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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

dimanche 14 octobre 2018

France 2 a offert un show grandiose à Jean-Paul Gaultier

Pour les 42 ans de carrière du couturier, France 2 lui a donné carte blanche. Résultat : une émission qui en met plein les yeux, diffusé hier soir à 21 heures. Ci-dessous : captures d'écran

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La Cité Radieuse

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Moi Magazine

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Long vol...

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Affiche dans la rue

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"Carte Blanche à Tomás Saraceno" au Palais de Tokyo

La carte blanche de la rentrée du Palais de Tokyo va faire parler d'elle. Le musée parisien a invité Tomás Saraceno à investir les 13 000 m² de ses espaces d'exposition le temps d'une exposition éphémère qui fait la part belle au spectaculaire. Son crédo ? Croiser les arts, la science et l'architecture pour repenser poétiquement notre manière de voir le monde. L'espace d'exposition se transforme en membrane articulée autour d'agents humains et non humains, visibles comme invisibles, au rythme de sons et chorégraphies cosmiques. Un voyable inoubliable qui interroge notre rapport à la nature et aux microcosmes qui dévoilent ici toute leur force artistique. L'artiste contemporain argentin réussit son pari et sa carte blanche, de haute volée, a tout pour rester dans les annales du palais, et dans nos mémoires.

Carte Blanche à Tomás Saraceno - On Air, du 17 octobre 2018 au 6 janvier 2019, Palais de Tokyo, 13 avenue du Président Wilson 75116 Paris

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L’hommage aux « femmes de réconfort » hérisse les nationalistes japonais

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Par Philippe Mesmer, Tokyo, correspondance

L’installation à San Francisco, en 2017, d’une statue représentant les esclaves sexuelles de l’armée nipponne pendant la seconde guerre mondiale a entraîné la fin du jumelage de la ville californienne avec Osaka.

Le jumelage entre Osaka et San Francisco, c’est fini. Par une simple lettre adressée le 2 octobre à son homologue américaine London Breed, le maire de la ville de l’ouest du Japon, le très nationaliste Hirofumi Yoshimura, a mis fin au lien qui unissait les deux municipalités depuis 1957.

L’édile n’a pas goûté l’érection, en septembre 2017, dans la ville américaine d’une statue en l’honneur des Coréennes, Chinoises ou encore Philippines et Néerlandaises appelées « femmes de réconfort » par les Japonais, et contraintes à l’esclavage sexuel pour l’armée impériale japonaise du début des années 1930 à la fin de la seconde guerre mondiale.

Ce drame vécu par des dizaines de milliers de femmes à travers l’Asie – soit 200 000 selon des études coréennes, chiffre contesté par Tokyo – empoisonne les relations de l’Archipel avec ses voisins qui, eux, entretiennent le souvenir de cette tragédie, en dressant notamment des statues, dans différents pays. Les premières le furent en Corée du Sud. Il y en aurait aujourd’hui une quarantaine dans le monde, en Allemagne, en Chine, au Canada…

CE N’EST PAS LA PREMIÈRE FOIS QUE LE JAPON VOIT SES DÉMARCHES CONTRARIÉES. EN JANVIER 2017, IL A RAPPELÉ TEMPORAIREMENT SON AMBASSADEUR EN CORÉE DU SUD POUR UNE STATUE INSTALLÉE PRÈS DE SON CONSULAT À BUSAN.
La statue de San Francisco est une initiative des communautés coréenne, chinoise et philippine. En novembre 2017, le maire de l’époque, Ed Lee, en a fait un monument officiel de la Ville. Hirofumi Yoshimura l’avait déploré. « La relation de confiance a été complètement détruite. » Le premier ministre nippon, Shinzo Abe, connu pour ses positions révisionnistes, avait aussi réagi, qualifiant la décision de San Francisco de « profondément regrettable et opposée aux vues du gouvernement japonais ».

