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Jours tranquilles à Paris

... n'en déplaise à Henry Miller. « Ce pourquoi les autres te critiquent là se trouve ce que tu dois cultiver »

samedi 1 décembre 2018

Moi Magazine

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LIBERATION

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VOGUE

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L’affaire Carlos Ghosn vire aux bisbilles diplomatiques en marge du G20

Par Éric Béziat

Emmanuel Macron a rencontré le premier ministre japonais vendredi, en Argentine. Les dirigeants ont évoqué l’avenir de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi.

Une nouvelle phase est en train de s’ouvrir dans l’affaire Carlos Ghosn. Alors que la garde à vue de l’ancien président de Nissan a été prolongée de dix jours supplémentaires, vendredi 30 novembre, sur décision d’un juge du tribunal de Tokyo, les gouvernements français et japonais sont en train de s’emparer du sujet.

Le puissant patron, qui a été révoqué de Nissan et de Mitsubishi Motors, mais reste PDG de Renault, est en détention provisoire depuis le 19 novembre, visé par une enquête sur des dissimulations de revenus.

Le président français Emmanuel Macron a demandé une entrevue au premier ministre japonais Shinzo Abe, en marge du G20 à Buenos Aires, en Argentine, afin d’évoquer la situation de l’Alliance Renault-Nissan-Mitsubishi, dans la tourmente depuis l’arrestation de son fondateur.

« L’échange sur Renault a été succinct, avec simplement le rappel que la procédure judiciaire devait suivre son cours », a fait savoir l’Elysée à l’issue du tête-à-tête. « Le président a pour sa part rappelé son attachement à ce que l’Alliance soit préservée de même que la stabilité du groupe. » De son côté, Shinzo Abe a souhaité « le maintien d’une relation stable » entre les entreprises des deux pays, qualifiant l’Alliance de « symbole de la coopération industrielle entre le Japon et la France », a déclaré à l’agence de presse Kyodo une source au sein des services du premier ministre.

« La priorité c’est de gérer les projets en cours »

Selon le quotidien japonais Mainichi Shinbun, des divergences sérieuses sont apparues plus tôt entre Bruno Le Maire, ministre français de l’économie et son homologue japonais Hiroshige Seko, à propos de la gouvernance de l’Alliance.

Ce dernier aurait envoyé une lettre de protestation à Paris après les déclarations de Bruno Le Maire sur LCI, mardi 27 novembre, expliquant que « le directeur général de Renault doit rester le président de l’Alliance », et que M. Seko et lui-même étaient convenus qu’il était préférable de maintenir la structure capitalistique actuelle. Or, la partie japonaise a nié avoir donné un tel accord. Contacté, le ministère français de l’économie n’a pas souhaité commenter.

Dans ce contexte tourmenté, les trois entreprises ont malgré tout dû continuer à faire avancer leurs nombreux « business » communs. Une réunion de l’Alliance s’est tenue, le 22 novembre, à Amsterdam (Pays-Bas), siège de la coentreprise Renault-Nissan BV, sous l’œil des patrons de Nissan, Hiroto Saikawa, de Mitsubishi, Osamu Masuko, et de Thierry Bolloré, directeur général délégué de Renault exerçant la direction exécutive intérimaire du constructeur français en l’absence de Carlos Ghosn.

La réunion de moins d’une heure et à laquelle les trois hauts dirigeants assistaient par vidéoconférence a surtout constitué à faire passer le message d’une coopération qui va de l’avant malgré les circonstances. Renault et Nissan ont « réitéré avec force » leur engagement l’un envers l’autre, a indiqué lors d’un point de presse à Tokyo M. Masuko à l’issue de la réunion. « Les discussions ont essentiellement porté sur les questions opérationnelles, confirme-t-on chez Renault. La priorité c’est de gérer les projets en cours et de s’assurer que les lancements prévus se font normalement. »

Gouvernance conjointe

Les sujets qui pourraient fâcher concernant la gouvernance commune ont été soigneusement évités. Il a été en particulier décidé de ne pas désigner de numéro un, Carlos Ghosn restant toujours formellement le PDG de l’Alliance.

Un processus de décision collégial a été déterminé. Il consistera en une gouvernance conjointe sous la houlette des directeurs généraux des trois constructeurs automobiles qui sont convenus de se rencontrer plus souvent, par exemple en marge des salons automobiles internationaux.

