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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 12 novembre 2017

Le Centre de premier accueil de La Chapelle qui a permis de mettre à l'abri 20 000 #migrants qui vivaient dans la rue

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Les plus belles photos des #archives de @ParisMatch_magazine- # 1961 - Au château de la marquise de #Pompadour , portrait du #ShahdIran et de son épouse l'impératrice d' # Iran #FarahDiba .Photo: Jack Garofalo / #ParisMatch

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Les mammifères marins sont de plus en plus nombreux à s’échouer sur les côtes françaises

Par Audrey Garric - Le Monde

En 2016, un record a été battu avec plus de 1 600 cétacés et phoques recensés, morts ou plus rarement vifs, sur le littoral.

Jamais autant de mammifères marins ne s’étaient échoués sur les côtes françaises. En 2016, 1 613 cétacés et phoques ont été recensés, morts ou plus rarement vifs, sur les littoraux atlantique, méditerranéen, de la Manche et de la mer du Nord, soit 4,4 par jour.

Un record depuis le début des comptages en 1970 par le Réseau national échouages (RNE). Voilà les données « préoccupantes » que devait présenter, lors de son séminaire annuel samedi 11 et dimanche 12 novembre, ce dispositif – composé de plus d’une centaine d’organismes publics et privés et de 450 correspondants –, dont l’objectif est d’évaluer sur le long terme l’état de ces espèces et les pressions qui les menacent.

« Il est malheureusement quasi certain que nous allons battre ce record en 2017, car nous avons enregistré un événement considérable en février-mars : huit cents dauphins communs se sont échoués sur les côtes entre Arcachon [Gironde] et Les Sables-d’Olonne [Vendée] », explique Vincent Ridoux, professeur de biologie à l’université de La Rochelle et directeur de l’Observatoire Pélagis, l’unité mixte (CNRS-université de La Rochelle) qui assure la coordination scientifique du RNE.

« UNE TENDANCE GLOBALE À L’AUGMENTATION DES ÉCHOUAGES SUR NOS CÔTES »

Pourtant, les échouages de cétacés enregistrés en 2016, avec 1 342 individus, sont déjà deux fois supérieurs à ceux de 2015 (653) et largement au-dessus de la moyenne de ces dix dernières années, estimée à 820 par an, selon le rapport qu’a pu consulter Le Monde. « Cette série historique, malgré certaines fluctuations, montre une tendance globale à l’augmentation des échouages sur nos côtes, avec un nouveau record en 2016 », rapportent les scientifiques.

Dauphins et marsouins communs les plus touchés

Les principales victimes, parmi les treize espèces de cétacés recensées sur les rivages, sont le dauphin commun et le marsouin commun, qui représentent 78 % des échouages sur les façades atlantique et de la Manche - mer du Nord. En Méditerranée, le dauphin bleu et blanc domine avec plus de 70 % des échouages. C’est, tous animaux confondus, la façade atlantique qui est la plus exposée (67 %), essentiellement, car elle enregistre une très grande densité d’abondance et de diversité de mammifères marins.

Les experts observent également des périodes « propices » à ces événements dramatiques, avec un pic en février-mars (40 % d’entre eux), « typique de la saisonnalité des échouages observée ces dernières années ». Toutefois, un second pic (22 % des échouages) a été observé durant l’été, une première.

Hausse constante des échouages de phoques

Les échouages de phoques, de leur côté, connaissent une augmentation constante depuis le début des années 1990. « Les effectifs de la saison 2015-2016 sont aussi élevés que ceux de la saison 2013-2014, qui avait été qualifiée d’atypique, le phénomène ayant été relié à des conditions météorologiques hivernales particulièrement difficiles », note le rapport. Or, cette fois, « aucune anomalie météorologique ne semble associée à ce haut niveau d’échouage en 2016 ».

Plus de la moitié des 271 animaux échoués – essentiellement des phoques-veaux marins et des phoques gris – ont été retrouvés dans le nord de la France, de la frontière franco-belge à la baie du Mont-Saint-Michel. Viennent ensuite le littoral breton, la Loire-Atlantique et le Pays basque.

L’étude s’est enfin penchée sur le cas des outre-mer. Si les experts notent que les échouages y sont bien plus faibles que sur le littoral métropolitain, ces derniers s’élevaient tout de même à 51 mammifères en 2016, un effectif constant depuis quatre ans. La Polynésie française est la plus affectée.