« Horreurs de l’esclavage et du trafic sexuels »

Le décès le mois suivant d’Ed Lee avait calmé la polémique. Mais le maire d’Osaka a relancé l’affaire cet été auprès de sa nouvelle collègue de San Francisco, London Breed, avant de décider de mettre fin au jumelage. Car la ville californienne a de son côté réagi en soulignant l’importance de la statue, la décrivant comme « un symbole de la lutte à laquelle font face toutes les femmes qui ont été et sont contraintes de supporter les horreurs de l’esclavage et du trafic sexuels ».

Ce n’est pas la première fois que le Japon voit ses démarches contrariées sur cette question. En janvier 2017, il avait rappelé temporairement son ambassadeur en Corée du Sud pour une statue installée près de son consulat à Busan, dans le sud du pays, en vain. Idem, quand il a protesté auprès de Séoul après que le Parlement sud-coréen eut fait du 14 août le Jour mémorial des victimes dites « femmes de réconfort ».

C’est à la fin des années 1980 que la question, longtemps tue, a été évoquée publiquement par d’anciennes victimes. En 1993, le gouvernement nippon avait reconnu l’existence de maisons closes militaires exploitant des femmes. Des excuses avaient été formulées. Shinzo Abe, qui était alors dans l’opposition, ne l’a jamais accepté. Son cabinet suit un positionnement plus dur. Le Japon, explique le ministère des affaires étrangères, conteste l’affirmation selon laquelle ces femmes furent contraintes. Ce fait n’aurait été confirmé par « aucun des documents identifiés par le gouvernement du Japon sur cette question ».

En 2015, le cabinet Abe avait conclu un accord avec l’administration conservatrice sud-coréenne de la présidente Park Geun-hye (2013-2017), qui devait résoudre le différend « de manière irrémédiable et définitive ». Dès l’annonce de sa signature, il avait soulevé une vague d’indignation en Corée. Des victimes et leurs proches déploraient, et regrettent encore, que le Japon n’assumât pas sa responsabilité juridique dans ce dossier. Le président progressiste sud-coréen, Moon Jae-in, élu en mai 2017, a promis lors de sa campagne de revoir cet accord que la « majorité de Coréens du Sud n’approuve pas de cœur ».

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Luba Shumeyko

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Colonnes Buren

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"Vous pouvez facilement devenir fou" : qu'arrive-t-il aux personnes que la Chine fait "disparaître" ?

Après les cas médiatisés de l'actrice Fan Bingbing et du président d'Interpol, Meng Hongwei, franceinfo a interrogé des spécialistes du système judiciaire chinois et des victimes, dont l'artiste Ai Weiwei, de ces enlèvements. Ils décrivent un système pensé pour mater les opposants au régime.

chinois

L\'ancien président d\'Interpol, Meng Hongwei, le 5 octobre 2018 à Singapour.L'ancien président d'Interpol, Meng Hongwei, le 5 octobre 2018 à Singapour. (WONG MAYE-E / AP / SIPA)

Une grande actrice chinoise qui n'apparaît plus en public pendant des mois, le président d'Interpol qui ne donne plus de nouvelles... Ces dernières semaines, les disparitions de Fan Bingbing et Meng Hongwei ont braqué les projecteurs sur les méthodes radicales de la Chine pour régler les cas politiquement sensibles. Des procédés bien connus des militants des droits de l'Homme et autres opposants du régime. "Ce gouvernement autoritaire est au-dessus des lois et personne n'est en sécurité dans ces conditions, qu'il soit un criminel ou un innocent. Cela montre à quel point les autorités méprisent complètement la loi", réagit pour franceinfo Ai Weiwei.

L'artiste chinois, aujourd'hui réfugié à Berlin (Allemagne), est bien placé pour le savoir. Lui aussi a été "kidnappé" – personne n'est prévenu, aucun document n'est présenté à la victime et l'arrestation n'est pas reconnue officiellement – par les autorités chinoises au printemps 2011. Pendant 81 jours, il a été placé à l'isolement total, sous la surveillance permanente de gardes, comme il le décrit dans le clip Dumbass ("crétin"). "C'est de la torture mentale. L'objectif est que vous abandonniez toute volonté de protéger vos droits et votre idéologie", poursuit-il. "C'est juste vous et deux gardes, 24 heures sur 24. Ils vous fixent en permanence et prennent des notes sur vos moindres faits et gestes", précise à franceinfo le Suédois Peter Dahlin, directeur de l'ONG Safeguard Defenders, l'un des rares étrangers à avoir subi ce traitement, en 2016.