« Nous avons confirmé que nous dirigerions l’Alliance à trois », a déclaré M. Saikawa aux journalistes japonais. Depuis l’arrestation de son ancien mentor, le nouvel homme fort de Nissan a dénoncé la concentration des pouvoirs entre les mains de M. Ghosn. Son homologue de Mitsubishi a tenu le même discours : « Jusqu’à présent, une seule personne était aux commandes. Maintenant, nous sommes trois à travailler ensemble. C’est une grosse différence. »

C’est sur ce point – qui a le pouvoir dans l’Alliance – que réside au fond la divergence entre Tokyo et Paris. Les Japonais veulent absolument un rééquilibrage en soulignant le poids économique de la partie japonaise (Nissan + Mitsubishi) dans le partenariat. Les Français ne voient pas pourquoi il faudrait toucher au statu-quo, rappelant au passage qu’ils sont les actionnaires majoritaires de Nissan et à ce titre les décideurs ultimes.

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Ci-dessus : Carlos Ghosn

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Nécrologie - George H. W. Bush, ancien président des Etats-Unis, est mort

Par Alain Frachon - Le Monde

L’ex-président républicain de 1989 à 1993 est mort vendredi à l’âge de 94 ans. Son mandat a été marqué par la fin de la guerre froide et la réunification de l’Allemagne.

Juillet 1990, l’été est chaud – et va le devenir plus encore. A mi-course d’un mandat paisible, sans grand relief, George H. W. Bush s’apprête à aller golfer dans sa patricienne résidence du Maine, à Kennebunkport. Les sondages sont médiocres, la bataille du budget 1991 est mal engagée, mais cela relève de la routine politique.

Tout n’irait pas trop mal pour cet aimable partisan du gouvernement minimum, si l’Irakien Saddam Hussein, enivré de son demi-succès dans la guerre contre l’Iran, puissamment armé par les Russes et les Occidentaux, ne cédait à son désir de domination régionale : le 2 août, les chars irakiens envahissent le Koweït. L’Irak double sa capacité pétrolière ; Saddam Hussein va acquérir les moyens de ses ambitions guerrières.

« Nous ne le permettrons pas. » George Bush est catégorique : les Etats-Unis useront de tous les moyens, y compris la force, pour que le Koweït recouvre sa souveraineté. Le reste de l’histoire est connu : ayant dépêché près d’un demi-million d’hommes en Arabie saoudite, brillamment assemblé une coalition hétéroclite de pays arabes et occidentaux, enfin s’étant assurés de la neutralité de l’Union soviétique (URSS), les Etats-Unis boutent Saddam Hussein hors du Koweït lors de l’opération « Tempête du désert » (du 17 janvier au 28 février 1991).

A l’origine de la détermination de George Bush, il y a, bien sûr, le pétrole (simple producteur de légumes, le Koweït n’aurait pas fait l’objet de tant de sollicitude), le souci de maintenir les équilibres au Proche-Orient, de contenir un Saddam Hussein de plus en plus agressif, etc. Mais, peut-être plus encore, il y a, au sortir de la guerre froide, la volonté de Moscou et de Washington d’empêcher l’éclosion de conflits régionaux nés de la dissolution des zones d’influence des super-grands. Pour George Bush, c’est une préoccupation centrale : le 41e président des Etats-Unis est attaché au statu quo de l’après-guerre.

Il n’aime pas le changement. C’est entendu, il fallait repousser l’agression irakienne, mais rien de plus. Quand, dans la foulée de la victoire américaine, les Kurdes et les chiites d’Irak, au départ incités par la CIA, tenteront de faire tomber Saddam Hussein, les Etats-Unis les abandonneront. Ne voulant pas d’un Irak démembré, Washington préfère alors le maintien au pouvoir d’un Saddam Hussein avec lequel l’administration Bush s’était d’ailleurs, avant le malencontreux épisode koweïtien, toujours bien entendue.