Prises accidentelles de pêche

Principale cause de ces échouages : les prises accidentelles de pêche liées en particulier à deux techniques, les filets maillants (posés au fond de la mer) et les chaluts à très grande ouverture traînés derrière les bateaux. « 70 % de la mortalité des dauphins communs dans le golfe de Gascogne est liée à la capture accidentelle due à la pêche. Les animaux dérivent ensuite jusqu’aux côtes, assure Jérôme Spitz, ingénieur de recherche à l’Observatoire Pélagis. Mais il y a aussi une partie de morts naturelles. » Les échouages ne sont d’ailleurs que « la partie émergée de l’iceberg » : ils ne représentent que 10 % de la mortalité générale des mammifères marins, les autres coulant ou dérivant vers le large.

Reste une grande inconnue : comment expliquer la forte hausse des échouages depuis plusieurs décennies ? Les scientifiques ne peuvent qu’esquisser des hypothèses – alors que l’état des carcasses ne permet pas toujours de déterminer les causes de mortalité. Il y a celle d’une nouvelle distribution des espèces, plus près des côtes françaises. Selon Jérôme Spitz :

« La population de marsouins communs, qui était principalement localisée en mer du Nord dans les années 1990, s’est déplacée vers la Manche et le golfe de Gascogne depuis 2005, sans doute en raison d’un appauvrissement des ressources halieutiques et d’un développement des activités en mer plus au nord. Davantage de marsouins sur nos côtes implique donc davantage d’échouages, car les morts naturelles augmentent, de même que les animaux soumis à la pression de la pêche. »

L’évolution des techniques de pêche pourrait également être impliquée, notamment le fort développement des chaluts pélagiques dans les années 1990. « Il faudrait faire une analyse fine, mois par mois, pour connaître l’origine géographique des animaux échoués et la localisation des bateaux au même moment », livre Vincent Ridoux. Un groupe de travail a été formé en avril par le ministère de la transition écologique pour se pencher sur la question.

Si quasiment aucun mammifère n’est mort d’une ingestion de plastique, ces animaux sont, en revanche, aussi menacés par les pollutions marines. « Elles ne causent pas de mortalité directe, mais elles peuvent diminuer la fécondité et favoriser l’arrivée de certaines maladies », ajoute Jérôme Spitz. Une pression supplémentaire pour des animaux toujours plus fragilisés.

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Abou Dhabi, le Louvre des sables

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Extrait d'un shooting - froufrou

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La Cinémathèque française annule la rétrospective Brisseau

Par Isabelle Regnier - Le Monde

Costa-Gavras, le président de l’institution, a ajourné la manifestation consacrée au réalisateur condamné en 2006 pour agression sexuelle « dans un souci d’apaisement ».

La rétrospective Jean-Claude Brisseau n’aura pas lieu. Du moins pas en janvier 2018, comme initialement prévu. La Cinémathèque française a annoncé, mercredi 8 novembre, dans un communiqué, qu’elle la reportait « sine die ». Une semaine après l’ouverture de la rétrospective consacrée à Roman Polanski, Costa-Gavras, le président de l’institution, assure avoir pris cette décision « dans un souci d’apaisement ».

Roman Polanski est poursuivi par la justice américaine pour une affaire de viol sur mineure remontant à 1973. Il avait plaidé coupable à l’époque, fait 42 jours de prison avant d’être libéré pour terminer un tournage, avec l’assurance de ne pas retourner en détention. Convaincu par la suite, soutiendra-t-il, que juge avec lequel il avait conclu cet accord allait revenir sur sa parole, il a fui les Etats-Unis en 1978 pour échapper à son procès. Ces dernières années, l’auteur du Pianiste a fait l’objet d’autres accusations d’agression sexuelle dont il se serait rendu coupable à la même époque.

Jean-Claude Brisseau, lui, a été jugé, et condamné en 2005 pour harcèlement sexuel sur deux actrices, et en 2006 pour agression sexuelle sur une troisième. Ces deux cinéastes sont devenus des symboles des violences sexuelles faites aux femmes.

Depuis quelques années, la Cinémathèque est quant à elle la cible d’associations féministes qui critiquent le tropisme masculin de sa programmation. L’institution leur oppose toujours la même ligne de défense : l’histoire du cinéma a été écrite par des hommes.