Coups, privation de sommeil et chaise du tigre

A de rares exceptions près – citoyen étranger, personnalités ou cadres –, la torture n'est pas seulement mentale. Teng Biao, un avocat et militant des droits de l'Homme, a raconté à franceinfo sa disparition de 70 jours en 2011. Arrêté en pleine rue, il est embarqué dans une voiture avec une cagoule sur la tête, direction un centre de détention. "Ils m'ont ensuite privé de sommeil pendant plusieurs jours. Ils m'ont obligé à m'asseoir par terre, face au mur, menottes aux poignets. Je n'avais pas le droit de bouger sinon ils me frappaient. Je ne pouvais pas écrire, lire ou communiquer avec un avocat. Il n'y avait aucune interaction humaine", se souvient-il. Les rideaux et la fenêtre restent fermés, la lumière toujours allumée. "C'est vraiment dur cet isolement total. Vous pouvez facilement devenir fou", poursuit-il depuis les Etats-Unis où il a trouvé refuge en 2014.

Je me forçais à penser aux livres que j'avais lus ou à réciter les poèmes que je connaissais par cœur. Pendant cette période, j'inventais même des romans ou des pièces de théâtre dans ma tête.

Teng Biao à franceinfo

Auteur d'un recueil de témoignages sur ces disparitions forcées (The People's Republic of the Disappeared, Safeguard Defenders, 2017), l'activiste américain Michael Caster, qui travaille dans la même ONG que Peter Dahlin, confirme que la privation de sommeil et les coups sont monnaie courante dans les prisons secrètes chinoises. "Ils ont tendance à éviter de laisser trop de marques, donc ils frappent plutôt au torse qu'au visage. Parfois, ils utilisent des objets comme des bâtons électriques", développe-t-il, avant de décrire la "chaise du tigre" dans laquelle le détenu est parfois maintenu : "C'est une chaise en métal, pensée pour être très inconfortable, avec des anneaux pour attacher les bras et les jambes. Il y a même la possibilité de vous attacher le cou."

"Cela vous donne l'impression que vous n'êtes personne"

L'objectif est de briser la personne détenue. "Ils veulent que le prisonnier comprenne qu'il est emprisonné sans protection de la loi, qu'il est complètement vulnérable. Ce sentiment de vulnérabilité vous donne l'impression que vous n'êtes personne, que vous pouvez disparaître à tout moment", témoigne Ai Weiwei. "Le pire dans cette disparition, c'était de ne pas savoir combien de temps j'allais être détenu et comment ils allaient me traiter dans les jours suivants. C'est l'incertitude totale", complète Teng Biao.

Toutes les tactiques utilisées visent à détruire n'importe quel esprit humain fonctionnel. Preuve a été faite que c'est la méthode la plus efficace.

Ai Weiwei à franceinfo

Pour Nicholas Bequelin, directeur Asie de l'Est et du Sud-Est d'Amnesty International, ce traitement, utilisé dans les cas politiquement sensibles, est pire que la prison classique. "Les gens sont prêts à aller en prison pour leurs idées, cela peut être injuste et peu plaisant, mais c'est un cadre, analyse-t-il. La disparition sans limite de temps, par des gens inconnus, sans aucun espoir de se voir rendre justice, c’est très différent, c’est efficace et c’est pour ça que le parti l'utilise."

La vidéo de la confession forcée de Peter Dahlin a été diffusée sur la chaîne publique chinoise CCTV.La vidéo de la confession forcée de Peter Dahlin a été diffusée sur la chaîne publique chinoise CCTV. (AP / SIPA)

Dans l'écrasante majorité des cas, la détention se termine en effet par des confessions forcées, plus ou moins mises en scène. "Les questions et les réponses avaient été préparées pour moi, par écrit. Je n'avais plus qu'à les jouer avec l'attitude appropriée. (...) C'était du théâtre de propagande", se souvient Peter Dahlin, dont les "aveux" ont été diffusés sur la chaîne publique CCTV. "Quand vous êtes kidnappé, torturé et que vous n'avez pas accès à un avocat, c'est facile de vous briser jusqu'au point où vous acceptez de signer une confession pour arrêter ces souffrances", constate Michael Caster. Parfois la personne est jugée dans un procès joué d'avance. Souvent elle renonce à ses activités militantes ; ou quitte le pays. "J'avais peur d'être arrêté de nouveau donc, pendant quelques mois, je n'ai écrit aucun article et ne me suis occupé d'aucun cas lié aux droits de l'Homme", se souvient Teng Biao.