Le haut de l’échelle

Conservateur bon teint, centriste penchant à droite, le président Bush, mort le vendredi 30 novembre à l’âge de 94 ans, est à l’opposé de la flamboyance reaganienne et des bouleversements de la « révolution conservatrice » – souvent plus verbaux que substantiels. Il le prouve au lendemain de cette « Tempête du désert » qui sera le point fort de sa présidence. Il le prouvera quelques mois plus tard en appuyant Mikhaïl Gorbatchev qui tente de préserver l’URSS de la désagrégation. Pour George Bush, il faut que se maintienne à Moscou un pouvoir central, que perdure, sinon le système socialiste, du moins une forme d’union des Républiques ex-soviétiques. Dans un fameux discours à Kiev, il va même jusqu’à critiquer les indépendantistes ukrainiens !

Sur le plan intérieur, l’administration Bush se caractérisera par un immobilisme à peu près total. A tel point que quand il quitte le pouvoir en janvier 1993, deux journalistes de Time Magazine, Michael Duffy et Dan Goodgame, publient sur ses années à la Maison Blanche un ouvrage intitulé L’art du sur-place ou la présidence du statu quo (Marching in Place, the Status Quo Presidency of George Bush, Simon and Schuster).

C’EST UNE PRÉPARATION À DIRIGER ET À ADMINISTRER PLUS QU’À CONVAINCRE ET À ENTRAÎNER : BUSH APPREND À ÊTRE UN CHEF, PAS À AVOIR DES IDÉES

C’est qu’il en va souvent ainsi avec les gens biens élevés : ils ont le respect de ce qui est. Et George Bush est très bien élevé. En un sens, toute son éducation puis sa vie professionnelle ont d’ailleurs ressemblé à un parcours sans faute vers la présidence.

James Reston, l’ancien chef du bureau du New York Times à Washington, qui l’a suivi durant des années et l’aimait bien, écrivait : « Toute sa carrière n’a semblé qu’une préparation à la présidence. » En prenant ses fonctions, ajoutait-il, « il avait plus d’expérience personnelle du Congrès, des affaires, du renseignement militaire, de la guerre et de la diplomatie qu’aucun autre président de ma génération ».

Seulement, c’est une préparation à diriger et à administrer plus qu’à convaincre et à entraîner : Bush apprend à être un chef, pas à avoir des idées. Reagan, son prédécesseur, pouvait séduire, Bush gérera. Est-ce affaire de milieu familial ?

Il était né le 12 juin 1924, à Milton (Massachusetts) dans la haute société WASP (White Anglo-Saxon Protestant), soit dans ce qui ressemble le plus à une aristocratie américaine. Son père, Prescott Bush, banquier à Wall Street, puis sénateur du Massachusetts, est l’ami des Astor, Vanderbilt, Harriman, le haut de l’échelle.

Pas un « planqué »

Il grandit dans le domaine familial, dans le Connecticut, et accomplit tous les rites de la tribu : sports à outrance, études dans les meilleurs établissements privés. Mais le jeune homme que l’on conduit à l’école en voiture avec chauffeur n’est pas un planqué. A 18 ans tout juste, en juin 1942, il se porte volontaire dans l’aéronavale. Après avoir reçu une formation de pilote, il est affecté dans le Pacifique, sur le porte-avions San Jacinto, à l’escadrille VT-51, un squadron de choc qui a déjà perdu la moitié de son effectif dans des raids de bombardements contre les Japonais.

George Bush devient un pilote émérite. Le 2 septembre 1944, le VT-51 multiplie les attaques contre l’île de Chichijima où les Japonais ont installé un de leurs centres de communication. Bush est aux commandes d’un gros TBM Avenger, lesté de bombes, pour une énième mission, quand la DCA l’attrape. Moteur en feu, cabine envahie de fumée, la machine pique du nez… Blessé à la tête, il saute en parachute, puis, miraculeusement, récupère le canot pneumatique de l’avion. Il a été repéré par d’autres membres de l’escadrille et, deux heures et demie plus tard, un sous-marin vient le rechercher. Le lieutenant George Herbert Walker Bush termine la guerre bardé de décorations : Air Medal, Distinguished Flying Cross.

« J’ai fait ce que j’avais à faire », dira-t-il. Il sera paradoxal, des années plus tard, quand Bush se battra dans l’arène politique, de le voir traité par la presse de « poule mouillée », alors que Reagan, qui a fait toute la guerre à Hollywood – dans les services cinématographiques de l’armée –, projette une image de gros dur à la John Wayne… Une fois président, c’est d’ailleurs en partie pour se débarrasser de cette réputation de pusillanimité que Bush se lancera, en 1989, dans une intervention militaire au Panama sous le prétexte d’aller capturer le dirigeant de ce pays, Manuel Noriega, ex-agent de la CIA devenu trafiquant de drogue.