Point de rupture

En consacrant coup sur coup une rétrospective à Polanski et une autre à Brisseau, et ce au moment même où l’affaire Harvey Weinstein et ses conséquences provoquent une spectaculaire déflagration dans le monde du cinéma, et dans la société en général, elle a porté ce dialogue de sourds à son point de rupture.

Entre les féministes venu(e)s manifester leur colère, et les CRS appelés pour les contenir, l’inauguration de la rétrospective Polanski s’est ainsi déroulée dans un climat d’extrême tension. Et la pression est loin d’être retombée, comme en témoigne la virulence des messages, commentaires et autres pétitions qui continuent d’enflammer les réseaux sociaux. De son côté, Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, s’est dite « choquée » à l’idée d’une rétrospective Brisseau : « minimiser ou relativiser les viols ou les agressions sexuelles selon le talent ou la notoriété de la personne mise en cause » contribuerait, selon elle, à « la culture du viol ».

Invité mercredi soir sur Mediapart, Frédéric Bonnaud, le directeur de la Cinémathèque, a évoqué un « flash totalitaire », et brandit le spectre d’un « retour à l’ordre moral ». En tant qu’institution patrimoniale, la Cinémathèque n’aurait selon lui aucune part à prendre dans le débat sur la domination masculine et encore moins dans les affaires de violence sexuelles. Son rôle, soutient-il, consiste à mettre en valeur une histoire du cinéma qu’il estime visiblement gravée dans le marbre.

Pour expliquer la décision du report de la rétrospective Brisseau, dont il précise qu’elle ne lui a pas été imposée par son ministère de tutelle, il adopte une posture victimaire : « Nous ne sommes pas de taille. Elles ont gagné. » Le temps semble bien loin où politique et cinéphilie entretenaient un dialogue constructif.

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samedi 11 novembre 2017

Zahia par Pierre et Gilles

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Petter Hegre - photographe

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Entretien - Agnès Varda : « L’humiliation est toujours du côté des femmes »

Par Laurent Carpentier - Le Monde

La réalisatrice, étudiée dans les écoles de cinéma américaines, reçoit, ce 11 novembre à Los Angeles, un Oscar d’honneur.

D’Agnès Varda, on connaît la réalisatrice féministe (Cléo de 5 à 7, L’une chante, l’autre pas, Sans toit ni loi), qui filme au plus près des gens ordinaires (Les Glaneurs et la glaneuse, Visages Villages). On ignore souvent la face californienne de celle qui débarqua en 1967 à Los Angeles avec son mari, Jacques Demy, y resta deux ans, y reviendra toujours. Elle y a tourné deux longs-métrages et des documentaires. Etudiée dans les écoles américaines de cinéma, la « dinosaure de la Nouvelle Vague », comme elle dit, s’y voit remettre, le 11 novembre, un Oscar d’honneur.

Cette récompense, est-ce un acte féministe ?

Non, c’est une affai­re de ciné­ma. Mais avec beaucoup de femmes en jeu. Lena Dunham [réalisatrice de la série Girls] m’invitera à entrer en scène et Angelina Jolie me remettra la statue. Et, dans le débat qui décide de ces Oscars, c’est Laura Dern [actrice dans Blue Velvet], dit-on, qui m’a proposée.

Quand on évoque les Oscars, on pense forcément à Harvey Weinstein, poursuivi pour ­ harcèlement sexuel et viols…

Ce type-là me débecte. Je n’ai jamais voulu le rencontrer. Autour de lui, les gens savaient, on n’a jamais freiné. Pourquoi ? Car c’était le patron. Tout le temps, c’est une histoire de pouvoir. Dans les usines, on disait autrefois « le droit de cuissage ». Bien sûr, il y a aussi des filles qui se jetaient à sa tête, mais là où c’est terrible, c’est quand le big boss abuse des jeunes femmes. J’ai 89 ans, j’en ai vu et entendu.

On ne vous a jamais harcelée ?

Non, je ne me prête pas à ça. Je suis une peau de chien dans les cas délicats. Bien sûr, c’est compliqué, on veut plaire. Les hommes comme les fem­mes. Dans ce jeu de la séduction, où sont les limites qui n’offensent pas les femmes ? Dans les rapports sexués, l’humiliation est toujours du côté des femmes. Ça ne changera que si on fait bouger les opinions des hommes. On peut crier mais il faut convaincre, cela commence par l’éducation, l’école, les mères… Je suis d’une nature révoltée et radicale. Sans cela, il n’y a guère de salut.