Un système inscrit dans la loi

Au-delà de la personne arrêtée, "imaginez l'impact sur sa famille, ses proches et ses collègues, poursuit Michael Caster. Cela envoie un signal à toute la société". Cela montre que "personne n'est en sécurité, même les stars de cinéma ou les hauts cadres du parti", résume Teng Biao. Après plusieurs mois de disparition, Fan Bingbing a présenté ses excuses début octobre pour sa fraude fiscale et a fait allégeance au Parti communiste. "Sans les bonnes politiques du Parti et du pays, sans l'attention pleine d'amour des masses, il n'y aurait pas de Fan Bingbing", a-t-elle écrit. Beaucoup prédisent le même sort à Meng Hongwei, accusé de corruption par les autorités. Ce dernier cumulait en effet la présidence d'Interpol avec les fonctions de vice-ministre de la sécurité publique de la République populaire de Chine.

Meng Hongwei va avouer, peu importe si son crime est réel ou imaginaire. Le système est fait de telle sorte qu'il n'y a pas d'autre choix que d'avouer. C'est un peu orwellien.

Peter Dahlin à franceinfo

La pratique n'est pas nouvelle. Ai Weiwei assure par exemple qu'elle était déjà utilisée à Yan'an, la base de la guerilla communiste menée par Mao Zedong dans les années 1940. Teng Biao cite l'exemple du panchen-lama, figure religieuse reconnue par le gouvernement tibétain en exil et enlevé par Pékin en 1995. Mais la disparition forcée s'est institutionnalisée ces dernières années. Extrajudiciaire auparavant, la pratique a fait son entrée dans la loi en 2013, sous le nom de "résidence surveillée dans un lieu désigné".

Un autre système, qui concerne les membres du Parti communiste et tous ceux amenés à travailler avec l'Etat, a été inscrit dans la loi en mars 2018. "C'est un pas très significatif qui reflète le fait que, sous la présidence de Xi Jinping, la Chine effectue un retour vers la politisation de la vie publique et vers une dictature basée sur l’idéologie, cherchant la conformité politique et la loyauté de sa population envers le parti et l’Etat", analyse Nicholas Bequelin. Un retour en arrière par rapport aux concessions faites par Deng Xiaoping, le père de l'ouverture économique chinoise, dans les années 1980.

Une pratique en expansion

S'il est impossible aujourd'hui d'obtenir des chiffres précis sur ces disparitions, Michael Caster pointe "le culot" avec lequel le régime chinois utilise une méthode proscrite par le droit international. Le pouvoir chinois n'a pas hésité à s'en prendre au président d'Interpol, à une star mondialement connue et à des ressortissants étrangers comme Peter Dahlin ou Gui Minhai. Ce dernier, un éditeur hongkongais avec un passeport suédois, a même été enlevé en Thaïlande. "Les autorités chinoises kidnappent des citoyens étrangers à l'étranger, c'est vraiment alarmant", pointe Teng Biao. "Cela pourrait arriver à un homme d'affaires français. S'il offre par exemple un pot-de-vin à un officiel, une pratique courante en Chine, il peut disparaître", assure Peter Dahlin.

Nos interlocuteurs soulignent aussi le sort des Ouïghours du Xinjiang, internés sans procès dans des camps de rééducation. Aucun n'imagine que la situation va s'améliorer dans les prochaines années. "La Chine a mis en place un système pour faire disparaître les gens sans recours légal", constate Peter Dahlin. Et de regretter que "la communauté internationale soit en grande partie silencieuse sur le sujet".

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