Paradoxe encore : après la guerre, des études à Yale (économie, lettres), une fois marié à Barbara Pierce, dont il aura cinq enfants – elle est morte le 17 avril –, il quitte le territoire des WASP, la côte Est, pour aller s’installer en pays redneck (« plouc ») au Texas, dans une bourgade nommée Odessa.

La petite histoire retient que le jeune Bush, l’argent familial aidant beaucoup, y fera fortune dans l’équipement pétrolier. L’histoire politique retiendra, elle, que George Bush, en s’installant au Texas, a peut-être voulu s’éloigner de son milieu familial ; il passera sa vie politique à s’efforcer de renier ses origines.

Elle commence en 1964 par une défaite à une élection sénatoriale au Texas (son chef de campagne est son partenaire de tennis, un nommé James Baker) ; il est élu à la Chambre des représentants deux ans plus tard, où il effectue deux mandats avant que le président Richard Nixon le nomme ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU (1971-1973), puis président du Parti républicain (1973-1974) en pleine tourmente du Watergate. Le président Gerald Ford l’envoie à Pékin installer ce qui n’est encore que le bureau de liaison américain dans la capitale chinoise (1974-1975), puis le rappelle à Washington où il dirigera brièvement la CIA (1976-1977). Bush est un bon gestionnaire de crise.

Un fidèle vice-président

La chronique politique de l’époque décrit un républicain modéré, un homme de bon sens, administrateur compétent, convaincu qu’il y a un savoir-faire du pouvoir, un art de diriger qui compte autant, sinon plus, que les idées. C’est sous cette enseigne qu’il mène une bataille féroce contre Ronald Reagan dans les primaires présidentielles républicaines de 1980. Le Californien, qui veut réduire le poids de l’Etat fédéral, diminuer les impôts tout en se lançant dans la course aux armements contre l’URSS, serait un illuminé. Le programme reaganien, c’est de l’« économie vaudoue », de la magie, lance Bush.

Sorti largement vainqueur des primaires, Reagan proposera à Bush de figurer sur son « ticket », histoire de ratisser large dans l’électorat républicain. Et George Bush, qui s’est prononcé pour l’avortement et contre la prière publique à l’école, n’en sera pas moins durant huit ans un fidèle vice-président : dans le sillage de son maître, il entonne les cantiques moralisants de la révolution conservatrice. Il en payera, plus tard, le prix politique. Car s’il est élu président en 1988 – à la suite d’une vile campagne contre le gouverneur Michael Dukakis, le candidat démocrate –, il entre à la Maison Blanche avec une image brouillée, trouble : républicain modéré avec Nixon, puis intégriste avec Reagan, le nouveau président serait un homme sans grande conviction.

Homme de la guerre froide, il va, cependant, devoir gérer une grande transition sur la scène internationale : la fin de l’URSS. Même s’il colle un peu trop longtemps à Mikhaïl Gorbatchev, méprisant ce mal élevé de Boris Eltsine, qu’il ne découvre que tardivement, lors du coup d’Etat d’août 1991, George Bush fait preuve d’un jugement sûr. Il sait ne pas humilier Gorbatchev et Eltsine, héritiers d’un empire qui s’effondre ; s’il ne crie pas victoire, il sait les convaincre de laisser l’Allemagne se réunifier tout en restant dans l’OTAN ; il saisit l’occasion pour conclure avec Moscou des accords de désarmement nucléaire historiques ; il rassure les pays d’Europe orientale et centrale qui viennent de reconquérir leur liberté. Ce n’est pas rien.

En ces temps de bouleversements, ses qualités de conservateur sans grande imagination font merveille : il calme, rassure, accompagne le mouvement de l’Histoire. Mais s’il promet béatement un « nouvel ordre international » de paix et de démocratie, il reste sans réaction devant la guerre qui éclate en Yougoslavie. Il ne prend vraiment l’initiative qu’au Proche-Orient où les Etats-Unis, après leur victoire contre l’Irak, parrainent un dialogue israélo-arabe qui débouchera en 1993, à Oslo, sur les premiers accords de paix – qui ne tiendront malheureusement pas leurs promesses – entre l’Etat hébreu et les Palestiniens.

