommodant

Le superlatif est souvent le compagnon de route des speechwriters dans l’exercice de la visite présidentielle, a fortiori lorsqu’il s’agit du président des Etats-Unis. Le souci pour Donald Trump est que son stoïcisme face à la flatterie est plutôt relatif, au point de le rendre alors très accommodant.

Gratifié à Pékin d’une visite approfondie de la Cité interdite, puis de vingt et un coups de canons tirés sur la place Tiananmen, il n’a pas voulu embarrasser son hôte en exigeant comme Barack Obama, en 2014, que les deux présidents répondent à des questions de la presse au terme de leur rencontre de travail, jeudi. Deux jours plus tard, croisant son homologue russe au même sommet régional, M. Trump a trouvé convaincantes ses dénégations réitérées selon lesquelles la Russie n’avait pas cherché à interférer dans l’élection présidentielle de 2016.

« Chaque fois qu’il me voit, il me dit : “Je n’ai pas fait ça”, et je le crois vraiment quand il me le dit », a confié gravement le locataire de la Maison Blanche. Lorsque par le passé un républicain regardait Vladimir Poutine dans les yeux, il y lisait trois lettres selon la formule alors en vigueur : « un K, un G, et un B ». Avec ses lunettes de voyageur, M. Trump a déchiffré pour sa part un S, un I, un N, un C, un E, un R, un I, un T, et un E, ce qui comblera certainement d’aise le renseignement américain qui affirme le contraire depuis plus d’un an.

Devant le Palais de l’Assemblée du Peuple, jeudi, à l’occasion d’une cérémonie d’accueil, M. Trump avait croisé un groupe d’enfants enthousiastes brandissant des drapeaux des deux pays et des bouquets de fleurs (artificielles). Les mêmes avaient dûment répété une demi-heure plus tôt, avec toute l’authenticité requise pour une « visite d’Etat plus plus ».

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Extrait d'un shooting - transgenre - « Zone Interdite » Ceux et celles qui ont - ou qui veulent - changer de sexe...

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M6. Zone Interdite change de genre

Claire Steinlen - le Monde

« Zone Interdite » consacre ce soir (12 novembre) son magazine à ceux et celles qui ont - ou qui veulent - changer de sexe, en tout cas de genre. Un phénomène de plus en plus médiatisé, traité ici avec des témoignages, sans pathos.

« Quand je suis née, j'étais déjà une femme », explique Laura. Cette brune de 25 ans, qui vit près de Rennes dans un petit village, a fait sa transition (c'est le terme consacré pour passer d'un sexe à l'autre), après un parcours pas si compliqué. « Je dirais même que mon parcours fut aisé et véloce, mais j'ai conscience d'être très chanceuse », explique la jeune femme, qui a cependant dû se battre contre les préjugés, contre sa famille... Elle a lancé une chaîne YouTube, pour expliquer le processus : aller voir un psychiatre, prendre des hormones, se lancer ou non dans une opération, ou annoncer la nouvelle avec l'homme qui partage sa vie depuis six ans... Aujourd'hui, elle a changé son prénom sur ses papiers d'identité, mais pas encore de genre. « J'attends avec impatience le petit F comme femme sur ma carte d'identité », raconte Laura, qui a toujours peur, en donnant son passeport « qu'on pense que j'ai volé celui de quelqu'un »...

Légèreté

M6 consacre ce soir son magazine de « Zone Interdite » (1), produit par Bernard de la Villardière, à ce phénomène qui concerne environ 15.000 individus en France. Mais en confiant les rênes de ce documentaire à la journaliste Clarisse Verrier, qui s'est spécialisée dans les sujets de société, la chaîne s'assure que le thème sera traité avec doigté.

« L'idée n'est pas de tomber dans la compassion dégoulinante et de dire que c'est dur, mais d'apporter un peu de légèreté et d'être du côté de la vie. On a croisé beaucoup de destins, de parcours, on nous a beaucoup demandé si c'était une mode, d'être transgenre », commente la journaliste. « Mais on s'est dit que le regard de la société pouvait aussi changer grâce à ce type de reportages. Beaucoup de médecins sont à l'écoute, et la France change réellement sur le sujet. On a réussi aussi à casser quelques clichés ».

Je suis mon corps

Témoin, Arnaud, 37 ans, « transitionné » qui a un fils de 3 ans, Arthur, et travaille dans la police. Son père, pédopsychiatre, a toujours refusé qu'il devienne un garçon, malgré la souffrance de l'enfant. « C'est la police qui m'a servi de famille », explique-t-il. « Pour la première fois, un reportage nous permet d'expliquer que je ne suis pas né dans le mauvais corps comme on l'entend souvent. C'est que je SUIS mon corps, si vous voyez la différence ».

Isaac, 14 ans, est lui très soutenu par sa famille, ce qui est rarement le cas. « Je compte les gens qui m'appellent Isaac plutôt que par mon ancien prénom, ça veut dire que la personne me soutient », dit le jeune garçon. Enfin, Cédric, qui vit comme Laura dans la campagne bretonne, n'ose pas en parler avec ses parents « de peur de les décevoir ». Il vit aujourd'hui dans un foyer.

Les mentalités changent

Les mentalités évoluent. Aujourd'hui, on ne parle plus de transsexuels, mais de transgenres, et de nombreuses séries ont changé le regard des plus jeunes, comme « Transparent », ou « Hit and Miss ». Même TF 1 a franchi le pas avec « Louis(e) » qui n'était pas une réussite de finesse mais avait l'avantage d'aborder le sujet de front et avec un public plus large que des séries plus justes mais souvent confidentielles.

Les institutions évoluent aussi. Depuis 2016, plus besoin de passer devant un juge pour le changement de sexe, la mairie est la seule à trancher pour le nouveau prénom et très souvent elle dit oui.

Pour Cédric, la fac de Rennes a validé sans hésiter son inscription sous le prénom qu'il s'est choisi. Dans l'Éducation nationale, cela reste du cas par cas. Mais tout bouge : de nombreux pays - la Norvège, Malte... - se sont positionnés pour laisser ouverte l'autodétermination des personnes.

(1) Magazine « Zone Interdite » : « Être fille ou garçon, le dilemme des transgenres. » Ce soir à 21 h sur M6.

Posté par jourstranquilles à 07:52 - MES SHOOTINGS - Commentaires [0] - Permalien [#]