En 1967, vous vous êtes ­installée à Los Angeles…

La Columbia avait invité Jacques [Demy] pour tourner Model Shop, j’avais suivi. Un choc culturel, cet éclatement de liberté, de couleurs, d’habits… Il y avait les wo­men studies [études féministes] et une nouvelle conscience du succès. L’intellectuel Marshall McLuhan lançait « Le message, c’est le médium » : l’espace qu’on occupe dans les médias importe plus que ce qu’on y exprime. Triste et réel. Mais on évoluait et on s’amusait beaucoup.

C’est l’époque du Flower Power, de Polanski…

En 1968, j’ai fait un film tout à fait américain, Lions Love (… and Lies). L’amour était à l’époque le credo de tout. Même les directeurs des studios portaient des colliers peace and love. Mais, comme tous les gens de pouvoir, ils abusaient des jeunes personnes.

L’affaire Weinstein, c’est bien qu’elle éclate, parce qu’elle autorise les femmes à parler, et parce que les hommes sont secoués. J’ai trouvé intéressante la façon dont Tarantino, qui travaillait avec Weinstein depuis toujours, a demandé quelques jours de délai avant de dire : « Oui, au fond je réalise que je n’ai rien dit, que j’ai laissé passer. » C’est cette complicité des milieux ­ambiants qui est terrible.

A la manifestation devant la ­Cinémathèque, le 30 octobre, contre la rétrospective Polan­ski, accusé de viol sur mineure à cette époque-là, une militante s’étonnait que vous ayez, jadis, signé une pétition de soutien au cinéaste…

Il me semble bien que je n’ai pas signé cette pétition. Je suis connue pour ne pas signer quoi que ce soit. A part, en 1971, le manifeste pour le droit à l’avortement, car c’était un acte politique, qui avait du sens, qui a fait bouger les choses.

Votre opinion sur cet hommage rendu à la Cinémathèque ?

La mission de la Cinémathèque est de faire connaître le cinéma, il faut s’en tenir à ça, mais il est vrai que c’est un cas difficile. Et puis Polanski suivi de [Jean-Claude] Brisseau [la rétrospective a été déprogrammée et reportée sine die], ce n’était pas très malin. Le problème, c’est : est-on là pour juger les autres ?

Se taire ou pas ?

C’est la timidité des femmes qui a été dramatique. Leur silence est presque congénital, douloureux, et le silence des milieux, et celui des familles… C’est pour ça que les féministes ont raison de gueuler ! Tant qu’il y aura des femmes en colère, cela bougera tout doucement dans la société.

Dix ans après avoir quitté Los Angeles, en 1979, vous vous y êtes réinstallée…

Un Los Angeles très différent, assagi. Et un moment diffici­le de ma vie, mais très créatif. Avec Jacques, ça n’allait pas. Il était déçu aussi car il n’arrivait pas à se faire produire. Là, j’ai fait un film qui est l’ombre du premier, Documenteur, peut-être mon film le plus triste, le plus personnel, sur une femme seule avec son enfant après une séparation. La ville elle-même était peuplée de gens déçus. Une ville d’ombres, de désespérés. J’ai tour­né un film – plein de vie –, Mur murs, sur ceux qui font des peintures mu­rales et ceux qui les regardent.

L’inspiration vient de ce que l’on voit, dites-vous. Le cinéma, c’est aussi toucher aux limites…

C’est tout le problème de la création. Il y a des auteurs de cinéma qui veulent écrire sur la perversion, ou tourner des histoires de violen­ce. Cela fait partie de la liberté d’expression. Quand Orange mécanique, de Stanley Kubrick, est sorti, en 1972, nous sommes allés le voir avec Jacques et Catherine Deneuve. Elle et moi étions enceintes. Nous sommes sortis au bout de vingt minutes.

Le film fut un grand succès, et il est aujourd’hui étudié. Moi, je n’arrive même pas à le considérer comme un spectacle qui m’intéresse. Avec mon cinéma, je n’offense pas les femmes. Je sais que je ne vais pas les découper en petits morceaux de peau désirable.

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Extrait d'un shooting - nu

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Photos : J. Snap

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