Beaucoup moins engagé sur le front intérieur, qui ne l’intéresse pas autant que la diplomatie, il y est aussi beaucoup moins heureux. Il n’a pas la moindre idée de ce que devront être les Etats-Unis des années 1990. Au sortir des turbulences reaganiennes accompagnées d’une adaptation, à marche forcée, à la globalisation de l’économie, il promet une « Amérique plus douce ». Las, le pays est en pleine récession. Bush paye les excès des années 1980, la surchauffe, la spéculation, les déficits publics vertigineux – et reste sans réaction. Il donne l’impression de tout ignorer des dislocations économiques et sociales que vit l’Amérique en ces temps de compétition exacerbée ; il assiste impuissant et surpris aux émeutes raciales de Los Angeles qui dureront six jours et feront des dizaines de morts fin avril et début mai 1992.

Il ne fera pas de second mandat. Le vainqueur de « Tempête du désert » est battu de justesse par le démocrate Bill Clinton. Ayant occupé la Maison Blanche après Reagan et avant un jeune gouverneur du Sud, il laisse à son départ l’image d’un homme du passé, héritier d’un monde qui n’est plus, celui de la guerre froide, et de temps économiques révolus, quand l’Occident avait le monopole du développement.

Les tourments d’un père

Sa vie post-présidentielle prend l’allure d’une retraite malaisée. Même passé par le Texas, il reste un grand WASP : le pouvoir, pour cette élite, c’est un peu une affaire de famille. Son fils aîné, George « W » (Walker) Bush, est élu président en novembre 2000, puis réélu en 2004. Junior doit très largement son élection aux amis de la famille.

Le deuxième président Bush affronte les attentats du 11 septembre 2001. La campagne d’Afghanistan qui s’ensuit est approuvée par le clan. Mais George W. Bush s’embarque en mars 2003 dans une aventure beaucoup plus contestée, qui tourne vite au désastre : l’invasion de l’Irak. Volonté de faire mieux que son père, d’aller, lui, à Bagdad et de laisser « sa » trace dans l’histoire ? Dans les salles de rédaction, les commentaires politico-psychanalytiques vont bon train. L’ancien président Bush ne dit rien. Pas une intervention publique marquante. Mais les proches – le général Brent Scowcroft et « Jim » Baker, notamment – ne se privent pas de dire ce qu’ils pensent de l’intervention en Irak : une folie inspirée par des « néoconservateurs » qui n’ont jamais mis les pieds au Proche-Orient. Les folies d’un fils sont les tourments d’un père.

Dire qu’il ne se résigne pas aux atteintes de l’âge est faible. En juin 2014, pour fêter son 90e anniversaire, comme il l’avait fait pour ses 75 ans, ses 80 ans et ses 85 ans, il saute encore en parachute au-dessus de sa résidence du Maine. Mais cette fois, c’est un saut en tandem, accompagné par un professionnel, et sitôt qu’il a touché terre, est avancée sa chaise roulante. Depuis 2011, il ne se déplace plus qu’ainsi, sa mobilité ayant été atteinte par une forme de maladie de Parkinson.

Fin 2012, hospitalisé à Houston pour une bronchite, il en était ressorti sept semaines plus tard, suffisamment requinqué pour participer, le 25 avril 2013, à l’inauguration à Dallas du « centre présidentiel » accueillant les archives de son fils George Walker Bush, en présence de celui-ci, mais aussi de Barack Obama, de Bill Clinton et de Jimmy Carter. Après la bataille politique comme après un match de tennis, il met un point d’honneur à se montrer fair-play. Comme il se doit, pour l’un des derniers grands WASP.

Alain Frachon

George H. W. Bush en quelques dates

12 juin 1924 Naissance à Milton (Massachusetts)

1944 Blessé à bord de son avion lors de la guerre du Pacifique

1966 Elu à la Chambre des représentants

1971-1973 Ambassadeur à l’ONU

1973-1974 Président du Parti républicain

1974-1975 Installe le bureau de liaison américain à Pékin

1976-1977 Directeur de la CIA

1981-1989 Vice-président de Ronald Reagan

1989-1993 41e président des Etats-Unis

1989 Intervention militaire contre le Panama

1991 Lance l’opération « Tempête du désert »

1991-1993 Accords de désarmement nucléaire avec la Russie

1993 Parraine les accords d’Oslo entre Israël et les Palestiniens

30 novembre 2018 Mort de l’ancien président à l’âge de 94 ans

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Décès de George H.W. Bush

L'ancien président américain George Bush est mort à l'âge de 94 ans

C'est son fils George W. Bush qui l'a annoncé dans un communiqué diffusé sur Twitter.

Il était le 41e président des Etats-Unis. George Bush, élu à la Maison Blanche de 1989 à 1993, est décédé à l'âge de 94 ans, a annoncé, tard vendredi 30 novembre, son fils George W. Bush, lui-même devenu président en 2001.

"Jeb, Neil, Marvin, Doro et moi avons la tristesse d'annoncer qu'après 94 années remarquables notre cher papa est mort", a déclaré George W. Bush dans un communiqué publié sur Twitter par un porte-parole de la famille. "George H.W. Bush était un homme doté d'une noblesse de caractère et le meilleur père qu'un fils ou une fille aurait pu souhaiter".

George Bush avait été hospitalisé au printemps dernier pour le traitement d'une infection qui s'était répandue dans son sang.

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Miley Cyrus et Mark Ronson en fugitifs dans "Nothing Breaks Like a Heart"

Pour illustrer ce nouveau titre, Miley Cyrus et Mark Ronson signent un clip engagé pavé de références à l'actualité américaine.

Dans sa fuite, elle est rejointe par Mark Ronson -producteur britannique connu pour ses collaborations avec Amy Winehouse, Adele ou Bruno Mars- dont le titre est en réalité extrait de son prochain album solo. En choisissant de poser la voix de Miley Cyrus sur un air légèrement country (qui n'est pas sans rappeler celui de "Jolene" de Dolly Parton), il permet à l'ancienne star de Disney Channel de renouer avec ses premières influences musicales.

Un clip truffé de références à l'actu américaine

Pavé de références subtiles mais fortes à l'actualité américaine -joueurs de football agenouillés en protestation, enfants maniant des armes à feu, hommes du clergé dans un club de strip tease...- le clip dénonce les dérives des armes, de l'Église, du racisme, du consumérisme, des réseaux sociaux, de la pauvreté... Et plus généralement, la politique de Donald Trump et la propagande médiatique, qui braque ses caméras sur elle et non sur ce qui arrive autour.

Loin du très innocent "Malibu", Miley Cyrus et Mark Ronson portent ici une œuvre activiste, qui fait -à moindre mesure- écho au percutant clip "This Is America" de Childish Gambino. L'occasion pour la chanteuse de 26 ans, dont on retient à tort principalement lefrasques, de rappeler les causes importantes qu'elle soutient.

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Jean Paul Gaultier aux Folies Bergère - FASHION FREAK SHOW

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Dita von Teese

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G20

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Le G20 fait bon accueil à « MBS » malgré l’affaire Khashoggi

Par Gilles Paris, Buenos Aires, envoyé spécial, Marie de Vergès, Buenos Aires, envoyée spéciale

Le sommet, qui se tient en Argentine, marque le grand retour international du prince saoudien de 33 ans après l’assassinat du dissident Jamal Khashoggi en Turquie.

Mohammed Ben Salman a affiché bonne humeur et décontraction chaque fois qu’il en a eu l’occasion à l’ouverture du sommet du G20, à Buenos Aires, vendredi 30 novembre. Le prince héritier saoudien représente son pays dans ce cénacle pour la seconde fois depuis son arrivée aux affaires, en 2015.

Fragilisé par les lourdes présomptions qui le présentent comme l’instigateur de la disparition d’un dissident saoudien, le chroniqueur du Washington Post Jamal Khashoggi, il compte faire du sommet une étape sur la voie d’une délicate normalisation compte tenu des circonstances qui entourent cet assassinat. Le journaliste a été tué et manifestement démembré au consulat du royaume à Istanbul (Turquie), en octobre.

Lors de la première séance du sommet, le prince héritier, également désigné par l’acronyme formé par ses initiales, « MBS », a pu compter sur la bienveillance du Russe Vladimir Poutine, président d’un Etat sanctionné en août par les Etats-Unis pour la tentative d’assassinat visant, en mars, un ancien agent exilé au Royaume-Uni, Sergeï Skripal. Les deux hommes ont échangé une très joviale poignée de mains avant de prendre place côte à côte autour de la vaste table circulaire prévue pour les chefs d’Etat et de gouvernement.

« Plaisanteries » échangées

Paradoxalement, Mohammed Ben Salman a reçu un accueil plus mesuré de la part de celui dont le soutien a été décisif au cours des dernières semaines : le président des Etats-Unis Donald Trump. Convaincu officiellement par les démentis du prince, au nom des intérêts de Washington, ce dernier résiste pour l’instant à un Congrès désireux de voir ce dernier rendre des comptes. Pas seulement pour l’assassinat de Jamal Khashoggi, mais également pour son rôle dans l’escalade militaire au Yémen qui a provoqué l’une des plus graves crises humanitaires de la région.

Si Donald Trump a bien échangé des « plaisanteries » avec MBS au cours de cette session, la Maison Blanche a pris soin d’assurer que le président des Etats-Unis en avait fait de même « avec à peu près tous les responsables présents ».

Interrogé en préambule d’un entretien avec le premier ministre japonais Shinzo Abe, le républicain a assuré ne pas avoir eu pour l’instant de « discussion » avec le prince héritier au cours de ce sommet, sans exclure pour autant cette éventualité avant la fin du G20.

« Discussion franche et ferme »

A l’inverse, le président de la République française, Emmanuel Macron, s’est entretenu quelques minutes avec le prince héritier avant même l’ouverture du sommet. Le croisant dans l’espace réservé aux chefs d’Etats, comme l’a montré un enregistrement vidéo, « il a souhaité aller au devant pour avoir une discussion très franche et ferme sur deux points », a expliqué un conseiller élyséen, les mêmes qui préoccupent le Congrès des Etats-Unis.

A propos de l’affaire Khashoggi, M. Macron a exprimé la volonté des Européens d’associer des experts internationaux à l’enquête en cours. Puis il a évoqué la guerre au Yémen pour faire valoir la nécessité d’une solution politique.

Deux messages sur lesquels les dirigeants de l’Union européenne présents à Buenos Aires s’étaient coordonnés au préalable, lors d’une réunion en format restreint, vendredi matin.

« Vous ne m’écoutez jamais »

Sur la forme, la plus grande réserve a été de mise. Il s’agissait d’un « aparté très bref » et surtout pas d’une « rencontre bilatérale », a précisé le conseiller de l’Elysée. Ce dernier a insisté, sur la base de l’enregistrement vidéo immédiatement partagé sur les réseaux sociaux, sur le « contraste » entre le visage de « MBS » « souriant » et celui du président présenté comme, « plutôt fermé ».

Des bribes de cet échange, tenu en anglais, peuvent être saisies. « Ne vous inquiétez pas », assure le prince, très décontracté. « Mais je le suis, je suis inquiet », lui répond le dirigeant français. Ce dernier ajoute presque aussitôt : « Vous ne m’écoutez jamais. » La formule provoque la brève hilarité de son interlocuteur, qui l’assure du contraire. « Je suis un homme de parole », ajoute Emmanuel Macron.

Il y a un an, le président français s’était démené pour tirer « MBS » de l’impasse dans laquelle ce dernier s’était lui-même précipité. Le prince s’était en effet emparé du premier ministre du Liban, également de nationalité saoudienne, Saad Hariri, jugé trop complaisant avec l’Iran et son allié libanais, le Hezbollah, pour tenter en vain d’obtenir sa démission. M. Macron avait joué les médiateurs pour obtenir le retour du premier ministre dans son pays.

« MBS » face à Erdogan

Le hasard a voulu que le G20 rassemble à Buenos Aires le prince mis en cause et le principal artisan de ses difficultés. Avec un art consommé du suspens, le président turc, Recep Tayyip Erdogan a en effet organisé au cours des semaines précédentes les « fuites » qui ont graduellement concentré les soupçons sur l’homme fort du royaume saoudien.

Les organisateurs argentins du sommet avaient pris soin de placer les deux dirigeants à bonne distance sur la traditionnelle photo de famille prise au début de la session de vendredi. Ils n’ont pas échangé un regard lorsque le président de Turquie est passé devant le prince héritier pour prendre sa place à l’autre bout du podium. L’espace d’un instant, « MBS » a même renoncé au sourire débonnaire affiché avec méthode.

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